Réseaux sociaux: nouveaux piliers de l’inclusion financière en Afrique

Réseaux sociaux: nouveaux piliers de l’inclusion financière en Afrique

A priori, ils servaient à renforcer le pouvoir de communication, à accéder à l’information ou encore à mobiliser Les réseaux sociaux participent lentement mais sûrement  à l’inclusion financière sur le continent. Ceci, en raison de l’intérêt des jeunes pour ces plateformes sociales. Les institutions bancaires comptent aussi en profiter pour se rattraper vis-vis des opérateurs télécoms et leur Mobile Money. Analyse.

Lors du MEST Africa Summit, organisé en juin dernier en Afrique du Sud, le directeur de la plateforme des partenariats de Facebook pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) Julien Decot, annonçait l’expérimentation par WhatsApp d’un service de paiement. C’est en février 2018 que la phase de test a débuté en Inde, où la messagerie instantanée revendique près de 200 millions d’utilisateurs. Pour Julien Decot, l’Afrique est aussi dans le collimateur. « Avec WhatsApp, plus d’un milliard de personnes pourraient déplacer énormément d’argent dans le monde entier et ce mode de transaction financière pourrait facilement devenir dominant en Afrique subsaharienne où WhatsApp est encore largement le réseau social par défaut ».

En effet, la banque par WhatsApp est à ses débuts en Afrique. Pourtant, elle affiche un intéressant potentiel de croissance. Illustration au Nigeria où le groupe Clickatell a permis à la FirstBank de démarrer le Chat Banking sur WhatsApp en novembre dernier. L’innovation a séduit des millions de nouveaux clients de la banque qui n’ont pas hésité à expérimenter cette application pour accéder de manière sécurisée aux services bancaires quotidiens. Avec cette fonctionnalité, les clients peuvent ajouter le numéro de téléphone WhatsApp publié de la banque ou un lien direct pour accéder au profil  »Vérifié » afin de commencer une session sécurisée de Chat Banking.

Les abonnés peuvent y vérifier leur solde, effectuer des virements et des paiements ainsi que bénéficier de divers autres produits et services digitaux instantanément. Avant FirstBank, c’est Union Bank of Africa (UBA) qui s’était offert les services de Clickatell Transact pour offrir la banque par WhatsApp. Ce mois de mars a vu l’innovation se transporter au Zimbabwe où Steward Bank l’a adopté avec le soutien technique de Facebook, maison-mère de WhatsApp.

Depuis 2013, de nombreuses études menées au Kenya, ou encore en Tanzanie démontrent clairement que les réseaux sociaux joueront un rôle prépondérant dans l’accroissement des revenus du secteur bancaire.

Ahlin ACCROBESSI

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