Le président turc rend la vie difficile aux réseaux sociaux

Le président turc rend la vie difficile aux réseaux sociaux

La volonté du président turc de prendre des mesures pour censurer les contenus en ligne s’est réalisée. Ce mercredi 29 juillet, le gouvernement a adopté une loi draconienne destinée à renforcer la censure sur les réseaux sociaux. Cette loi coupe le souffle à toutes les voix dissonantes dans ce pays qu’est la Turquie où la liberté d’expression n’est pas aisée.

Cette nouvelle loi donne un large champ d’action aux autorités turques pour sanctionner les auteurs de ces contenus en ligne. Les plateformes à plus d’un millions d’abonnés notamment Facebook, YouTube, Twitter et autres doivent nommer des représentants en Turquie. Ces représentants seront tenus de répondre à des plaintes dans les 48 heures sous peine de poursuite.

Dans le cas de refus pour la nomination des représentants, ces plateformes subiront des amendes, des interdictions de faire leur publicité sur le territoire turc. Pire ceux qui critiquent tout le temps le gouvernement , les parlementaires demandent aux plateformes de stocker les données des utilisateurs et de le transmettre au besoin au gouvernement turc.

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« Cette loi va permettre de lutter contre la cybercriminalité et d’empêcher les insultes faites aux femmes », a déclaré la députée du Parti de la justice et du développement (AKP).

Malgré les efforts de l’opposition minoritaire pour empêcher cette loi, elle est passée grâce aux voix majoritaires de l’AKP et de leurs alliés ultranationalistes. Pour Garo Paylan, c’est le seul moyen que le pouvoir a trouvé pour imposer son autorité dictatoriale. « De cette façon, on coupe le dernier lien de l’opposition avec l’opinion publique », a-t-il déclaré . Cette guerre contre les réseaux sociaux ne date pas d’aujourd’hui mais certains utilisateurs de Twitter qui avaient fait des blagues sur l’annonce de la venue au monde de son huitième fils vient remuer plus le couteau dans la plaie.

L’étau se resserre plus sur les turcs. Un pays dans lequel les condamnations pour insultes au président tombent plus vite que la pluie. Dans cette chasse aux sorcières, Twitter est clairement visé car la plateforme a suspendu 7000 comptes. C’est un réseau au service de la présidence turque qui les gère. Dans un pays où les habitants aiment l’internet plus que tout, les réseaux sociaux deviendraient presque tabous.

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