Niger/ Hackathon : des jeunes présentent des innovations technologiques

A Niamey (Niger) , L’UNICEF, en collaboration avec le CIPMEN a organisé une compétition (Hackathon) axée sur les solutions technologiques innovantes. Ce hackathon s’est déroulé sur la période du 24 au 26 Janvier à la Cité de l’Innovation de Sadoré (Département de Say).   Pour cette édition, le privilège est donné aux jeunes, particulièrement à la gent féminine dans les instances décisionnelles. 

Au cours de cette compétition, plusieurs jeunes filles et garçons de la région étaient amenés à concevoir, en temps record (48h), des prototypes de solutions numériques en réponse aux problématiques (défis) d’inclusion et de participation des jeunes. Ils ont bénéficié de la supervision d’experts thématiques.

Au total 20 équipes de différents projets, ont pris part à cette compétition. Avec l’assistance des experts les sessions de travail ont été rythmées par : la cocréation, le brainstorming, le prototypage et évidemment le coaching des experts. Après les présentations des différents projets sur une durée de cinq minutes, le jury a retenu deux lauréats.

Le deuxième lauréat a eu un prix d’une valeur de six cent cinquante mille (650 000) FCFA, pour son projet qui porte sur la création d’une application mobile de sondage d’opinion au niveau national et la décentralisation de l’administration publique. L’équipe est constituée de : Armadan Chegou Indi Gana, Tchiffa Guimbaro Hadizatou, Almou Maman Dan Garba Hariratou, Aboubacar Hassia, Laouali et Baraou Youssoufou. 

Le premier prix d’une valeur de trois millions de (3 000 000) de FCFA, est octroyé aux lauréats du projet PLAJN « la Plateforme des Jeunes Nigériens ». C’est une plateforme web en ligne qui a pour mission de faire valoir les avis et initiatives des réseaux des jeunes et des femmes. L’équipe lauréate est composée de Jamilou Saadou Idi, Adama Boubacr Oumarou.

Le Centre Incubateur des Petites et Moyennes Entreprises du Niger – CIPMEN est le premier incubateur du Niger. Il oeuvre pour le développement des activités des entreprises dans le domaine des nouvelles technologies, des énergies renouvelables, de l’environnement et de l’agrobusiness.

Le Gabon lance son réseau social Wakandha en février 2020

Wakandha devient un made in Gabon. le pays va lancer son propre réseau social le 28 février. Plus qu’un mois et le réseau social dénommé Wakandha sera une réalité. L’idée vient d’un programmeur informatique certifié et entrepreneur numérique gabonais du nom de Jimi Kenneth Lendoye.

Wakandha, ce nouveau réseau social révolutionnaire donne la possibilité à ses utilisateurs d’échanger avec tout individu connecté. Publier, commenter, répondre aux commentaires, réagir, partager, créer des pages, des groupes sera naturellement disponible.

Wakandha se démarque de la concurrence sur un certain nombre de points. Il permet aux internautes de poster du contenu musical dans plusieurs rubriques sans restriction. L’autre atout de cette plateforme d’échanges réside dans la publication de notes vocales.  

Contrairement aux autres réseaux sociaux, l’utilisateur peut répondre à un commentaire sous une publication par une note vocale.  Un Marketplace offrira à toute personne ayant un compte Wakandha la possibilité de créer une boutique Wakandha incorporée à l’application. Un moyen pour les intéressés de  vendre et toucher des gains via une carte visa.

« C’est une gamme d’outils qui répondent aux besoins actuels et futurs des internautes qui verront une opportunité rêvée d’avoir en une application tout ce dont ils nécessitent. Avec en plus une bibliothèque, livestreams et couple Match. Chacun est servi», a indiqué à GMT, le fondateur de ce réseau social.

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Avec GMTE241

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Cryptomonnaies/ Coinhouse n’est représentée ni au Togo ni en Afrique

Coinhouse n’est représentée ni au Togo ni en Afrique. C’est une véritable arnaque qui est en cours en Afrique de l’ouest et en l’occurrence au Togo. Des individus se font passer pour des représentants légaux de l’entreprise française Coinhouse.

