Maroc: Une start-up crée une poubelle “intelligente”

La start-up « Valenvi » créée par El Mehdi Habib fait du recyclage et est spécialisée dans la construction des bacs à ordures intelligents. Ces bacs sont dotés d’une technologie permettant de trier les ordures et de surveiller le remplissage.

Basée dans la ville de Casablanca au Maroc, la start-up « Valenvi » a conçu un capteur connecté qui permet de guetter le niveau de remplissage des poubelles dans le but d’organiser le temps du ramassage. Cette poubelle intelligente présente de grands avantages car elle limite le passage des camions et facilite le tri des matières recyclables. De plus elle formalise la collecte des déchets à petite échelle.

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L’idée de la conception de la poubelle intelligente est venue au fondateur lors d’une compétition d’entrepreneuriat dans son lycée. Une compétition au cours de laquelle, il a présenté un projet qui permettrait aux citoyens de trier les ordures. Dans sa vision de faciliter le recyclage et le tri des objets, « Valenvi » offre une meilleure condition de vie aux ramasseurs d’ordures qui exposent leur vie en fouillant les ordures pour trouver les matériaux recyclables. La start-up de El Mehdi Habib assure à ces ramasseurs d’ordures une bonne intégration au marché du travail.

La start-up « Valenvi » existe depuis 4 ans et elle a remporté plusieurs récompenses dont la plus récente est celle du prix Orange de l’entrepreneur social dans son pays en 2020. Valenvi veut participer à l’amélioration et à la contribution du recyclage des ordures au Maroc en commençant par le bas de l’échelle.

Maroc: Facebook soutient les PME

Facebook en collaboration avec le ministère de l’industrie a lancé son programme mondial « Boost with Facebook » à Casablanca. Ce programme consiste à équiper 1000 PME marocaines de compétences marketing.

En effet, pour relancer l’économie marocaine Facebook a lancé son programme mondial en collaboration avec le ministère de l’Industrie avec LaStartupFactory. Selon l’explication des promoteurs du projet : « Le but est d’accroître leur présence en ligne et être compétitives dans l’économie numérique ».

Le programme de Facebook est structuré en deux volets. Le premier volet intitulé « la voie du débutant » est adressé aux entreprises qui ont une présence en ligne limitée mais qui ont la vocation dans le milieu numérique. De l’autre côté, « la voie avancée » est réservée aux entreprises qui veulent évoluer vers un cap supérieur. Ces volets sont conçus pour aider les PME à gérer les défis liés à la pandémie. Une session virtuelle du programme sera disponible en arabe et en français. Cette session virtuelle sera diffusée par les experts de LaStartupFactory.

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Mehdi Alaoui, le président fondateur de LaStartupFactory déclare : « 2020 a été une période difficile pour les entreprises du monde entier, y compris au Maroc. Avec l’aide de Facebook, nous avons adapté le programme pour y inclure des modules qui répondent spécifiquement au besoin de rester en contact avec les clients et de les fidéliser pendant la pandémie, ainsi que celui de revoir les stratégies existantes pour fournir des produits et des solutions plus adaptées ».

Ramez Shedadi, DG de Facebook dans la région de MENA a clairement expliqué que Facebook est bien placé pour fournir des connaissances en marketing pour permettre aux PME de faire face à la pandémie. Ce programme se fera avec le soutien de l’agence de développement digital, la fondation Attijariwafa bank, la fédération marocaine des techniques de l’information, des télécommunications.

L’Africa Security Forum met le cap sur le Maroc

L’édition 2020 de l’Africa Security Forum sera diffusée en mode virtuel et aura lieu le 07 Décembre à venir au Maroc. Compte tenu de la situation sanitaire du monde actuellement, les organisateurs de l’Africa se sont mis d’accord sur une édition de l’Africa Security Forum virtuelle.

