Zimbabwe: Bientôt des centres d’innovation et des compétitions TIC

L’Autorité de régulation des postes et télécommunications du Zimbabwe (Potraz) déclare qu’elle fondera des centres d’innovation et instituera des concours TIC dans le cadre de son Innovation Drive. Le but est de stimuler l’entrepreneuriat technologique dans le pays. Ces nouvelles affaires numériques pourront ensuite générer de l’emploi et de la fortune pour le pays. D’après Biggie Chiparanhura, directeur des Finances de la Potraz qui a divulgué l’information le 16 octobre dernier, le Zimbabwe souffre d’une maigre innovation parce que de nombreux porteurs de projets demeurent dans l’anonymat.

Cette situation constitue un frein à leur accès aux financements pour développer leurs idées. La Potraz l’a compris, d’où son désir de lancer des compétitions où les concepteurs pourront se faire connaître, et approfondir leurs créations dans des centres consacrés. Le Zimbabwe voit dans l’invention TIC de nombreuses occasions de croissance économique. Le pays qui y investit depuis quelques années, se tourne d’ailleurs de plus en plus vers d’éventuels partenaires, plus avancés dans le secteur, pour l’accompagner. C’est le cas avec l’Inde à qui le pays de la Région des Grands Lacs a récemment demandé d’investir dans son espace TIC.

Le président de la République du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a à cet effet, interpellé l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (POTRAZ) sur l’obligation d’agir davantage pour permettre un meilleur accès de tous aux services télécoms de qualité. Au-delà de l’amélioration de l’accès des populations aux TIC, le chef de l’Etat a exhorté la POTRAZ à mettre en place un environnement favorable et attrayant pour les investissements dans le secteur des TIC.

« L’utilisation efficace des télécommunications peut améliorer le rendement des divers processus et procédures opérationnels, ce qui se traduit par une productivité accrue et des délais d’exécution globaux. Le domaine des TIC est donc sans aucun doute un déclencheur et un poteau important pour la croissance de notre pays.», a souligné Emmerson Mnangagwa.

 

Ahlin ACCROBESSI

Algérie : Les services de police doivent s’adapter au numérique (Interpol)

En Algérie, Interpol a  relevé la nécessité pour les services de police de s’adapter aux nouvelles technologies. Cet appel a été lancé lundi par le secrétaire général de l’Organisation internationale de la police criminelle (Interpol), Jürguen Stock. Le développement des technologies a fait naître d’autres subterfuges qui donnent à leurs tours du fil à retordre aux services de police spécialement les départements en charge de la cybercriminalité.

Lundi à Alger, l’urgence pour les services de police d’ancrer le numérique au sein de leurs services a été un des points saillants de l’ouverture des travaux la deuxième Assemblée générale du mécanisme de coopération policière africaine (Afripol). Les responsables de différentes représentations d’Interpol ont aussi souligné l’importance de ne point laisser de côté les nouvelles technologies.

Avec le développement des réseaux d’arnaqueurs passant leurs journées sur les réseaux sociaux, il y a de quoi s’inquiéter. Interpol et ses services connexes comptent ainsi prêter une oreille attentive aux plaintes relatives à la cybercriminalité dont les frontières sont aussi larges qu’incommensurables.

L’organe mère a mis l’accent sur «une efficacité dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et faire face aux défis sécuritaires et menaces». Elle exhorte ainsi à «moderniser les services de sécurité à travers la mise en place d’un système numérique, notamment un système de communication et d’information».

Les services de police surtout celles africaines sont les premiers concernés d’après Interpol. Ils sont invités à prendre le train de la révolution numérique en marche en mettant en plus des infrastructures et des matériels sophistiqués pouvant les aider à traquer les individus dont les individus dont les intentions seraient mauvais. «Les polices doivent se mettre au diapason de la modernisation pour faire face efficacement au développement des réseaux criminels », apprend-on.

Dans le même temps, les organisations sécuritaires et policières, notamment entre Interpol, Afripol et Eurepol, sont encouragées à créer un système de communication entre elles pour une action plus concertée.

Nouvelles technologies  : l’Egypte et la Biélorussie renforcent leur coopération

L’Egypte et la Biélorussie ont décidé de raffermir leur collaboration bilatérale dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Amr Talaat, le ministre égyptien des TIC et Sergei Rachkov, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Biélorussie près l’Egypte, ont discuté à ce sujet en fin de semaine dernière. Au cours de la rencontre, chaque partie a présenté à l’autre le projet de son pays en matière des TIC.

