Bpifrance à la conquête des startups africaines

Bpifrance a lancé un challenge pour permettre l’internationalisation des startups africaines. Ce challenge concerne uniquement celles qui sont dans le secteur technologique.

 » Bpifrance recherche des startups africaines qui souhaitent se développer en France et en Europe. Sont éligibles, les startups basées sur la technologie en Afrique (de n’importe quel secteur) qui ont un produit fonctionnel et un peu de traction, et qui sont désireuses de se développer en Europe. Le challenge Bpifrance, pour les lauréats, leur donne accès à des investisseurs en France et des financements pour faciliter l’expansion « , lit-on dans un communiqué

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Permettre aux startups de trouver du financement serait la bienvenue. Les caprices de la Covid-19 menacent Plusieurs startups et un coup de pouce ne serait que bénéfique.

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Twitter autorise certains de ses employés à faire le télétravail à vie

Télétravail à vie. Il aura fallu le coronavirus pour en faire une norme. La crise sanitaire ayant touché beaucoup de secteurs a aussi obligé les entreprises à redéfinir la manière de travailler en entreprise.

Twitter, bien qu’évoluant comme réseau social a des locaux. Une bonne partie de ses 4.900 salariés sera autorisée à continuer le télétravail après la fin de la pandémie de coronavirus. Et cela à vie.

Ces consignes ont été transmises par le patron fondateur de Twitter Jack Dorsey dans un courriel envoyé mardi aux employés du groupe. Des salariés pourraient se faire rembourser jusqu’à 1.000 dollars pour l’achat de matériel destiné à travailler depuis chez soi.

« Si nos employés ont un rôle et une situation qui leur permettent de travailler de chez eux et qu’ils veulent le faire indéfiniment, nous rendrons cela possible, estime un porte-parole auprès de l’AFP. Autrement, nos bureaux les accueilleront de manière chaleureuse avec certaines précautions supplémentaires lorsque nous estimerons qu’il ne sera pas risqué d’y retourner  » , précise le groupe.

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Huawei développe le concurrent de Google Maps

La guerre qui oppose Google et Huawei continue de plus bel sur le marché de la technologie. Même l’apparition du Covid-19 n’a pas assez de poids pour interférer entre les deux géants. En effet le chinois Huawei vient de lancer son application de cartographie pour concurrencer celle de son rival Google. 

Après les sanctions américaines infligées à pekin par l’administration Trump, Huawei s’était vu retirer son partenariat Android d’avec Google pour équiper ses smartphones. Depuis, le géant chinois a pris du recul et est allé chercher des partenaires outre-manche. Voulant tout d’abord s’associer avec le concepteur de systèmes GPS TomTom c’est finalement « Here wego » qui va être sa touche finale et retenir son attention. Here we go est une application de géolocalisation développée chez Nokia auparavant. Huawei l’a mise en place pour rivaliser avec  Maps de l’américain Google. 

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Le magazine Forbes vient de publier des informations qui affirment que Huawei visait à développer une application  pour situer ses clients et utilisateurs sur une carte virtuelle intégrée dans ses smartphones Huawei et Honor. L’application est disponible dans sa boutique en ligne depuis ce jeudi 23 avril. 

La navigation de cette application guidée en vocal propose des informations sur les conditions de circulation dans près de 1300 villes. Huawei espère dans le même temps améliorer App Gallery sa boutique en ligne à coût de milliard. Il a lancé un appel d’offre aux potentiels développeurs. Huawei souhaite aussi avoir Google comme allié pour installer les applications de ce dernier dans sa boutique en ligne.

Pour l’heure Huawei doit se contenter de sa nouvelle application de cartographie puisque l’embargo américain pèse toujours dans les relations de Huawei et Google. 

Ce virus vide les comptes bancaires des utilisateurs d’Android

Un nouveau virus dangereux est à l’origine de vols d’argent sur les comptes bancaires des utilisateurs de téléphone Android. Ce malware Android détecté comme relativement dangereux a été baptisé EventBot.

Ce logiciel malveillant a pour mission de piller les comptes bancaires de ses victimes. Il fait des dégâts aux États-Unis, en Chine, en Italie, au Royaume-Uni, en Espagne, en Suisse, et en Allemagne.  En France, ce sont les utilisateurs PayPal et les clients des banques Caisse d’Épargne ainsi que de la Société Générale qui sont les plus ciblés selon Presse-Citron.

Les chercheurs de Cybereason ont détecté pour la première fois ce virus malveillant durant le mois de mars. « Il s’agit d’un cheval de Troie bancaire mobile capable d’abuser des fonctionnalités d’accessibilité d’Android pour voler les données des utilisateurs », ont-ils expliqué.

Cybereason fait savoir que ce logiciel se trouve dans les APK de plus 200 applications Android hormis celles de Google Play Store pour le moment. Parmi ces 200 applications, on retrouve donc PayPal, mais également Revolut, Monese, HSBC, Barclays, UniCredit ou encore TransferWise.

