Tech Mag Afrique 0002 : L’Afrique tech et entrepreneuriale en 32 pages

La meilleure des informations technologiques et entrepreneuriales  du continent africain. C’est ce que propose le magazine Tech Mag Afrique, au-delà bien sûr des faits louables et des découvertes méconnues du public.

Comme dans ses précédentes parutions, le N° 0002/Juillet-Septembre 2019 de Tech Mag Afrique, la 3ème du genre fait la lumière, entre autres, sur des découvertes togolaises, informe sur l’innovation technologique dans l’immobilier.

Le magazine, revient dans ses colonnes sur l’évènement FENES tenu le 31 mai 2019 au Togo. Lequel évènement se veut le plus grand de l’univers tech-entrepreneurial, a réuni près de 2000 personnes au Palais des congrès de Lomé.

Pendant ce temps le Rwanda et le Maroc s’accordaient sur un mémorandum en matière de sûreté et de sécurité radiologique et nucléaire. Ceci dans le but de s’échanger des informations et des expériences pour ce qui concerne la réglementation de la sécurité nucléaire et de la gestion des déchets nucléaires et radioactifs.

Tech Mag Afrique donne la parole à un ivoirien dans sa rubrique Interview, Guy Ehui, qui estime que les agriculteurs ne font pas confiance aux nouvelles technologies. Dans quelle mesure ? Cela est à découvrir dans le magazine. « L’Afrique, vers une révolution entrepreneuriale », nous dira Dadzie K. Galey dans la partie Tribune.

Lire aussi : L’Afrique technologique en un seul clic (gratuit)

Tout ce qui précède et tant d’autres articles édifiants et informatifs à découvrir dans le 3ème numéro du magazine Tech Mag Afrique. En téléchargement libre et gratuit le magazine est une initiative d’une équipe déterminée.

 

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Entretien avec Cedric Yamdjeu , Co-Fondateur de TelecomParis-Africa

Cédric Yamdjeu est  fervent promoteur de la tech et de l’émergence africaine, mentor de startups. Il a été désigné Leader par le  Crans Montana Forum de renommée mondiale est depuis 2016 Président fondateur du Club TelecomParisAfrica et du media think tank 50Afrique. Cedric s’est spécialisé en matière de questions économiques en vue de l’émergence à travers 50Afrique qui vise à conseiller les institutions internationales, publiques et privées.

C’est en sa qualité de passionné du numérique que lui et son équipe Club Telecom Paris Africa a accepté notre interview.

Tech en Afrique : Présentez-vous  à nos lecteurs?

Cédric Yamdjeu : Je m’appelle Cédric Yamdjeu , un jeune africain porteur de différentes initiatives pour aider la jeunesse africaine :un media think do tank 50Afrique autour de l’émergence mais en ce qui ne concerne aujourd’hui j’ai créé un club Telecom Paris Africa autour du digital Africain.

 

Tech en Afrique : Quel est ce club ?

Cédric Yamdjeu : C’est le club digital sur le numérique africain de TelecomParis. Remarquant une révolution digitale en Afrique , l’idée de rassembler toutes ces synergies et de développer l’écosystème numérique a été matérialisée par le club TelecomParistechAfrica après avoir convaincu le conseil d’administration de cette école.

Cette année, nous avons un projet phare un forum digital qui nous espérons concrétiser.

 

Tech en Afrique : Parlez-nous de votre prochain évènement.

Cédric Yamdjeu : Nous organisons un afterwork digital le 4 juillet avec les lauréats du dernier Startup Week end Africa. Le Startup Weekend est un événement entrepreneurial mondial  dont le but est de rassembler différents acteurs (développeurs, chefs d’entreprise, graphistes, etc.) pour suggérer des idées de nouvelles entreprises, former des équipes autour de ces idées, et de développer un prototype de démonstration de celles-ci (ou une présentation), à la fin des 54 heures

Nous y attendons donc investisseurs, entrepreneurs, membres actifs …

Lire aussi : Sam Kodo : « Sans aucune action, votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Tech en Afrique : Quels constats en avez-vous tirés sur la compréhension du numérique en Afrique ?

Cédric Yamdjeu : Nous constatons que les pays les plus propices à l’émergence des startups sont Le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Sans aucun doute, deux secteurs se démarquent: ceux des services financiers et des services aux entreprises, B2B et B2C. Selon PartechAfrica, les start-up africaines ont réalisé des levées de fonds d’un montant global de 1,16 milliard de dollars en 2018, un montant en hausse de 108% par rapport à 2017.

Enfin, selon la banque mondiale, la transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an.

 

 

Sam Kodo :  « Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Sam Kodo est un geek, un féru des nouvelles technologies en général et de la robotique en particulier. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a commencé à bricoler ses premières machines. Du robot enseignant virtuel à l’ordinateur et tablette solaire, il a à son actif un certain nombre d’innovations qui lui ont valu des prix dans plusieurs pays.

Quelques semaines après avoir entamé son projet de drone agricole, la Rédaction de Tech en Afrique a voulu savoir plus sur les moyens d’actions de ce jeune. Il dévoile dans un entretien, ses difficultés, comment il les surmonte, sa vision et éventuellement comment il compte contribuer à un continent bouillonnant en matière de robotique. Interview.

 

Bonjour Sam, Parlez-nous brièvement de vous ?

 

Bonjour Tech en Afrique,

Je suis Sam Kodo, inventeur et entrepreneur togolais. J’ai crée en 2013 une entreprise spécialisée dans la conception des Tablettes et ordinateurs alimentés en énergie solaire pour améliorer l’éducation dans ma communauté. Cette innovation m’a permis  de remporter plusieurs prix nationaux et internationaux.

