Tanzanie : En 2020, la 4G sera disponible sur l’île de Zanzibar

L’opérateur de téléphonie mobile, Vodacom a annoncé l’extension du réseau mobile de 4G sur l’île de Zanzibar. Ce déploiement aura lieu au cours de l’année prochaine. Cette opération rentre dans le cadre du projet d’extension de la couverture à haut débit à travers la Tanzanie avec la 4G à Zanzibar.

Vodacom veut élargir sa base d’utilisateurs au très haut débit dans le pays. Cela permettra l’amélioration de ses revenus grâce aux nouveaux services à valeur ajoutée qui susciteront la consommation.

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Dar es Salaam a été la première ville à accueillir le très haut débit en Tanzanie. C’est en 2016 que Vodacom a entamé le déploiement de la 4G dans le pays. La technologie avait été mise à la disposition du public grâce à l’expertise technique de la société technologique finlandaise Nokia.

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Vodacom Tanzanie a acquis un spectre pour 10 005 000 USD. Cela s’est fait en 2018, au cours d’une vente aux enchères organisée au début du mois de juin 2018 par l’Autorité de régulation des communications de Tanzanie (TCRA). Cette somme lui a donné les moyens de répondre à ses ambitions.

Raheem Geraldo

Internet World Stats/ Top 10 des pays les plus connectés d’Afrique

1 Internet World Stats a plus de 204 millions d’abonnés en Afrique. Il a publié le Top 10 des pays les plus connectés de l’Afrique.

Ce dernier classement date du 30 juin 2019. Internet prend de plus en plus d’ampleur et s’invite dans la vie et le quotidien des africains.

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Bien que l’Afrique souffre du manque d’infrastructures adéquates, 10 pays d’Afrique paraissent sur la scène internationale comme les plus connectés.

1- Kenya

2- Liberia

3-Tanzanie

4 – Seychelles

5 -Tunisie

6 -Mali

7 -Maurice

8 – Cap Vert

9- Maroc

10- Nigeria

Ces pays disposent aujourd’hui d’un bon niveau de connectivité grâce à la fiabilité des installations d’accès à internet.

Le Liberia doit cette étonnante performance à 4 millions de comptes Facebook pour une population totale de 4,9 millions de personnes.

Internet World Stats est un site Web international contenant des informations actualisées sur l’utilisation d’Internet dans le monde, les statistiques de population, les statistiques de médias sociaux et les données de recherche de marché Internet, pour plus de 243 pays et régions du monde.

Crédit photo : Iwaria

Roland ADJELE

Tanzanie : L’intelligence artificielle à la rescousse des éléphants

Un parc de Tanzanie s’est doté de mini-caméra intégrant l’intelligence artificielle pour protéger les éléphants des braconniers. La solution est proposée par l’organisation Resolve puis conçue par Intel.

Les éléphants du parc national du Serengeti en Tanzanie peuvent circuler en paix. Ils peuvent aussi dormir sans crainte. Des caméras ‘intelligentes’ proposées par Resolve, une organisation à but non lucratif qui œuvre pour la conservation des animaux dans le monde, sont posées au sein du parc.

L’intelligence artificielle en question a été développée par Intel. Elle est alimentée par une batterie d’une autonomie de plus d’un an et permet de mettre la différence entre des êtres humains, des animaux et des véhicules. Sa  grosseur équivaut à la taille d’un pouce humain.

Pour Eric Dinerstein, directeur de la biodiversité et de la faune pour Resolve, l’IA est un peu comme «sentinelle intelligente». Il a laissé entendre par le biais d’un communiqué que  «les caméras intelligentes vont aider les rangers du parc à repérer les braconniers et à les arrêter avant qu’ils tuent».

Resolve tire la sonnette d’alarme quant à la disparition préoccupante des éléphants. En moyenne, un éléphant d’Afrique est abattu toutes les quinze minutes.  Cette situation est essentiellement due aux actions des braconniers qui persistent dans le commerce juteux d’ivoire, pourtant répréhensible selon les pays.

L’organisation espère déployer le dispositif dans une centaine de réserves et de parcs en Afrique, en commençant par celui du Serengeti et de la Garamba.

Selon les experts, si le rythme de disparition des éléphants ne change pas positivement, il est sûr que dans les prochaines décennies, l’on en entende plus parler. L’organisation compte vulgariser l’utilisation du dispositif dans une centaine de réserves et de parcs en Afrique, en commençant par celui du Serengeti et de la Garamba.  En un mot, les quelque 100 000 éléphants qui existent actuellement sont menacés d’extinction d’où l’action de la technologie.