Après le Kenya et l’Estonie, c’est donc au tour de l’Egypte et de la Biélorussie de partager leurs expériences dans les TIC. Cyber sécurité, innovation, entrepreneuriat et d’autres secteurs seront concernés par cet accord entre les deux pays. C’est dans le cadre d’un voyage du ministre Biélorusse de la Communication et de l’Informatisation Sergei Popkov que les deux pays ont décidé à nouveau de consolider leurs relations.

Cette fois-ci, les deux pays veulent échanger leurs expériences dans la création de parcs scientifiques et la formation. D’autres accords ont été signés entre les deux parties notamment dans l’éducation et la science qui fait l’objet d’une collaboration entre l’Académie nationale des communications Biélorusse et l’institut national des télécommunications d’Égypte.

Amr Talaat a appuyé lors de cet échange que l’Egypte est présentement guidée vers l’amélioration des capacités de ses ressources humaines en investissant dans des programmes de formation, d’entrepreneuriat, l’amélioration de l’environnement d’incubation et d’innovation technologique.
Pour Sergei Rachkov, la Biélorussie compte bénéficier de cette coopération pour échanger de l’expérience et améliorer ses atouts dans les domaines des parcs technologiques, les usines de fabrication, la cybersécurité, les centres de données, les jeux électroniques, l’amélioration des capacités et surtout l’e-gouvernement.

Au cours de la réunion, Amr Talaat et Sergei Rachkov ont également échangé sur l’accord de coopération scientifique et pédagogique signé en avril dernier entre l’Institut national des télécommunications (NTI) d’Egypte et l’Académie des télécommunications de Biélorussie, ainsi que les méthodes pour le faire évoluer à la prochaine étape.

Ahlin ACCROBESSI

Ghana/Formations aux TIC : l’Inde offre 1 million usd

C’est un total d’un million de dollars que l’Inde remet au Ghana pour financer les formations aux métiers en lien avec les nouvelles technologies. Le financement est destiné au centre d’excellence TIC-Ghana-Inde Kofi Annan (AITI KACE)  basé au Ghana.

A travers ce financement, le  gouvernement indien, par l’intermédiaire de son haut-commissaire au Ghana apporte son soutien à l’apprentissage des nouvelles technologies. La cérémonie de remise du financement s’est déroulée en début du mois d’octobre et coïncide  avec la célébration du 150 ème anniversaire de l’un des pères fondateurs de l’état de l’Inde, Mahatma Gandhi.

La subvention vise à donner un coup de pouce à  AITI-KACE dans le renforcement de ses capacités pour répondre aux besoins sans cesse croissants en matière de recherche informatique et électronique. Il y est inclut le développement de produits et de prestation de services afin de stimuler la croissance de l’économie ghanéenne en adoptant des stratégies modernes.

Le directeur général de l’AITI-KACE, Kwasi Adu-Gyan, a remercié le gouvernement indien pour cette subvention. Selon ses affirmations, elle vient à point nommé pour aider le centre dans l’exécution des projets tels que les installations de pointe dans les domaines du développement de logiciels, du contrôle de la qualité, entre autres. « Ce qui nous rend heureux, c’est l’utilisation de ce fonds dans une formation de qualité, le développement des ressources humaines en TIC et le soutien du gouvernement en matière de technologie électronique », a-t-il déclaré.

Quant au Haut Commissaire indien à Accra, Birender Singh Yadav, il a exhorté le ministère des Communications à accélérer l’adoption d’un mémorandum d’accord entre l’Inde et le Ghana en vue de faciliter la mise en place d’un programme médical panafricain d’apprentissage en ligne. Il est destiné  à transmettre l’expertise médicale de l’Inde aux médecins et aux étudiants en médecine du Ghana.

« L’AITI-KACE avait défini des plans avec le Centre pour le développement de l’informatique avancée en Inde (CDAC-Inde), visant à développer ces installations, ce qui permettrait de renforcer le mandat de l’AITI-KACE consistant à fournir des solutions technologiques et à encourager l’innovation au Ghana dans les projets de dématérialisation dans la sous-région », renseigne le blog du centre.

 

Crédit photo : AITI-KACE

Congo-Brazzaville : Les nouvelles technologies au cœur du Jcertif

La rencontre annuelle Jcertif dédiée aux échanges autour des nouvelles  technologies se déroule du 27 au 29 septembre à Brazzaville au Congo. Pour la huitième fois dans l’histoire, elle rassemble un public de passionnés ou non des Technologies de l’information et de la communication (TIC) autour du thème : «vers les nouvelles possibilités du numérique ».

Après la ville de  Pointe-Noire, le cap est mis sur Brazzaville par la communauté Jcertif internationale. Elle a organisé cette édition grâce à une collaboration avec Oracle Corporation et Google, l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) de même qu’Airtel Congo.