EventBot est ultra performant et se cache sous l’apparence d’une application anodine. Ce qui lui permet de demander diverses autorisations pour mettre en place son piège. Le logiciel accélère ainsi la collecte de  coordonnées bancaires, numéro de compte, de carte et votre mot de passe pour se connecter à votre compte client.

Cybereason recommande de ne pas télécharger d’APK dont on ne connaît pas la provenance.

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Chine : Un blogueur condamné à 15 ans de prison pour avoir dénigré les autorités

Un blogueur chinois, ancien journaliste de la presse officielle, a écopé de quinze ans de prison pour avoir publié des articles qui ont «attaqué et dénigré» le Parti communiste au pouvoir. La sentence semble être l’une des plus lourdes infligées à un critique du pouvoir par le régime du président Xi Jinping.   

Le blogueur chinois, Chen Jieren, ancien salarié du très officiel Quotidien du Peuple a été condamné «pour le crime de provocation aux troubles, d’extorsion, de commerce illégal et de corruption», selon le tribunal. À part la prison, il a également droit à une lourde amende de 7 millions de yuans (1.39 million $).  

Le tribunal déclare que depuis 2015, Chen Jieren avait diffusé sur les réseaux sociaux de «fausses informations» dans le but de soutirer par chantage des fonds à des personnes mises en cause dans ses articles. Il a aussi «attaqué et dénigré le Parti et le gouvernement, les organes judiciaires et leur personnel», selon la cour.  

Cette arrestation s’oppose à de vives manifestations de la part de l’association Chinese Human Rights Defenders (CHRD). Cette dernière a appelé Beijing à libérer immédiatement le journaliste. Selon l’association, cette peine infligée au blogueur semble constituer un record. Elle est plus lourde que les 12 ans de prison infligés l’an dernier à Huang Qi, fondateur d’un site internet spécialisé dans les affaires de droits de l’homme.  

«La lourde sanction infligée à M. Chen adresse un avertissement clair aux blogueurs indépendants et aux journalistes citoyens», a commenté CHRD.  

Le régime au pouvoir semble vouloir faire taire les informations autour du coronavirus. Trois blogueurs ont été placés en détention à Beijing pour avoir archivé des documents censurés sur l’épidémie, selon leurs proches. 

En effet, le Parti communiste a été critiqué sur les réseaux sociaux à la suite du décès début février du docteur Li Wenliang. Ce médecin de Wuhan avait alerté des proches fin décembre après l’apparition du nouveau coronavirus dans cette ville du centre du pays. Il avait été convoqué par la police et accusé de propager des rumeurs.  

D’après la CHRD, la Chine est le 177e pays sur 180 a accordé à la presse sa liberté. Elle renseigne que plus d’une centaine de blogueurs et journalistes sont détenus dans le pays.

Zimbabwe : un opposant en prison pour avoir insulté le président sur WhatsApp

Le conseiller municipal de l’opposition au Zimbabwe Chrispen Rambu est soupçonné d’avoir traité le président Emmerson Mnangagwa ”d’idiot” pour sa gestion de la pandémie du covid-19 dans le pays. Ce dernier a été convoqué par la police pour avoir “ insulté ” le chef de l’Etat, a rapporté une association d’avocats.

Chrispen Rambu, conseiller municipal à Chipinge, dans la province du Manicaland et membre du principal parti d’opposition, le (MDC), a été convoqué par la police. Il a été inculpé pour insulte au président de la République Mnangagwa et pour avoir sapé son autorité.

“Ramaphosa vient d’annoncer un plan de relance de l‘économie de 500 milliards de rands (25 milliards d’euros, NDLR). En le voyant s’exprimer à la nation et en le comparant à ED (initiales d’Emmerson Mnangagwa, NDLR), il n’y a pas de doute que nous avons un idiot à la tête de l’Etat”,  avait écrit l’homme interpellé.

Le conseiller municipal et opposant est accusé d‘être l’auteur d’un message WhatsApp envoyé où il comparait le président zimbabwéen à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa dans la gestion de la pandémie de Covid-19.

En effet, le Zimbabwe fait parti des pays les plus touchés en Afrique. À ce jour, les autorités du pays ont  rapporté une trentaine de cas de contamination au Covid-19.

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Covid-19: Kry se penche sur la télémédecine

De son nom  livi sur les marchés anglophones, Kry la startup basée dans le secteur de la santé numérique se lance dans le développement d’une application. Cette application s’inscrit dans le contexte de relier patients et médecins de famille.

Avec cette initiative qui est destinée au marché américain Kry étend ses partenariats au-delà de l’Europe. Pour  près de 1,8 millions de consultations sanitaires, la startup suédoise frappe fort. Ce qui la rapproche encore un peu plus de son concurrent direct  britannique Babylon qui lui accumule une part de marché de 2 millions de consultations.