 

Crédit photo :Paris Match

Andela et OpenClassrooms outillent les développeurs logiciels au Rwanda et en Tanzanie

Le colosse de l’éducation en ligne, OpenClassrooms et Andela, entreprise internationale spécialisée dans la formation de concepteurs de haut niveau, ont annoncé la semaine dernière, avoir conclu une collaboration portant sur un programme baptisé « Andela Learning Community » destiné à former et rendre performants, un millier de développeurs web en herbe au Rwanda et en Tanzanie.

Dans le communiqué conjoint annonçant le partenariat, les deux parties ont indiqué que le programme ALC de trois mois créé et exécuté par OpenClassrooms, est une version adaptée et sur mesure du parcours diplômant symbolique en développement Front-End de l’entreprise Andela.

«Nous sommes très heureux de nous joindre à Andela pour outiller les étudiants rwandais et tanzaniens en leur donnant à la fois les capacités techniques en développement web et en matière de leadership», a déclaré Stéphan-Eloïse Gras, Directrice des partenariats stratégiques en Afrique chez OpenClassrooms. Selon elle, c’est une occasion offerte aux talents locaux de s’affirmer.  «Ensemble, nous présentons aux talents cachés et publics en difficulté les opportunités qu’ils méritent. C’est une première étape importante vers une instruction plus intégrante, menant à la création d’emplois en Afrique», a-t-elle expliqué.

La participation à ce programme est subordonnée à une sélection d’Andela. Cette dernière offre aussi une occasion aux étudiants de partager leur expérience avec une communauté internationale de 3 millions d’étudiants qui se forment chaque mois sur son site. Ils pourront également solliciter une bourse d’étude de 4 ans offerte par Andela.

La bourse leur offrira un accès à l’international à distance depuis le campus de Kigali où ils travailleront. Ainsi, le programme ALC non seulement forme les concepteurs web mais aussi, les met en relation avec un réseau d’entreprises tech à la recherche de talents. «Je suis ravi de faire partie de ce programme qui nous permet de mettre nos aptitudes au service des enjeux de notre communauté africaine, afin de créer le développement que nous voulons !», a témoigné Jean-Paul H., étudiant à OpenClassrooms.

 

Ahlin ACCROBESSI

Mobile Money: l’Ouganda, le Ghana et la Tanzanie, prochains relais de croissance

C’est le groupe bancaire Citi Group qui fait la révélation. Dans une note de recherche publiée sur l’évolution du mobile money dans le monde, le Ghana, la Tanzanie et l’Ouganda, sont présentés comme les prochains relais de forte croissance dans le secteur.

Avec le Kenya, ces pays apparaissent dans le top 10 mondial sur le taux de pénétration de ce système de paiement au sein de la population.
D’autres pays comme le Nigéria et l’Egypte pourraient aussi former un marché attirant pour des solutions de paiement via le mobile. Mais pour les analystes de Citi Group, ces deux économies sont des mystères pour les investisseurs du domaine.

Ce rapport vient confirmer les données de la Banque centrale du Ghana qui estime que les transactions financières du mobile money ont atteint 2,3 milliards de crédit ghanéen fin décembre 2017. Un exploit qui porte la signature des compagnies télécoms avec en pole position MTN qui totalise 90% des comptes d’argent mobile détenus dans les banques commerciales. Pour certains, le montant détenu par MTN plaide fortement en faveur de la compagnie dans sa quête d’établir une «banque numérique» sous réserve d’obtenir l’approbation réglementaire requise.

Le dernier rapport de la Banque centrale ougandaise indiquait également que le mobile money a le vent en poupe. En 2016, les transferts d’argent mobiles ont atteint les 43,43 milliards de shillings ougandais (environ 12,16 millions de dollars), contre 32,7 milliards (une hausse de 34% par rapport à l’année précédente). De manière générale, le marché du mobile money en Ouganda a connu une progression sans précédent ces six dernières années.

Cette analyse jette un regard nouveau sur un secteur, où le narratif d’une multitude d’opportunités semble souvent se séparer de la spécificité de certains marchés. Avec aujourd’hui 320 millions d’abonnés actifs au Mobile Money, l’Afrique devra encore attendre pour passer à l’autre étape de développement de ce service.

 

Ahlin ACCROBESSI

Ecobank Fintech Challenge 2018 : Voici les lauréats

La deuxième édition de l’Ecobank Fintech Challenge  est entrée dans l’histoire. Les  équipes finalistes ont rivalisé de talents ce jeudi dans la salle de conférence du siège d’Ecobank à Lomé. 3 lauréats ont été primés.

