Namibie : A 23 ans, Emma Theofelus est vice-ministre des technologies


Le président Hage Geingob a nommé la jeune Emma Theofelus, vice-ministre des technologies de l’information et de la communication de la Namibie. A ce titre, elle devient la plus jeune ministre en Afrique.

Emma Theofelus devient la plus jeune à faire son entrée dans un gouvernement en Afrique. Elle vient de devancer Yacine Oualid, le plus jeune ministre délégué aux startups du gouvernement algérien âgé de 26 ans. Elle passe aussi devant l’éthiopienne Filsan Abdulahi, 28 ans, nommée récemment ministre en charge des femmes, des jeunes et des enfants.

Outre ce poste, la jeune ministre est membre de l’Assemblée nationale. Donc, en plus d’être la plus jeune ministre d’Afrique, Emma Theofilus devient aussi la plus jeune députée de la Namibie et de l’Afrique.

Avant d’entrer dans le gouvernement, la vice-ministre des technologies de l’information et de la communication de la Namibie a notamment été membre du Parlement des enfants, où elle a exercé la fonction de vice-présidente. Emma Theofelus était également avocate au ministère de la Justice, au sein de la direction des Services juridiques.

Depuis décembre 2017, elle est également membre du conseil d’administration du conseil national de l’enseignement supérieur en Namibie. Theofelus est l’ambassadrice des jeunes auprès de la commission nationale de la Namibie pour l’Unesco. Elle est aussi la co-fondatrice du chapitre namibien de l’Alliance de l’Afrique australe pour l’emploi des jeunes. La nouvelle vice-ministre a aussi été, de 2013 à 2014, à l’âge de 16 ans, Maire junior de Windhoeck, la capitale de la Namibie. 

Pendant ses études, Emma Theofelus était conseillère juridique de l’organisation nationale des étudiants de la Namibie. Elle est d’aileurs titulaire d’un Bachelor en Droit de l’université de Namibie, d’un diplôme en féminisme africain et études de genre de l’université d’Afrique du Sud et d’un diplôme en Business Management de Amity University en Inde. 

Namibie: Une première école pour initier les enfants à la robotique

La toute première école de robotique et de codage destinée aux enfants sera bientôt ouverte. En Namibie, l’entrée tardive des enfants dans l’univers du numérique y compris leur maîtrise des outils digitaux préoccupent certains citoyens. A Windhoek, une école -première du genre -ouvrira ses portes dans les prochains mois sous la supervision des fondateurs de  Fablab Namibia.

Le duo Kirstin et Bjorn Wiedow a décidé de s’impliquer dans l’éducation des enfants aux métiers du numérique. Dans leur pays, ils travaillent sur la construction d’un centre de formation orienté vers les enfants afin d’amener ces derniers à amorcer les métiers du web. Un peu partout sur le continent, ces types d’initiatives se multiplient.

«On a vite réalisé qu’il y avait ici un retard considérable pour les enfants dans l’apprentissage des outils digitaux», constate Kirstin Wiedow. C’est le déclic qui a conduit à ce projet. «L’école misera en grande partie sur la créativité de ces enfants du futur», explique-t-elle. Chaque année, une centaine d’enfants viendront s’initier au codage et à la robotique.

Au même moment, «certains cours se feront en partenariat avec des écoles voisines, mais nous proposons aussi des cours accessibles sur le temps libre des enfants. Les groupes seront divisés en deux parties, un premier pour les élèves de 5 à 9 ans, puis un second pour les élèves de 10 à 14 ans».  Après les premières étapes, les enfants passeront au codage avec Python, appliqué aux machines et à la robotique. Un certificat leur sera délivré à la fin de la formation.

Du numérique au réel

Les promoteurs s’attèlent à montrer à leurs futurs apprenants le lien intrinsèque à faire entre le monde numérique et le réel. Ils comptent les inculquer des valeurs  à même de les conduire à voir d’eux-mêmes en quoi la robotique peut être utile dans la vie. Durant les prochains mois, ils toucheront les notions basiques. Au-delà, des logiciels leur serviront à faire exécuter des tâches par  des robots. «L’important est qu’ils puissent voir en quoi le codage est utile dans le monde réel», poursuit  Kirstin Wiedow. Les enfants auront à apprendre davantage sur les capteurs, les mouvements, la connivence ou encore le son et le Bluetooth.

Et pour faire les choses en grand, l’école s’est alliée à un autre établissement scolaire japonais pour une durée de 5 ans école afin de bénéficier des dernières technologies en la matière. Malgré les difficultés liées notamment à la l’instabilité du réseau ou encore à  faiblesse de la connexion, les initiateurs ne comptent pas baisser les bras.

 

 

 

Windhoek va installer le Wi-Fi gratuit

Les autorités namibiennes travaillent sur un plan stratégique de dotation de la ville de Windhoek, de plusieurs bornes Wi-Fi gratuit. Le projet couvre les cinq prochaines années.

Sur le terrain, il s’agit de mettre en place les dispositions pratiques pour déployer l’Internet sans fil, dans toute la capitale de la Namibie. Les bibliothèques et piscines publiques sont déjà sur la liste des lieux ciblés.

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A cette étape du projet, les autorités de Windhoek penser à visiter plusieurs villes africaines qui ont réussi dans ce domaine. De quoi s’inspirer de leurs expériences en la matière.

« L’accès gratuit au Wi-fi permettra aux communautés d’innover et de créer de nouveaux produits et services.» soutiennent les autorités.

Un appel d’offres devra être lancé pour détecter la société à laquelle ce chantier pas des moindres sera confié.

La Namibie présente un téléphone fonctionnel sans SIM

Un jeune élève namibien qui fabrique un téléphone portable fonctionnel sans SIM. Les téléphones sont comme condamnés à fonctionner avec une carte SIM pour effectuer les diverses opérations. Mais le modèle unique que vient de développer un élève relève ce défi.

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Il n’a que 19 ans et son nom c’est Simon Petrus, l’inventeur de ce téléphone. Pour y arriver, il s’est servi de quelques pièces de rechange de téléphone, des composants de télévision, d’une ampoule et aussi d’un chargeur. Passer un appel n’a jamais été si simple. Il suffit d’être dans une zone où il y a des fréquences radio et le tour est joué. Le jeune inventeur peut émettre des appels à n’importe quel moment et sans interruption.

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Autre chose ? Oui justement, il peut regarder NBC1 TV, une chaîne de télévision locale. « C’est un étudiant moyen, mais il est le meilleur élève de la classe des Sciences Physiques » a déclaré Vatileni, un de ses professeurs.

Pour l’avenir, Petrus aspire à devenir un ingénieur.