En ces temps de confinement l’utilisation des technologies est devenue monnaie courante et cela satisfait plus d’un.  La structure qui est d’origine suédoise et a son bureau à Stockholm, entend bien renforcer plus son marché dans le domaine de la santé numérique. Son nouveau bijou se nomme  « livi connect », une plateforme de consultations vidéo gratuite utilisable avec des fonctionnalités.

Cette application est mise en place pour répondre à la demande des patients et des médecins due au covid-19. Toutefois le PDG de Kry Johannes Schildt, espère beaucoup de cette innovation en faisant un profit et déclare que seule la performance du nouveau produit pourra en juger.  Pour l’instant elle a recueilli des investissements de plus de 230 millions de dollars.

Notons que le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, Accel, Index Ventures et Creandum font partie des partenaires de Kry. Ce qui a boosté son rival Babylon qui veut attirer 5% de la population américaine dans le monde de la télésanté, a déclaré leur président Ali Parsa sur les ondes de CNBC. 

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Rappelons que Kry enregistre ces derniers moments des retombées économiques positives grâce à l’apparition de la maladie covid-19 ce qui réjouit d’autant plus son PDG.

Apple s’installe en Afrique

La firme américaine, Apple pose ses bagages dans 25 pays d’Afrique. C’est une expansion de ses services dont 5 seront accueillis par 8 pays africains. Il s’agit du Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Libye, le Maroc, la RDC, le Rwanda et la Zambie. Les 17 autres pays accueilleront seulement le service Apple Music.

L’entreprise se lance à la conquête de l’Afrique. Le géant américain a annoncé mardi dernier que 8 pays d’Afrique abriteront à la fois cinq services de la firme, notamment : Store, Arcade, Music, Podcasts et iCloud. Ces derniers s’installeront au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Libye, au Maroc, en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et en Zambie. L’entreprise au logo à la pomme croquée promet des prix adaptés au pouvoir d’achat local.

Concernant Apple Music, il sera déployé seul dans 17 pays : l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Liberia, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, la Namibie, le Congo, le Sénégal, les Seychelles, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Tchad et la Tunisie. Apple propose dans cette application un essai gratuit de six mois aux utilisateurs, avec une playlist africaine.

Apple Music couvre ainsi 167 pays dans le monde alors que 175 pays sont couverts par Apple Store. Ceci explique le chiffre d’affaires florissant de la firme américaine. Pour rappel, en 2019, elle a comptabilisé 260,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Coronavirus : l’Allemagne utilise des montres connectées

Robert-Koch, Institut allemand chargé du contrôle et de la lutte contre l’épidémie de Covid-19, lance une application de suivi. Cette application fonctionne sur la plupart des bracelets et des montres connectées.

L’application de la montre connectée Corona-Datenspende aide à surveiller la propagation du COVID-19. Elle est disponible sur Play Store et l’App Store grâce à l’Institut Robert Koch qui contrôle et coordonne les actions gouvernementales contre le coronavirus.

L’idée principale est de permettre de suivre les personnes infectées et guéries. Plus loin, ces montres connectées peuvent aussi alerter les personnes ayant été en contact avec d’autres contaminées afin de s’isoler. 

Pour ce faire, cette application s’appuie sur les données des montres connectées, bracelets, en analysant la fréquence cardiaque, la température corporelle, le rythme cardiaque, le sommeil et la toux de l’utilisateur.  

Plus de 50 000 téléchargements sont enregistrés. « Si l’échantillon est suffisamment grand pour capturer suffisamment de patients symptomatiques, cela nous aiderait à tirer des conclusions sur la propagation des infections et sur l’efficacité des mesures de confinement » affirme  Lothar Wieler, le président de  Robert Koch Institute.

Toutefois, pour conserver l’ anonymat de l’utilisateur, les données enregistrées sont l’âge, le poids, la taille, et le code postal. De nombreux scientifiques et médecins estiment que l’utilisation de la montre connectée est un élément clé pendant et après le confinement.

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Il n’y a aucun lien entre la 5G et le coronavirus (spécialiste)

Les médias sociaux sont inondés de messages tendant à faire le lien entre le nouveau coronavirus et la 5G. Selon le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, il n’en est rien. C’est le travail de personnes qui jouent sur « toutes sortes de termes techniques pour rendre cette histoire crédible ».

Le ministre de la Santé, Zweli Mkhize, a épinglé comme fausses nouvelles les allégations selon lesquelles le déploiement du réseau 5G est lié à des infections à Covid-19.

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De son côté, Jan Vermeulen, rédacteur en chef de MyBroadband, décrit ceux qui diffusent ces histoires comme des « escrocs ». « Ce que ces escrocs font, c’est qu’ils créent une histoire pour la rendre super légitime. Ils utilisent trop le jargon, ils vous embêtent avec toutes sortes de termes techniques … donc ils rendent l’histoire assez crédible » précise-t-il.

Principalement, la 5G fonctionne à la même fréquence actuelle que la 4G selon ses dires. Tout ceci serait dû à la communication qui est faite autour du réseau. Des spécialistes pensent que l’industrie elle-même est victime de ses tapages autour de sa technologie.

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