Elle sera inscrite en lettre d’or dans les annales de l’histoire. La deuxième édition du concours mettant en lice les meilleures solutions de paiement mobile s’est déroulée ce jeudi 30 août. Au  terme de cette compétition, 3 startups ont été retenues. Elles vont bénéficier de financements de la part du Groupe Ecobank et de l’accompagnement des mentors.

Pour cette édition de l’Ecobank Fintech Challenge 2018, NALA (Tanzanie) a décroché la première place avec un prix en espèces de 10 000 $. Elle est suivie de Virtual Identity (Afrique du sud) qui part avec un chèque de 7 000 $. La solution nigériane Wallet.ng occupe la  3ème place et empoche 5 000 $. Au-delà des fonds, le Groupe Ecobank appuie ces jeunes entreprises à devenir ses partenaires pour dit-on faciliter leurs implantations dans les 33 pays où elle (Ecobank) est déjà présente. Des experts assurent  aussi l’encadrement des équipes.

 

Mieux connaitre les trois gagnants

 

Nala

L’application de transfert d’argent Nala a cette particularité de pouvoir être utilisée sans connexion internet c’est-à-dire hors ligne. Cela fait d’elle une solution utilisable dans tous les milieux surtout ruraux où le taux de bancarisation est souvent presque inexistant. Elle rassemble plusieurs services financiers pour en faire un. Les concepteurs de Nala affirment que leur solution peut héberger plusieurs SIM et faciliter la gestion de dépenses et le contrôle des finances. Benjamin Fernades, le fondateur de l’entreprise nous a confié que son ambition est de pouvoir  étendre sa solution à tout le continent africain.

 

Virtual Identity

Virtual Identity rend virtuel l’accueil réservé à un client. Elle permet de mettre en place une conférence en mode virtuel entre un client et l’agent d’une entreprise donnée. Un moyen pour les entreprises de profiter de l’ère du numérique pour se rapprocher des clients malgré la distance. Cela offre gain de temps et d’argent avec une possibilité de rencontrer virtuellement son client et de travailler ensemble. C’est donc dire que la possibilité est donnée désormais à  une entreprise installée en Afrique du sud de converser avec un client basé aux Etats-Unis.

 

Wallet.ng

Grâce à Wallet, il est possible de recevoir des paiements de l’international et au niveau local. Les transactions sont facturées à  1,2% au niveau local que ce soit par carte, portefeuille ou compte bancaire. Cette commission est de 4% lorsque le paiement vient d’une carte étrangère.

« Nous bâtissons une banque  au service de ceux, de plus en plus nombreux qui ont grandi dans un monde numérique. Nous avions la volonté de bâtir une banque aussi naturellement à sa place sur votre appareil que Facebook et WhatsApp », confient les fondateurs de l’entreprise au service communication du Groupe Ecobank.

Autant de moyens qui facilitent la vie des populations et conduit le continent africain à mieux s’y prendre avec le numérique.

 

Tanzanie : Facebook poursuit son projet « Express Wi-Fi »

Lancé depuis 2017, le projet  « Express Wi-Fi » de l’entreprise américaine Facebook est en cours de renforcement en Tanzanie. Prévu pour faciliter l’accès à la connexion sans fil à quelques 2 600 personnes, le projet peine à assurer sa couverture géographique.

Dans la ville d’Arusha, au Nord-Est de la Tanzanie, le géant Facebook et le fournisseur d’accès à Internet, Habari Node travaillent main dans la main. A travers le service « Express Wi-Fi », ils veulent bien offrir l’Internet à moindre coût à une partie de ceux qui n’en ont pas. Le souci lié à la zone de  couverture du projet sera résolu par les techniciens de la société américaine.

« L’équipe travaillant sur ces solutions s’est développée pour inclure des ingénieurs aux États-Unis, en Europe et en Israël. À Boston, notre équipe a développé un logiciel qui simplifie la gestion du réseau pour les opérateurs et leur permet de déployer des réseaux Wi-Fi maillés », a expliqué Vish Ponnampalam, ingénieur en systèmes sans fil chez Facebook.

Et de poursuivre « Des équipes de Menlo Park en Californie ont mis au point un nouveau cadre de routage optimisé pour les réseaux maillés Wi-Fi à grande échelle, avec jusqu’à 50 voire plus de points d’accès, en utilisant moins de connexion de retour. Et des équipes en Israël, en Irlande et à Dubaï ont travaillé avec des partenaires pour planifier et déployer Express Wi-Fi ».

Le projet « Express WiFi » permet à Facebook de collaborer avec des opérateurs, des fournisseurs d’accès Internet et des entrepreneurs locaux afin d’étendre la connectivité aux régions mal desservies du monde entier. Wi-Fi Express est disponible en Inde et s’étend peu à peu au reste du monde. Facebook a lancé ce même projet en mars 2017 au Kenya. De l’autre côté, le géant Google annonce vouloir en faire autant  au Nigeria.