Dans un communiqué l’organisation déclare : « Compte tenu des contraintes sanitaires liées à la Covid-19, le comité directeur du Centre de recherches et d’études géostratégiques +Atlantis+ en étroite collaboration avec le bureau exécutif de l’Africa Security Forum, a décidé l’annulation, dans son format habituel, de l’édition 2020 de l’Africa Security Forum qui devait se tenir en décembre de cette année ».

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Une conférence en ligne avec un panel de conférenciers de partout sera organisée le lundi 07 décembre 2020. Selon les organisateurs, cette conférence maintiendra l’engagement des participants à vouloir réfléchir sur l’évolution de la pandémie en Afrique et sera faite en langue anglaise sur une durée de 3 heures. La participation à cette édition virtuelle de l’Africa Security Forum est sur invitation. La liste des conférenciers qui seront présents à ce Webinar sera communiquée au public dans le moins de novembre, précise le communiqué.

L’Africa Security Forum est un évènement de renommée internationale où des solutions concrètes sont élaborées pour faire face aux problèmes que rencontre le continent africain. Le thème de cette année n’est pas encore dévoilé mais l’édition précédente était sous le thème « l’impact du changement climatique sur la sécurité en Afrique ». Beaucoup de personnes attendent des décisions réelles et applicables de cette 5ème édition de l’Africa Security Forum surtout avec cette présence de la pandémie qui a crucifié plusieurs secteurs.

Maroc: Huawei va y lancer la 5G

Dans l’optique d’étendre son influence sur le marché numérique, l’équipe Huawei basée au Maroc a annoncé son intention d’implanter le réseau 5G au Maroc.

D’après l’agence de presse Xinhua, Chakib Achour, le directeur marketing stratégique de Huawei Maroc a déclaré dimanche dernier que ce déploiement de la 5G va booster la connectivité. Il déclare : « Aujourd’hui, l’ambition de l’équipe Huawei Maroc est de favoriser le déploiement le plus tôt possible du réseau 5G auprès des opérateurs télécoms pour permettre à l’écosystème digital local de booster sa connectivité et profiter pleinement des opportunités technologiques et business, liées à Internet, des objets (IOT), le Cloud, le Big Data et l’intelligence artificielle ».

Le directeur marketing stratégique de Huawei affirme que ce pas vers le réseau 5G au Maroc doit permettre au Maroc d’asseoir sa souveraineté numérique pour mieux protéger les données privées des entreprises et citoyens marocains. Une solution bénéfique pour les opérateurs télécoms marocains .

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Cependant, le déploiement de la 5G au Maroc demeure encore une expérience dans l’apport des services 5G avec une meilleure connectivité pour le grand public, pour le monde industriel et pour les acteurs publics. Le géant chinois Huawei demeure le numéro 1 mondial dans le déploiement de la 5G. Avec plus de 3174 brevets déposés, Huawei est sollicité par beaucoup de pays pour l’introduction de la 5G.

Avec les 3 opérateurs télécoms notamment Inwi, Maroc Télécom et Orange, le Maroc fait partie des marchés les plus prometteurs du secteur de la télécommunication. Ces opérateurs se disent prêts à accueillir la 5G mais n’attendent que l’ANRT (Agence Nationale de Réglementation des télécommunications) qui doit modifier le dispositif juridique.

Maroc : Un portail pour les demandes d’autorisation de mariage 

Au Maroc, le ministère de la Justice a lancé un portail électronique qui permet de faire la demande d’autorisation de mariage en ligne. Cette décision permettra à la population de se marier même en pleine pandémie.

Depuis l’annonce du confinement, le 18 mars dernier, plusieurs futurs mariés ont dû reporter ou même annuler leur cérémonie de mariage. Mais avec ce portail, ils peuvent faire leurs demandes à distance pour obtenir l’autorisation de se marier dans la plupart des tribunaux du royaume.

