De la fibre optique pour relier Zambie et Zimbabwe

TelOne, l’ opérateur de télécommunications appartenant à l’État du Zimbabwe, a achevé la construction de la liaison par fibre optique. Il fait un pas de plus dans la modernisation du réseau pour connecter le pays à la Zambie. La liaison par fibre optique de 65 kilomètres de long a coûté 1,5 million de dollars.

« Ce projet fait partie des efforts du gouvernement pour mettre à niveau et moderniser l’infrastructure de communication, réduisant ainsi les coûts de connectivité des données et de la voix », a déclaré le ministre de la Communication et de la Technologie de l’Information, Jenfan Muswere, lors de la mise en service de la liaison en fibre optique nouvellement construite.

Ce projet de liaison par fibre optique entre Makuti et Chirundu lors de sa construction a créé un emploi en aval de 850 personnes, selon TelOne. Lawrence Nkala, directeur de la division du commerce de gros et des infrastructures chez TelOne, a déclaré que le projet contribuera à l’économie de l’Afrique australe grâce.

«Le potentiel de revenus en devises que ce développement entraîne renforce notre espoir de mettre en place notre infrastructure pour réaliser la transformation économique que nous attendons avec impatience», explique la ministre des Affaires provinciales du Mashonaland Ouest, Mary Mliswa-Chikok.

TelOne a construit l’infrastructure en faisant appel à des entrepreneurs locaux pour les travaux de génie civil. Elle a aussi collaboré avec les ingénieurs responsables de la mise en œuvre de l’équipement de transmission. 

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Zimbabwe : Il pirate son université et ira à un  hackathon international


Un expert en informatique de l’Université de technologie de Chinhoyi (CUT), en liberté sous caution participera à un hackathon international.  Il a été arrêté pour avoir piraté la base de données des résultats des examens de l’université et modifié ses résultats et ceux de sept autres étudiants.

Cette fois, la chance lui sourit et il voyagera en Suisse pour l’International Hackathon. Le génie informatique fait partie de l’équipe de trois étudiants qui a récemment remporté le premier concours de hackathon de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Zimbabwe (Potraz) à Kadoma.

Tatenda Christopher Chinyamakobvu (20 ans), étudiante en informatique et technologie de niveau 2.2, fait face à huit chefs de piratage.

Il a depuis été arrêté et a comparu devant la magistrate Chinhoyi Mme Mithel Mabika, qui l’a mis en détention provisoire avec une caution de 150 $ lors de la deuxième tentative après avoir été refusé au motif qu’il représentait un risque de fuite.

L’avocat M. Tungamirai Chamutsa a de nouveau sollicité une mise en liberté sous caution en raison de changements de circonstances, déclarant au tribunal que Chinyamakobvu devait entreprendre les préparatifs pour représenter le Zimbabwe à la compétition internationale de hackathon en Suisse.

M. Chamutsa a fait valoir que Chinyamakobvu ne constituait pas un risque de fuite, l’État prenant en charge ses frais de voyage et de séjour en Suisse.

L’affaire a été révélée en janvier lorsque le directeur des technologies de l’information et de la communication de la CUT a découvert que les résultats de Chinyamakobvu avaient été faussés.

Les enquêtes de la police ont conduit à l’arrestation de Tanaka Craig Nyandoro, qui a identifié Chinyamakobvu comme le cerveau de la manipulation.

Chinyamakobvu a reçu des montants variant entre 20 $ US et 80 $ US des étudiants qui avaient échoué à plusieurs cours.

Zimbabwe : Une technologie  pour la formation via les smartphones

Academy of Robotic, une start-up britannique dirigée par le Zimbabwéen William Sachiti, expert de l’intelligence artificielle lance une nouvelle technologie. Il s’agit de la technologie open source destinée à faciliter l’accès aux formations via les smartphones en Afrique.

Dénommée « Trees of Knowledge » l’open source permet à partir d’une connexion wi-fi de partager depuis un point de repère rural l’accès à des contenus éducatifs préchargés. Ainsi, toutes les personnes dans un rayon d’environ 100 mètres peuvent bénéficier gratuitement de ce contenu depuis un appareil utilisant le wi-fi.

L’avantage est qu’il n’est pas nécessaire que le téléphone soit connecté à un opérateur ou à un fournisseur de réseau. La connexion et les cours proviennent d’un micro-ordinateur installé dans le point de repère. Le Trees of Knowledge est adapté aux zones rurales. Il permet également aux utilisateurs de recharger leur téléphone en le branchant à la station de charge solaire fournie.

Pour son concepteur, la technologie open source vise principalement à résoudre deux problèmes qui freinent l’éducation en Afrique à savoir : la distance entre les lieux de formation et les apprenants, et l’accès à l’énergie.