 

Depuis  quelques années, on vous a vu sur de différents projets. Pouvez-vous nous en parler ?

En Afrique il existe de nombreux défis et  challenges qui selon moi ne peuvent être relevés que par les innovations et la technologie. En tant qu’Africain, il est de mon devoir de les résoudre ou du moins inspirer d’autres innovateurs africains à les résoudre.

Tout a commencé à 8 ans par les robots que j’ai fabriqués avec les déchets électroniques et après ce fut le tour des ordinateurs alimentés en énergie solaire. Par après, ce fut des machines pour filtrer l’eau puis les robots éducatifs. Aujourd’hui ce sont les drones agricoles et je réserve encore pleins de nombreuses surprises.

Le but est de bâtir une sorte d’Empire de technologie en Afrique pour faire de l’Afrique le leader mondial dans ces domaines comme le Japon ou l’Amérique.

 

 Comment est-ce que vous vous organisez pour réaliser ces projets ?

Tout naît d’abord du constat d’un problème ou d’une situation, ensuite la créativité se met automatiquement en action. J’adore acquérir de nouvelles connaissances et faire des recherches sur internet. Je crois que ce sont ces valeurs qui me permettent d’arriver à avoir de nouvelles idées.

Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT
Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La plus grande des difficultés que j’ai rencontrée en tant qu’innovateur est d’abord  d’ordre moral. Il arrive parfois de rencontrer certaines personnes qui ne partagent pas forcément votre vision et  qui peuvent vous démoraliser avec certains propos négatifs ou dévalorisants, ce qui pourrait avoir pour conséquence de vous dévier de vos rêves. En évoluant, j’ai appris à éviter au maximum cette catégorie de personnes.

Enfin, une autre  difficulté peut être d’ordre matériel ou financier. Je me rappelle comment à mes débuts,  je cotisais mon argent de petit déjeuner pour acheter les jouets lors des foires dans le seul but de récupérer les moteurs électriques et pour payer des composants électriques.  C’était tout ce qu’il me fallait pour fabriquer mes robots.

 

Pour financer les projets, le manque de moyens financiers est souvent relevé par les acteurs. Qu’en est-il à votre niveau?

Pour réaliser un projet, il faut tout d’abord  croire en son projet et être flexible aux suggestions et inflexible aux critiques ‘négatives’. Ensuite, il faut prendre le temps de bien étudier son marché avant de passer à l’action. Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion. Seule l’action permettra à votre projet de voir le jour. Aujourd’hui grâce aux nombreux prix et compétitions remportés dans divers pays, j’arrive à financer mes propres projets.

 

Un commentaire sur l’écosystème tech du Togo/ de l’Afrique ?

Aujourd’hui nous sommes en train de connaître ce que j’appellerai « le siècle des lumières en Afrique » ou de grandes idées et innovations naissent et transforment le continent.

Il faut aussi savoir que chaque ère a une période limitée dans le temps. Si nos gouvernements ne profitent pas de cet instant pour soutenir les porteurs de projets africains, dans le futur ce sera trop tard pour notre génération et un jour on se reprochera cette grande erreur et comme conséquence on continuera par dépendre des aides extérieures.

 

Mots de fin ?

Cela fait déjà plusieurs mois que je vis aux Etats-Unis afin de m’inspirer de leurs technologies et leurs savoirs pour à mon tour, apporter ma contribution au développement du Togo.

Je partage avec vous cette citation de Nelson Mandela (Paix à son âme) qui disait : « Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. ». En tant que jeunes africains, nous avons pour obligation de développer notre continent. A vrai dire, les choses semblent impossibles à réaliser parce que c’est ce que nous croyons, or la vérité est que tout est possible. Si les autres ont réussi à développer leurs nations pourquoi pas nous ?

 

 

 

Jean Claude Konou, développeur à 16 ans

16 ans ! Il y a de quoi y croire. Jean Claude Konou, féru des nouvelles technologies est un jeune lycéen résidant à Kpalimé, une ville du Togo. C’est depuis l’âge de 16 ans qu’il a véritablement commencé par coder. Aujourd’hui, il en a 17 et compte sur sa passion pour percer dans le domaine. Tech en Afrique a échangé avec ce jeune développeur. Dans une interview accordée à Tech en Afrique, il parle de ses premiers pas, ses difficultés, ses réalisations et son rêve pour l’Afrique.

 

Comment êtes-vous venu au développement d’application ?

 

Depuis tout petit je regardais des séries technologiques (piratage et autres) et cela me fascinait beaucoup. Je me disais « si seulement je pouvais être comme eux ». Apres mon CEPD je savais manipuler tout seul un ordi, je me rendais dans les cybers café pour voir des films. A cette époque je ne maitrisais rien.

Pendant les vacances j’ai demandé à ma mère de m’inscrire à une de ces initiatives « vacances utiles » où on donnait des cours d’informatique sur 1 mois. Elle m’y a inscrit et j’ai commencé. Apres deux semaines de cours je ne me sentais pas vraiment dans le bain car je m’attendais à des cours de cryptage, de piratage alors qu’on nous enseignait que les systèmes d’exploitation, le traitement de texte… Apres cette formation je me disais que ce n’était pas ce que je voulais vraiment.

 

Parlez-nous de vos difficultés

 

Durant mon parcours de l’apprentissage des langages de programmation à la création de Mila Buy, j’ai eu à rencontrer plusieurs difficultés  dont celles matérielles et financières.