Cette dernière excelle dans la vente et l’achat des cryptomonnaies, est légalement constituée avec des chiffres mises à jour régulièrement, des données pour la localiser et même se rendre dans ses locaux.

Des personnes malhonnêtes promettant de vendre des dollars à 585 F CFA s’érigent en représentants de l’entreprise au Togo . Ce prix proposé pour le dollars est de loin une aubaine pour les personnes initiées à la culture de l’investissement dans les monnaies électroniques.

Les personnes basées incriminées sont actuellement basée au Togo reçoivent les paiements via mobile money mais ne renvoient pas les dollars comme prévu. Informée, la direction de l’entreprise s’est voulue ferme. Elel a d’ailleurs rassurée avoir eu vent de ces pratiques .

« Nous ne sommes pas implanté au Togo. La seule adresse fiable pour accéder à nos services est la suivante : https://www.coinhouse.com/ », nous a-t-on envoyé via mail.

L’entreprise a fait savoir qu’elle prendrait les dispositions idoines pour mettre fin à cette situation. Coinhouse explique être au courant de ces pratiques et que des mesures adaptées seront prises.

Coinhouse est à la fois une plateforme en ligne et un espace physique d’échange de cryptomonnaies. La plateforme permet l’achat et la vente de Bitcoin, Ethereum et Litecoin. Le propriétaire de la marque est la société Arizen 35 rue du Caire Paris 75002 selon Wikipedia.

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Avast, (antivirus) accusée d’avoir revendu les données des utilisateurs

Avast, la société éditrice de la célèbre antivirus Avast est accusé d’avoir revendue les données de ses utilisateurs à travers le monde. Elle l’aurait fait par le biais d’une de ses filiales.

Les données de ses centaines de millions d’utilisateurs sont en jeu. C’est du moins ce que révèle une enquête conjointe de Motherboard et PCMag.

La filiale d’Avast Jumpshot, est taxée de commercialiser « Toutes les recherches. Tous les clics. Tous les achats. Sur tous les sites » effectués par les clients de la suite de sécurité. Les données de navigation collectées sont ensuite revendues, à des clients comme Google, Yelp, Microsoft, Pepsi, Sephora, et bien d’autres. Ces géants l’utilisent pour améliorer les services et mieux comprendre les utilisateurs.

La société tente de se laver la main en vain. Elle explique : « les données sont entièrement dépersonnalisées et agrégées et ne peuvent pas être utilisées pour identifier ou cibler personnellement. »  Une thèse qui ne convainc pas du tout Vice Eric Goldman, professeur à l’université de Santa Clara.  « Il est presque impossible d’anonymiser des données. Quand ils promettent de le faire, je ne les crois pas du tout », a-t-il expliqué.

Ces données incluent l’historique des recherches Google, des coordonnées GPS sur Google Maps, des pages LinkedIn, des vidéos YouTube et même des sites p0rn0graphiques.

L’éditeur sait avec précision les heures de visite d’un site et les recherches faites. Ces éléments pourraient faciliter l’identification de certains utilisateurs selon les spécialistes.

Avast a déjà été au cœur d’une pareille polémique. Elle a même été sanctionnée par Mozilla et Opéra qui ont retiré 4 de ses extensions de leurs navigateurs. Depuis, la société affirme être devenue un bon élève jusqu’à ce que ce nouveau scandale n’éclate.

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Coronavirus : Une intelligence artificielle l’avait prédit 10 jours avant l’OMS

Le coronavirus qui fait des victimes en Chine et continue par s’étendre n’a pas échappé à la technologie. Il a été prédit grâce au recueil d’une masse de données par un algorithme mis au point par la firme canadienne BlueDot. L’intelligence artificielle a repéré les premiers signes de l’épidémie bien avant l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L’IA a récolté une impressionnante montagne de données sur Internet. Selon les responsables de l’entreprises, elle ne prend pas en compte les réseaux sociaux mais plus les requêtes dans les moteurs de recherche.

Pour anticiper l’émergence d’une épidémie, l’algorithme s’est notamment appuyé sur les messages postés sur des forums, des articles de presse en ligne, les symptômes recherchés sur un moteur de recherche tels que Google ou les bulletins de santé communiqués par des organismes officiels.