Cette rencontre permet aux différents participants de mieux comprendre l’intelligence artificielle et la réalité augmentée. Des notions qui sont apparues il y a quelques années mais qui changent profondément la façon de travailler des uns et des autres.  Les trois jours que durent cette conférence permettront de passer au peigne fin ces technologies et de procéder à des démonstrations au fur et à mesure.

« Nous sommes passés des applications dans le téléphone, à celles dans les nuages (cloud, ndlr). En huit ans, nous avons accompagné des milliers de développeurs et inspiré toute une génération », a affirmé  Bombhel, président de Jcertif internationale.

Pour le ministre en charge de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, cette conférence constitue un espace de promotion des entreprises locales. Elle devrait permettre à divers acteurs d’échanger et de partager des informations entre elles. Le ministre reste cependant convaincu que le progrès des nouvelles technologies ne saurait reposer dans les mains du gouvernement ou de quelque acteur que ce soit.  C’est plutôt un travail collectif.

« La promotion et la vulgarisation du numérique ne peuvent en aucun cas être l’apanage du gouvernement. Elles impliquent la participation de tous les acteurs pour accompagner le développement tant souhaité. Cette 8e édition de JCertif vient donc à point nommé », a-t-il poursuivi.

 

Togo : Tourisme et TIC marchent de pair

Chaque 27 septembre est célébré dans le monde comme la journée mondiale du tourisme. Pour cette année, le thème choisi est : «  le tourisme et la transformation digitale ». A Lomé, les acteurs de ce secteur se sont rassemblés sur l’initiative du ministère du tourisme pour décortiquer le sujet.

Le tourisme tout comme tous les secteurs d’activité se trouve fortement bouleversé par le progrès des nouvelles technologies. Quelques années plus tôt, ce progrès n’avait pas autant d’influence mais aujourd’hui, il ne peut plus passer inaperçu. Ce sont ces réflexions sur l’avenir de ce secteur et sa digitalisation qui ont poussé le ministère du tourisme à initier une  conférence-débat.

Le numérique appliquée au tourisme suppose que les réservations d’hôtels et le reste du processus devront connaitre une nette amélioration pour offrir une expérience utilisateur à la hauteur des attentes. Il faut noter la création de communauté virtuelle qui partage leurs goûts de voyage, leurs expériences avec des personnes souhaitant faire les mêmes trajets. Des complexes et sites touristiques s’investissent eux aussi dans des visites virtuelles. Il y a aussi des applications de transport de passager qui facilitent la navette entre un aéroport et un hôtel par exemple. Des pistes restent encore à explorer. Autant !

La Journée mondiale du tourisme pour l’Organisation mondiale du tourisme constitue une occasion de penser aux possibilités offertes par les progrès technologiques et notamment les mégadonnées (big data), l’intelligence artificielle et les plateformes numériques. L’OMT considère que les progrès technologiques peuvent aider à faire face au défi consistant à soutenir la croissance dans la durée tout en faisant du tourisme un secteur plus durable et responsable.

« La réflexion est de savoir ce que la transformation numérique peut apporter au tourisme. Qui dit digitalisation dit aussi objets connectés et autres. Les infrastructures mises en place par le ministère des postes et de l’économie numérique vont dans l’intérêt de chaque», explique Roméo Kouevi, responsable des Système d’Information & Projets Adjoint au ministère des postes et de l’économie numérique.

Au Togo, le tourisme contribue selon les  chiffres officiels à 4% du PIB national. En 2017,566 764 touristes ont été enregistrés.

Tchad : Dans l’attente d’un quatrième opérateur télécom

Offrir aux  populations, la possibilité de faire leurs choix parmi plusieurs opérateurs télécom, présents sur un marché concurrentiel. Telle est l’idée qui sous-tend la décision du Gouvernement Tchadien, d’autoriser l’installation d’un quatrième opérateur.

Ce dernier a lancé le 08 juin dernier, un appel d’offre international à l’endroit des sociétés spécialisées dans l’exploitation des réseaux de télécommunication, ayant à leurs actifs, des ressources techniques et financières adéquates en vue de satisfaire la demande locale.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan Tchad numérique sur la période 2017-2021 qui vise à créer un environnement favorable à l’essor numérique du pays.

Aux dires de Madeleine Alingué, ministre tchadien des Postes et  Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, la société retenue à l’issue de cet appel d’offre, bénéficiera d’une licence d’exploitation, de niveau 2, 3 et 4 G. Mais, pour candidater, chacune d’entre elles devra associer à son dossier, une caution de soumission d’environ 100 millions de Francs CFA.