Pour le premier cas, j’ai beaucoup souffert pour me procurer un ordinateur pas trop performant, or la programmation est exigeante. Et le développement android exige soit un téléphone virtuel ou un téléphone physique. Dans mon cas, je n’en ai eu aucun des deux. Le téléphone virtuel était fournit par le logiciel de programmation en question si l’ordinateur sur lequel il est installé est performant, du genre la mémoire ram, la carte graphique… Mon ordinateur n’avait pas ces exigences donc pas de téléphone virtuel.

Je codais mes applications sans les tester d’où le surnom « celui qui développe des apps android sans avoir de téléphone android ». Je ne me suis pas découragé, j’ai continué à coder et je profite des soirées à l’école pour emprunter le téléphone des camarades. Je pouvais ainsi voir les bugs de mon code et les corriger. Cela continuait sans que je ne me décourage.

Puisque je viens d’une famille modeste, je ne pouvais pas demander un téléphone android après de mes parents pour me trouver un ordinateur. Du côté financier, c’est un peu plus compliqué, il fallait faire des mises à jour, implémenter des API avec la connexion internet et je devrais me rendre au cyber. Je restais parfois sans rien manger pour aller au cyber avec l’argent du petit déjeuner.  J’étais obligé de réussir quel qu’en soit les cas. Je continuais ainsi jusqu’à la sortie de Mila Buy,  et jusqu’a présent ces difficultés sont toujours les mêmes, je développe des applis android sans avoir de téléphone android pour les tester.

Qu’en-est-il de vos collaborations ?

 

J’ai eu à faire beaucoup d’amis dans le domaine un peu partout. J’ai même apporté des solutions a certains pour régler des bugs de leur code. Je travaille le plus souvent avec un ami camerounais de 19 ans nommé LOIC qui a hébergé mon appli sur play store puisque je n’ai pas les moyens d’avoir un compte développeur sur play store. J’ai des amis développeurs au Congo, au Ghana, au USA,en Inde, en Egypte, un peu partout, et des frères ici au Togo comme Seti Afanou le CEO de DIGITAL INSPIRATION  qui me conseille souvent. Grâce au coding je me suis fait un tas d’amis de part le monde.

 

Quel est votre plus grand rêve? 

 

Mon rêve est de bâtir la plus grande entreprise informatique résolvant les problèmes  en Afrique grâce aux nouvelles technologies et de donner la chance à ceux qui ne peuvent pas passer par les diplômes pour réussir leur vie de mettre leur talents au service des Africains.

 

Blockchain et  cryptomonnaies, tout savoir sur la rencontre de Tech en Afrique

Les technologies de la Blockchain et des cryptomonnaies ont été au menu de la rencontre initiée par Tech en Afrique et ses partenaires. Comme annoncée deux mois plus tôt, elle a eu lieu samedi 13 octobre à l’Institut Supérieur Global Success de Lomé.

Une idée, une équipe, une concrétisation. C’est fait devra-t-on dire avec fierté. L’une de ces rares rencontres tournant autour de la Blockchain et des cryptomonnaies est rentrée dans l’histoire de l’équipe et celle des partenaires.

Un public cosmopolite de journalistes, d’entrepreneurs, d’étudiants et de chefs d’entreprise ont passé près de deux heures de temps à remuer ces nouvelles  thématiques dans tous  les sens. Cette gymnastique intellectuelle, ce rendez-vous du donner et du recevoir a été possible grâce à la disponibilité des panélistes.

Des panélistes de renom

 

Des panélistes de renom se sont rendus disponibles pour parler tôt de ces technologies qui pourraient peu ou prou bouleverser notre manière de voir le monde. Afrikanus Kofi, journaliste à la base et spécialiste des cryptomonnaies et de la Blockchain s’est entretenu avec les participants en mettant l’accent sur comment les monnaies électroniques pouvaient faciliter les transactions. Selon ses explications, des commerçants peuvent par exemple faire des transactions à travers ses moyens et se faire livrer des marchandises en toute confiance.

De son côté, Crépin Sondou du Togo n’a pas manqué de mettre en exergue son parcours de vendeur de bitcoin et de trader. Il est allé dans un style on ne peut plus accrocheur dans les moindres détails concernant l’engouement qu’il y a autour des cryptomonnaies surtout dans le monde, dans la sous-région et au Togo.

Faut-il bannir les crypto ?

 

« Non, il faut les réguler », a répondu Afrikanus Kofi à un intervenant. Même si le Togo sinon la plupart des pays africains sont réticents, il faut comprendre que la régulation est l’une des meilleures solutions. Dans un pays comme le Togo où aucun cadre législatif n’est pour le moment à l’ordre du jour, il y a juste du chemin à faire contrairement à l’Afrique du sud où «  même des banques acceptent les cryptomonnaies » à s’en fier aux propos de Kofi.

 

Premier réseau Blockchain du Togo

 

Le premier réseau Blockchain du Togo a été lancé comme prévu Wesley Koudossou, celui-là même qui le pilote actuellement. Ce réseau se veut une force de proposition en matière de cryptomonnaies et d’implémentation de solution Blockchain au Togo. Cela revient à dire qu’en cas de création de cadre législatif (à l’avenir,ndlr) , il travaillera avec qui de droit pour augmenter la productivité des entreprises locales.

L’initiative de Tech en Afrique de constituer le premier réseau de Blockchain au Togo n’a rien de hasardeux. Dans un pays où le sujet ne fait pas encore débat, il est plus que jamais utile de prendre le risque de l’aborder. Le souhait est de ne pas faire du Togo, le dernier en matière d’appropriation de ces technologies sur le continent.

Le Togo Blockchain Network veut donc  travailler à la vulgarisation de la Blockchain et des cryptomonnaies en général au Togo, constituer un lieu de réflexion, de partage d’expérience et de fédération des énergies du domaine, se mettre en réseau avec d’autres startups et associations intervenant dans la Blockchain tant en Afrique que dans le monde, identifier et accompagner les potentielles entreprises, institutions, qui voudraient expérimenter ou en savoir plus sur ces technologies, et le reste.