« Notre système d’alerte mondial combine plus de 100 ensembles de données avec des algorithmes propriétaires afin de fournir des informations précises sur la propagation des maladies infectieuses » explique BlueDot sur son site web.

Dans le cas du Coronavirus, l’algorithme était ainsi parvenu à prédire l’arrivée du virus à Bangkok, Séoul, Taipei et Tokyo bien avant les scientifiques. Des autorités d’une dizaine de pays, des compagnies aériennes et hôpitaux étaient au courant. Malheureusement, les prédictions n’ont pas été prises au sérieux à cause des craintes sur son pourcentage de fiabilité.

Mise au point il y a 6 ans par Kamran Kha, un ancien médecin, l’intelligence artificielle de BlueDot utilise des systèmes d’apprentissage automatisé (ou machine learning) couplés à des montagnes de données récupérées sur la toile.

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WhatsApp ne fonctionnera plus avec ces smartphones en février 2020

La liste des smartphones pour lesquels WhatsApp a décidé de ne plus faire de mises à jour n’a cessé de croître. Dès février 2020, la célèbre application cessera de fonctionner sur les smartphones équipés d’iOS 8 ou d’Android 2.3.7 ou antérieur.

Les premiers smartphones à en faire les frais sont sous systèmes d’exploitation Windows Phone. WhatsApp a noté sur son blog que les appareils avec les versions 2.3.7 d’Android ainsi que l’iPhone iOS 7 et les versions antérieures peuvent encore être compatibles jusqu’au 1er février 2020.

WhatsApp signale également que les appareils uniquement Wi-Fi ne peuvent pas être compatibles. Dans le cas d’Android, avec le système d’exploitation 2.3.7 et l’iPhone, « il n’est pas possible de créer de nouveaux comptes ou de revérifier les comptes existants ».

Ce ménage a commencé depuis longtemps. En 2016,  l’entreprise avait déjà annoncé ne plus  prendre en charge certains téléphones qui ne supportent pas les mises à jour. Les appareils dépassés étaient BlackBerry OS et BlackBerry 10, Nokia S40, Nokia Symbian S60, Android 2.1 et Android 2.2, Windows Phone 7 et iPhone 3GS/iOS 6.

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Togo : La ville de Sokodé aura son premier incubateur dans quelques jours

Sokodé, deuxième ville du Togo sera bientôt dotée d’un incubateur. Il s’agit d’une Structure d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat Innovant (SAEI) initié par Sokodé Tech Entrepreneur.

Pour une telle initiative, Sokodé Tech Entrepreneur est parti de l’insuffisance de l’offre en accompagnement dont les jeunes porteurs de projets, entrepreneurs ou startups rencontrent dans la région du Nord.

Cette SAEI de type incubateur va compenser ce vide. Son principal but est de promouvoir l’entrepreneuriat inclusif et la création d’emplois. Son inauguration est prévue pour le 1er février 2020 à Sokodé, dans le quartier Komah.

En effet, un incubateur d’entreprises est un accélérateur de startup. Il accompagne des projets de création d’entreprise et peut apporter un appui en termes d’hébergement, de conseil et de financement, lors des premières pas de l’entreprise.

Il faut dire qu’au Togo, les  incubateurs, à peine une quinzaine jusqu’à preuve du contraire sont plus concentrés à Lomé, la capitale économique et politique.

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Raheem Geraldo

Le PSG lance sa cryptomonnaie

Une cryptomonnaie est une monnaie émise de pair à pair, sans nécessité de banque centrale, utilisable au moyen d’un réseau informatique décentralisé. Elle associe l’utilisateur aux processus d’émission et de règlement des transactions. Comme la Juventus l’a fait il y a maintenant quelques semaines, le Paris-Saint-Germain vient d’officialiser le lancement de sa crypto-monnaie : les Fan Tokens ($PSG).

Les cryptomonnaies semblent désormais aussi à la mode chez les athlètes et les clubs de sport, qui proposent leurs propres tokens à leurs fans. Le dernier en date est le $PSG, un token dédié au club de foot du Paris Saint-Germain. Il va permettre aux fans d’influer sur certains choix liés au club. Mais rassurez-vous, ces derniers resteront purement cosmétiques.

