2019, année des startups en Afrique

Les startups africaines ont été les principaux sujets de discussion ces dernières années. Elles interviennent dans divers secteurs, tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, la logistique, la finance.

Des startups africains ont recueilli plus de 1 million de dollars $ en 2019 . Elles ont été cité sur LinkedIn dans un post de Maxim Bayen. D’après les données environ 12% de ces startups sont cofondées par des femmes entrepreneures.

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La plupart des investissements ont été alloués à des startups sud-africaines (19), suivies du Nigéria (15), du Kenya (7), de l’Égypte, de l’Ouganda et du Ghana (4), ainsi que du Zimbabwe, de la Tunisie, de la Tanzanie et de la Zambie (1).

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Ces startups ont collecté plus de 520 millions de dollars en 2019 auprès de 120 investisseurs différents. Elles continuent de recevoir un soutien financier d’investisseurs providentiels locaux et mondiaux.

Raheem Geraldo

L’entreprenariat en Afrique, un vrai parcours du combattant [Tribune]

L’expression américaine «Only the strongests survive» (seuls les plus forts survivent), prend tout son sens dans l’aventure entrepreneuriale en Afrique. L’environnement des affaires en général, les lenteurs administratives, l’environnement politique, culturel et social, sont autant de facteurs qui ralentissent l’entrepreneur africain.

Le jeune entrepreneur ou l’entrepreneur ayant déjà une expérience professionnelle avérée sont confrontés aux mêmes difficultés quand ils décident d’entreprendre en Afrique.

Le premier obstacle quand vous avez identifié un besoin de la société dans laquelle vous vivez et que vous avez décidé de mettre en place un projet d’entreprise pour répondre à ce besoin (demande, faiblesse), vous rencontrez la résistance de votre entourage à qui, naturellement, vous parlez de votre projet.

Généralement, on vous dit que c’est très risqué de laisser un poste dans une entreprise pour se lancer dans l’entreprenariat ou quand vous débutez votre carrière après les études, on vous suggère de plutôt chercher du travail.

Dans les deux cas, l’environnement culturel qui devrait être le premier levier de motivation de l’entrepreneur est défaillant. Jusqu’à très récemment, l’entreprenariat était vu en Afrique (francophone en particulier) comme une activité secondaire à un emploi principal. Alors que l’encouragement et la motivation au démarrage d’une entreprise sont des facteurs essentiels, car ils contribuent pour près de 40 % de la réussite.

Le second obstacle, c’est l’environnement des affaires lui-même. Les économies africaines ne sont pas forcément formatées pour être des créatrices de richesses et des producteurs de valeurs ajoutées, même s’il y a depuis 15 ans une transformation structurelle importante de la configuration de ces économies à vocation consommatrices. Dans un tel environnement, l’entrepreneur est livré à lui-même. Il y a certes des institutions mises en place pour assister les investisseurs, beaucoup de campagnes de sensibilisation et des politiques publiques qui œuvrent dans ce sens.

Cependant, la réussite de toutes ces initiatives est intrinsèquement liée à une solide volonté politique en faveur de la productivité, de la transformation de produits bruts en produits finis, de la performance des politiques publiques et l’évaluation de leur mise en application, de la bonne gouvernance, de la solidité des institutions publiques, et de l’efficacité de l’administration publique. Cette volonté doit faire l’objet d’une priorité absolue. Force est de constater malheureusement que ce n’est pas encore vraiment le cas dans de nombreux pays africains… pour l’instant.

Le troisième obstacle est la capacité des «apprentis entrepreneurs» d’être structurés, sérieux, rigoureux, courageux, aventureux et résistants aux pressions et chocs extérieurs. Il existe deux catégories d’entrepreneurs en Afrique. Les entrepreneurs par défaut et les entrepreneurs par vocation.

La probabilité de réussir pour les premiers est quasiment nulle, car pour eux, entreprendre est une période de transition en attendant de trouver le job parfait dans une entreprise de la place ou être nommé dans l’administration. En étant dans cet état d’esprit, il est clair que «l’apprenti entrepreneur» ne fera pas preuve d’abnégation, de sérieux, de résistance et de courage, dans l’aventure de construction du projet d’entreprise. Alors que ces valeurs sont essentielles pour espérer pouvoir réussir dans l’entreprenariat. Les entrepreneurs par vocation ont, au départ de l’aventure, 50% de chance de réussite, car l’entreprenariat est en effet une vocation. Il est nettement plus difficile d’entreprendre et réussir que de passer brillamment un entretien d’embauche et décrocher le job de rêve.

Le quatrième obstacle, qui en réalité ne représente que 20% des challenges à relever pour un entrepreneur africain, à mon sens, contrairement à ce que l’on pense habituellement, est le financement de son entreprise, à la création de l’entreprise, pendant la période de décollage et à l’atteinte de la vitesse de croisière (5 ans en moyenne).