La balle est en l’air. Quid aux Togolais de savoir quoi en faire.

Togo : Une conférence sur la blockchain et les cryptomonnaies

Nouvelles technologies, nouveaux modes de vie. L’équipe du site www.techenafrique.com organise en collaboration avec ses partenaires, une conférence sur la technologie de la Blockchain et les cryptomonnaies. Pour une de ces rares fois au Togo, la jeune entreprise Akanda Media Group, éditrice de Tech en Afrique invite les Togolais à la découverte des technologies qui bouleversent le monde.

Le samedi 13 octobre à l’institut supérieur Global Success de Lomé, les curieux auront à en apprendre un peu plus sur les monnaies électroniques et leur circuit. L’événement a pour thème général : « Utilités de la blockchain et des cryptomonnaies en l’Afrique ». Il s’agit pour le comité d’organisation de propulser à sa manière les Togolais dans ce nouveau monde en plein bouillonnement.  Les participants pourront aussi découvrir comment la blockchain change des vies et résout des problèmes de société.

D’autres sous-thèmes feront l’objet d’échange comme : « cryptomonnaies, tout savoir sur le circuit », «  blockchain et cryptomonnaies, entre méfiance (population) et réticence (Etat), «  découverte de Leocoin », «  comment les technologies de la blockchain vont-elles renforcer l’émancipation économique et socio-politique de l’humanité », entre autres.

Des spécialistes du sujet ont été invités. Ils viennent du Togo, du Burkina et du Rwanda.  Crépin Sondou (Togo), Olou Emmanuel (Burkina) , Kofi Africanus (Rwanda) et Samuel Kpassegna (Togo) sont les conférenciers attendus pour l’heure.

« Nous allons rédiger pour une première fois dans l’histoire de notre pays, un document pour l’avenir. Il sera un peu comme le résumé de la conférence mais donnera un aperçu sur l’utilisation des cryptomonnaies au Togo voire en  Afrique. Notre souhait est de le faire parvenir à tous ceux qui auront envie d’y jeter un coup d’œil. Dans l’avenir, lorsqu’il sera question de régulation des  monnaies électroniques et la blockchain , ce document sera une référence », explique Essi Ameganvi Sylvie, la coordonatrice de l’événement. Selon ses affirmations, il sera lancé à la fin de cette conférence, le premier réseau togolais de la blockchain.

 

La participation à l’événement est soumise au paiement d’un montant forfaitaire de 5 000 F CFA.

Contacts : (WhatsApp) 00228 97 03 36 53 / 00228 93 39 97 73

Email : techenafrique@gmail.com

Togo : Amazones 3.0, la première armée digitale est déployée

Elles sont jeunes et férues des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Elles sont des Amazones 3.0, une douzaine de dames désormais aguerries et prêtes à apporter leurs touches au secteur technologique du Togo. La toute première promotion –Bella Bellow– de ce programme de Jimscamp  vient de prendre son envol ce vendredi 17 août.

C’est quoi Amazones 3.0 ?

Le programme Amazones 3.0 consiste à former des jeunes femmes dont l’âge est comprise entre 17 et 25 ans aux métiers du numérique. A cela s’ajoute l’apprentissage de langues d’affaires que sont l’anglais et le chinois. Durant trois mois, la première promotion a été formée sur les réseaux sociaux et le blogging, le développement web et le graphisme notamment.

Au-delà de la formation, l’idée est de créer une forte communauté de jeunes africaines, amener les unes à travailler en synergie avec les autres. Cela implique la création et la mise en œuvre de projets de groupes à fort impact sur la communauté.

 

Un programme sur fond propre

Ce programme de formation est voulu à but non lucratif par ses initiateurs. Et ça l’est ! Malgré le manque de moyens surtout financiers, ils ont tenu jusqu’au bout en déployant ainsi la toute première armée des Amazones 3.0 pour le Togo, l’Afrique et le monde. Néanmoins, pour qu’il n’y ait de 1 sans 2, Jimscamp se dit ouvert aux personnes physiques ou morales souhaitant apporter un coup de main à l’éclosion des talents féminins tant cachées dans le domaine technologique. « On n’avait pas pratiquement pas de grand moyens mais avec la détermination et la foi, on est fier de cette première promotion », nous confie le coordinateur du programme, Marcellin Tsamédi.

En raison des sollicitations venant des autres pays de la sous-région, «  Le prochain défi est de faire très bientôt la deuxième édition de ce programme. Nous souhaitons faire des levées de fonds pour qu’ensemble  nous puissions donner un nouveau souffle à l’Afrique », émet le coordonnateur comme un vœu.

Les regards restent désormais braqués à 360° sur ces jeunes femmes dont l’arme de combat n’est rien d’ordre que les souris, clavier, ordinateurs et connexion internet.

Toute l’équipe de Tech en Afrique souhaite bon vent au programme Amazones 3.0 !
Togo : Création imminente d’un Tech Hub pour entrepreneurs numériques

Le Togo veut ouvrir un Tech hub, autrement dit un incubateur pour accueillir et accompagner les projets technologiques. Une étude faisabilité a été menée en ce sens par CTIC-Dakar. Ce jeudi,  le  Ministère des Postes et de l’Economie Numérique a organisé une rencontre pour dévoiler le contenu de  l’étude de faisabilité.

Le pays entend se doter d’infrastructures de qualité pour répondre aux défis que pose le développement des nouvelles technologies. Ce projet tombe sans doute à pic du fait de l’abondance de projets dans le domaine  des TIC et surtout que la touche innovante  y est.