Il leur suffira pour cela de télécharger l’application Socios.com, du crypto-projet Chiliz (CHZ). Ensuite  chercher les tokens de leur équipe favorite en se rendant dans des lieux localisés façon GPS.

Dans cette sorte de “PSG GO”, il faut traquer les tokens de l’équipe de foot parisienne dans le monde réel. Ceux  qui n’auraient pas la patience de traquer ces tokens  gratuits , ces tokens seront également achetables au prix de 2€ l’unité soit 1300FCFA.

En plus du PSG, la Juventus de Turin ($JUV), l’Atlético de Madrid ($ATM) et l’As Roma ($ASR) , entres autres  bénéficient également de leurs tokens à chasser respectifs.

Ces “cryptomonnaies” de grands clubs européens sont en effet des jetons émis en partenariat avec une  start-up maltaise Chiliz, créatrice de la plateforme de tokénisation sportive Socios.

Ces différents tokens sont censés donner un “droit de vote” au pro-rata du nombre de jetons possédés, permettant depuis l’application mobile dédiée de voter sur certaines décisions cosmétiques liées au club.

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Burkina Faso : « Notre premier satellite sera dans l’espace avant décembre 2020… »

Occupé par ses fonctions administratives de président de l’université Norbert Zongo de Koudougou et ses cours de physique, Pr Frédéric Ouattara, fait pour autant avancer son projet de construction d’un satellite dénommée « Burkina Sat1 ». Le meilleur physicien spatial d’Afrique en 2018 rêve d’« envoyer » son pays dans l’espace. Il dévoile les tenants et aboutissants du projet à Sidwaya dans cet entretien.

Sidwaya (S) : En décembre 2018, vous avez été désigné meilleur physicien spatial d’Afrique aux Etats-Unis. De retour au pays, vous avez annoncé votre souhait de créer une agence spatiale et de construire un satellite. Que sont devenus ces projets ?


Fréderic Ouattara (F.O.) : Ces projets sont en bonne voie. L’agence spatiale est une structure qui peut être administrative à plusieurs composantes. On peut avoir aussi bien la physique à l’intérieur, la biologie et autres. Mais, nous les physiciens, nous nous focalisons sur le côté satellitaire. Actuellement, nous sommes en train de réaliser un pan de l’agence qui est la construction du satellite burkinabé. Il y a aussi l’utilisation d’autres appareils qui viendront après, pour compléter l’arsenal. L’agence sera une structure administrative qui pourra avoir ses démembrements dans les autres régions, en fonction des spécificités. Elle va permettre au Burkina de s’engager pleinement dans l’ère du spatial.

S. : A quoi peut servir un satellite pour un pays comme le Burkina ?


F. O. : Nous sommes dans les sciences de l’espace pour le développement. La télémédecine est faite par satellite. Il y a aussi le contrôle et l’avancement du désert, la gestion des maladies émergentes liées notamment à la pollution, les problèmes respiratoires et la recherche pour améliorer l’agriculture. Il y a la protection même de l’humain. Récemment, il y a eu des cyclones en Afrique australe avec des morts, parce que les gens n’avaient pas les moyens de contrôler et de prévenir les catastrophes naturelles. La construction d’un satellite pour le Burkina permet de parer à toutes ces situations. Avec un satellite, nous pouvons comprendre certaines situations et prévenir des catastrophes naturelles. Le Burkina est un pays sahélien. Le désert avance, il faut le contrôler pour aider le paysan qui veut cultiver, qui pense qu’il va pleuvoir. Il investit dans le sol, alors qu’il y a un phénomène météorologique qui se prépare. Nous pensons à notre satellite « Burkina-Sat 1 ».

S : Etes-vous seul à travailler sur le projet ?


F. O. : Nous sommes soutenus par des chercheurs de notre laboratoire de Recherche en Energétique et Météorologie de l’espace « LAREME ». Nous avons dans notre équipe des Burkinabè de la diaspora, ayant des compétences en ingénierie et dans le domaine des sciences de l’espace.