C’est un nouveau service, qui est disponible par le biais du portail électronique du ministère de la Justice, http://eadoul.justice.gov.ma/. Cette stratégie « fait partie des principaux piliers adoptés par le ministère de la Justice afin d’activer ses stratégies de modernisation de l’administration judiciaire à travers l’incarnation intangible des dirigeants et des procédures judiciaires », souligne le Ministère.

L’État marocain met dès lors des dispositifs en place pour assurer une vie normale pour ses citoyens au cas où le confinement se prolonge. Une chose est sure, tant que la pandémie n’est pas encore éradiquée , tous les mariages et les cérémonies religieuses sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.

Rappelons que le Maroc n’est pas le premier pays à adopter la demande d’autorisation de mariage en ligne. Le gouvernement fédéral des Emirats Arabes Unis sont précurseurs. 

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Internet World Stats/ Top 10 des pays les plus connectés d’Afrique

1 Internet World Stats a plus de 204 millions d’abonnés en Afrique. Il a publié le Top 10 des pays les plus connectés de l’Afrique.

Ce dernier classement date du 30 juin 2019. Internet prend de plus en plus d’ampleur et s’invite dans la vie et le quotidien des africains.

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Bien que l’Afrique souffre du manque d’infrastructures adéquates, 10 pays d’Afrique paraissent sur la scène internationale comme les plus connectés.

1- Kenya

2- Liberia

3-Tanzanie

4 – Seychelles

5 -Tunisie

6 -Mali

7 -Maurice

8 – Cap Vert

9- Maroc

10- Nigeria

Ces pays disposent aujourd’hui d’un bon niveau de connectivité grâce à la fiabilité des installations d’accès à internet.

Le Liberia doit cette étonnante performance à 4 millions de comptes Facebook pour une population totale de 4,9 millions de personnes.

Internet World Stats est un site Web international contenant des informations actualisées sur l’utilisation d’Internet dans le monde, les statistiques de population, les statistiques de médias sociaux et les données de recherche de marché Internet, pour plus de 243 pays et régions du monde.

Crédit photo : Iwaria

Roland ADJELE

Maroc : Une école d’intelligence artificielle ouvre ses portes

L’Ecole Euromed d’Ingénierie digitale et d’Intelligence artificielle (EIDIA) ouvre ses portes au Maroc dès septembre.

Trois parcours sont disponibles (licence, master et doctorat). L’école proposera des cours en robotique et cobotique (collaboration homme-robot). L’intelligence artificielle, la cyber-sécurité, les technologies web et mobile et Big Data y seront ajoutés.

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Près de 100 bacheliers scientifiques, option mathématiques, physique, sciences de la vie et de la terre (SVT) sont attendus. Il faut y ajouter  les titulaires d’un baccalauréat technique.


Notons que les projets de formation en AI se multiplient sur le continent . L’un des derniers est le lancement d’un master en intelligence artificielle à Kigali ( Rwanda). Le Maroc s’ajoute à ces pays qui s’intéresse à l’intelligence artificielle.

Maroc :EMSI récompensée à la Silicon Valley

Pour une première fois, EMSI a été invitée au temple des nouvelles technologies et de l’innovation qui abrite les géants du domaine comme Google, Microsoft et consorts. Elle a obtenu plusieurs distinctions et médailles à l’international.

L’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur a eu 3 médailles d’argent et 6 distinctions, à savoir le Prix d’excellence KEPCO (Korea Electric Poer Corporation), le Special price CAI (China Association of Inventions), le Special price de BOI (Beijing Online Invention), le Special Award de TIA (Taïwan Invention Association), l’Inventor Award de TIA (Taiwan Invention Association) et le Special price de l’association des inventeurs de Thaïlande.

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Les représentants marocains se sont également distingués par 3 brevets : SmartTraffic, Smarty Factory 4.0 et Multiview-Screen. L’innovation « SmarTraffic » est un système décentralisé basé sur l’identification par radiofréquence et le traitement des images, susceptible de gérer le trafic urbain d’une manière intelligente. Il identifie les véhicules en état d’urgence (VVIP, pompiers, ambulances, police …) et contrôle le feu de signalisation.