« Le Togo, à l’instar d’autres pays africains, dispose d’un extraordinaire potentiel, en matière de technologies numériques, du fait de la jeunesse de ses populations et de ses capacités à proposer des alternatives innovantes pour l’avenir » a relevé dans son allocution de circonstance Cina Lawson, ministre des postes et de l’économie numérique.

En confiant la réalisation de cette étude à CTIC-Dakar, premier incubateur et accélérateur d’entreprises en Afrique de l’Ouest basé à Dakar (Sénégal), le ministère veut s’assurer de la qualité des travaux et de leurs impacts.

« C’est une frange de la population qui pourrait ainsi constituer un véritable levier dans le développement socio-économique du Togo en général et dans celui du secteur numérique, en particulier » a-t-elle rajouté.

Le  Tech Hub sera construit sur une superficie de 3000m2 et aura en son sein, un « Fablab », des bureaux, des salles de conférence modulables, des espaces de coworking, des salles de réunions et de formation, des espaces de détente etc. Le lieu, à s’en fier au communiqué du ministère « se veut hybride, multifonctionnel et ouvert afin de favoriser les rencontres, les échanges, les débats, la créativité et l’innovation entre entrepreneurs, investisseurs et décideurs de tous les secteurs ».

Au Togo, il existe des centres d’incubations privées à l’instar de Africa Coworkers, Woelab,  JIED,  Innov’up, Eco Hub et Star-aid qui s’ouvrira d’ici quelques mois.

Crédit photo : MPEN

Le Maroc, leader des technologies en Afrique

Le Maroc est leader en matière de  développement des technologies. L’annonce a été faite lors de  la conférence sur les technologies, l’innovation et la société.Un classement des pays les plus avancés dans le domaine technologique le place en tête de liste devant  l’Egypte, le Kenya et le Nigéria.

Les travaux de la 6ème édition de la Conférence sur la technologie, l’innovation et la société « CyFyAfrica 2018 » se sont déroulés  à Tanger, avec la participation d’académiciens, d’experts, d’industriels et d’opérateurs technologiques venus des quatre coins du monde. Une des plus grandes annonces qui retient les esprits est celle qui place le Maroc en pôle leader des technologies en Afrique.

«Le Maroc arrive en tête de la liste en raison de son contrôle sur les exportations technologiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (45%), ainsi que la réalisation de plus de 10% de croissance annuelle dans les secteurs de la technologie de l’information et de la communication durant les cinq dernières années», note cette étude.

Le Royaume à travers la mise  en œuvre de sa stratégie «Maroc Digital» compte s’imposer comme le premier du domaine en Afrique. Il y croit dur comme fer. «Le 21e siècle doit être celui de l’émergence du monde arabe, de l’Afrique et des Nations en développement. Nous avons la chance d’y parvenir grâce aux technologies», explique les organisateurs du  Cyfy Africa.

Quant au Cyfy Africa 2018 ,  elle a permis en trois jours de rassembler des participants issus de l’Afrique, l’Europe, l’Amérique et de l’Asie pour débattre de plusieurs thématiques parmi lesquelles les efforts en cours en matière d’intégration technologique de l’Afrique, les besoins présents et futurs du continent en la matière puis  l’impact de ces technologies sur les sociétés et éventuellement les  craintes suscitées par leur utilisation massive.

 

Crédit photo : mil21

Les 30 Jeunes Entrepreneurs Africains Les Plus Prometteurs En 2018

Les jeunes entrepreneurs africains ne cessent de faire bouger les choses. Ils prennent plus de risques que jamais et montent des entreprises phénoménales qui s’attellent à résoudre les difficultés auxquelles ils sont confrontés et créent des emplois dans le processus.

Pour la septième année consécutive, ce classement annuel des 30 jeunes entrepreneurs africains les plus prometteurs met sur le devant de la scène quelques uns des jeunes talents et innovateurs les plus exceptionnels du monde professionnel africain actuel. Ces trente noms ont été sélectionnés parmi plus de 650 nominations envoyées par email, étudiées par une petite équipe et approuvées par un panel de juges experts, pour veiller à ce qu’ils méritent leur place dans ce classement.

Dans les milieux variés de l’immobilier, des services financiers, de l’industrie, des médias, de la technologie, des technologies vertes, de l’agriculture et de la mode, les 30 jeunes entrepreneurs africains sélectionnés sont impatients de faire changer les choses sur ce continent. Ensemble, ils représentent l’élite entrepreneuriale, innovatrice et intellectuelle de leur génération. Certains des noms ci-après ont déjà figuré à ce classement dans le passé, mais la majorité d’entre eux sont nouveaux.

Voici donc la promotion 2018 du Classement des 30 jeunes entrepreneurs africains les plus prometteurs (non ordonné), qui transforment l’Afrique aujourd’hui.

Temitope Ogunsemo, Nigeria

Fondateur de Krystal Digital

Né au Nigeria il y a 33 ans, Temitope Ogunsemo est le fondateur de Krystal Digital, une entreprise de technologie de l’éducation en pleine expansion, spécialisée dans la création, la mise au point et le déploiement d’applications logicielles personnalisées et axées sur le service pour les institutions pédagogiques du Nigeria. L’entreprise est fondée en 2010 à Lagos, et son produit phare est MySkool Portal, une application internet pour le système de gestion des données des écoles, qui stocke et archive ces données et a été adopté par plus de 50 lycées publics dans le pays, avec plus de 65 000 utilisateurs étudiants actifs. Krystal Digital compte désormais plus de 150 employés et un chiffre d’affaire annuel de plus de 3 millions de dollars (2,4 millions d’euros).

