Coronavirus : La Chine fait appel à la robotique et l’intelligence artificielle

Le Coronavirus ne doit plus se propager continuellement. La Chine est décidée à le contenir grâce à la technologie. Elle se fait accompagner par le géant de le tech Baidu ( équivalent de Google en Chine, ndlr).

L’intelligence artificielle et la robotique aident à protéger le personnel contre la contamination au Coronavirus. Elles  améliorent aussi son efficacité dans le suivi de la maladie, a déclaré à nos confrères de Sputnik Xu Canhao, de l’Institut d’informatique et de technologie à l’Université de Suzhou.

En termes de déploiement de dispositifs technologiques pour endiguer au maximum l’épidémie, il y a des robots  pour remplacer les hommes.

«Quant à la technique, l’utilisation de robots aide à empêcher la propagation de l’épidémie, les virus biologiques étant sans danger pour eux. Il peuvent remplacer les humains pour accomplir bien des travaux liés à la prévention et à la lutte contre la propagation de l’épidémie», explique l’interlocuteur de l’agence. Huawei et Huazhong élaboreraient en commun un vaccin contre le virus avec l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Les robots réalisent des appels téléphoniques et aident à la prévention du coronavirus. Un système d’appels téléphoniques effectués par des robots permet d’interroger les habitants sur leur état de santé. Ces chatbots peuvent par exemple conseiller des patients à distance. 

L’empire du Milieu fait usage des capteurs infrarouges qui seraient à même de détecter des cas de coronavirus dans les aéroports et les gares.

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Togo : EDINOV crée une communauté de la robotique (vidéo)

EDINOV (Éducation Innovation) est un organisme d’innovation qui travaille dans le domaine de l’éducation. À travers ses programmes de formation en robotique, il familiarise les apprenants au monde d’automatisme.

Ce programme de formation, vise à créer une communauté de robotique. Cette communauté pourra trouver des solutions technologiques adaptées aux réalités du pays. Durant cette formation, les participants ont appris les bases de la robotique, les bases du dessin 3D ainsi que le fonctionnement de l’ergonomie d’un système et la manière de communiquer avec un système.

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EDINOV veut créer une jeunesse tournée vers l’innovation. Il veut aussi apporter la technologie dans le système éducatif. « Nous voulons former une génération de jeunes tournée vers le constructivisme et qui réfléchit à des solutions vraiment pratique pour le pays », a affirmé Herbert Sodatonou, co-fondateur d’EDINOV.Le reste de la formation revient aux participants.

Ils doivent dans trois semaines finaliser un projet innovateur. Ce projet devra apporter une solution technologique adéquates dans une entreprise.« Il y a des petits problèmes dans nos quartiers qu’un système de robotique pourrait régler » a révélé Herbert Sodatonou. Il souligne ainsi l’importance de la robotique dans les entreprises togolaises.

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Nigeria : A 7 ans, Brendon Ikem est champion d’un concours de robotique

Brendon Ikem est vice-champion du monde des Robot World 2019 a 7 ans. Au Nigeria, il est premier à la phase de qualification pour le prochain WRO à Gyor, en Hongrie, du 8 au 10 novembre.

Près de 22 000 participants pourraient mettre le cap sur la Hongrie. Quant à Brendon Ikem , il compte décrocher le prix mondial.  Son objectif est de devenir le meilleur développeur ‘intelligence artificielle’ au monde.

Le WRO 2019 Nigeria avait pour thème :« Villes intelligentes ». Plus de 120 étudiants issus d’écoles publiques et privées y ont assistés. Ikem avait remporté la victoire aux côtés de son duo Christian Peter-Jesse lors de l’Olympiade mondiale des robots 2019.

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« Je suis enthousiasmé et heureux d’être le vainqueur du WRO 2019, je n’avais pas gagné l’année dernière, mais j’étais deuxième, alors je suis plus déterminé à être champion cette année », explique-t-il. « Je veux être le meilleur au monde », souhaite Brendon.

Le prochain défi est de travailler dur pour devenir champion du monde.  Il compte aussi sur le soutien de son père qui le soutient au quotidien. Le WRO Nigeria 2019 est une initiative de la fondation Arc Lights, depuis 2011.