Le projet « Smarty Factory 4.0 » est un appareil de communication multi-interface multi-protocole, multi-industries permettant l’acquisition de données sous forme de trames de bus de mode et d’entrées / sorties analogiques / numériques.

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Quant au projet Multiview-Screen, c’est un écran multi-vues qui permet à plusieurs personnes de regarder divers programmes sur le même téléviseur sans utilisation de lunettes spéciales ou autres accessoires. Cette invention permet ainsi la visualisation simultanée de plusieurs vidéos.

L’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur  a confronté ses brevets d’innovation avec des ingénieurs de 26 pays, lors  du Salon d’innovation américain, organisé à la Silicon Valley.

Reconnu comme le seul évènement dédié aux inventions dont a participé l’EMSI, ce salon d’innovation a réunis plus de 400 exposants de différents pays avec 600 nouvelles inventions à l’appui.

Pass Santé Mousso, meilleure initiative santé au  WIAsummit

Pour la 3ème édition du WIAsummit tenue du 27 au 28 juin dernier à Marrakech, la dynamique entrepreneure Ivoirienne Guyerman Maurice grâce à son projet  Pass Santé Mousso remporte le prix de la meilleure initiative santé au sommet de Women in Africa Summit (WIA).

Le colloque Women in Africa Summit en français ‘’Femmes en Afrique’’ est une plateforme internationale pour le développement économique des femmes africaines leaders à fort potentiel. Tenue en Afrique, elle rassemble chaque année de nouveaux talents locaux et les décideurs qui s’engagent à transformer le continent.

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D’une part, son ambition est de libérer le potentiel d’une nouvelle génération de dirigeantes africaines à tous les niveaux de responsabilité civile et gouvernementale. Il s’agit aussi de relier les femmes africaines et internationales dirigeantes dans la poursuite d’une Afrique innovante et inclusive.

Le Pass santé Mousso une initiative de Guyerman Maurice, est un bijou (Bracelet, médaillon) ou encore une carte connectée associée à une plateforme en ligne.

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Il permet à son propriétaire d’emporter ses données personnelles et médicales partout avec lui et de les mettre à disposition, le cas échéant, du personnel médical et d’urgence. Il se présente comme un dossier médical personnalisé numérique, et un outil de réponse aux soins d’urgences.

Par ailleurs, le Pass santé Mousso aide à  améliorer la prise en charge des patients. Il réduit les risques d’erreurs médicales dues au manque d’informations sur le patient et permet surtout une surveillance médicale continue de qualité.

Les applications Web et mobile dédiées ont été conçues en collaboration avec des professionnels de santé afin d’offrir une « expérience utilisateur » simplifiée et efficace. L’ensemble s’appuie sur les nouveaux usages de la mobilité et des objets connectés.

La prise en main permanente est adaptée aux femmes et hommes de tout âge. Une fois le profil de l’individu renseigné, les données personnelles cryptées sont transmises au Pass Santé Mousso et ne sont accessibles que par les tiers autorisés (médecins / hôpitaux et propriétaire des données et/ou famille si autorisée).

 

Daniel A.

Sam Kodo :  « Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Sam Kodo est un geek, un féru des nouvelles technologies en général et de la robotique en particulier. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a commencé à bricoler ses premières machines. Du robot enseignant virtuel à l’ordinateur et tablette solaire, il a à son actif un certain nombre d’innovations qui lui ont valu des prix dans plusieurs pays.

Quelques semaines après avoir entamé son projet de drone agricole, la Rédaction de Tech en Afrique a voulu savoir plus sur les moyens d’actions de ce jeune. Il dévoile dans un entretien, ses difficultés, comment il les surmonte, sa vision et éventuellement comment il compte contribuer à un continent bouillonnant en matière de robotique. Interview.

