Maroc : Un portail pour les demandes d’autorisation de mariage 

Au Maroc, le ministère de la Justice a lancé un portail électronique qui permet de faire la demande d’autorisation de mariage en ligne. Cette décision permettra à la population de se marier même en pleine pandémie.

Depuis l’annonce du confinement, le 18 mars dernier, plusieurs futurs mariés ont dû reporter ou même annuler leur cérémonie de mariage. Mais avec ce portail, ils peuvent faire leurs demandes à distance pour obtenir l’autorisation de se marier dans la plupart des tribunaux du royaume.

C’est un nouveau service, qui est disponible par le biais du portail électronique du ministère de la Justice, http://eadoul.justice.gov.ma/. Cette stratégie « fait partie des principaux piliers adoptés par le ministère de la Justice afin d’activer ses stratégies de modernisation de l’administration judiciaire à travers l’incarnation intangible des dirigeants et des procédures judiciaires », souligne le Ministère.

L’État marocain met dès lors des dispositifs en place pour assurer une vie normale pour ses citoyens au cas où le confinement se prolonge. Une chose est sure, tant que la pandémie n’est pas encore éradiquée , tous les mariages et les cérémonies religieuses sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Rappelons que le Maroc n’est pas le premier pays à adopter la demande d’autorisation de mariage en ligne. Le gouvernement fédéral des Emirats Arabes Unis sont précurseurs. 

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Internet World Stats/ Top 10 des pays les plus connectés d’Afrique

1 Internet World Stats a plus de 204 millions d’abonnés en Afrique. Il a publié le Top 10 des pays les plus connectés de l’Afrique.

Ce dernier classement date du 30 juin 2019. Internet prend de plus en plus d’ampleur et s’invite dans la vie et le quotidien des africains.

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Bien que l’Afrique souffre du manque d’infrastructures adéquates, 10 pays d’Afrique paraissent sur la scène internationale comme les plus connectés.

1- Kenya

2- Liberia

3-Tanzanie

4 – Seychelles

5 -Tunisie

6 -Mali

7 -Maurice

8 – Cap Vert

9- Maroc

10- Nigeria

Ces pays disposent aujourd’hui d’un bon niveau de connectivité grâce à la fiabilité des installations d’accès à internet.

Le Liberia doit cette étonnante performance à 4 millions de comptes Facebook pour une population totale de 4,9 millions de personnes.

Internet World Stats est un site Web international contenant des informations actualisées sur l’utilisation d’Internet dans le monde, les statistiques de population, les statistiques de médias sociaux et les données de recherche de marché Internet, pour plus de 243 pays et régions du monde.

Crédit photo : Iwaria

Roland ADJELE

Maroc : Une école d’intelligence artificielle ouvre ses portes

L’Ecole Euromed d’Ingénierie digitale et d’Intelligence artificielle (EIDIA) ouvre ses portes au Maroc dès septembre.

Trois parcours sont disponibles (licence, master et doctorat). L’école proposera des cours en robotique et cobotique (collaboration homme-robot). L’intelligence artificielle, la cyber-sécurité, les technologies web et mobile et Big Data y seront ajoutés.

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Près de 100 bacheliers scientifiques, option mathématiques, physique, sciences de la vie et de la terre (SVT) sont attendus. Il faut y ajouter  les titulaires d’un baccalauréat technique.


Notons que les projets de formation en AI se multiplient sur le continent . L’un des derniers est le lancement d’un master en intelligence artificielle à Kigali ( Rwanda). Le Maroc s’ajoute à ces pays qui s’intéresse à l’intelligence artificielle.

Maroc :EMSI récompensée à la Silicon Valley

Pour une première fois, EMSI a été invitée au temple des nouvelles technologies et de l’innovation qui abrite les géants du domaine comme Google, Microsoft et consorts. Elle a obtenu plusieurs distinctions et médailles à l’international.

L’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur a eu 3 médailles d’argent et 6 distinctions, à savoir le Prix d’excellence KEPCO (Korea Electric Poer Corporation), le Special price CAI (China Association of Inventions), le Special price de BOI (Beijing Online Invention), le Special Award de TIA (Taïwan Invention Association), l’Inventor Award de TIA (Taiwan Invention Association) et le Special price de l’association des inventeurs de Thaïlande.