Nigeria : Une équipe d’étudiants, lauréate d’un concours de robotique

Cinq étudiants de l’Université d’Ibadan ont remporté un million de nairas au Concours de conception du professeur Ayodele Awojobi (PAADC). Ils étaient appelés à proposer une solution exploitant la robotique et l’intelligence artificielle pour résoudre des problèmes de société.

Hive, une communauté d’apprentissage dirigée par des étudiants inspirée
d’Andela, a remporté le concours très disputé de la troisième édition du PAADC.

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Cette communauté construit des robots pour résoudre les problèmes sociaux du Nigéria. Elle a pu devancer 49 autres équipes de 20 institutions pour remporter le grand prix, ainsi que le soutien bénévole à la constitution d’une entreprise et au mentorat.

Hive a été qualifiée de meilleure idée lors de la compétition par un comité
d’experts.

Concours de robotique : Deux équipes Djiboutiennes se démarquent

Deux équipes djiboutiennes ont occupé la deuxième et troisième place lors du concours panafricain de robotique (Pan- African robotics competition PARC), qui s’est déroulé à Accra au Ghana.

Cette compétition a réuni plus de 21 pays d’Afrique et une équipe issue des USA. Elle s’inscrit dans la vision de mettre au défi, les jeunes étudiants africains face à la science et la technologie pour concevoir des solutions de planification, de gestion et de transformation des futurs villes africaines.

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Pour une première participation, les équipes djiboutiennes notamment I-Robot et AMFAH (ingénieurs) se sont distingués par leur sens de créativité. 

L’équipe I-Robot a proposé un robot d’assistance destiné à assister les travailleurs de la ville à constituer un pipeline commun et à gérer les inondations. 

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Quant aux ingénieurs AMFAH, ils ont mis en place un système de champs magnétique qui permet de brouiller le signal utilisé par les cellulaires afin d’améliorer la sécurité routière. 

Il faut noter que ces jeunes ont été accompagnés, et suivis par le centre de leadership de l’entrepreneuriat (CLE). 

En effet l’objectif du CLE est de promouvoir à travers ce type d’initiative, l’innovation en mettant à disposition des jeunes les équipements et accompagnements nécessaires pour la réalisation de leurs futurs projets. 

« C’est la première participation de notre pays qui a concouru avec des jeunes de tous les pays d’Afrique et des USA. Et nous sommes ravis et tellement fiers de la magnifique prestation de nos jeunes » , a laissé entendre  Ilyas Moussa Dawaleh, le ministre de l’économie et des finances.

Alexine Afaya

Sam Kodo :  « Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Sam Kodo est un geek, un féru des nouvelles technologies en général et de la robotique en particulier. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a commencé à bricoler ses premières machines. Du robot enseignant virtuel à l’ordinateur et tablette solaire, il a à son actif un certain nombre d’innovations qui lui ont valu des prix dans plusieurs pays.

Quelques semaines après avoir entamé son projet de drone agricole, la Rédaction de Tech en Afrique a voulu savoir plus sur les moyens d’actions de ce jeune. Il dévoile dans un entretien, ses difficultés, comment il les surmonte, sa vision et éventuellement comment il compte contribuer à un continent bouillonnant en matière de robotique. Interview.

 

Bonjour Sam, Parlez-nous brièvement de vous ?

 

Bonjour Tech en Afrique,

Je suis Sam Kodo, inventeur et entrepreneur togolais. J’ai crée en 2013 une entreprise spécialisée dans la conception des Tablettes et ordinateurs alimentés en énergie solaire pour améliorer l’éducation dans ma communauté. Cette innovation m’a permis  de remporter plusieurs prix nationaux et internationaux.

 

Depuis  quelques années, on vous a vu sur de différents projets. Pouvez-vous nous en parler ?

En Afrique il existe de nombreux défis et  challenges qui selon moi ne peuvent être relevés que par les innovations et la technologie. En tant qu’Africain, il est de mon devoir de les résoudre ou du moins inspirer d’autres innovateurs africains à les résoudre.