Après le Zimbabwe, cette initiative sera élargie à toute l’Afrique. C’est d’un grand avantage pour les près de 258 millions d’enfants qui ne sont pas scolarisés sur le continent, selon l’UNESCO.

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Zimbabwe : Formation de la police en matière de cybercriminalité

Une formation de cinq jours a été organisée dans la capitale du Zimbabwe pour outiller la police sur la cybercriminalité dans la capitale. L’idée est de doter la police des connaissances en matière de cybercriminalité. 

A l’ouverture officielle des cours qui s’est déroulé à Hararé, le Directeur adjoint du département des enquêtes criminelles, Crispen Charumbia  a insisté sur les méthodes sophistiquées utiliser par ces criminels et l’importance de cette formation. 

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En outre, cette formation a permis aux policiers d’apprendre à être proactifs dans la lutte contre toute forme d’activités criminelles associées à la cybercriminalité. 

« De nombreuses personnes de la région étaient privées de leur revenu par le biais de la machination associées à la criminalité Cette réalité justifie l’importance de la formation pour enrayer le fléau » explique Charumbira 

Par ailleurs le Directeur adjoint du département des enquêtes criminelles relativise la quintessence de la formation en ces termes : «  il ne faut pas exagérer sur la formation à la cybercriminalité car le monde est dynamique ».

Roland ADJELE

Sasai intègre messagerie instantanée, paiement mobile et e-commerce

Cassava Fintech International (CFI), une startup africaine a annoncé pour début août le lancement de Sasai. Il s’agit selon elle de la première plateforme intégrant réseau social, paiement mobile et e-commerce. 

Sasai sera disponible aux particuliers et aux entreprises, en partenariat avec les opérateurs de téléphonie mobile du Zimbabwe. Messagerie instantanée, services e-commerce et les paiements mobiles se retrouvent sur une seule application.

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Pour le président de CFI, Darlington Mandivenga,  la version initiale de la plateforme  comprendra le système de paiement, la messagerie et les services connexes. Il est possible d’y relier des portefeuilles mobiles et les comptes bancaires pour envoyer de l’argent, payé des factures, entre autres.

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Côté messagerie, les utilisateurs  pourront discuter (messagerie instantanée), appeler leurs amis, (appels audio et vidéo) envoyer des messages audio ou vidéo, et faire la même chose en groupes. 

Il y a une fonctionnalité « Moment » pour garder une trace de ce que leurs amis font, une sorte de fil d’actualité.

Un utilisateur peut accéder à un éventail d’offres telles que l’épargne individuelle et de groupe, les investissements, le financement participatif, le crédit, l’accès aux marchés boursiers, le commerce électronique, la billetterie électronique, les jeux, la musique et autres flux, services à la demande et bien plus encore. 

Ce système de paiement sera disponible dans un premier temps grâce à un partenariat avec Econet Wireless Mobile Network Group au Burundi, au Lesotho et au Zimbabwe. 5 autres marchés seront conquis dans les années à venir.

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Zimbabwe: Bientôt des centres d’innovation et des compétitions TIC

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Zimbabwe (Potraz) déclare qu’elle fondera des centres d’innovation et instituera des concours TIC dans le cadre de son Innovation Drive. Le but est de stimuler l’entrepreneuriat technologique dans le pays. Ces nouvelles affaires numériques pourront ensuite générer de l’emploi et de la fortune pour le pays. D’après Biggie Chiparanhura, directeur des Finances de la Potraz qui a divulgué l’information le 16 octobre dernier, le Zimbabwe souffre d’une maigre innovation parce que de nombreux porteurs de projets demeurent dans l’anonymat.

Cette situation constitue un frein à leur accès aux financements pour développer leurs idées. La Potraz l’a compris, d’où son désir de lancer des compétitions où les concepteurs pourront se faire connaître, et approfondir leurs créations dans des centres consacrés. Le Zimbabwe voit dans l’invention TIC de nombreuses occasions de croissance économique. Le pays qui y investit depuis quelques années, se tourne d’ailleurs de plus en plus vers d’éventuels partenaires, plus avancés dans le secteur, pour l’accompagner. C’est le cas avec l’Inde à qui le pays de la Région des Grands Lacs a récemment demandé d’investir dans son espace TIC.

Le président de la République du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a à cet effet, interpellé l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (POTRAZ) sur l’obligation d’agir davantage pour permettre un meilleur accès de tous aux services télécoms de qualité. Au-delà de l’amélioration de l’accès des populations aux TIC, le chef de l’Etat a exhorté la POTRAZ à mettre en place un environnement favorable et attrayant pour les investissements dans le secteur des TIC.