Susan Mashibe, la femme la plus influente de l’aéronautique en Afrique

Contrairement aux idées reçues, les femmes du continent s’illustrent dans des secteurs à dominance masculine. Susan mashibe, la première spécialiste de l’aéronautique en Tanzanie, est un modèle parmi tant d’autres. La quarantaine largement dépassée, elle est un as de la maintenance et du pilotage d’avions de ligne commerciale.

 

Une ascension fulgurante

Passionnée de l’aéronautique depuis son enfance, Susan mashibe a fait de son rêve une réalité concrète. Après l’obtention d’un baccalauréat scientifique en 1993, elle poursuit ses études en aéronautique aux Etats-Unies. Entrée dans un domaine peu familier, Susan opte d’abord pour des cours de formation en aéronautique puis fréquente l’école d’ingénierie des mécaniciens d’avions de la South Western Michigan College. Cette étape est bouclée par un diplôme en ingénierie et mécanique d’avions en 1996.

Par la suite, susan s’engage pour 5 années de formation en mécanique aéronautique et  pilotage à l’issue desquelles, elle devient  pilote certifiée par l’administration fédérale des USA et ingénieure en maintenance aéronautique, la seule femme pilote du pays à posséder une double certification dans son domaine.

Très déterminée, Susan n’a cessé d’apprendre.  Son goût pour les études lui a permis d’intégrer les Universités d’Harvard et Oxford où elle s’est imprégnée des notions de leadership.

De retour au pays en 2003, elle fait de l’entrepreneuriat aéronautique, son cheval de bataille.  Femme d’affaires dynamique, elle ne tarde pas à se démarquer sur le marché africain de l’aéronautique. Elle créé en 2003, Tanzanite Jet Centre, la seule société spécialisée dans l’appui logistique en matière d’aviation d’affaires dans la sous-région qui devient plus tard, VIA Aviation Limited. Susan porte aussi la caquette de Directrice de  Kilimanjaro Aviation Logistic Center, une société chargée de fournir des autorisations aux jets privés.

 

De succès en succès

Les œuvres de Susan Mashibe, témoignent de sa forte personnalité. Ces dernières ont eues, partout au monde, des échos favorables qui lui ont valu de grandes distinctions honorifiques telles que: le prix Young global Leader du Forum économique mondial de Davos et le prix de la femme la plus puissante du magazine Fortune en 2011 ainsi qu’une bourse de l’archevêque Desmond Tutu en 2009.

Les services de Susan sont sollicitées par d’éminentes personnalités comme des chefs d’État, des monarques, de grands cadres de multinationales, des personnalités civiles ou militaires. On compte, parmi sa clientèle, des célébrités à l’instar de Jacob zuma,  Ophra Winfrey, Georges Bush et Barack Obama.Par ailleurs, Susan Mashibe a joué un important rôle dans la campagne Ebola des Nations Unies en tant que pilote des vols.

Entrepreneure chevronnée en matière de business aéronautique, elle oriente ses actions vers le social et se donne pour mission de promouvoir les sciences et mathématiques auprès des jeunes filles du cycle primaire et secondaire en Tanzanie.

 

Landry M.

La Tanzanie fabrique son tout premier hélicoptère

Un hélicoptère fabriqué par des ingénieurs tanzaniens fait couler plus d’encre que de salive aussi bien sur les médias internationaux qu’africains. C’est du jamais vu dans ce pays où les difficultés liées au transport sont légion.

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L’appareil en question a été conçu dans le cadre d’un projet initié  par un  Département d’ingénierie mécanique d’une université d’Arusha (ville  du nord de la Tanzanie). Ils sont au nombre de deux, ces ingénieurs qui sont à l’origine de cette innovation. Il s’agit d’Adisai Msongole et Abdi Mjema. L’ambition d’une telle initiative est de pallier aux problèmes récurrents liés au transport.

Au début, l’idée de jeunes ingénieurs était de construire un appareil qui servira dans la surveillance du territoire, les opérations de sauvetage et même dans le domaine agricole.

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A en croire Abdi Njema, ils n’attendent que l’accord des autorités tanzaniennes  de l’aviation civile pour valider leur prototype. Il continue en ces termes : « Une fois que nous obtenons l’approbation de l’aviation, nous allons terminer la partie la plus sensible de l’hélicoptère, le montage du rotor principale ».

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D’ici 2018 les hélicoptères tanzaniens caresseront les airs. Au moins 200 hélicoptères seront mis sur le marché chaque année.