Mali: la plateforme «GU-Poste» favorise l’accès aux transactions d’argent

Au Mali  ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Arouna Modibo Touré procédait en fin d’année dernière au lancement de la plateforme «GU-Poste» en présence du PDG de la Poste, Ibrahima Haidara et des opérateurs économiques. A travers cette plateforme de transaction d’argent , le but visé est de répondre aux nécessités des citoyens afin de diminuer la pauvreté dans les zones urbaines et rurales.

« Grâce aux efforts conjugués du gouvernement, des populations et des partenaires, la plateforme contribuera au recul de la pauvreté, à favoriser l’égalité des chances tant les milieux urbains et ruraux en matière d’accès aux transactions d’argent » a déclaré Ibrahima Haidara.

Pour le PDG de la Poste, il s’agit aussi d’assurer aux ménages et aux communautés déshéritées, un meilleur accès aux prestations socioéconomiques de base d’une part, et de procurer des occasions de génération de revenus aux jeunes nécessiteux et vulnérables d’autre part».

Quant au ministre Arouna Modibo Touré, il a garanti que son département ne ménagera aucun effort pour satisfaire les exigences des citoyens. La plateforme « GU-Poste » qui s’inscrit aussi dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de l’inclusion financière au Mali mettra en valeur l’écosystème de l’économie nationale.

Pour rester compétitif et renforcer sa présence à travers le monde, la poste doit s’accommoder à la transformation rapide du contexte international et augmenter sa visibilité à l’échelle nationale et mondiale, en misant entre autres sur des appareils numériques. En outre, la plateforme financière GU-Poste comprend une cellule permettant d’exciter les différentes activités économiques et de mettre en lumière leurs expertises et projets en cours, a affirmé le ministre avant d’estimer que « la plateforme est un instrument très intéressant pour faire rayonner les talents d’ici, surtout celui des acteurs émergents de notre économie. C’est dans un esprit de collaboration que la plateforme GU-Poste sera mise au profit de la croissance du secteur postal et de notre économie nationale. »

Crédit photo : Maliactu

 

Ahlin ACCROBESSI

 

Maroc : Orange lance sa plateforme de cyber défense

L’opérateur Orange a annoncé son projet de cyber défense, un centre de sécurité au Maroc, consolidant ainsi la présence de la société en Afrique du Nord. Le nouveau centre donnera lieu à des partenariats avec des instituts pour concourir à l’émergence d’une future génération d’experts en cyber sécurité en Afrique.

« Ce nouveau centre nous assurera une ferme position sur le marché marocain et fera d’Orange Cyberdéfense du Maroc le centre névralgique pour répondre aux exigences des entreprises des pays d’Afrique francophone où le groupe Orange est déjà présent. Notre but est de devenir le leader de la cybersécurité en Afrique francophone », a affirmé Michel Van Den Berghe, PDG d’Orange Cyberdéfense.

Établie dans la ville de Casablanca, le nouveau centre de cyber défense  recevra 50 des plus grands professionnels de la cybersécurité de la contrée et s’appuiera sur l’assistance du centre d’excellence d’Orange de la cybersécurité en France. Orange emploie présentement environ 1 300 experts en France et dans le monde. La plateforme de cybersécurité de l’opérateur téléphonique a choisi de faire de la capitale économique une étape de son déploiement à l’international. Pour s’entourer des compétences les plus exigeantes, «la nouvelle structure ambitionne de recruter les meilleurs profils localement, et pourra s’appuyer sur les centres d’expertise du numéro 1 français de la cybersécurité», indique Orange.

Afin d’accélérer son évolution, ce Hub sera engagé dans une allure de formation et d’accompagnement des jeunes recrues par des partenariats avec de grandes institutions qui contribueront à l’instruction des techniciens en cybersécurité. Orange Cyberdéfense invente, réalise et contrôle les systèmes de défense qui protègent les actifs nécessaires de ses clients. Les prestations qu’offrira le centre dans le pays seront les mêmes que celles déjà présentées en France. Elles iront du conseil et des essais de pénétration (Pentests), à l’installation de méthodes de protection, mais également aux services de surveillance avec un Cyber Soc et un Centre de réponse et d’alerte aux attaques informatiques.