Tout a commencé à 8 ans par les robots que j’ai fabriqués avec les déchets électroniques et après ce fut le tour des ordinateurs alimentés en énergie solaire. Par après, ce fut des machines pour filtrer l’eau puis les robots éducatifs. Aujourd’hui ce sont les drones agricoles et je réserve encore pleins de nombreuses surprises.

Le but est de bâtir une sorte d’Empire de technologie en Afrique pour faire de l’Afrique le leader mondial dans ces domaines comme le Japon ou l’Amérique.

 

 Comment est-ce que vous vous organisez pour réaliser ces projets ?

Tout naît d’abord du constat d’un problème ou d’une situation, ensuite la créativité se met automatiquement en action. J’adore acquérir de nouvelles connaissances et faire des recherches sur internet. Je crois que ce sont ces valeurs qui me permettent d’arriver à avoir de nouvelles idées.

Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT
Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La plus grande des difficultés que j’ai rencontrée en tant qu’innovateur est d’abord  d’ordre moral. Il arrive parfois de rencontrer certaines personnes qui ne partagent pas forcément votre vision et  qui peuvent vous démoraliser avec certains propos négatifs ou dévalorisants, ce qui pourrait avoir pour conséquence de vous dévier de vos rêves. En évoluant, j’ai appris à éviter au maximum cette catégorie de personnes.

Enfin, une autre  difficulté peut être d’ordre matériel ou financier. Je me rappelle comment à mes débuts,  je cotisais mon argent de petit déjeuner pour acheter les jouets lors des foires dans le seul but de récupérer les moteurs électriques et pour payer des composants électriques.  C’était tout ce qu’il me fallait pour fabriquer mes robots.

 

Pour financer les projets, le manque de moyens financiers est souvent relevé par les acteurs. Qu’en est-il à votre niveau?

Pour réaliser un projet, il faut tout d’abord  croire en son projet et être flexible aux suggestions et inflexible aux critiques ‘négatives’. Ensuite, il faut prendre le temps de bien étudier son marché avant de passer à l’action. Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion. Seule l’action permettra à votre projet de voir le jour. Aujourd’hui grâce aux nombreux prix et compétitions remportés dans divers pays, j’arrive à financer mes propres projets.

 

Un commentaire sur l’écosystème tech du Togo/ de l’Afrique ?

Aujourd’hui nous sommes en train de connaître ce que j’appellerai « le siècle des lumières en Afrique » ou de grandes idées et innovations naissent et transforment le continent.

Il faut aussi savoir que chaque ère a une période limitée dans le temps. Si nos gouvernements ne profitent pas de cet instant pour soutenir les porteurs de projets africains, dans le futur ce sera trop tard pour notre génération et un jour on se reprochera cette grande erreur et comme conséquence on continuera par dépendre des aides extérieures.

 

Mots de fin ?

Cela fait déjà plusieurs mois que je vis aux Etats-Unis afin de m’inspirer de leurs technologies et leurs savoirs pour à mon tour, apporter ma contribution au développement du Togo.

Je partage avec vous cette citation de Nelson Mandela (Paix à son âme) qui disait : « Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. ». En tant que jeunes africains, nous avons pour obligation de développer notre continent. A vrai dire, les choses semblent impossibles à réaliser parce que c’est ce que nous croyons, or la vérité est que tout est possible. Si les autres ont réussi à développer leurs nations pourquoi pas nous ?

 

 

 

Union Bank of Nigeria se dote d’un logiciel robot pour ses activités

Avec la percée des Nouvelles Technologies , l’Intelligence Artificielle a conquis plusieurs secteurs d’activités. Le secteur bancaire n’étant pas du reste, cette dernière se digitalise, mieux encore, se « robotise ». Tel est le cas de Union Bank of Nigeria,une société cotée au Nigérian Stock Exchange et basée à Lagos, qui vient d’introduire un logiciel robot dans la gestion de ses activités bancaires.  Ceci est une première dans l’histoire de ce pays à forte croissance économique.