Nthabiseng Mosia, Afrique du Sud

Fondateur de Easy Solar

À 28 ans, Nthabiseng Mosia est le co-fondateur et directeur financier (ainsi que directeur marketing) de Azimuth, plus connue sous le nom de Easy Solar. Cette entreprise commerciale a une mission sociale : elle cherche à rendre l’énergie propre moins chère pour les communautés d’Afrique de l’Ouest qui ne bénéficient pas du réseau national. Elle distribue et finance des appareils de grande qualité fonctionnant à l’énergie solaire et restant abordables, grâce à un système de location avec option d ‘achat qui fonctionne avec une technologie de « Pay as you go », où l’utilisateur paie en fonction de son utilisation. Ce modèle opérationnel est soutenu par une marque de confiance qui s’est construite sur un excellent service client et un réseau d’agents locaux prêts à tous les efforts, pour être sûrs que l’énergie solaire soit disponible pour une large gamme de clients mal desservis par le réseau. Easy Solar est actuellement présent en Sierra Leone, où plus de 87 % des 7 millions d’habitants vivent sans électricité. Dans les zones rurales, seul 1 % de la population à accès à cette énergie. Depuis le lancement de ses opérations en 2016, l’entreprise a fourni de l’électricité à plus de 40 000 personnes dans le pays. Elle compte 35 employés et 40 agents, avec des points de vente dans 8 des 16 districts de Sierra Leone. Aujourd’hui, Easy Solar a levé plus de 2 millions de dollars (1,6 million d’euros) auprès d’investisseurs comme Acumen, Gaia Impact Fund, Cordaid, le Fonds d’aide aux entreprises africaines, MasterCard et le Fonds SIMA.

Oluwatobi Ajayi, Nigeria

Co-fondateur de Jetvan

Oluwatobi Ajayi, 30 ans, est le co-fondateur et PDG de Jetvan Automobiles Limited, le plus grand vendeur de Mercedes-Benz Sprinter du Nigeria. Il a commencé sa carrière chez Mercedes-Benz Nigeria, où il est devenu directeur de département (vans industriels) à 24 ans. En 2015, il a rassemblé un groupe d’investisseurs et a fondé Jetvan, qui vend plus de 500 véhicules par an.

Paul Kihiko, Kenya

Fondateur de Wing It Nairobi

Du haut de ses trente ans, Paul Kihiko est le fondateur de Wing It Nairobi, le premier et le seul service de restauration rapide qui ne serve que des ailes de poulet. Leur premier restaurant au centre commercial Galleria au Kenya a connu un grand succès, avec un chiffre d’affaire annuel à 6 chiffres. L’année dernière, Wing It a levé 75 000 $ (61 000 €) auprès de deux investisseurs pour une part minoritaire dans l’édition kenyane de Dragon’s Den. Ils doivent ouvrir un nouveau restaurant cette année.

Abubakar Sadiq Mohammed Falalu, Nigeria

Fondateur de Falgates

Abubakar Sadiq Mohammed Falalu, 27 ans, est le fondateur de Falgates, une entreprise qui cultive et transforme du riz. Elle possède un moulin à riz d’une capacité de 15 tonnes par jour, et une culture de riz qui emploie plus de 180 personnes dans l’État du Kaduna, au nord du Nigeria. En 2017, son chiffre d’affaires atteignait 400 000 $ (325 000 €)

Etop Ikpe, Nigeria

Fondateur de Cars45

Cars45, fondée par Etop Itke, est la plus importante entreprise de vente et de mise aux enchères d’automobiles du Nigeria. En mai dernier, elle a levé plus de 5 millions de dollars (4 millions d’euros) pour des Series A de Frontier Cars Group. Etop Ikpe est un entrepreneur expérimenté, qui a travaillé dans les domaines du transport, de l’automobile, des technologies de communication mobile et du marketing. Il était auparavant le directeur commercial de Konga, l’une des plus grandes plates-formes d’e-commerce du pays, et avant cela il était le Président et co-directeur général de DealDey, le concurrent de Groupon en Afrique de l’Ouest.

Obinna Okwodu, Nigeria

Fondateur de Fibre

Obinna Okwodu, 27 ans, est diplômé du MIT et un ancien analyste de Morgan Stanley Investment Bank. Il est aussi le fondateur de Fibre, une start-up de location de propriétés à Lagos qui permet aux locataires de la classe moyenne de payer mensuellement leur loyer. Louer des propriétés résidentielles à Lagos, au Nigeria, pourrait ne pas être évident. En effet, non seulement les maisons y sont surévaluées, mais les propriétaires demandent généralement aux locataires potentiels de payer les deux premières années de loyer d’avance. Fibre grandit donc rapidement et gagne en popularité auprès des nombreux foyers de classe moyenne de Lagos.

Gossy Ukanwoke, Nigeria

Fondateur de Edutech et de BAU Executive Education

Entrepreneur dans l’éducation, Gossy Ukanwoke, 30 ans, est le fondateur de BAU Executive Education, qui propose des programmes de formation des cadres aux professionnels, aux cadres et aux étudiants qui cherchent à développer leur compétences commerciales ou managériales, à la fois en ligne et en présentiel. Sa société de portefeuille, BAU R&D, vient de finir des investissements dans deux universités traditionnelles du Nigeria. Il est aussi le président de EduTech Nigeria, une entreprise de technologie qui travaille avec les universités pour automatiser en ligne le parcours des étudiants, de l’inscription au diplôme, en aidant les universités africaines traditionnelles à faire passer leurs diplômes présentiels en ligne avec la mise en œuvre des meilleures technologies, gestions de processus, recrutements, admissions et conseils.

