Nigeria: une licence d’infrastructure télécoms accordée à six entreprises

La Commission des Communications du Nigeria a octroyé une licence d’infrastructure télécoms à six entreprises. L’information a été révélée la semaine dernière par le vice-président exécutif de l’organe de régulation NCC, Umar Garba Danbatta, lors du Broadband Engagement Forum tenu à Kano.

Les sociétés ont été autorisées à étendre la fibre optique dans les zones Sud-est, Sud-ouest, Lagos, Nord-Ouest et Nord-est du pays. Pour ce qui est de la zone Nord-Centre, l’attribution de la licence a dû être reprise suite au refus de la besogne par l’entreprise titulaire. D’après Umar Garba Danbatta, la mise en œuvre du programme au Nigeria fera l’objet d’une attention stricte afin de garantir un déploiement approprié de l’infrastructure et d’éviter la reproduction de la fibre dans les lieux où elle existe déjà.

« Nous savons où nous avons des fibres et où nous n’en avons pas. Cela viserait des lieux où nous n’avons pas ces fibres.», a déclaré le patron de la NCC.

Cette attribution cadre avec les désirs du pays d’atteindre un taux de pénétration du haut débit de 30% à la fin de 2018. Lors d’une réunion avec les journalistes au mois d’août, Umar Garba Danbatta avait expliqué que le pays affiche déjà un taux de couverture de 22%.

Au cours des dix dernières années, le secteur des télécommunications au Nigéria a connu une croissance rapide liée à la libéralisation du marché, aux stratégies marketing des principaux opérateurs mobiles et à une offre ajustée aux besoins de la population. L’essor de la téléphonie mobile a été le moteur principal de cette croissance. Les lignes mobiles représentent aujourd’hui près de 99% du marché tandis que les lignes fixes, essentiellement utilisées par les entreprises, comptent pour moins de 1% du marché. En termes de répartition géographique, les campagnes sont encore mal desservies par rapport aux villes : 25% de la population rurale n’aurait pas accès au réseau mobile en 2015.

 

Ahlin ACCROBESSI

Nigeria: un comité d’inclusion financière pour vulgariser le mobile money

MTN, Airtel, Glo, 9Mobile et Ntel ont mis en place, la semaine dernière, leur Commission pour moderniser l’inclusion financière dans le pays. Un organe directeur qui constitue leur réponse à la maigre adoption du mobile money, depuis cinq ans. Alors que ce genre de transactions monétaires connait une augmentation en Afrique subsaharienne, le Nigéria peine à prendre le train en marche. Selon la Commission nigériane des communications (NCC), le taux de pénétration du mobile money dans le pays est seulement de 1%. Il ne touche que deux millions sur près de 198 millions d’habitants.

Le régulateur explique ce taux de pénétration par le faible ratio de bancarisation. « Le mobile money était conduit par les banques. Or, dans d’autres contrées, où le programme est prospère, c’est parce qu’il a été piloté par des compagnies de téléphonie mobile. Si nous voulons réformer le paysage numérique du Nigeria, nous devons relancer l’écosystème mobile, qui inclut le système d’argent mobile », explique le vice-président de la NCC, Pr Umar Danbatta.

Les opérateurs télécoms s’engagent donc à prendre des mesures fortes pour accélérer l’évolution de ce segment de marché du mobile. Le Comité fonctionnera au sein de l’Association des opérateurs de télécommunications agréés du Nigéria (ALTON) avec deux objectifs : conduire un plan de sensibilisation pour renforcer la culture financière des Nigérians et combiner la base mobile des sociétés télécoms pour installer un réseau de plus grande ampleur qui permettra d’atteindre un taux d’inclusion financière totale de 80%, d’ici 2020.

Pour Gbenga Adebayo, le président de l’ALTON, « l’inauguration de cette commission est une première étape positive et essentielle pour atteindre nos buts d’amélioration de l’inclusion et de l’instruction financière […] La base de données des abonnés des télécommunications est la plus intégrale, notre couverture est large, ce qui montre la puissance de notre groupe pour contribuer à résoudre certains des défis auxquels les Nigérians ont été confrontés jusqu’à présent.

Ahlin ACCROBESSI

Le Nigeria en guerre contre les cartes SIM préenregistrées

Le régulateur télécoms nigérian s’est lancé dans la vérification des agents de terrain enrôlés par les sociétés pour la vente de cartes SIM. Le but est d’intercepter toute carte SIM préenregistrée. Après la sensibilisation, les mises en garde et les contrôles sur les réseaux, place à la répression tolérance zéro et à la poursuite des insubordonnés. Cette «guerre », a connu son premier champ de bataille du 28 au 30 septembre dernier. Durant cette descente de terrain menée à Lagos, au village informatique, plusieurs personnes ont été interpellées.