L’Union Bank of Nigeria va désormais composer avec une technologie innovante. Il s’agit de la Robotic Process Automation (RPA), une forme émergente de technologie d’automatisation des processus métier basée sur la notion de robots logiciels ou de travailleurs de l’intelligence artificielle (IA). Elle a pour avantages de simplifier les activités courantes, répétitives, empreintes de multiples erreurs, et d’automatiser les différentes tâches grâce à la numérisation.

Dans un environnement de travail où les managers sont à la quête de productivité au quotidien, l’automatisation des taches est d’une importance capitale. Appliquée au secteur bancaire, cette technologie permettra d’accroitre considérablement le rendement du personnel et d’améliorer le processus de traitement des opérations.

« La Robotic Process Automation permettra à nos employés de se concentrer sur d’autres tâches à valeur ajoutée et liées à la clientèle, ce qui améliorera la qualité globale de l’expérience client », précise, Emeka Emuwa, Directeur Général d’Union Bank of Nigeria.

Selon ses explications, la RPA est issue d’un vaste programme de transformation digitale, basé sur l’intégration de nouvelles technologies aux services bancaires en vue de faire face aux besoins sans cesse croissants de sa clientèle.

L’Union Bank of  Nigéria est l’une des plus grandes banques du pays. Créée en 1917 comme banque coloniale, elle a été rachetée par la Barclays Bank en 1925. Par la suite, elle deviendra en partie, une propriété nigériane en 1972. Il a fallu que Barclays se désengage complètement 1979 pour qu’elle obtienne son statut de banque nationale.

 

Landry M.

Viva Tech, La communauté Tech d’Afrique attendue en France

Les mordus de la technologie sur le continent africain seront du 24, 25 et 26 mai prochain à Paris dans le cadre de la troisième édition du salon Viva Tech. Les organisateurs y proposeront les dernières tendances en matière de nouvelles technologies. Plus de 100 startups d’Afrique en provenance de 15 pays seront présentes dans la capitale française.

Cette édition est coorganisée par le  groupe Publicis et le quotidien Les Échos. L’Afrique et ses startups sont donc en position -d’invité d’honneur- de privilégiés à cet événement d’envergure internationale. Une occasion, unique du genre pour promouvoir aux yeux du monde ce qui fait la particularité des inventions africaines. Des startups innovantes du continent viendront vanter les mérites de leurs produits et services. Un bon coup de pub pour trouver de potentiels investisseurs.

La plupart d’entre elles qu’il s’agisse d’applications mobiles ou de toute autre invention, contribue peu ou prou à résoudre des besoins cruciaux et  quotidiens rencontrés par les populations. Six pays africains ont leurs pavillons au Viva Tech parmi lesquels l’Afrique du Sud, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie.

Les sujets phares à aborder  tourneront autour de l’hôtellerie avec l’introduction des outils de la mobilité. Les dernières inventions  dans ce domaine seront passées au peigne fin. Il y a aussi un lab dédié au continent noir, des pavillons pays, des challenges et une gamme variée de conférences spécifiques. Des espaces thématiques sont prévus, histoire d’amener les participants à pouvoir  tester des prototypes de voitures autonomes, découvrir dix nouveaux robots et expérimenter la réalité virtuelle. Un espace de jeu puis un tournoi d’e-sport  seront au rendez-vous le 26 mai.

Des ténors y seront  

A part Maurice Lévy, Président du Conseil de Surveillance de Publicis Groupe et cofondateur de VivaTech, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook sera à Paris pour débattre de la thématique : « Tech for Good » en marge du salon au cours d’un panel avec le président français Emmanuel Macron.  Le Nigérian Tony Elumelu, de la banque UBA, et le Soudanais Mo Ibrahim seront aussi de la partie.  D’autres  technophiles pas des moindres viendront décortiquer  l’impact du digital sur de multiples secteurs d’activité  notamment Chuck Robbins (Directeur Général de Cisco), Virginia « Ginni » Rometty (Présidente Directrice Générale d’IBM) ou encore Bill McDermott (Directeur Général de SAP).

Le salon Viva Tech rassemble chaque année près de 80 000 participants, 8000 startups,  1400 investisseurs et au-delà de tout 103 pays.

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Crédit photo : sortiraparis