Rahma Bajun, Tanzanie

Fondateur de MnM CLothing Line

Âgée de 29 ans, Rahma Bajun est la fondatrice et directrice artistique de MnM Clothing Line, une marque de vêtements populaire en Afrique centrale présente en Tanzanie et qui propose des vêtements, portefeuilles et autres accessoires pour hommes et femmes à des prix abordables, conçus dans le tissu populaire Kitenge d’Afrique de l’Est. L’entreprise compte 7 employés à temps plein et vend ses produits dans toute l’Afrique de l’Est.

Idris Sultan, Tanzanie

Fondateur de Sultan By Foremen

Idris Sultan, Tanzanien de 25 ans, a gagné l’émission de télé-réalité Big Brother Africa en 2014 et a ainsi remporté un prix de 300 000 $ (244 000 €). Il a fait bon usage de cet argent. En 2017, il a fondé Sultan By Foremen, une marque de chaussures qui est devenue très populaire chez les jeunes citadins de Tanzanie. La jeune entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 200 000 £ (163 000 €) en 2017.

Anerlisa Muigai, Kenya

Fondatrice de Nero

Anerlisa Muigai, fille de la célèbre industrielle kenyane de l’alcool Tabitha Karanja, part sur sa propre voie. À 30 ans, elle est la fondatrice de Nero, une entreprise de boisson qui produit et vend la marque à succès Executive Still Water à travers le pays.

Fahad Awadh, Tanzanie

Fondateur de XYTZ Agro-Processing

Fahad Awadh, 30 ans, est le fondateur de XYTZ Agro-Processing, une entreprise de transformation de noix de cajou, qui apporte de la valeur à l’échelle locale tout en créant des emplois et en augmentant les revenus des agriculteurs et de la communauté dans son ensemble. Le site de transformation phare de l’entreprise est celui de Zanzibar, avec une capacité de 2 500 tonnes par an. L’année dernière, XYTZ Agro-Processing a levé 500 000 $ (407 000 €) d’investissements auprès du Fonds d’aide aux entreprises africaines pour construire un nouveau site de traitement à Mwtara, au Sud-Est du pays.

Jean Bosco Nzeyimana, Rwanda

Fondateur de Habona Ltd

Jean Bosco est le fondateur et PDG de Habona Limited, une entreprise qui fournit des services intégrés de traitement des déchets et les transforme en combustibles abordables et verts, comme du biogaz ou des briquettes de biomasse. Elle est également en train de se diversifier dans l’installation et le maintien de sites de centrales d’énergie verte, qui vont du solaire à l’éolien en passant par la biomasse et l’hydraulique, mais aussi dans l’agriculture écologique.

Patricia Majule, Tanzanie

Fondatrice de Unique Favors

Patricia Majule, 24 ans, est la directrice et fondatrice de Unique Favors TZ, une entreprise qui met au point et fabrique localement des fournitures pour soirées personnalisées, des cadeaux et des box pour des soirées informelles et d’entreprise dans toute la Tanzanie. Elle a fondé son entreprise en 2014, quand elle a remarqué que de nombreux tanzaniens importaient leurs fournitures de l’étranger. Elle a fait grandir sa société progressivement et emploie aujourd’hui dix personnes.

Ricky Rapa Thomson, Ouganda

Fondateur de SafeBoda

Ricky Rapa Thomson est un entrepreneur ougandais de 29 ans, co-fondateur de SafeBoda, le « Uber » ougandais des taxis motos. Il a été un des piliers de la croissance de SafeBoda, qui rassemble aujourd’hui une communauté de plus de 1 000 chauffeurs qui ont accepté la technologie qui allait avec l’appli SafeBoda.

Doreen Estazia Noni, Tanzanie

Fondatrice de 102.5 Lake FM

Doreen Estazia Noni est la fondatrice de Eskado Bird, une marque tanzanienne de vêtement et de mode, qui produit des accessoires inspirés du tissu Kitenge typique de l’Afrique de l’Est. Elle est aussi la propriétaire de 102.5 FM, une radio communautaire commerciale à Mwanza, en Tanzanie.

Ronke Bamisedun, Nigeria

Fondatrice de BWL Agency

Ronke Bamisedun, 30 ans, est la fondatrice de BWL Agency, une agence de relation publique leader sur le marché et basée à Lagos, au Nigeria. BWL Agency a conseillé des multinationales comme Pandora, Moet Henessy, Pernod Ricard et Universal Music Group, ainsi que de nombreuses organisations non gouvernementales. Il s’agit aussi de la seule filiale de Grayling au Nigeria.

Mostafa Kandil, Mahmoud Nouh, Ahmed Sabbah, Égypte

Co-fondateur de Jetvan

Ces Égyptiens, qui ont tous moins de 27 ans, ont fondé Swvl, un système de transports public de qualité, qui fournit un service de bus dans toute la banlieue du Caire. Il permet aux usagers de partager un trajet dans un van ou un bus lors des heures de pointe du matin ou de l’après-midi pour un tarif fixe, sans variations de prix. Grâce une application mobile, on peut réserver un trajet pour un montant abordable. L’année dernière, l’application de réservation de trajets Careem, basée à Dubhai, a investi 500 000 $ (407 000 €) dans Swvl pour en posséder une part minoritaire. Swvl, lancé en mars 2017, compte déjà une équipe de plus de 30 personnes et 100 000 trajets par mois au Caire et à Alexandrie.