Selon Salisu Abdu, le directeur de l’unité de mise en application de la Commission des Communications du Nigeria (NCC), des recherches sont en cours pour savoir où les personnes interpellées obtiennent les cartes préenregistrées. Selon la NCC, la vente ou l’emploi de cartes SIM préenregistrées est une violation passible d’une contravention et/ou d’une peine de prison. L’entreprise de télécommunications reconnue fautive d’enfreindre la réglementation sur l’identification des abonnés, risque une amende de 200 000 nairas soit 315 680 francs CFA par carte préenregistrée. C’est ce qu’a révélé l’institution, expliquant que les puces sont utilisées à des fins criminelles. Ceci du fait qu’il manque un réel suivi ou du moins une identification exacte des personnes qui les utilisent. Plusieurs personnes peuvent dans ce contexte se faire passer par une seule et commettre des forfaits.

« Comment certains fournisseurs de services se sont-ils procurés ces cartes préenregistrées ? En principe, tous les opérateurs ont une base de données rassemblant leurs abonnés, et devraient ainsi déterminer lesquels sont enregistrés puis identifier les cartes préenregistrées », a déclaré le directeur adjoint du bureau de la consommation à la NCC, Ismail Adedigba, qui a adressé une menace aux opérateurs.

Il faut appuyer que l’ultimatum lancé par le régulateur intervient alors que l’année dernière le géant télécom MTN a reçu une lourde amende de 5,2 milliards $ (finalement réduite à 1,7 milliard $) pour n’avoir pas désactivé plusieurs cartes SIM anonymes. Le régulateur avait alors affirmé que ce faisant, l’opérateur avait facilité les opérations de Boko Haram sur le territoire.

Ahlin ACCROBESSI

Kenya : MEST ouvre un incubateur

A Nairobi au Kenya, le centre Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST), a ouvert les portes de son quatrième incubateur et centre technologique.  Il rejoint la liste de ceux du Ghana, Nigeria et de l’Afrique du Sud.

Le programme MEST se fait une place en Afrique. En une dizaine d’années de travail, il s’étend sur le continent à la recherche de startups innovantes. Ses premiers responsables viennent d’ouvrir un nouveau centre d’incubateur au Kenya avec pour ambition d’en faire un géant et incontournable en Afrique de l’est.  L’espace de Nairobi s’apprête à abriter également le nouveau bureau d’Afrique de l’Est de la maison  mère, leader mondial de l’intelligence médiatique et de Meltwater, la société AI-Driven Outside Insight.

D’après un communiqué de presse du centre, l’’incubateur fournira l’accès aux ressources et le réseau mondial MEST dont bénéficient les sociétés du portefeuille à Accra, à Lagos et au Cap.

L’une des premières sociétés à s’installer dans l’incubateur de Nairobi sera le récent investissement Sharehouse, un «Airbnb for warehouses».  Cette année, un investissement total de 700 000 dollars US a été fait dans 7 startups de la cohorte MEST 2018.

« MEST est ravie d’établir officiellement notre présence en Afrique de l’Est avec le lancement de notre incubateur à Nairobi », a  déclaré le directeur général du MEST, Aaron Fu. Et de poursuivre : « Personnellement, je suis impatient de de m’engager avec la communauté technologique et les startups incroyablement dynamiques de Nairobi, et je heureux de considérer ici comme  chez moi ».

Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST), l’incubateur d’entreprises technologiques est  basé à Accra au Ghana depuis 2008. Il est financé par la Fondation Meltwater, la branche à but non lucratif de la société d’analyse Meltwater. Notons qu’au Kenya, Nairobi Garage est l’entreprise qui héberge cet incubateur du MEST.  Il s’agit d’un vaste espace de travail qui ouvre ses portes à de diverses entreprises.

 

Crédit photo : Ventureburn

Nigeria : Une banque accessible via WhatsApp

Au Nigeria, Access Bank révolutionne l’approche client-banque classique. Elle propose désormais un accès à ses  services à travers le réseau social WhatsApp. Désormais, ses clients peuvent effectuer des transactions à l’instar de l’ouverture de compte, transferts entre comptes Access Bank, demande de solde, demande de prêt sur salaire, entre autres rien que sur WhatsApp.

