L’édition 3 du SIISNA aura lieu du 14 au 16 novembre au Gabon

Le Salon International des Incubateurs et start-ups numériques d’Afrique (SIISNA) est à sa troisième édition. Ses organisateurs ont pour destination Gabon après la Côte d’Ivoire et le Bénin.

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Cette édition est organisée par Smartcreator et ses partenaires dont Protech Management Labs et Even’s Consulting. Elle se déroulera du 14 au 16 novembre 2019.

« Innovation technologique : véritable levier de croissance économique et de compétitivité ». Tel est le thème phare de cette 3ème édition. D’autres sous-thèmes ayant trait au big data, l’intelligence artificielle, les monnaies électroniques seront développés.

« L’événement ambitionne d’être la plateforme la plus efficace et dynamique offerte aux entreprises, entrepreneurs, porteurs de projets, incubateurs, techniciens de gestion et conduite d’entreprise et investisseurs du numérique pour une prospérité garantie par la synergie des forces mises ensemble », lit-on dans un communiqué de presse.

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Le SIISNA a pour objectif de rencontrer tous les principaux acteurs de la chaîne économique du numérique. Ceci dans le but de faciliter l’échange de ressources nécessaires à une exploitation du plein potentiel du secteur en Afrique. 

Il faut noter qu’un concours de pitch permettra de sélectionner les meilleurs projets. Le lauréat remportera la somme de 1000000 de francs CFA pour accélérer le développement de son projet.

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Depuis deux ans, Smartcreator  et ses partenaires dont Tech en Afrique sillonnent le continent africain pour rencontrer et mieux comprendre chaque écosystème.

Alexine Afaya

Bénin/ SIISNA 2018  : A la découverte des  5 projets primés

Au terme de la deuxième édition du salon international des incubateurs et startups numériques d’Afrique, des projets primés ont été dévoilés. Ils sont au nombre de 5.  C’est la suite logique de l’appel à projet lancé plus tôt et dont l’étape finale  s’est déroulée ce vendredi 15 juin. Au Total, 5 projets ont été retenus pour bénéficier d’accompagnement sous diverses formes. Retour sur ce volet du SIISNA.

Vendredi 15 juin, il est 15 h dépassé de quelques minutes. La salle est comble puis une atmosphère de « sérieux » et de concentration prend place. Les membres de jury bien installés, c’est l’heure des pitchs ou simplement de la présentation des idées d’entreprises.

Un peu de stress- naturellement-, les candidats passent chacun à son tour entre hésitation et encouragements. Des projets amènent le public à applaudir de par leur ingéniosité. D’autres ne suscitent pas forcément grande admiration puisque méritant d’être amélioré avant déploiement. Des démonstrations en live, des explications de fond, de la concision, un pitch sans support, cela demande la maîtrise de son propre projet et éventuellement une certaine prédisposition à répondre aux questions des membres du jury. De tractations en tractations, 5 projets ont été retenus. Nous vous les présentons de façon succincte par ordre de mérite.

 

Buz’Up

 Cette application mobile a été créée par RabTech, une jeune pousse excellant au Bénin dans le développement d’application. Avec à sa tête, Roland Alavo, cette entreprise se bat au quotidien pour faciliter la vie aux Béninois en particulier et Africains en général en rendant dématérialisant les lois et autres.

Quand à BuzUp, il s’agit d’une application mieux un annuaire pour les entreprises et administrations publiques. A ce jour, il y en 12 000 qui sont enregistrées. Les hôpitaux et centres de santé, les commissariats, les ambassades, les consulats, les ministères et administrations publique les guichets automatique, les banques, les mécaniciens, les stations essences, y sont. Au-delà, l’application sert de guide pour les touristes et permet à tout le monde de retrouver son chemin en se servant de la localisation.

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C2I

La startup C2I veut avoir place très importante en matière de technologie en Afrique et au Bénin en particulier. Elle a choisi de combiner des concepts de Service, Formation et innovation tout en étant un Studios de Start-up en technologie. Dans le cadre du SIIISNA, elle a présenté un dispositif de sirène automatique. En cas de choc ou d’accident par exemple, le véhicule envoie des informations aux services d’assurance. Une démonstration a permis au public de voir de plus près de quoi il était question.

 

Alivo

Lasolution batipsée « Alivo » (paisible route en dialète fongbé) est un système qui garantit le déploiement rapide et automatique des services de sécurité et de santé lorsqu’un accident de voitures survient  sur les axes routiers.

Nansewe

Nansewe est une application de référence pour réviser et réussir les examens de fin d’année. Elle est destinée principalement aux élèves de 3ème et Terminale toutes séries confondues.  SINT BENIN du nom de la startup confie vouloir  assurer 100% de chance de réussite aux différents examens. Nansewe propose le téléchargement des épreuves, corrigés-types, des TD, audios et vidéos de cours ,  Forum, avis de réunion, infos, signalement des absences, notes via sms, téléchargement des livres numériques (bibliothèque), recherche de répétiteurs, mémento, exercices d’application ,planification et emploi du temps, annales (anciennes épreuves d’examen), bulletins de notes et même la gestion des établissements scolaires.