Les consommateurs Tchadiens espèrent de l’arrivée d’un quatrième opérateur, une réduction drastique des coûts de communication jugés trop élevés.

Trois sociétés se partagent actuellement le marché des Télécommunications au Tchad. Il s’agit de Tigo, filiale du groupe Millicom International Cellular (MIC), Airtel, filiale du groupe télécom indien Bharti Airtel et Salam la société étatique, filiale du groupe SOTEL.

 

Landry M.

 

 

Egypte : Foxconn Technology promeut une éducation 2.0

L’Egypte  et Foxconn Technology Group se mettent ensemble  pour promouvoir une éducation axée sur les nouvelles technologies. Lors d’une réunion avec le ministre Yasser juge,  la délégation a insisté sur sa disponibilité à introduire des tablettes éducatives pour optimiser l’apprentissage.

Le boom constaté dans le secteur des télécommunications et des technologies de l’information  n’est pas prêt  à s’estomper en Egypte. Un partenaire de taille s’aligne sur les ambitions de ce pays.  Foxconn est connue comme l’un des plus grands fabricants mondiaux de composants électroniques fabriqués pour des sociétés internationales telles qu’Apple, Sony, Dell, Blackberry, Amazon et HP. L’entreprise est intéressée par le développement d’un partenariat avec l’Egypte qui n’est plus à présenter en matière de nouvelles technologies.

La coopération qui liera d’ici peu l’Egypte à Foxconn sera orientée vers le développement du système éducatif à travers une  stratégie d’autonomisation de l’éducation pour qu’elle soit intelligente, interactive et mise à jour. La première phase du projet va commencer par la distribution  d’un million de « Tablet » pour les  lycéens à partir de septembre prochain.Une approche de l’éducation 2.0 avec en toile de fond , la démocratisation du e-learning, les cours en ligne, l’apprentissage par mobile, entre autres.

La stratégie de l’État pour les plans de fabrication de produits électroniques comprend la mise en place de la fabrication de matériels électroniques sur place. Ce qui a donné naissance au premier téléphone mobile égyptien dont 45% des composantes locales avec des prix compétitifs. L’Etat encourage aussi les produits faits ‘maison’.

L’Egypte se positionne pour être un centre régional pour la fabrication de matériels électroniques. D’ici les mois à venir, les termes de cette coopération devront être plus clairs avec des actions palpables.  Le programme de travail de la délégation mondiale de l’entreprise en Egypte dure une semaine et comprend notamment  des visites dans un certain nombre de ministères et d’organismes économiques.

 

Assou Afanglo ( afangloassou@gmail.com)

 

 

 

Le Rwanda mise sur des salles de cours « intelligentes »

Le Rwanda ambitionne d’équiper toutes les écoles publiques d’ordinateurs d’ici 2020. Ce pays de l’Afrique de l’est est bien connu comme un poids lourd en matière d’intégration des nouvelles technologies au secteur éducatif.  Cette ambition a été affichée par Dr Irénée Ndayambaje, directrice générale du Rwanda Education Board (REB), l’entité chargée de la croissance du secteur éducatif.

Les salles de classe devraient être dotées d’ordinateurs avec une connexion internet et des vidéoprojecteurs notamment. Cela va créer une certaine révolution dans le secteur de la formation en mettant sur le marché des profils à même de se sentir à l’aise avec l’outil informatique.  Mais bien avant cela , la préparation des cours, leur délivrance de même que les évaluations ou la recherche seront plus faciles dans un avenir proche.

 

Des premiers pas

Kigali n’est pas un néophyte en matière d’intégration de technologies au cursus scolaire. Depuis 2014, le projet est en cours et est piloté  par le ministère de l’Education rwandais. Il a signé cette même année un partenariat avec le géant Microsoft Corporation.

C’est un peu le dernier tournant vers la finalisation de ce projet qui –visiblement- ne laisse pas indifférentes les autorités rwandaises. Ces quatre dernières années, 645 écoles publiques  ont bénéficié de salles de classe intelligentes sur un total de 3 500 que compte le pays. Près de  18,4% des écoles équipées pour le moment. Le nombre d’élèves  est estimé à 3 millions pour  61 000 enseignants.

Formations

Un autre volet de ce projet concerne la formation. Le REB a sans doute saisi le fond du problème. Il accompagne un certain nombre d’enseignants , qui après leurs formations sont censés les transmettre à leurs collègues. Mais l’autre constat est celui de la fidélité des enseignements donnés. Une personne qui ne maîtrise pas bien l’utilisation des techniques de l’information et de la communication (TIC) ne pourra pas bien outiller les autres. Devant ce souci, le Reb compte appuyer tout formateur en difficulté.

 

 

Crédit Photo : newtimes