S : Quel est l’état d’avancement de la construction du satellite « Burkina Sat1 » ?


F. O. : Tout a commencé quand j’ai été reçu par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour lui présenter le Prix du meilleur physicien spatial d’Afrique. Au cours de l’audience, je lui ai parlé de la mise en place du satellite burkinabé, de sa contribution à la lutte contre la désertification, à la protection des ressources en eaux souterraines, du couvert végétal et d’autres aspects. J’ai eu une oreille attentive de sa part. Alors, je voudrais dire merci au Président du Faso et au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum Maïga qui ont permis d’inscrire le projet de satellite burkinabé, dans le budget de l’université Norbert-Zongo. Nous avons lancé le marché d’appel d’offre pour l’acquisition du matériel, pour réaliser la station au sol du satellite. Il y a les appareils de mesure et les antennes à acheter. La deuxième phase consistera à payer les éléments qui vont permettre de construire le cube satellite. La livraison des éléments de la station au sol est prévue pour le 24 février 2020. Le test de la station au sol, le 28 février 2020. Au cours de ce test, on verra déjà tous les satellites qui passent au-dessus de Koudougou. On pourra les interroger pour voir ce qu’ils reçoivent comme données. Après nous allons réaliser le cube lui-même pour le livrer autour de fin mars-début avril 2020. La troisième phase sera de faire des tests du cube satellite conçu. Il y a le test du vide pour être sûr qu’il n’y a pas de particules à l’intérieur. Il y a le test thermique pour s’assurer que le satellite va résister à l’élévation de la température, lorsqu’il sera en orbite. Il y a aussi le test des panneaux solaires, pour voir leur résistance. Il y a le test du champ magnétique.

S : A quand est prévu le lancement de Burkina Sat1 ?


F. O. : Pour l’envoyer dans l’espace, il faut trouver un lanceur. Le lanceur coûte très cher. C’est pourquoi, il y a des coopérations avec des pays comme le Japon, la Russie, les Etats-Unis, la Chine qu’il faut exploiter. Avec l’aide des Nations unies, le Japon permet aux pays du tiers monde de lancer leurs satellites. Donc, c’est le Japon qui pourrait nous aider pour le lancement. Mais ça c’est une autre phase qui ne dépend pas de nous. Si ce pays nous aide, nous serons obligés de lui envoyer notre cube satellite pour les tests précités avant toute opération de lancement, car, d’une part, nous ne sommes pas un organisme d’accréditation et, d’autre part, il faut s’assurer que les satellites embarqués ne seront pas un danger non seulement pour les autres qui y sont mais aussi pour le lanceur. Si tout va bien, nous aurons Burkina-sat 1 avant décembre 2020. C’est pourquoi, nous sollicitons plus d’accompagnement pour que cela soit une réalité. J’ai reçu un appel à projet, je vais postuler pour qu’on puisse être pris en compte dans le cadre du lancement du satellite par l’agence spatiale Japonaise JAXA. Nous sommes sur de bonnes voies.

S. : C’est quel type de satellite ?


F. O. : Burkina-sat1 sera un satellite de surveillance et d’objectifs scientifiques. Quand on construit un satellite, on met les appareils de mesure que l’on veut. Si je veux voir les hommes, je mets les camera de haute résolution qui me permettent de voir les hommes. Mais si nous voulons regarder le sous-sol burkinabé, nous mettrons des caméras qui permettent de mieux regarder le couvert végétal, de faire la prospection minière, de voir la ressource en eau, de jour ou de nuit. Ce volet scientifique nous intéresse. Si vous placez plus d’appareils de mesures dans le cube satellite, il vous revient très cher. Notre satellite permettra aux enseignants-chercheurs de travailler à la formation à la relève et de permettre au Burkina Faso de « mieux manger » et de mieux se protéger contre les aléas climatiques et autres.

S : Combien va coûter Burkina Sat1 ?


F. O. : Ne regardez pas le coût, regardez plutôt ce qu’il va apporter au pays, le service qu’il va rendre. Le satellite va rendre plus de services que ce que nous allons investir.