Gnigban

La plateforme « Gnigban » (Mot qui signifie « Terre » en Adja) baptisée l’immobilier 3.0 « est la toute première plateforme exclusivement consacrée à l’immobilier commercial en Afrique », affirment ses concepteurs. Elle a pour mission fondamentale de favoriser la rencontre entre l’offre et la demande immobilières sur toute l’étendue du territoire considéré. Les professionnelles (agents immobiliers et démarcheurs) et les particuliers (propriétaires de biens immobiliers) sont les deux principaux acteurs qui animeront Gnigban par la publication de leurs offres.

« La spécialisation de la plateforme, la possibilité de trouver et contacter directement les agents immobiliers d’un quartier précis, la facilité de trouver un bien immobilier où on le souhaite, et surtout la possibilité de consulter gratuitement les annonces sur Gnigban sans un forfait internet grâce à notre chat bot messenger, sont autant des innovations que nous apportons afin pallier aux multiples problèmes que connaissent l’immobilier en Afrique et au Bénin », explique Donatien Sodokin, Consultant en immobilier commercial, promoteur de la solution.

 

Gnigban est accessible ici

 

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Bénin : Le crowdfunding décortiqué au SIISNA

La deuxième journée du SIISNA est marquée par une première conférence sur le crowfunding, le financement participatif. Faire financer ses  projets est possible grâce aux internautes. Mais ce système s’est fortement inspiré de modèles traditionnels africains.

Le financement participatif se révèle être une notion utile pour les jeunes en quête de financement pour ouvrir leurs entreprises. Tout part d’un constat : les banques n’ont pas le courage de financer les jeunes startups puisque ne disposant d’aucune garantie. « Comment faciliter le financement des startups face aux difficultés de bancarisation », tel est le thème de ce panel. C’est « un outil puissant de financement avec cette possibilité d’être accessible à tout le monde. Pleines de structures arrivent à lever des fonds pour fiancer leurs projet aussi bien au Bénin qu’ailleurs », souligne Noah Padonou Agbaffa, un des conférenciers.

Un passé modernisé ?

Selon les explications données, le crowdfunding  a été pratiquée dans les sociétés africaines mais de façon traditionnelle. Il consistait à mobiliser toute une communauté autour d’un projet personnelle souvent à caractère social. Mais avec la mondialisation, le concept a été modernisé pour être étendue aux projets d’entreprises donnant naissance au crowdfunding moderne.

A côté, il y  a la tontine locale qui consiste à cotiser de l’argent sur une période donnée et le remettre aux contributeurs à tour de rôle. Un des participants a réclamé le retour aux concepts anciens, ces modèles de développement qui n’ont rien à envier aux banques.  « Je me demande si on ne doit pas élaborer des projets de thèses sur ces modèles de financements ? », souligne un participant. Le crowdfunding ressemble selon les constats à un passé africain modernisé.

Pour les entrepreneurs, il s’avère utile d’avoir des projets innovants, ayant aussi un impact social. Au-delà, un accès particulier doit être mis sur le côté mobilisation de la foule, ce qui découle directement de la communication.

« Cette séance nous a permis de réfléchir sur d’autres dimensions afin d’avoir de façon adéquate des financements pour mieux faire la promotion de nos produits et services », lâche Carlos Djego, un autre participant.

 

Assou Afanglo, envoyé spécial de Tech en Afrique à Cotonou (Bénin)

Bénin : Partir du SIISNA pour penser « Afrique numérique »

Rendez-vous de l’entrepreneuriat en général de l’entrepreneuriat numérique en particulier, le Salon International des Incubateurs et Startups Numériques d’Afrique ( SIISNA) vient d’être lancé ce 14 juin à la chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB). Des entrepreneurs et férus du monde numérique venant du Burkina Faso, du Sénégal, du Niger, du Ghana, du Togo et du Bénin, entre autres  y participent.

Au lancement du SIISNA, les organisateurs ont mis l’accent sur l’entrepreneuriat numérique, des efforts en cours au niveau des Etats africains et du chemin qui reste à faire. Un public jeune composé de jeunes entrepreneurs, spécialistes du web, développeurs, médias a fait le déplacement.

Aubin Degan (photo) , le président du comité d’organisation a insisté sur l’importance de la mise en place d’un cadre juridique adéquat pour le développement de l’entrepreneuriat numérique sur le continent. Selon lui, il faut aujourd’hui accorder plus de facilités aux jeunes entreprises de se développer. Il salue tout de même les efforts en cours dans plusieurs pays mais suggère que d’autres mesures viennent galvaniser les entrepreneurs.