Vu le contexte culturel et l’aversion à l’entreprenariat, les «business angels» africains n’existent quasiment pas. L’entrepreneur doit tout d’abord compter sur lui-même, donc sur ses propres ressources, ce qui fait défaut à la majorité. Le financement public est très limité. Le marché des capitaux en Afrique dans sa généralité n’est pas adapté au financement des PME et des startups. Les banques sont frileuses, car elles estiment que l’asymétrie d’informations est trop importante pour avoir une bonne visibilité sur la qualité de crédit des PME et des startups. Les fonds d’investissement ont des tickets d’entrée trop élevés pour les PME et les startups, et les institutions de microfinance proposent de faibles ressources de financement et des taux d’intérêt prohibitifs.

Enfin, le marché des obligations et des actions, comme partout dans le monde, n’offrent pas d’opportunités aux PME et aux startups. Dans l’UEMOA cependant, la Bourse régionale des valeurs mobilières vient d’ouvrir un compartiment PME, mais pour celles qui ont déjà atteint la vitesse de croisière et qui cherchent à passer dans «la cour des grands». On pourrait voir cela comme un début de solution pour les PME sur le marché des actions et des obligations. Cet environnement difficile dans lequel évoluent les entrepreneurs africains les a amenés à être très innovateurs, créatifs, afin de surmonter ces obstacles pour réussir.

En conclusion je dirai que quand l’on entreprend et réussit en Afrique, on peut entreprendre et réussir partout ailleurs dans le monde. On devient aguerri aux nombreux challenges possibles de l’entreprenariat.

 

Stanislas Zézé, PDG Bloomfield Investment Corporation

 

Source : Afriquelatribune

Des pays africains à la pointe de l’agro-technologie en Afrique

Le contient africain connait un boom dans le secteur de l’Agritech, des nouvelles technologies au service de l’agriculture.
Au cours des deux dernières années, le nombre de start-up a augmenté de 110℅ et plus de 19millions $ ont été investis durant cette période.

De nos jours ,82 startups d’agro-technologie opèrent dans 16 pays africains.

En Afrique, le Kenya demeure le pionnier le principal marché dans le secteur de l’Agritech. L’Afrique de l’Ouest ne démérite pas du  tout. Elle une place pas des moindres, la deuxième et troisième place qui reviennent respectivement au Nigéria et au Ghana.
Ces trois pays représentent plus de 60% des startups agro-technologiques actives en Afrique selon une étude réalisé par Disrupt Africa.

42 nouvelles startups en 2016 et 2017 ont pris leur envol sur cette approche conjuguant technologie et agriculture.

Pour Gabriella Mulligan, co-fondatrice de Disrupt Africa : « il y a eu récemment une formidable accélération sur le marché de l’agro-technologie, et c’est l’un des espaces les plus intéressants à regarder en Afrique aujourd’hui ».

Par ailleurs, Tom Jackson, également co-fondateur a indiqué de son côté que « tout le monde sait à quel point le secteur agricole est important en Afrique, mais récemment, il est épargné par les innovateurs technologiques, qui évoluent soudainement alors que les investisseurs réalisent l’ampleur des défis auxquels sont confrontés les agriculteurs ».

Rappelons qu’un nombre important d’entrepreneurs se concentrent sur la fourniture de solutions FinTech pour l’agriculture alors que les startups sont particulièrement impliquées dans l’e-commerce pour près de 33% d’entre elles. Dans cette logique, des  plates-formes de partage d’informations et de connaissances ont vu le jour.

Crédit photo : nocamels

Alfred Nadjere

 

La Gambie est-elle déconnectée de l’entrepreneuriat?

La Gambie, la dynamique entrepreneuriale n’y est pas très encourageante. Ceci est dû en grande partie à une pénurie de compétences et au très faible niveau de l’électrification du pays.Selon le directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de la Gambie (GCCI), Alieu Secka interviewé dans son bureau à Bijilo « l’offre incohérente d’électricité est le problème majeur entravant le développement durable des affaires dans le pays ».

Ce qui semble être une vérité car en Gambie ce n’est pas les opportunités d’affaires qui manquent. Déjà avec ses 80 kilomètres de littoral, c’est l’une des plus joviales et attrayantes côtes de l’Afrique. Ce pays à la forme d’une langue dans le Sénégal, ou la côte souriante, comme l’aiment à le dire certains, possède des stations balnéaires, des routes commerciales et des vues paradisiaques qui offrent plus de chances d’entreprendre aux jeunes afin de contribuer à l’émergence de leur pays.

Il est vrai que durant ces dernières années, l’environnement n’était pas vraiment propice pour certains business du fait qu’il y régnait l’inégalité dans les règles du jeu des entreprises.Mais finalement, ça s »améliore comme le souligne Alieu Secka : « l’environnement est beaucoup plus juste pour les entreprises après avoir traversé une période difficile ces dernières années. On commencent maintenant à voir des signes de progrès dans les entreprises en Gambie ».