Crédit photo : Twitter

AHLIN ACCROBESSI

 

Ghana : Une plateforme pour suivre en temps réel le trafic voix et data international

Une plateforme de surveillance en temps réel du trafic voix et data vient d’être lancée au Ghana.  Construite par Kelni GVG, l’infrastructure permettra à l’Autorité des communications du Ghana (NCA) de suivre en temps réel le trafic télécoms international. L’instrument assurera ainsi au gouvernement un calcul authentique des taxes sur les appels internationaux.

Edmund Fianko, chef de projet à la NCA, a expliqué que la « plateforme commune est un système de contrôle, elle ne produit pas de rétributions directes. Nous pouvons à l’avenir inspecter les données issues des opérateurs de téléphonie de manière autonome ».

Répondant aux organisations de la société civile qui ont lancé des actions en justice contre la plateforme, la ministre des Communications, Ursula Owusu-Ekuful, a appuyé qu’il « n’a jamais été question d’empiéter sur la vie des citoyens. Notre seule finalité est de procurer un moyen d’examiner les dépêches issues des compagnies de téléphone à des fins fiscales, conformément à la loi ».

Au-delà d’un meilleur suivi du trafic télécoms pour une élévation des rentrées fiscales, la plateforme commune de supervision des télécommunications permettra aussi au gouvernement ghanéen de faire une économie de 1,1 million de dollars US par mois.

La plateforme commune de supervision des télécommunications répond donc à un triple objectif : permettre aux autorités ghanéennes de disposer d’un système unique de suivi en temps réel des données statistiques sur les communications internationales leur assurant la spéculation exacte des taxes télécoms dues, lutter contre les procédés de communication illicites de caractère Sim-Box, suivre les prestations de transfert d’argent mobile et participer à la lutte contre le blanchiment d’argent.

Unique sur le continent africain, cette plateforme apporte au Gouvernement du Ghana une vision autonome des relevés de télécommunications lui permettant de disposer d’un calcul authentique des charges réellement dues et d’en augmenter la collecte.  Kelni GVG recevra 1,5 million de dollars US par mois pour sa gestion. Après cinq ans, la plateforme construite et gérée dans le cadre d’un accord de construction appartiendra au Ghana.

 

Ahlin ACCROBESSI

 

Togo: Les étudiants ingénieurs en quête de visibilité grâce à Enginnova

Un groupe d’étudiants vient de lancer la première version d’Enginnova , une plateforme d’innovation en milieu universitaire. Elle permettra aux étudiants ingénieurs de l’Université de Lomé de promouvoir leurs potentiels et de se faire connaitre sur le marché de l’emploi.

C’est également un moyen pour ces étudiants de collaborer et développer ensemble des projets innovants tout en apportant les solutions réelles adaptées au Togo en particulier et de l’Afrique en générale.

Etant une initiative de Joël Agboglo, étudiant en troisième année de licence professionnelle Cadre Technique des Travaux (CTT), Spécialité Génie électrique à l’Ecole Nationale Supérieur d’Ingénieurs (ENSI) de l’Université de Lomé, Enginnova est devenue un projet d’équipe.

Comme son nom l’indique Enginnova est une plateforme d’innovation en science de l’ingénierie au Togo. Elle a pour vocation de montrer aux yeux du monde entier ce que les jeunes ingénieurs ou les jeunes étudiants togolais ingénieurs sont capables d’inventer et d’innover.

Lancée il y a de cela quelques mois, la démarche est de mettre en réseau les startupeurs, réseaux d’anciens étudiants de l’ENSI et des associations.

La plateforme rassemble non seulement les étudiants de l’ENSI mais aussi ceux des autres écoles supérieures du Togo pour œuvrer dans une action commune, afin de booster le domaine des sciences de l’ingénierie notamment dans le domaine de l’électricité, l’électronique, mécanique et génie civile (…).