Pour lui aujourd’hui, l’Afrique doit être perçue comme un pays commun à tous les Africains pour qu’il n’y ait plus de barrières freinant la jeunesse. « Il faut réfléchir ‘Afrique’ comme nous le faisons dans  le cadre de ce présent salon. La première édition a eu lieu en Côte d’Ivoire et la deuxième au Bénin afin de lui donner toute sa dimension panafricaine », insiste Aubin Dégan. Et de poursuivre « L’entrepreneuriat est la clé qui ouvre toutes les portes, se permet de prouver qu’on peut être utile ».

Le SIISNA est enfin ouvert et sera clôturé le 16 juin prochain avec la toute première édition du concours African Digital Awards (ADA) destiné à primer les meilleures startups qui se démarquent leurs secteurs d’activités en lien avec le  numérique. Ce salon qui se déroule au Bénin se veut une plateforme d’échanges et de collaboration entre grandes  entreprises, incubateurs, startups et autres acteurs du monde digital. Il offre aux jeunes des opportunités d’emplois et les incite à s’investir dans la création d’entreprises dans le secteur du numérique.

 

Assou Afanglo, envoyé spécial de Tech en Afrique à Cotonou (Bénin)

Incubateurs et startups se retrouvent à Cotonou

Après une première édition tenue à Abidjan, le Salon International des Incubateurs et Startups numériques d’Afrique (SIISNA) se délocalise. La deuxième édition aura lieu à Cotonou les 14, 15, 16 juin prochains. Dans la foulée, nous nous sommes approchés du président du comité d’organisation, l’entrepreneur Aubin Degan. Il nous explique pourquoi avoir choisi de faire le salon dans un autre pays autre que le pays de naissance du projet et dévoile le contenu de cette rencontre. Un millier de personnes est attendu au SIISNA 2018 pour débattre du thème : « SYNERGY’TICS ou le défi de la synergie pour le développement de l’économie numérique en Afrique. »

Le SIISNA est couplé cette année du lancement de la 1ère édition du concours African Digital Awards qui permettra de distinguer  les startups et entreprises numériques les plus innovantes d’Afrique.

 

Comment expliquez-vous la délocalisation du salon ?

 Le SIISNA n’est pas délocalisé au sens propre du terme. Il a été plutôt conçu dans une vision panafricaine. De ce fait, nous l’organisons de façon itinérante à travers différents pays de l’Afrique. Car nous pensons que l’Afrique dans son entièreté mérite de vivre pleinement la quatrième révolution, celle du numérique.

 

 Pourquoi n’avoir pas peut-être  choisi le Togo ?

Le Togo est un beau pays qui mérite effectivement de vivre un événement aussi grandiose comme celui du SIISNA du fait de son écosystème local digital constitué de jeunes gens qui font un travail extraordinaire pour la promotion du numérique. Ce n’est que partie remise. Les éditions prochaines nous édifieront.

 

Cet événement sera clôturé par l’African Digital Awards qui récompensera les startups et entreprises numériques les plus innovantes du continent. A qui cela est destiné et comment y  participer ?

Effectivement nous pensons que c’est important de récompenser les acteurs qui font dans l’Innovation digitale non seulement pour les mettre en lumière mais aussi pour leur donner des opportunités internationales que cela soit techniques et financières.

Pour cette première édition des ADA, dix catégories majeures sont déclinées avec bien sûr 10 lauréats à récompenser venant de 7 pays d’Afrique. Les différents nominés sont issus des hubs incubateurs des sept pays sélectionnés. Dans les années à venir, nous analyserons la possibilité de l’ouvrir à un plus large public en changeant bien sûr le mode de sélection.Le comité avisera en son temps.

Le thème de cet événement est : « SYNERGY’TICS ou le défi de la synergie pour le développement de l’économie numérique en Afrique. Comment le comprendre de façon simple ?

L’économie numérique est la nouvelle forme de l’économie dont l’impact sur la population africaine ne fait l’ombre d’aucun doute. Il est de ce fait important de faire un ancrage sur sa terminologie et de réunir un ensemble d’acteurs histoire d’analyser la possibilité de mieux faire sa vulgarisation. Car ne l’oublions pas l’Afrique a une grande part à jouer dans cette révolution majeure car bénéficiant d’une population constituée de  près de 70% de jeunes.

 

Que souhaitez-vous que ces événements apportent à l’Afrique ?

Nous voudrions qu’à travers  ces deux événements majeurs, donner plusieurs de visibilité et d’opportunités aux  jeunes startups africaines à travers les partenaires stratégiques qui nous accompagnent tels Bond’innov et Afric’innov.

D’autres parts sensibiliser les acteurs à divers niveau surtout étatique sur l’élaboration d’un cadre qui favorise l’essor des   startups digitales et par ricochet la mise en œuvre d’un cadre juridique d’accompagnement des porteurs de projet et des  startups.

Car nous croyons fortement que l’une des voies de développement de l’Afrique passe inexorablement par l’économie numérique.