« L’utilisation efficace des télécommunications peut améliorer le rendement des divers processus et procédures opérationnels, ce qui se traduit par une productivité accrue et des délais d’exécution globaux. Le domaine des TIC est donc sans aucun doute un déclencheur et un poteau important pour la croissance de notre pays.», a souligné Emmerson Mnangagwa.

 

Ahlin ACCROBESSI

Le Zimbabwe crée son agence spatiale

 

Emmerson Mnangagwa, le président zimbabwéen a annoncé mardi dernier, la création de la première agence spatiale du pays, lors du dévoilement de son programme de modernisation et d’industrialisation de la vision 2030. A cet effet, le nouveau président zimbabwéen nourrit des ambitions du lancement des satellites d’observation. Cette agence spatiale balisera la voie à la conquête de l’espace.

Dénommée Agence nationale géospatiale et spatiale du Zimbabwe (ZINGSA), elle  sera chargée  du programme national de lancement de satellites et d’engins sans pilote. ZINGSA va essentiellement observer l’espace afin de fournir des données précises sur la navigation, l’hydrographie et éventuellement sur la géologie. Des données qui vont  servir à faire des  exploits dans le secteur agricole, l’exploration minière, la surveillance de la santé, de la faune ou de l’écologie.

« Ce programme devrait améliorer les capacités du Zimbabwe dans les discours politiques mondiaux sur la génération, l’accès, l’utilisation et la réglementation de l’application des technologies spatiales et des innovations pour le développement durable», a laissé entendre Emmerson Mnangagwa.

Pour Amon Murwira, le ministre des sciences et du développement technologique, ZINGSA sera utile à plus d’un titre pour tout le pays surtout dans la conquête spatiale. «Les fonctions de ZINGSA sont de concevoir, mener des initiatives de développement de la recherche qui favorisent la science géospatiale, l’observation de la terre, l’espace, l’ingénierie aéronautique, l’ingénierie astronomique, les systèmes de communication par satellite, les systèmes de positionnement terrestre et le lancement du satellite, quand ce moment viendra» a-t-il indiqué

Comme la plupart des nations spatiales, le pays de l’ex-président Mugabe Robert se rêve déjà dans le monde des étoiles. C’est une sorte de course à l’espace à laquelle se livrent certains pays africains. D’autres  à l’instar de l’Algérie, le Ghana, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Kenya, le Nigeria ou encore le Maroc ont une expérience en la matière. Récemment, l’Afrique du Sud et l’Algérie ont signé  un accord dans ce même sens.

 

 

Aimé Amson

Zimbabwe : Econet Wireless vulgarise la 3G

Le chantier est en cours. L’opérateur de téléphonie mobile Econet Wireless souhaite étendre son réseau 3G sur toute l’étendue du territoire Zimbabwéen. Un travail de réaménagement du réseau se fait en vue de passer de la 2G à la 3G pour une connexion haut débit.

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« Nous nous assurons essentiellement que chacun de nos sites 2G existants dans tout le pays est mis à niveau pour devenir un site 3G.», a expliqué Douglas Mboweni , directeur d’Econet.
Selon les informations, les consommateurs pourront bénéficier de ce réseau d’ici les mois à venir.

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L’opérateur Econet Wireless  dit garantir « l’accès à notre réseau de données intelligentes, depuis n’importe quel endroit du pays » raison de plus pour faciliter la vie des « communautés rurales et agricoles».
Cette entreprise détient à elle seule 1 192 sites télécoms 3G.

Zimbabwe : l’opérateur TelOne inaugure le premier data center du pays

TelOne, l’un des plus anciens opérateurs de téléphonie mobile du Zimbabwe a inauguré ce vendredi 23 mars un data center de classe mondiale. Une première dans ce pays de plus de 14 millions d’habitants. Cette réalisation a été possible grâce à un financement de 98 millions de dollars accordé au Zimbabwe en 2015 par Exim Bank of China dans le cadre du projet national de haut débit (NBB).

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Ce centre de données  a coûté selon les responsables de l’entreprise, 4 millions de dollars et est réalisé par la société chinoise Huawei Technologies.

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Supa Mandiwanzira, le ministre zimbabwéen de l’Information, des télécommunications et des Postes, a souligné lors de la cérémonie d’inauguration que  « le lancement de ce centre de données est un développement important qui mérite d’être célébré, car il est en accord avec l’ère des Big data dans laquelle notre pays est entré, ce qui rend ces systèmes indispensables ».

Et à la directrice de TelOne, Chipo Mutasa  de renchérir : « Les installations construites sont de niveau international. Elles garantissent une fiabilité de 99,982%. Les entreprises sont invitées à recourir à notre centre de données comme hébergeur au lieu de construire les leurs».

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TelOne Data Center offre des services comme la co-implantation, la récupération après sinistre, le back-up et le stockage, des services en nuage en passant par l’hébergement web et la location d’espace de rack.