Andela quitte le Nigeria, l’Ouganda et le Kenya pour se restructurer

L’entreprise Andela a plié ses bagages pour rejoindre d’autres destinations. Elle essaie de se restructurer mais plus de 400 développeurs débutants se retrouvent désormais sans travail.

Andela est spécialisée dans recrutement de développeurs débutants pour le compte des entreprises. Seni Sulyman, vice-présidente des opérations mondiales chez Andela, explique que la demande du marché est destinée à des développeurs plus expérimentés.

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La restructuration a touché environ 250 ingénieurs et employés débutants de ses centres nigérian et ougandais, avec 170 autres potentiellement touchés au Kenya, a indiqué la société dans un communiqué.

« La société travaille en partenariat avec CcHUB (Nigéria), iHub (Kenya) et Innovation Village (Ouganda) pour aider les développeurs touchés à trouver des opportunités dans leurs écosystèmes locaux », poursuit le communiqué.

Selon les analyses de Jeremy Johnson, co-fondateur et membre de l’équipe, le monde des talents a évolué. « Ces dernières années, il est devenu de plus en plus évident que le monde a besoin de ce qu’Andela fournit : une ingénierie de haute qualité. Cependant, il est également devenu évident que la majorité de la demande concerne des talents plus expérimentés. Nous devons développer encore plus notre base de talents seniors ».

« La plupart des entreprises embauchent des développeurs expérimentés et plus expérimentés pour leurs projets et Andela laisse derrière elle sa vision fondamentale de développer les talents pour devenir une société de sous-traitance complète », ajoute Seni Sulyman, Andela Vice-présidente, Opérations mondiales Andela.

Ouganda : Huawei aurait aidé le gouvernement à espionner des opposants

L’affaire fait grand bruit en Ouganda. L’entreprise chinoise Huawei est accusé d’avoir aidé le gouvernement ougandais à s’infiltrer dans les messages privés des opposants au régime actuel. Des discussions de groupe WhatsApp ont été interceptées notamment ceux du chanteur Bobi Wine, très critique envers le président de la République, Yoweri Museveni.

Une enquête menée par le Wall Street Journal révèle que les techniciens de Huawei ont aidé les autorités ougandaises à intercepter des messages cryptés. Ils ont pu entrer dans un groupe de discussion sur WhatsApp dont le musicien et homme politique Bobi Wine est membre.

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Des activités similaires ont été menées en Zambie. Ces gouvernements ont fait appel au géant chinois pour traquer les blogueurs. Cet épisode pose le problème de la sécurité en ligne des internautes et ce que les gouvernants sont prêts à faire.

L’enquête n’a pas permis de faire un lien direct entre les cadres de Huawei et les responsables de l’entreprise. C’est à se demander s’ils en étaient au courant. Quoi qu’il en soit, les logiciels malveillants continuent par faire mouche sur internet et affolent de plus en plus de personnes.

Cette enquête pourrait créer un bras de fer entre la Justice, Huawei et les gouvernements impliqués.

Ouganda : SafeBoda veut conquérir les villes africaines

En Ouganda, l’application « SafeBoda » pour les taxis motos a bouleversé les transports en commun. Maintenant, la société compte s’implanter dans une vingtaine d’autres villes africaines. Créée en 2015 par un ancien chauffeur de taxi motocycliste et deux économistes européens, la compagnie est constituée de 6 000 transporteurs auxiliaires opérant dans le réseau de la capitale Kampala.

« Nous envisageons de déployer et de desservir au moins 20 villes sur le continent et d’avoir l’assurance que les personnes peuvent se déplacer en toute sécurité », a affirmé le cofondateur Ricky Thompson Rapa dans une interview avec l’agence de presse Reuters.

En effet, à cause d’une urbanisation foudroyante, toutes les grandes villes d’Afrique de l’Est font face à une augmentation rapide des besoins en termes de transport et de mobilité. Les agglomérations sont démunies de moyens de transport contemporains, à l’instar des tramways, bus électriques, métros entre autres. Ce qui a été à l’origine de l’essor d’un réseau semblable et inorganisé. Ces taxis-motos connus dans plusieurs pays est-africains sous le nom de « boda bodas » sont de mieux en mieux structurés et sécurisés avec le « SafeBoda ».