Accéder à son compte bancaire et y effectuer les opérations courantes constitue pour cette banque un argument solide pour se ranger derrière les  avant-gardistes des nouvelles technologies. Cette stratégie permet de toucher le client et de l’intéresser là où il se trouve à longueur de journée. Les réseaux sociaux sont de plus en plus utilisés. Exponentielle montée en puissance devra-t-on dire.

«Access Bank continue de maintenir le rythme en tant que chef de file de la révolution bancaire numérique au Nigéria, avec le lancement de services bancaires sur WhatsApp, l’une des plus importantes plateformes de médias sociaux. Il s’agit là encore d’une manière innovante de connecter les clients à la pléthore de services et d’options bancaires disponibles dans le confort de leur téléphone mobile », a déclaré Ade Bajomo, directeur exécutif, Opérations informatiques et de détail, Access Bank

Une chose est de lancer ce service. Une autre est de pouvoir prendre en compte les recommandations potentielles des clients. C’est d’ailleurs ce que compte faire cette banque. «Maintenant, Access Bank se rapproche de ses clients en croissance en s’appuyant sur l’application WhatsApp. Nous sommes ravis de voir le rythme auquel le service est adopté et nous sommes impatients de voir plus de nos clients apprécier l’expérience», a ajouté Ade Bajono.

Pour utiliser le service, les clients de cette banque peuvent se rendre dans une de leurs agences mais d’abord il va falloir enregistrer un numéro de téléphone qui leur sera mis à disposition. Ils sont censés le faire comme ils enregistrent n’importe quel autre nouveau contact.

Notons que ce n’est tout de même pas la première banque à avoir lancé ce genre de service au Nigeria. Il y a un mois, United Bank for Africa, Guaranty Trust Bank et First Bank l’ont précédé.

 

Le Nigeria attend un nouveau parc technologique

Le Nigeria  attend un nouveau parc technologique. Bridgeways Global Projects Limited, l’entreprise chargée de construction du nouveau parc technologique de Lagos a donné plus de détails autour du projet. Kantagowa ICT Business Park telle que dénommée fera débourser 119 886 583 dollars US sur une période de deux ans et demi.

« Ce que nous développons à Kantagowa élèvera le statut de Lagos en tant que site technologique mondial. Il va bien au-delà de la fourniture de biens immobiliers pour le développement d’un autre village informatique », précise Jimmy Onyemenam, directeur de Bridgeways Global Projects Limited. Dans un premier temps, la gestion de ce parc sera l’affaire de cette société qui le laissera par après au gouvernement fédéral. Ce parc devra être de renommée mondiale à s’en fier aux affirmations des parties prenantes du projet.

Le côté financier est aussi passé au peigne fin pour un bon aboutissement du projet. Des pistes de financement par emprunt et la participation au capital  sont sur la table. « Il existe un pool très important de financements étrangers, avec lequel nous travaillerons également. À l’heure actuelle, nos conseillers financiers négocient le financement de la dette et nous espérons bien que dans quelques semaines, nous devrons le terminer », apprend-on des responsables du projet.

Ce parc d’affaires ICT sera construit  sur une parcelle de 15,7 hectares avec  plus de 3000 points de vente centre commercial, salle d’exposition et centre d’incubation TIC de 5 000 mètres carrés, assemblages / entrepôts et bureaux, pour ne citer que ceux-là. Il devrait être situé le long de la voie express Lagos-Abeokuta et être l’emplacement permanent de l’actuel Ikeja Computer Village Market.

Le parc  sera doté d’installations telles qu’un hôtel économique, des banques, des restaurants, un héliport, une clinique, un poste de police, un service de sécurité et de lutte contre les incendies, de l’énergie électrique.

 

Crédit photo : Guardian

Ecobank Fintech Challenge 2018 : Voici les lauréats

La deuxième édition de l’Ecobank Fintech Challenge  est entrée dans l’histoire. Les  équipes finalistes ont rivalisé de talents ce jeudi dans la salle de conférence du siège d’Ecobank à Lomé. 3 lauréats ont été primés.

Elle sera inscrite en lettre d’or dans les annales de l’histoire. La deuxième édition du concours mettant en lice les meilleures solutions de paiement mobile s’est déroulée ce jeudi 30 août. Au  terme de cette compétition, 3 startups ont été retenues. Elles vont bénéficier de financements de la part du Groupe Ecobank et de l’accompagnement des mentors.