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Métiers.africa, une plateforme dédiée à l’artisanat en Afrique

Le numérique a très vite conquis plusieurs secteurs d’activités en Afrique. Pourtant l’artisanat n’a pas su en profiter comme il se doit. Généralement, l’on constate que les artisans à l’instar des maçons, peintres, plombiers, mécaniciens, couturiers, manquent de visibilité au sein de leur environnement. Ces derniers sont méconnus, car ne disposant pas assez d’outils de promotion de leurs activités. Partant de ce constat, la fondation Kundi Africa a développé par l’intermédiaire de sa société Métiers Point Africa Sarl, la plateforme métiers.africa en vue de mettre en relation les artisans et leurs clients.

Il s’agit d’un site web qui met à la disposition des particuliers, les informations relatives à chaque artisan : service, quartier, nombre d’expériences, équipe, jours d’ouvertures, contacts, etc… Les clients peuvent également attribuer une note à un service et recommander l’artisan à leur entourage.

Metiers.africa offre un service sécurisé, efficace et gratuit, permettant de chercher, trouver et joindre facilement un artisan en fonction de sa zone géographique. Mais au préalable, les artisans doivent  avoir enregistré leurs activités. Ils sont sélectionnés sur la base de critères rigoureux et peuvent exécuter leurs services dans de meilleurs délais en se rendant directement aux domiciles des clients.

Actuellement en phase expérimentale, metiers.africa compte servir toute l’Afrique. « Nous ne voulons surtout pas faire de l’uberisation. Nous voulons juste mettre en contact les particuliers qui ont des besoins avec des artisans qui peuvent satisfaire ces besoins. Nous nous voyons comme un écosystème où vous aurez demain des assurances-vie, de l’assurance éducation, du micro-crédit, du prêt, et pourquoi pas des payements par carte bancaire ou par payement mobile. Dans un premier temps, le test se passe au Bénin et au Togo. Après, on aura le Nigeria où la collecte des informations a commencé, la Côte d’Ivoire, et des partenariats au Rwanda qui sont bien avancés. L’idée, c’est d’avoir un déploiement sur tout le continent. » a indiqué l’initiateur, Kwame Senou.

Disponible en anglais et en français, métiers.africa regroupe déjà 11 catégories d’artisans. Rappelons que la société porteuse du projet, Métiers Point Africa Sarl est basée au Togo et propose des solutions technologiques.

 

Landry M.

Kenya : Faire du crowdfunding avec du bitcoin

La  startup Drofund a mis en ligne une plateforme de levée de fonds basée sur le bitcoin. Cette monnaie électronique continue de faire son chemin . Au Kenya, Drofund ne jure que par ça. Elle propose d’utiliser la bitcoin comme une monnaie de collecte de fonds du fait qu’il transcende frontières et juridictions pour permettre aux startups africaines de lever des capitaux quel que soit leur pays de résidence.

La difficulté liée au financement des jeunes entreprises en Afrique est connue de tous. Elle n’est rien d’autre qu’un casse tête chinois que souhaite résoudre la startup kenyane. Le Bitcoin sera une opportunité d’autant plus qu’il est « universel » et gagne du terrain dans beaucoup de pays au monde. Au moment où certains pays sont encore réticents, d’autres l’exploitent à leurs guises. L’Afrique n’est pas dernière de la classe !

« Nous avons constaté un énorme déficit de financement en Afrique et, en tant que cofondateurs, nous avons déjà éprouvé la difficulté de lever des capitaux sur le continent. L’accès au capital est l’un des plus grands défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs africains et nous pensons que Drofund y apporte une solution », a déclaré Mathurge Kanyoro, co-fondateur de Disrupt Africa.

Selon les explications de Kanyoro, ce qui différencie Drofund des autres plates-formes de financement participatif, c’est le fait qu’elle utilise Bitcoin, la monnaie digitale peer-to-peer, en tant que devise de collecte de fonds. La plateforme se positionne en concurrent direct de Kickstarter et Indiegogo.

La start-up autofinancée prélève une commission de 5% sur tous les fonds collectés. Elle mène une campagne de levée de fonds sur sa propre plate-forme et tente d’avoir de nouveaux investisseurs au Kenya.  Pour les années à venir, d’autres grandes villes du continent accueilleront des bureaux pilotes.

Crédit Photo : Afrotribune

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