Pour ses initiateurs, l’application a participé à la standardisation des prix des déplacements et contribuera à diminuer les coûts mais aussi à améliorer la sécurité des passagers. Selon la compagnie, les collaborateurs gagnent en moyenne 30% de plus que leurs collègues de l’informel. Ils sont aussi formés pour un meilleur usage des applications mobiles pour mieux répondre aux besoins des clients. SafeBoda se définit aussi comme une association d’entrepreneurs et de conducteurs de bodas qui œuvrent ensemble pour réformer les règles professionnelles dans l’industrie des transports urbains en Afrique.

« Notre but est de rénover l’industrie pour les conducteurs et les clients en augmentant le nombre de déplacements sécuritaires effectués par jour et en rendant la mobilité dans les villes aisée et sans stress » a déclaré la société sur sa plate-forme.

 

Crédit photo : Safe Boda

 

Ahlin ACCROBESSI

Luxembourg/ Programme Catapult : Une startup ougandaise remporte le premier prix

La startup ougandaise Four One Financial Services Limited a remporté le premier prix du programme Catapult 2018 au Luxembourg.  Elle bénéficie ainsi d’un appui  financier de 5000 euros.

5000 euros. Le montant est fixe et c’est la récompense de la startup ougandaise spécialisée dans la fintech.  Au cours de la première édition de son programme de coaching destiné aux fintech africaines, la Lhoft a distingué la startup ougandaise qui permet à toute personne de mieux gérer ses finances personnelles en mettant de côté des frais d’assurance, santé, entre autres.

A travers son application,  MayiCard, la startup aide les personnes disposant de revenus modestes notamment  à mieux gérer leurs finances. Ceci en vue de planifier par le même temps une retraite épanouie. Des outils d’aide sont proposés pour gérer ses économies et avoir accès à des services d’épargne et d’assurance santé. «Nous croyons dans le progrès soutenable, mais en fournissant de meilleurs produits financiers», explique Livingstone Mukasa, le cofondateur et CEO de Four One Financial Services Limited. «Avec MayiCard, nous voulons mettre en place un écosystème basé sur la collaboration et l’efficience », poursuit-il.

Le programme Catapult vient à juste titre catapulter les fintech les plus innovantes et les amener à conquérir de nouveaux marchés éventuellement. Il va plus loin en  s’attelant à «aider les fintech africaines à gérer leur risque, car il existe un manque d’expérience et de savoir-faire pour créer son entreprise», comme le souligne  le CEO de la Lhoft, Nasir Zubairi.

Pour lui, le besoin en services financiers est considérable sur le continent africain. Et pour ce faire, il faut non seulement chercher à gagner de l’argent mais aussi penser à l’amélioration du quotidien des populations.

Ce programme a aussi permis aux startups participantes d’avoir une semaine de workshops au cours de laquelle elles ont été coachées par des experts de la finance luxembourgeoise.

Crédit photo : Paperjam

Coopération TIC : l’Ouganda signe un accord avec la Russie

Après les partenariats Kenya-Estonie et Egypte-Biélorussie, c’est autour de la République d’Ouganda de signer avec  la Russie, un accord de coopération dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). L’acte a été concrétisé au palais présidentiel ougandais quelques jours plus tôt entre le ministre ougandais des TIC, Frank Tumwebaze, et Alexey Volin, le ministre adjoint russe du Développement numérique et des Communications en présence du chef de l’Etat, Yoweri Museveni.

La coopération ente les deux nations intervient dans le cadre de la Commission intergouvernementale russo-ougandaise sur la coopération économique, technique et scientifique. Elle renferme plusieurs secteurs parmi lesquels le chargement de colis, les télécommunications radio, la prospection et la formation. L’Ouganda et la Russie s’entretiendront aussi mutuellement pour faire respecter l’accès aux données publiques du gouvernement et à celles des organes de l’État.