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Les représentants marocains se sont également distingués par 3 brevets : SmartTraffic, Smarty Factory 4.0 et Multiview-Screen. L’innovation « SmarTraffic » est un système décentralisé basé sur l’identification par radiofréquence et le traitement des images, susceptible de gérer le trafic urbain d’une manière intelligente. Il identifie les véhicules en état d’urgence (VVIP, pompiers, ambulances, police …) et contrôle le feu de signalisation.

Le projet « Smarty Factory 4.0 » est un appareil de communication multi-interface multi-protocole, multi-industries permettant l’acquisition de données sous forme de trames de bus de mode et d’entrées / sorties analogiques / numériques.

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Quant au projet Multiview-Screen, c’est un écran multi-vues qui permet à plusieurs personnes de regarder divers programmes sur le même téléviseur sans utilisation de lunettes spéciales ou autres accessoires. Cette invention permet ainsi la visualisation simultanée de plusieurs vidéos.

L’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur  a confronté ses brevets d’innovation avec des ingénieurs de 26 pays, lors  du Salon d’innovation américain, organisé à la Silicon Valley.

Reconnu comme le seul évènement dédié aux inventions dont a participé l’EMSI, ce salon d’innovation a réunis plus de 400 exposants de différents pays avec 600 nouvelles inventions à l’appui.

Pass Santé Mousso, meilleure initiative santé au  WIAsummit

Pour la 3ème édition du WIAsummit tenue du 27 au 28 juin dernier à Marrakech, la dynamique entrepreneure Ivoirienne Guyerman Maurice grâce à son projet  Pass Santé Mousso remporte le prix de la meilleure initiative santé au sommet de Women in Africa Summit (WIA).

Le colloque Women in Africa Summit en français ‘’Femmes en Afrique’’ est une plateforme internationale pour le développement économique des femmes africaines leaders à fort potentiel. Tenue en Afrique, elle rassemble chaque année de nouveaux talents locaux et les décideurs qui s’engagent à transformer le continent.

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D’une part, son ambition est de libérer le potentiel d’une nouvelle génération de dirigeantes africaines à tous les niveaux de responsabilité civile et gouvernementale. Il s’agit aussi de relier les femmes africaines et internationales dirigeantes dans la poursuite d’une Afrique innovante et inclusive.

Le Pass santé Mousso une initiative de Guyerman Maurice, est un bijou (Bracelet, médaillon) ou encore une carte connectée associée à une plateforme en ligne.

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Il permet à son propriétaire d’emporter ses données personnelles et médicales partout avec lui et de les mettre à disposition, le cas échéant, du personnel médical et d’urgence. Il se présente comme un dossier médical personnalisé numérique, et un outil de réponse aux soins d’urgences.

Par ailleurs, le Pass santé Mousso aide à  améliorer la prise en charge des patients. Il réduit les risques d’erreurs médicales dues au manque d’informations sur le patient et permet surtout une surveillance médicale continue de qualité.

Les applications Web et mobile dédiées ont été conçues en collaboration avec des professionnels de santé afin d’offrir une « expérience utilisateur » simplifiée et efficace. L’ensemble s’appuie sur les nouveaux usages de la mobilité et des objets connectés.

La prise en main permanente est adaptée aux femmes et hommes de tout âge. Une fois le profil de l’individu renseigné, les données personnelles cryptées sont transmises au Pass Santé Mousso et ne sont accessibles que par les tiers autorisés (médecins / hôpitaux et propriétaire des données et/ou famille si autorisée).

 

Daniel A.

Sam Kodo :  « Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Sam Kodo est un geek, un féru des nouvelles technologies en général et de la robotique en particulier. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a commencé à bricoler ses premières machines. Du robot enseignant virtuel à l’ordinateur et tablette solaire, il a à son actif un certain nombre d’innovations qui lui ont valu des prix dans plusieurs pays.

Quelques semaines après avoir entamé son projet de drone agricole, la Rédaction de Tech en Afrique a voulu savoir plus sur les moyens d’actions de ce jeune. Il dévoile dans un entretien, ses difficultés, comment il les surmonte, sa vision et éventuellement comment il compte contribuer à un continent bouillonnant en matière de robotique. Interview.

 

Bonjour Sam, Parlez-nous brièvement de vous ?

