L’AFD soutient l’entrepreneuriat numérique africain à travers Digital Africa

L’Agence Française de Développement (AFD)  lance Digital Africa, une plateforme d’innovation numérique destinée aux entrepreneurs africains dont l’objectif est de les mettre en relation avec des partenaires, clients et investisseurs internationaux. Cette initiative s’inscrit dans la logique des Objectifs Du Développement Durable (ODD) pour soutenir la croissance économique du continent.

Digital Africa, permet aux entrepreneurs de mener à bien leurs projets grâce à un système de réseautage international. Cette  innovation technologique est le fruit d’un processus enclenché par la banque publique solidaire française AFD, qui organise depuis 2016,  un concours d’innovation numérique connu sous le même nom. Une action motivée par le désir de dénicher les meilleurs talents africains en matière du numérique et d’assurer leur visibilité.

Ce concours est désormais associé au label Digital Africa afin d’accompagner la dynamique entrepreneuriale africaine, d’impulser l’innovation par le numérique et l’émergence d’entrepreneurs à impact sur le continent.

Le secteur de l’entrepreneuriat numérique est au cœur des préoccupations de l’AFD qui veut renforcer l’écosystème du continent africain. « L’AFD va fédérer les incubateurs de startups en Afrique. L’AFD va se transformer, et souhaite devenir une ‘AFD plateforme’. Plateforme pour fédérer les partenaires comme nous, bailleurs et financiers, fédérer aussi les autres acteurs, les associations et les entreprises privées, et co-construire ensemble les solutions pour ne pas être dans une approche ‘offre de service’, le Nord qui apprend au Sud » avait déclaré, Rima Le Coguic, la directrice du département en charge des transitions énergétiques et numériques.

Les responsables de Digital Africa ont eu à présenter la première version de la plateforme au salon vivatech qui s’est déroulé à Paris. Ils prévoient également des financements de projets numériques à hauteur de 65 millions d’euros dès l’année prochaine.

La plateforme sera placée sous la coupole  de l’association Digital lab qui regroupera un ensemble d’organisations institutionnelles et associations telles que l’AFD, Jokkolabs, Bond’Innov, CFI, AfriLabs GEN Afrique.

L’AFD exécute ce projet en collaboration avec la banque publique d’investissement, Bpi france et La French Tech, une organisation qui regroupe les individus travaillant dans les startups françaises ou à l’étranger.

 

Landry M.

Africa Code Hackaton 2018 : la deuxième place revient à Halimatou Bah

Elles sont au total 24 développeuses informatiques à participer à l’Africa Code Hackaton, ce concours du numérique à l’issue duquel, la deuxième place a été attribuée à l’équipe Guinéenne dirigée par Halimatou Bah.

L’Africa Code Hackaton, un événement  destiné aux jeunes filles développeuses âgées de 18 à 26 ans s’est déroulé du 10 au 16 mai 2018 au Caire, dans la capitale égyptienne. Cette compétition a réuni des participants de 8 pays à savoir : le Gabon, le Maroc, la Tunisie, le Rwanda, le Sénégal, la Guinée, le Congo et la Côte d’Ivoire.

Initié par le Ministère égyptien de la Jeunesse et des Sports avec le soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) et Microsoft, il a pour objectifs de sensibiliser les jeunes filles aux opportunités de formation, renforcer leurs capacités, les inciter à l’entrepreneuriat numérique, encourager le partage, favoriser les échanges culturels et créer des solutions technologiques d’utilité communautaire.

Crédit photo : Afrique Jeune Entrepreneur

Landry M.

Togo : Kekeli Labs veut mettre les TIC au service de l’éducation

L’association Kekeli Labs milite pour une intégration  des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les programmes scolaires  et ce dès le cours primaire. L’inexistence de ces politiques de formation ou d’initiation aux TIC à la base constitue un réel enjeu freinant le développement de l’Afrique.

L’association s’est donc fixée pour objectif de contribuer à la réflexion, à la planification et à la mise en place de projets ayant pour objectif l’utilisation rationnelle et raisonnable des TIC dans les écoles au Togo et plus généralement en Afrique.

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« Pour atteindre ces objectifs, nous avons conçu un plan de travail d’abord pour la première année que nous avons nommés « 7 for 2017 ». Ce plan retrace les actions fortes à expérimenter dans un établissement scolaire avant de nous déployer dans d’autres, sur toute l’étendue du territoire national et le faire démultiplier dans d’autres pays d’Afrique » a soutenu le président.

Il y a quelques années, Kekeli Labs a initié « Kekeli Mobile Learning Center »  dont l’ambition est de former des enseignants, des élèves et des membres de l’administration à l’utilisation des TIC. Il s’agit d’un des projets phares de l’association ayant a été sélectionné par l’Université de Lausanne en Suisse pour la Clinton Global Initiative University à l’Université de Californie, Berkeley (USA).