Une réflexion singulière sera portée à la sécurité des réseaux, la livraison d’identifiants électroniques aux citoyens, le déploiement de systèmes d’information dans le domaine de la santé, la réglementation des TIC. Pour l’Ouganda, l’appui obtenu de la Russie lui permettra non seulement d’améliorer les prouesses de son marché télécoms, mais aussi de réussir sa mutation numérique.

Mais la Chine et plusieurs autres pays ont déjà une avance certaine dans ce secteur en Afrique. L’Ouganda donne dans une certaine mesure l’occasion à la Russie d’accroître sa présence sur le continent et d’y entamer ainsi son agrandissement dans le domaine des TIC sans cesse en développement. Le pays de Vladimir Poutine se veut donc largement présente en Afrique dans les domaines de l’énergie, des mines, de l’agriculture, des transports et des secteurs de l’infrastructure.

Ahlin ACCROBESSI

Ouganda : Facebook est revenue à de meilleurs sentiments

La société américaine est revenue sur sa décision pour ce qui est d’investir en Ouganda. Facebook a annoncé en août dernier l’arrêt de ses projets, en raison de l’introduction de la taxe sur les réseaux sociaux.Elle  a officiellement signé, le week-end dernier, un accord de partenariat avec l’opérateur de téléphonie mobile Airtel Uganda et Bandwidth & Cloud Services Group (BCS), le fournisseur de connectivité spécialisé dans le déploiement d’infrastructures en Afrique de l’Est.

L’accord porte sur l’installation de 800 km de fibre optique dans le nord-ouest du pays. En présence de Bagiire Vincent Waiswa, le secrétaire permanent du ministère ougandais des TIC, et de Godfrey Mutabazi, le directeur général de la Commission des communications d’Ouganda (UCC), l’accord de partenariat a été paraphé par Kojo Boakye, le responsable des politiques publiques africaines de Facebook, Yonas Maru, le directeur général de BCS et Anwar Soussa, le directeur général d’Airtel Uganda.

Grâce à ce projet, plusieurs contrées ougandaises comme Gulu, Adjumani, Arua, Koboko, Nebbi et Kamdini pourront accéder à Internet. « Cela contribuera à moderniser les performances et à prendre en charge les mises à niveau vers la 3G et la 4G dans les zones où la bande passante est limitée », a déclaré Anwar Soussa, le directeur général d’Airtel.

«Les TIC sont l’élément économique qui connaît la croissance la plus rapide en Ouganda et avec des partenariats appropriés comme celui auquel nous assistons ce matin», a déclaré Mutabazi. «Nous, les régulateurs, sommes heureux que les communautés rurales mal desservies en Ouganda aient accès aux TIC», a-t-il poursuivi.

Après s’être retiré en août dernier pour des raisons de taxation des réseaux sociaux dans ce pays des Grands Lacs, la firme américaine semble donc revenir sur sa position concernant sa politique africaine. Plus de trois millions de personnes vont bénéficier de ce projet.

Facebook développe un partenariat similaire avec Internet Society.

 

Ahlin ACCROBESSI

Mobile Money: l’Ouganda, le Ghana et la Tanzanie, prochains relais de croissance

C’est le groupe bancaire Citi Group qui fait la révélation. Dans une note de recherche publiée sur l’évolution du mobile money dans le monde, le Ghana, la Tanzanie et l’Ouganda, sont présentés comme les prochains relais de forte croissance dans le secteur.

Avec le Kenya, ces pays apparaissent dans le top 10 mondial sur le taux de pénétration de ce système de paiement au sein de la population.
D’autres pays comme le Nigéria et l’Egypte pourraient aussi former un marché attirant pour des solutions de paiement via le mobile. Mais pour les analystes de Citi Group, ces deux économies sont des mystères pour les investisseurs du domaine.

Ce rapport vient confirmer les données de la Banque centrale du Ghana qui estime que les transactions financières du mobile money ont atteint 2,3 milliards de crédit ghanéen fin décembre 2017. Un exploit qui porte la signature des compagnies télécoms avec en pole position MTN qui totalise 90% des comptes d’argent mobile détenus dans les banques commerciales. Pour certains, le montant détenu par MTN plaide fortement en faveur de la compagnie dans sa quête d’établir une «banque numérique» sous réserve d’obtenir l’approbation réglementaire requise.