 

Bonjour Tech en Afrique,

Je suis Sam Kodo, inventeur et entrepreneur togolais. J’ai crée en 2013 une entreprise spécialisée dans la conception des Tablettes et ordinateurs alimentés en énergie solaire pour améliorer l’éducation dans ma communauté. Cette innovation m’a permis  de remporter plusieurs prix nationaux et internationaux.

 

Depuis  quelques années, on vous a vu sur de différents projets. Pouvez-vous nous en parler ?

En Afrique il existe de nombreux défis et  challenges qui selon moi ne peuvent être relevés que par les innovations et la technologie. En tant qu’Africain, il est de mon devoir de les résoudre ou du moins inspirer d’autres innovateurs africains à les résoudre.

Tout a commencé à 8 ans par les robots que j’ai fabriqués avec les déchets électroniques et après ce fut le tour des ordinateurs alimentés en énergie solaire. Par après, ce fut des machines pour filtrer l’eau puis les robots éducatifs. Aujourd’hui ce sont les drones agricoles et je réserve encore pleins de nombreuses surprises.

Le but est de bâtir une sorte d’Empire de technologie en Afrique pour faire de l’Afrique le leader mondial dans ces domaines comme le Japon ou l’Amérique.

 

 Comment est-ce que vous vous organisez pour réaliser ces projets ?

Tout naît d’abord du constat d’un problème ou d’une situation, ensuite la créativité se met automatiquement en action. J’adore acquérir de nouvelles connaissances et faire des recherches sur internet. Je crois que ce sont ces valeurs qui me permettent d’arriver à avoir de nouvelles idées.

Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT
Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La plus grande des difficultés que j’ai rencontrée en tant qu’innovateur est d’abord  d’ordre moral. Il arrive parfois de rencontrer certaines personnes qui ne partagent pas forcément votre vision et  qui peuvent vous démoraliser avec certains propos négatifs ou dévalorisants, ce qui pourrait avoir pour conséquence de vous dévier de vos rêves. En évoluant, j’ai appris à éviter au maximum cette catégorie de personnes.

Enfin, une autre  difficulté peut être d’ordre matériel ou financier. Je me rappelle comment à mes débuts,  je cotisais mon argent de petit déjeuner pour acheter les jouets lors des foires dans le seul but de récupérer les moteurs électriques et pour payer des composants électriques.  C’était tout ce qu’il me fallait pour fabriquer mes robots.

 

Pour financer les projets, le manque de moyens financiers est souvent relevé par les acteurs. Qu’en est-il à votre niveau?

Pour réaliser un projet, il faut tout d’abord  croire en son projet et être flexible aux suggestions et inflexible aux critiques ‘négatives’. Ensuite, il faut prendre le temps de bien étudier son marché avant de passer à l’action. Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion. Seule l’action permettra à votre projet de voir le jour. Aujourd’hui grâce aux nombreux prix et compétitions remportés dans divers pays, j’arrive à financer mes propres projets.

 

Un commentaire sur l’écosystème tech du Togo/ de l’Afrique ?

Aujourd’hui nous sommes en train de connaître ce que j’appellerai « le siècle des lumières en Afrique » ou de grandes idées et innovations naissent et transforment le continent.

Il faut aussi savoir que chaque ère a une période limitée dans le temps. Si nos gouvernements ne profitent pas de cet instant pour soutenir les porteurs de projets africains, dans le futur ce sera trop tard pour notre génération et un jour on se reprochera cette grande erreur et comme conséquence on continuera par dépendre des aides extérieures.

 

Mots de fin ?

Cela fait déjà plusieurs mois que je vis aux Etats-Unis afin de m’inspirer de leurs technologies et leurs savoirs pour à mon tour, apporter ma contribution au développement du Togo.

Je partage avec vous cette citation de Nelson Mandela (Paix à son âme) qui disait : « Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. ». En tant que jeunes africains, nous avons pour obligation de développer notre continent. A vrai dire, les choses semblent impossibles à réaliser parce que c’est ce que nous croyons, or la vérité est que tout est possible. Si les autres ont réussi à développer leurs nations pourquoi pas nous ?

 

 

 

Villes intelligentes : le Maroc accueille la 4e édition du Smart City Expo

Casablanca abritera la 4ème édition de la Smart City Expo. On débattra de l’intelligence artificielle et des nombreuses opportunités qu’elle offre pour l’amélioration des conditions de vie. Cette année, la rencontre déroule un tapis rouge à Bangkok. La capitale de la Thaïlande, métropole invitée d’honneur accueillera des responsables municipaux et partenaires de l’écosystème Smart City.