Pour cette édition de l’Ecobank Fintech Challenge 2018, NALA (Tanzanie) a décroché la première place avec un prix en espèces de 10 000 $. Elle est suivie de Virtual Identity (Afrique du sud) qui part avec un chèque de 7 000 $. La solution nigériane Wallet.ng occupe la  3ème place et empoche 5 000 $. Au-delà des fonds, le Groupe Ecobank appuie ces jeunes entreprises à devenir ses partenaires pour dit-on faciliter leurs implantations dans les 33 pays où elle (Ecobank) est déjà présente. Des experts assurent  aussi l’encadrement des équipes.

 

Mieux connaitre les trois gagnants

 

Nala

L’application de transfert d’argent Nala a cette particularité de pouvoir être utilisée sans connexion internet c’est-à-dire hors ligne. Cela fait d’elle une solution utilisable dans tous les milieux surtout ruraux où le taux de bancarisation est souvent presque inexistant. Elle rassemble plusieurs services financiers pour en faire un. Les concepteurs de Nala affirment que leur solution peut héberger plusieurs SIM et faciliter la gestion de dépenses et le contrôle des finances. Benjamin Fernades, le fondateur de l’entreprise nous a confié que son ambition est de pouvoir  étendre sa solution à tout le continent africain.

 

Virtual Identity

Virtual Identity rend virtuel l’accueil réservé à un client. Elle permet de mettre en place une conférence en mode virtuel entre un client et l’agent d’une entreprise donnée. Un moyen pour les entreprises de profiter de l’ère du numérique pour se rapprocher des clients malgré la distance. Cela offre gain de temps et d’argent avec une possibilité de rencontrer virtuellement son client et de travailler ensemble. C’est donc dire que la possibilité est donnée désormais à  une entreprise installée en Afrique du sud de converser avec un client basé aux Etats-Unis.

 

Wallet.ng

Grâce à Wallet, il est possible de recevoir des paiements de l’international et au niveau local. Les transactions sont facturées à  1,2% au niveau local que ce soit par carte, portefeuille ou compte bancaire. Cette commission est de 4% lorsque le paiement vient d’une carte étrangère.

« Nous bâtissons une banque  au service de ceux, de plus en plus nombreux qui ont grandi dans un monde numérique. Nous avions la volonté de bâtir une banque aussi naturellement à sa place sur votre appareil que Facebook et WhatsApp », confient les fondateurs de l’entreprise au service communication du Groupe Ecobank.

Autant de moyens qui facilitent la vie des populations et conduit le continent africain à mieux s’y prendre avec le numérique.

 

Etats-Unis : Le Nigeria remporte le  ‘World technovation challenge’

Après avoir remporté quelques semaines plus tôt la compétition ‘World adolescent robotics’ en Chine,  le Nigeria vient d’être sacré champion aux Etats-Unis. L’équipe composée de 5 collégiennes a décroché la médaille d’or du « World technovation challenge ».

Cette nouvelle prouesse du Nigeria a été faite par des élèves. Cette fois, il ne s’agit pas d’étudiants d’universités publiques du pays. L’équipe composée que de filles démontrent au monde entier la qualité de leur éducation qui ne reste pas en marge les nouvelles technologies.

A la Silicon Valley le week-end dernier, l’équipe « Save a soul » du Nigeria a mis d’accord les membres de jury lors de la compétition d’innovation technologique.  Avec à sa tête Uchenna Onwuamaegbu Ugwu, elle a battu des représentants d’autres géants technologiques tels que les États-Unis, l’Espagne, la Turquie, l’Ouzbékistan et la Chine pour remporter la médaille d’or.

Ces jeunes élèves du niveau collège ont développé une application permettant de détecter les faux médicaments. Leur création répond d’ailleurs à un besoin présent et réel de beaucoup de pays du monde et particulièrement de l’Afrique. Elles espèrent pouvoir collaborer avec les institutions du Nigeria pour faciliter son utilisation.

Aujourd’hui, ces 5 filles dont Promise Nnalue, Jessica Osita, Nwabuaku Ossai, Adaeze Onuigbo et Vivian Okoye sont désignées par Golden Girls d’Afrique. Elles viennent de faire honneur au gouverneur de l’Etat d’Amanbra (Nigeria) Willie Obiano, qui selon les informations « les avait personnellement envoyés aux États-Unis ». Il leur a demandé de placer le Nigéria et l’Afrique sur la carte technologique mondiale. C’est désormais chose faite bien que du chemin reste encore à faire.

Le programme Technovation donne aux filles du monde entier la possibilité d’acquérir les compétences en programmation pour devenir des entrepreneures technologiques. Comme chaque année, les filles sont encouragées à identifier un problème dans leur communauté et sont accompagnées dans la mise en place de solutions concrètes.