Rodrique Msechu, Tanzanie

Fondateur de Anza Strategy

Après avoir travaillé au bureau de Business France à Nairobi, Rodrique Msechu est retourné en Tanzanie en 2016 pour fonder Anza Strategy, avec une mission et une vision on ne peut plus claires : encourager les avancées économiques en favorisant la participation et la responsabilisation des Africains porteurs de changements. La société fournit des conseils commerciaux et a collaboré avec plus de trente entreprises venant de quatre continents pour des études de marché et des stratégie d’entrée en Tanzanie.

June Syowia, Kenya

Fondatrice de Beiless Group

À seulement 22 ans, June Syowia dirige Beiless Group, une agence de marketing « expérientiel et numérique » qui grandit rapidement et a pris en charge des campagnes marketing pour plus de 50 marques kenyanes populaires ces deux derniers mois. La jeune entrepreneuse a reçu le Prix pour étudiant entrepreneur 2017 du Kenya.

Ibrahima Ben Aziz Konate, Côte d’Ivoire

Fondateur de Poultry d’Or

Ibrahima Ben Aziz Konate, 23 ans, est le fondateur de Poultry d’Or, une entreprise qui produit et distribue des volailles fraîches et d’autres produits agricoles. Les animaux sont abattus, nettoyés, préparés et livrés dans la même journée. L’entreprise s’est spécialisée dans la production et la distribution de produits alimentaires agricoles et espère vendre des poulets à des prix compétitifs directement aux consommateurs. Le jeune fondateur a déjà remporté le prestigieux prix Anzisha 2017.

Nasir Yammama, Nigeria

Fondateur de Verdant Agri Tech

Nasir Yammama est le fondateur de Verdant, une entreprise de chaîne de valeur agro-technologique qui vise à soutenir les agriculteurs pour améliorer leur production grâce aux téléphones mobiles. L’entreprise propose en effet sur mobile des extensions agricoles, des informations sur les marchés, du soutien à la gestion, et un accès aux services financiers pour petits agriculteurs.

Simbarashe Mhuriro, Zimbabwe

Fondateur de Oxygen Private Energy Limited

Simbarashe Mhuriro, 32 ans, est le fondateur et directeur de Oxygen Energy Private Limited, un producteur d’énergie indépendant qui développe les énergies renouvelables et s’est spécialisé dans les centrales de taille industrielle et les projets pour toits terrasses. En 2017, le Fonds africain pour les énergies renouvelables, géré par la Banque africaine de développement (AfDB), a approuvé une subvention de 965 000 $ (780 000 €) pour Oxygen Energy Private Limited afin de soutenir la préparation d’un projet solvable pour l’installation de panneaux solaires produisant 20 MW, sur les toits de bâtiments du Old Mutual Property Group, le plus grand groupe de gestion d’investissements dans l’immobilier du Zimbabwe. Une fois le projet achevé, il fournira une alimentation compétitive et fiable à des centaines de petites et moyennes entreprises à travers le pays.

Abdellah Mallek, Algérie

Fondateur de Sylabs

Cet entrepreneur algérien de 28 ans a fondé l’un des premiers incubateurs de start-up d’Algérie, appelé Sylabs. Il s’agit d’un espace de co-working, de création, et d’un incubateur de talents situé dans le centre-ville d’Alger, qui mêle art, technologie et entreprenariat propres aux start-up pour encourager la créativité et le développement des talents.

Gloria Michelle Otieno Muka, Kenya

Fondatrice de Recours Four Kenya Consultants Limited

En 2013, Gloria Michelle Otieno Muka, 31 ans, a fondé Recours Four Kenya Consultants Limited (R4Kenya), une entreprise de services professionnels de ressources humaines en pleine expansion située à Nairobi, au Kenya. Elle a fait démarrer son entreprise avec 2 000 $ (1600 €) provenant de ses économies et, en quatre ans, celle-ci est devenue une société au chiffre d’affaire de 400 000 $ annuels (325 000 €) avec plus de 15 employés. Recours Four Kenya propose des services de RH professionnels en consultance, recrutement, formation, tests psychométriques et externalisation de personnel. Elle compte parmi ses clients le groupe de la Banque mondiale, le conseil national des examens du Kenya, USAID, GlaxoSmithKline et Sportpesa.

Brigitha Faustin, Tanzanie

Fondatrice de OBRI Company

Brigitha Faustin, 31 ans, est la fondatrice et directrice de OBRI Company, une entreprise agro-industrielle dont les principales activités comprennent la production et la mise en bouteille d’huiles comestibles de la marque OBRI. Cette entreprise a le statut d’entreprise sociale coopérative. Sous cette forme, OBRI a donné plus d’autonomie à plus de 230 agriculteurs tanzaniens locaux, organisés en coopératives, en leur ouvrant des marchés durables pour leurs produits. Les huiles culinaires de OBRI sont vendues au détail dans tout le pays.

Harold Okwa, Nigeria

Fondateur de Jetseta

Harold Okwa est un entrepreneur nigérian de 30 ans, fondateur de Vestates, une agence immobilière de luxe basée à Abuja. Il a également fondé Jetseta une entreprise qui propose un accès simplifié et abordable à des services de transport aérien et de navettes en hélicoptère, au moyen d’une application mobile qui connecte directement les voyageurs aux compagnies aériennes avec des tarifs attractifs dans le monde entier, en direct.

Rajiv Mehta, Kenya

Fondateur de Tangerine Investments

Rajiv Mehta; 32 ans; est le fondateur de Tangerine Investments, une entreprise de publicité qui utilise les véhicules de transports publics, les poubelles et les lampadaires pour mettre en avant les produits de ses clients dans tout le Kenya. Fondée en 2008, l’entreprise a notamment travaillé pour Kenya Airways, Pizza Inn, Subway et Coca-Cola HP. Elle enregistrait en 2017 un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars (814 000 €).

 

Source : Forbes France