Même si l’ancien régime est indexé comme n’ayant pas favorisé le culte entrepreneurial dans le pays, il est bien de noter aussi que la jeunesse ne semble pas aimer l’entrepreneuriat ; elle aime plutôt s’expatrier en Europe.
Il a fallu l’arrivée de Adama BARROW à la présidence de la République pour voir la naissance du culte du business chez les jeunes gambiens. En effet, depuis quelques temps on remarque une forte envie d’entreprendre chez les jeunes, cela non sans aucune contrainte. Jusqu’à présent l’entrepreneuriat n’a pas encore réussi à décoller. Beaucoup de raisons expliquent cela, d’abord le manque de formation des jeunes.  Il s’y ajoute une très mauvaise structuration dans l’environnement des entreprises, une lourdeur dans la fiscalité et les démarches administratives, mais également des difficultés dans l’accès au financement.

Consciente du niveau faible de l’entreprenariat dans son pays, la Vice-Présidente gambienne a refusé de faire endosser la responsabilité au  gouvernement dans son ensemble.Lors du lancement de la 12ème Foire Commerciale Internationale Gambienne, Aja Fatoumatta Jallow-Tambajang reconnaît clairement le rôle central de la transformation économique et du développement du secteur privé dans la réalisation de ses objectifs nationaux de développement. Mais selon elle, «Les entreprises gambiennes à travers les entreprises moyennes, nécessitent des processus de transformation stratégiques pour soutenir nos efforts actuels, améliorer l’environnement des affaires, attirer le soutien et habiliter les entreprises à investir dans les secteurs productifs de notre économie, investir et adapter les technologies nécessaires pour améliorer la productivité et la compétitivité de nos entreprises ».

C’est dans ce contexte que la Chambre de commerce et d’industrie de la Gambie (GCCI) s’est lancée dans des activités de pérennisation des actions du gouvernement pour la promotion de l’entrepreneuriat dans le pays. Ainsi Ce 11 Mai sera organisé le GCCI Business Awards Dinner 2018 à Bakau, évènement qui célébrera l’excellence du business gambien et honorera ces acteurs.

 

 

Fodé Ngaly COULIBALY

Edition 2 : le concours Francophonie 35<35 est relancé

L’espace francophone africaine est bourré de talents, d’innovateurs qui de par leurs créations impactent leurs communautés. S’il y a quelques années de cela, il n’y avait presque pas de plateforme ni de tribune d’expression, aujourd’hui c’est de l’histoire ancienne. Vous êtes jeunes âgés de moins de 35 ans et vous pensez que votre innovation, votre création est utile à plus d’un et  mérite d’être mis en avant et récompensés ? Ce concours vous est destiné.

D’après le communiqué officiel du comité d’organisation dont Techenafrique a reçu copie « L’initiative 35<35 vise à célébrer 35 jeunes personnalités en dessous de 35 ans qui font bouger l’espace francophone.  Les Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35 récompensent des jeunes francophones inspirants âgés de 18 à 35 ans qui ont à leur actif des réalisations exceptionnelles dans leurs communautés ».

  •  Célébrer l’innovation venant de jeunes francophones talentueux

« Nous avons travaillé cette année à mettre l’accent sur les retombées de la première édition afin de donner une nouvelle dimension aux Prix Jeunesse de la Francophonie 35<35 et célébrer l’innovation venant de jeunes francophones talentueux. Raison pour laquelle, nous invitons le plus grand nombre de personnes à postuler à l’appel à candidatures » a ajouté Pierre Nahoa, Commissaire général édition 2017.

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Après le succès sans contexte de l’édition précédente, cette 2e édition est marquée par l’introduction de nouveaux prix: « Jeune Francophone de l’Année »; «Interprétation Cinéma », « Musique », «Personnalité Radio, TV ou Internet ».  Et comme chaque année, il est prévu un accompagnement à tous les lauréats.

Les catégories concernés sont  : Agriculture et Agri Business, Arts, Culture et Mode ,Blog et Innovation Média , Cadre d’Entreprise et Intrapreneuriat , Innovation Sociale (Entrepreneuriat) , Interprétation Cinéma ,Musique, Personnalité Radio, TV ou Internet ,Plaidoyer et Société Civile, Service Public ,Technologie.

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La prestigieuse soirée  de récompense, prévue pour le 16 Septembre 2017 à Abidjan, Cote d’Ivoire, verra la participation des décideurs du monde francophone, de startuppers, d’entrepreneurs toute catégorie confondue. A noter que le Super Prix du Jeune Francophone de l’Année recevra un accompagnement financier à hauteur de 3000 euros,l’équivalent de 1 965 000 F.

Infos pratiques :

Catégories : 19

Tranche d’âge : Entre 18 à 35 ans

Date et lieu de la soirée de récompense : le 16 Septembre 2017 à Abidjan, Cote d’Ivoire

Site officiel de Francophonie 35<35 :  Cliquez ici pour plus d’infos