Notons que 115 pays ont participé aux éliminatoires de cette compétition. Seulement 12 équipes ont été en finale et le Nigeria a mis la main sur l’or.

 

Crédit photo :DR

 

 

Chine : Des étudiants nigérians raflent la première place du World Adolescent Robotics

Une équipe d’étudiants nigérians vient d’occuper la première place du Concours mondial de robotique pour adolescents 2018 en Chine. L’équipe composée de deux filles et un garçon a été reconnue comme première de part l’ingéniosité et sa rapidité au travail. Elle est rentrée au pays, sourire aux lèvres.

C’est la joie de tout un pays. De jeunes étudiants issus d’universités publiques du Nigeria ont fait parler d’eux en Chine et aussi un peu partout au monde. Ils viennent de remporter l’or à une compétition internationale organisée par l’Association chinoise des sciences et de la technologie. Selon nos informations, leur défi a été axé sur l’utilisation de robots pour résoudre des problèmes d’eau.

Selon le coordinatrice nationale du programme d’éducation à la robotique,  Mme Willoughby Remi, le prix Rajaa Cherkaoui El Moursli pour la réussite courageuse est décerné à l’équipe qui a fait montre d’une bonne attitude  « tout au long du défi, même dans des circonstances difficiles, ou lorsque les choses ne se passent pas comme prévu ».

« Nous avons les bons talents pour concurrencer avec succès sur la scène mondiale et faire du Nigeria une nation avancée en technologie, mais nous avons besoin du soutien et des encouragements appropriés et pour cela, nous devons rapidement combler le déficit évident en science, technologie, ingénierie et mathématiques dans notre système éducatif », a-t-elle expliqué.

Les jeunes de cette équipe ne sont pas à leur premier coup de maîtres.  Aux premiers Jeux olympiques mondiaux de robotique à Washington DC, États-Unis en 2017, le Nigéria a été classé au 25e rang sur les 163 équipes de 157 pays. Plus tôt cette année, le pays a occupé la deuxième place au Concours panafricain de robotique 2018 au Sénégal.

Notons que cinq autres étudiants sont attendus à la First Gro qui aura lieu au Mexique du 13 au 19 août prochain.  Les participants vont s’occuper de comment faire intervenir la robotique dans la résolution de problèmes énergétiques.

Crédit photo : DR

Nigeria : Ubenwa, une appli qui sauve la vie aux nouveau-nés

Les spécialistes sont unanimes sur le sujet. Un diagnostic de quelques secondes suffit pour savoir si un nouveau-né souffre d’un problème respiratoire ou pas. Dans le monde, l’asphyxie périnatale (à la naissance) est l’une des trois principales causes de mortalité infantile, causant la mort d’environ 1,2 million de nourrissons. Au Nigeria, une application mobile permet d’effectuer un diagnostic rapide à chaque naissance et prendre les dispositions adaptées.

L’application Ubenwa  est basée pour l’intelligence artificielle. Elle donne la possibilité aux sages-femmes de redoubler de vigilance. Il s’agit en effet d’un système d’apprentissage automatique qui peut prendre en compte les pleurs du nourrisson, analyser les motifs d’amplitude et de fréquence dans le cri, pour fournir un diagnostic instantané de l’asphyxie à la naissance. Le tout se fait en 10 secondes. « Les résultats des tests de notre logiciel de diagnostic ont montré une sensibilité supérieure à 86% et une spécificité de 89% », informe l’équipe.

Selon nos informations, l’application mobile exploite les capacités de traitement des smartphones pour fournir une évaluation quasi-instantanée du risque d’asphyxie au cas où cela guettait le nouveau-né. Ubenwa est selon les affirmations de ses concepteurs, plus de 95% moins cher que l’alternative clinique existante. La solution se positionne comme plus rapide que la détection basée sur les tests sanguins et demande peu ou pas de compétences.

L’application vient résoudre un problème de société. Elle apporte une valeur ajoutée aux soins prodigués dans les hôpitaux. Sauver des vies humaines reste donc l’une de ses plus nobles missions. Une solution de cet acabit devrait être vulgarisée sur le continent puisque les besoins sont réels et partout.

Pour l’heure, nul ne sait si le fondateur d’Ubenwa, Charles C. Onu y ont pensé ou sont entrain de travailler sur ce point. L’intelligence artificielle laisse tout de même des traces indélébiles dans le domaine de la santé et ce n’est qu’un début pour autant.