En quelques années, la ville asiatique s’est considérablement développée pour faire face à d’importants défis d’ordre environnemental et démographique. Avec une position géographique stratégique, des infrastructures résistantes et une jeunesse consciente des enjeux du nouveau millénaire, Bangkok a réuni toutes les conditions pour profiter au mieux de l’intelligence artificielle.

Elle s’est dotée d’un plan de développement 2013-2032 initié pour transformer la capitale en « une ville durable et agréable à vivre pour ses habitants ».
Faire de Bangkok une cité intelligente ; cela fait aussi partie de l’initiative gouvernementale « Thaïlande 4.0 ». Le pays s’est en effet fixé pour but de créer pas moins de 100 villes intelligentes à l’intérieur de ses frontières au cours des deux prochaines décennies.

La stratégie est basée sur quatre secteurs d’actions dont la construction d’une économie fondée sur la créativité, la création d’une valeur ajoutée respectueuse de l’environnement, le bien-être des citoyens et des investissements dans les infrastructures de transports.

En conférence de presse jeudi dernier, les organisateurs entendent par cet événement ouvrir de nouveaux horizons de création de nouveaux métiers. Cette rencontre sera suivie, les 20 et 21 avril, de la Smart City Hackathon 2019. Il s’agit d’une compétition de brainstorming pour innover et relever les défis du développement urbain de Casablanca. Après le succès de l’édition précédente qui s’est déroulée sous le thème de la mobilité, le Smart City Hackathon lance, cette année, un nouveau challenge consistant à intégrer l’intelligence artificielle dans le quotidien urbain des citoyens marocains.

 

Ahlin A.

 

Maroc : L’Intelligence artificielle intéresse les acteurs de la santé

Des acteurs de la santé s’intéressent à l’intelligence artificielle et ses apports dans leur domaine. Ils ont axé la huitième édition de la  « Journée Santé au travail » de ce 20 décembre sur le thème : « Intelligence Artificielle, une révolution pour la santé au travail ? ».

La Caisse Mutualiste Interprofessionnelle Marocaine(CMIM) qui initie cet événement depuis huit ans compte apporter des informations utiles aux acteurs de la santé. A travers les objets connectés ou tout autre gadget, l’intelligence artificielle joue sur le terrain de l’homme. Mais au-delà, elle facilite la compréhension des maux dont souffrent les patients et participent à la prévention de certaines maladies. C’est surtout sa capacité à collecter et traiter en un temps record des données qui dépassent  le traitement du cerveau humain qui intrigue plus d’un.

Hormis tous les avantages possibles qu’elle peut offrir, les acteurs de la santé y vont avec prudence parce que la machine a ses limites. Ils craignent notamment la disparition de certaines tâches exécutées auparavant par des hommes au profit de la machine. Véritable couteau à double tranchant.

« L’apport de l’IA pour l’entreprise est considérable. Cette technologie va permettre par exemple à l’entreprise de détecter rapidement les causes des accidents de travail, de tout ce qui peut être source de maladies professionnelles permettant ainsi au management des entreprises de les prévenir. L’IA est un sujet passionnant, mais qui effraye aussi parce que nombre de personnes aujourd’hui, à cause de la digitalisation, ont peur de perdre leur emploi. Notre but est de faire comprendre que si l’Intelligence Artificielle est utilisée à bon escient, elle peut être bénéfique », estime Abdelaziz Alaoui, président du Conseil d’administration de la CMIM et également Vice-président Afrique et Moyen-Orient de l’Association internationale de la mutualité  (AIM).

David Gruson,  expert sur les questions de santé, de l’intelligence artificielle et des questions d’éthique, souligne cette rapidité de traitement de données qui représente un atout en termes de productivité.  « L’Intelligence Artificielle est une avancée majeure pour le secteur de la santé. Elle permet de diagnostiquer plus rapidement, et accéder plus rapidement aussi à une réponse médicale. Et si on s’y prend tôt, on aura de bonnes chances de réguler positivement le déploiement de l’IA et son impact dans les métiers de la santé », a-t-il insisté.