Le dernier rapport de la Banque centrale ougandaise indiquait également que le mobile money a le vent en poupe. En 2016, les transferts d’argent mobiles ont atteint les 43,43 milliards de shillings ougandais (environ 12,16 millions de dollars), contre 32,7 milliards (une hausse de 34% par rapport à l’année précédente). De manière générale, le marché du mobile money en Ouganda a connu une progression sans précédent ces six dernières années.

Cette analyse jette un regard nouveau sur un secteur, où le narratif d’une multitude d’opportunités semble souvent se séparer de la spécificité de certains marchés. Avec aujourd’hui 320 millions d’abonnés actifs au Mobile Money, l’Afrique devra encore attendre pour passer à l’autre étape de développement de ce service.

 

Ahlin ACCROBESSI

Ouganda : MTN a une carte de paiement virtuelle

MTN Ouganda en partenariat avec Mastercard et United Bank for Africa (UBA) a annoncé un nouveau service de payement sans carte physique. Le trio travaille sur le déploiement d’une carte de paiement virtuelle pour rendre les transactions en ligne plus pratiques à l’échelle mondiale.

Ce partenariat à trois sera le point de départ d’une ère où les clients utiliseront une carte virtuelle pour effectuer des achats ou des paiements dans le monde entier. Ils peuvent se faire dans n’importe quel centre acceptant MasterCard comme moyen de paiement. Les consommateurs pourront bientôt dire adieu aux cartes physiques.  C’est du moins ce que le trio MTN, UBA et Mastercard a fait savoir.

Un large éventail de solutions de paiement numérique de pointe en Ouganda pourra découler de ce présent partenariat. Pour les utilisateurs, ils n’auront plus besoin d’avoir des cartes physiques à traîner partout avec eux. Il suffira d’avoir une autre en ligne reliée à son compte mobile money et le  tour est joué. Les courses habituelles à l’instar des achats en ligne et autres activités similaires peuvent se faire aussi en ligne et au clic.

Le MTN MoMocard, du nom de cette carte virtuelle est lié au   compte Mobile Money des clients. C’est-à-dire que tout peut être fait et suivi depuis un téléphone portable. « UBA est heureuse d’être le partenaire bancaire Mastercard et MTN sur cette étape projet qui améliore non seulement la commodité pour l’argent mobile clients, mais aussi l’utilité du service. Le banque reconnaît le rôle de la technologie dans l’amélioration de la prestation de services financiers et accueille les futurs partenariats similaires », explique Johnson Agoreyo, Directeur général de l’UBA.

Chaque paiement via MTN MoMocard sera facturé 3% du montant de la transaction. Ces frais seront défalqués du compte MTN MoMo du client. L’abonné peut annuler quand il le voudra sa souscription au service. Néanmoins, le montant sur la carte ne peut en aucun cas être retiré en espèce. Il est seulement destiné aux paiements en ligne.

 

Credit photo : Theworldnews

 

Ouganda : Facebook va réduire ses investissements

Facebook reste prudente. Suite à l’introduction depuis juillet, de taxes sur les réseaux sociaux, l’entreprise pilotée par Mark Zuckerberg vient d’annoncer qu’elle pense réduire ses investissements devant améliorer la connectivité.

Affectée par la taxe du pays sur l’utilisation des réseaux sociaux,  Facebook a déjà  prévenu que ses investissements dans l’infrastructure ne se feront plus comme prévu. Même  Kojo Boakye, le responsable de la politique publique de Facebook Afrique amène l’entreprise à vouloir investir ailleurs. Il l’a fait savoir a à la Commission ougandaise en charge des communications (UCC).

Le projet d’investissement pour le développement de la connectivité Internet en Ouganda risque de tomber à l’eau. C’est ce que souhaite faire  l’entreprise américaine Facebook. Depuis le 1er juillet dernier, le gouvernement ougandais fait appliquer une taxe quotidienne de près de 25 F CFA à tous les utilisateurs de réseaux sociaux. Cette décision concerne aussi bien les utilisateurs du plus populaire des réseaux sociaux.  En Ouganda, les « facebookeurs »  ne représentent que 2 millions 200 mille sur les 13 millions d’internautes (Chiffres de 2015).