S : Où sera située la station au sol du satellite ?
F. O. : La station au sol sera à l’université Norbert-Zongo à Koudougou. Ce sera la ville spatiale du Burkina Faso. C’est notre souhait.

S : Quelles sont vos attentes vis-à-vis du gouvernement, par rapport à ce projet ?


F. O. : Je souhaite que le gouvernement continue d’appuyer financièrement le projet et qu’il y ait un encouragement pour créer l’émulation pour les disciplines scientifiques. C’est en cela que l’agence spatiale est importante ; elle permettra d’enrôler tous ceux qui ont des projets pour créer un consortium et devenir plus grands et plus forts. Dans ce cadre, nous sommes allés à Koforidua, à l’Est du Ghana pour nouer des relations avec les scientifiques ghanéens. Nous y avions observé ce qui est fait dans cette université privée de Koforidua. C’est d’ailleurs elle qui a réalisé le premier satellite du Ghana, lancé depuis 2017. Nous sommes en bon terme et le meilleur reste à venir. Je souhaite que le gouvernement continue d’aider et d’encourager l’installation du satellite pour permettre à la science de se développer. Dans tous les cas, nous en aurons besoin. C’est pourquoi, nous voulons créer un planétarium pour aiguiser le goût de la science chez les enfants. Si la passion y est depuis l’école primaire, les lycées scientifiques auront un sens et les parcours scientifiques à l’université vont refuser du monde. Avec le planétarium, les enfants vont s’intéresser à la science. Ils feront de la science en s’amusant.

S : Qu’est-ce qu’un planétarium ?


F. O. : Le planétarium est un espace récréatif au sein duquel un citoyen lambda peut comprendre comment l’univers a été créé et a évolué. Comment, par exemple, une étoile nait, grandit et meurt. Dans un planétarium, le ciel qui est loin, en haut sera plus proche de nous. Il va permettre aux jeunes de comprendre et d’aimer la science, de savoir que ce qu’ils voient dans le ciel, à la télévision n’est pas aussi sorcier que cela. Dans ce planétarium, il y aura deux façons de voir les choses. La première, ça sera comme si vous étiez dans une salle de cinéma, on projette avec les vidéos, les constellations… La deuxième, on aura des lunettes en 3D. Quand on les porte, on se retrouve dans l’espace en train de regarder. Après deux heures de vidéo, on devient une autre personne. Nous avons réalisé un plan du planétarium, nous attendons les financements.

S : Et quand est-il du site du planétarium ?


F. O. : La maquette est là, il faut faire l’évaluation budgétaire. Pour le site, ce sera à l’université de Koudougou. Le Maryland est la base de la NASA aux Etats-Unis, Koudougou sera la base de l’agence spatiale au Burkina Faso.
D’autres pays africains ont déjà ces cadres de stimulations scientifiques.

Source : Sidwaya

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WhatsApp : comment activer le mode sombre dans la version bêta ?

Le mode sombre est enfin disponible sur WhatsApp. C’est ce que rapporte Android Police ce 22 janvier. Elle est disponible dans la version beta de l’application de messagerie sur Android.
Voici comment activer cette fonctionnalité.

Pour activer le mode sombre de WhatsApp,

Ouvrez l’application
Allez dans les Paramètres
Rendez-vous dans la section Discussions
Cliquez sur Thème
Choisissez Sombre

Cette option dans les paramètres de l’application permet d’obscurcir les couleurs de l’interface pour virer à un fond gris foncé. Il ne s’agit pas vraiment d’un mode sombre permettant de réduire la consommation d’énergie des écrans OLED.

Néanmoins, le mode constitue un atout pour vos yeux, surtout si lorsqu’on le smartphone dans le noir. Pour rappel, le mode sombre est déjà apparu à de multiples reprises dans la beta de WhatsApp. Sa dernière apparition date du mois d’octobre 2019.

Pour le moment, le mode sombre est donc réservé aux participants du programme beta mis en place par WhatsApp via le Play Store. Malheureusement, ce programme a été récemment fermé. Facebook, assure tout de même avoir recruté suffisamment de beta testeurs. La date de déploiement de l’option dans la version finale de WhatsApp sur Android est inconnue.

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Raheem Geraldo