 

Crédit photo : Challenge.ma

African Entrepreneurship Award: Treize jeunes récompensés à Casablanca

Le Groupe BMCE Bank of Africa  a dévoilé les noms des champions de la quatrième édition de l’African Entrepreneurship Award. C’était au cours d’une cérémonie organisée la semaine dernière à son siège, à Casablanca. Cette récompense qui démontre l’engagement de la banque à soutenir l’entrepreneuriat novateur en Afrique, s’est enrichie cette année de deux nouvelles catégories : « l’Innovation » et « le Sport Business ».

Ainsi, dans le domaine « Innovation », le premier prix doté d’un montant de 150.000 dollars est revenu à Jonathan Kornik de l’Afrique du Sud pour son projet « Plentify » sur la rationalisation et la diminution de la consommation d’eau et d’électricité grâce à un système de vérification relié aux chauffe-eau. Dans la catégorie « Sport », le premier prix a été remporté par Nangado Kauluma de la Namibie pour la plateforme virtuelle, «PerfectFit », disposant de cours de fitness accessibles par le web et le mobile.

Le second prix de 75.000 dollars a été attribué à Ibrahim Musisi de l’Ouganda et Aderoju Ope-Ajayi du Nigeria pour respectivement les projets «Sukuma Dance Fitness » sur les cours de danse basés sur la musique africaine et « Dolphin Aquatic Center », un centre d’apprentissage de la natation et des méthodes de sauvetage pour femmes et enfants.

Quant au prix « Des projets à haut potentiel » d’une valeur de 25.000 dollars, il est revenu à Ama Dadson du Ghana pour son projet « AkooBooks Audio » sur la transformation de la littérature africaine en ouvrages audio disponibles sur mobiles, à Anass El Hilal du Maroc pour son prototype «Medtrucks » lié à une unité mobile qui offre des soins médicaux dans des zones rurales, à Divin Arnaud Kouebatouka du Congo Brazzaville pour son « Green Tech Africa », autre modèle sur la conversion de la jacinthe d’eau invasive en absorbants naturels destinés au nettoyage industriel ainsi qu’à Christian Songwa de la RDC pour une idée de projet « Ndunda Aquaponics » sur la ferme aquaponique pour élevage de poissons et production de légumes.

 

AHLIN ACCROBESSI

 

Maroc : Orange lance sa plateforme de cyber défense

L’opérateur Orange a annoncé son projet de cyber défense, un centre de sécurité au Maroc, consolidant ainsi la présence de la société en Afrique du Nord. Le nouveau centre donnera lieu à des partenariats avec des instituts pour concourir à l’émergence d’une future génération d’experts en cyber sécurité en Afrique.

« Ce nouveau centre nous assurera une ferme position sur le marché marocain et fera d’Orange Cyberdéfense du Maroc le centre névralgique pour répondre aux exigences des entreprises des pays d’Afrique francophone où le groupe Orange est déjà présent. Notre but est de devenir le leader de la cybersécurité en Afrique francophone », a affirmé Michel Van Den Berghe, PDG d’Orange Cyberdéfense.

Établie dans la ville de Casablanca, le nouveau centre de cyber défense  recevra 50 des plus grands professionnels de la cybersécurité de la contrée et s’appuiera sur l’assistance du centre d’excellence d’Orange de la cybersécurité en France. Orange emploie présentement environ 1 300 experts en France et dans le monde. La plateforme de cybersécurité de l’opérateur téléphonique a choisi de faire de la capitale économique une étape de son déploiement à l’international. Pour s’entourer des compétences les plus exigeantes, «la nouvelle structure ambitionne de recruter les meilleurs profils localement, et pourra s’appuyer sur les centres d’expertise du numéro 1 français de la cybersécurité», indique Orange.

Afin d’accélérer son évolution, ce Hub sera engagé dans une allure de formation et d’accompagnement des jeunes recrues par des partenariats avec de grandes institutions qui contribueront à l’instruction des techniciens en cybersécurité. Orange Cyberdéfense invente, réalise et contrôle les systèmes de défense qui protègent les actifs nécessaires de ses clients. Les prestations qu’offrira le centre dans le pays seront les mêmes que celles déjà présentées en France. Elles iront du conseil et des essais de pénétration (Pentests), à l’installation de méthodes de protection, mais également aux services de surveillance avec un Cyber Soc et un Centre de réponse et d’alerte aux attaques informatiques.

Crédit photo : Twitter

AHLIN ACCROBESSI