Mark Zuckerberg est entrain de vouloir surseoir à ses investissements allant dans le sens de  l’amélioration de la connectivité en Ouganda. Si cette mesure venait à devenir une réalité, les  internautes en paieront les pots cassés.

« Facebook s’est engagée envers l’Afrique et notre travail de connectivité en Ouganda. Nous continuons à maintenir des lignes de communication ouvertes et actives avec le gouvernement ougandais, le secteur privé et les membres de la société civile », explique une source proche de la société américaine.

Pour l’heure, des précisions n’ont pas encore été données concernant l’investissement particulier qui en pâtira. D’après nos informations, une discussion serait en cours avant le gouvernement avant de prendre les mesures irréversibles.

L’entreprise américaine voit de loin le danger venir de loin. Elle est entrain de préparer sa riposte. Quoi qu’il en soit, les taxes sur les réseaux sociaux risquent logiquement de faire baisser son nombre d’utilisateurs.

Ouganda : Près de 2 millions $ perçus sur les réseaux sociaux et le mobile money

Le gouvernement ougandais devrait se lécher la main. Les taxes perçues sur les réseaux sociaux et les transactions mobile money depuis le 1er juillet équivalent à près de 2 millions de dollars US.

Dans les détails, la taxe sur le mobile money par exemple est estimée à 5 milliards de shillings (1 354 235 dollars US) alors que la somme attendue était  2,5 milliards de shillings (677 117 dollars US). Un chiffre en hausse. Le ministre des Finances, David Bahati en annonçant cela ce mardi 17 juillet  devant la presse se dit « être en avance sur l’objectif fixé ».

Le gouvernement a décidé ces derniers jours de réduire les taxes sur les transactions mobile money de moitié. De 1%, elles chutent pour  atteindre 0,5 % parce que les transactions sont considérées comme vitales. Les échanges sur les réseaux sociaux ont été qualifiés par le gouvernement de bavardages voire de moyens pour ternir l’image du pays. Un acte incivique selon le gouvernement.

« Tant que vous ne percevez pas d’argent, vous ne paierez pas la taxe mais si vous le faites, vous ferez la contribution de 0,5%. Nous nous attendons à ce que si nous facturons seulement 0,5% sur les retraits, nous lèverons toujours 118 milliards de shillings (531 726 895 dollars, ndlr), ce qui est légèrement supérieur à 115 milliards de shillings que nous avions estimé », a poursuivi le ministre.

Le patron des TIC, Tumwebaze, encourage plutôt l’initiative du gouvernement. A se fier à ses propos, cela permettra de dissuader la population  quand à l’utilisation d’argent en espèces. Il évoque aussi la nécessité de suivre les transactions pour les sécuriser.

« Cette activité de services d’argent mobile a commencé comme un essai. Même les entreprises de télécommunications n’ont jamais été autorisées pour cela. Leurs licences ont continué à être modifiées pour offrir un service à valeur ajoutée. Mais le service a atteint 63% du PIB. Cela vous indique que les réseaux doivent être améliorés. Ce qui signifie que les  Ougandais économisent de l’argent mais pas dans les banques alors que le secteur bancaire contribue au PIB », a-t-il souligné.

 

Double bataille

 

Depuis l’annonce de ces mesures en Ouganda, un bras de fer s’est engagé entre les citoyens, appuyés par plusieurs mouvements de défenseurs de droits humains et le gouvernement. Il y a une semaine, des manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes et de tirs à balle réelle en l’air. « Du gaz lacrymogène a été utilisé et des balles réelles ont été tirées en l’air pour disperser la foule », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la police, Luke Owoyesigire. A part cette confrontation physique, une autre d’ordre technologique est en sourdine. Le gouvernement n’est pas content des citoyens qui cherchent des moyens comme le VPN (Virtual Private Network) pour contourner les taxes sur les réseaux sociaux. C’est le wait and see !

Crédit photo : Wikipedia