 

Bonjour Sam, Parlez-nous brièvement de vous ?

 

Bonjour Tech en Afrique,

Je suis Sam Kodo, inventeur et entrepreneur togolais. J’ai crée en 2013 une entreprise spécialisée dans la conception des Tablettes et ordinateurs alimentés en énergie solaire pour améliorer l’éducation dans ma communauté. Cette innovation m’a permis  de remporter plusieurs prix nationaux et internationaux.

 

Depuis  quelques années, on vous a vu sur de différents projets. Pouvez-vous nous en parler ?

En Afrique il existe de nombreux défis et  challenges qui selon moi ne peuvent être relevés que par les innovations et la technologie. En tant qu’Africain, il est de mon devoir de les résoudre ou du moins inspirer d’autres innovateurs africains à les résoudre.

Tout a commencé à 8 ans par les robots que j’ai fabriqués avec les déchets électroniques et après ce fut le tour des ordinateurs alimentés en énergie solaire. Par après, ce fut des machines pour filtrer l’eau puis les robots éducatifs. Aujourd’hui ce sont les drones agricoles et je réserve encore pleins de nombreuses surprises.

Le but est de bâtir une sorte d’Empire de technologie en Afrique pour faire de l’Afrique le leader mondial dans ces domaines comme le Japon ou l’Amérique.

 

 Comment est-ce que vous vous organisez pour réaliser ces projets ?

Tout naît d’abord du constat d’un problème ou d’une situation, ensuite la créativité se met automatiquement en action. J’adore acquérir de nouvelles connaissances et faire des recherches sur internet. Je crois que ce sont ces valeurs qui me permettent d’arriver à avoir de nouvelles idées.

Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT
Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La plus grande des difficultés que j’ai rencontrée en tant qu’innovateur est d’abord  d’ordre moral. Il arrive parfois de rencontrer certaines personnes qui ne partagent pas forcément votre vision et  qui peuvent vous démoraliser avec certains propos négatifs ou dévalorisants, ce qui pourrait avoir pour conséquence de vous dévier de vos rêves. En évoluant, j’ai appris à éviter au maximum cette catégorie de personnes.

Enfin, une autre  difficulté peut être d’ordre matériel ou financier. Je me rappelle comment à mes débuts,  je cotisais mon argent de petit déjeuner pour acheter les jouets lors des foires dans le seul but de récupérer les moteurs électriques et pour payer des composants électriques.  C’était tout ce qu’il me fallait pour fabriquer mes robots.

 

Pour financer les projets, le manque de moyens financiers est souvent relevé par les acteurs. Qu’en est-il à votre niveau?

Pour réaliser un projet, il faut tout d’abord  croire en son projet et être flexible aux suggestions et inflexible aux critiques ‘négatives’. Ensuite, il faut prendre le temps de bien étudier son marché avant de passer à l’action. Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion. Seule l’action permettra à votre projet de voir le jour. Aujourd’hui grâce aux nombreux prix et compétitions remportés dans divers pays, j’arrive à financer mes propres projets.

 

Un commentaire sur l’écosystème tech du Togo/ de l’Afrique ?

Aujourd’hui nous sommes en train de connaître ce que j’appellerai « le siècle des lumières en Afrique » ou de grandes idées et innovations naissent et transforment le continent.

Il faut aussi savoir que chaque ère a une période limitée dans le temps. Si nos gouvernements ne profitent pas de cet instant pour soutenir les porteurs de projets africains, dans le futur ce sera trop tard pour notre génération et un jour on se reprochera cette grande erreur et comme conséquence on continuera par dépendre des aides extérieures.

 

Mots de fin ?

Cela fait déjà plusieurs mois que je vis aux Etats-Unis afin de m’inspirer de leurs technologies et leurs savoirs pour à mon tour, apporter ma contribution au développement du Togo.

Je partage avec vous cette citation de Nelson Mandela (Paix à son âme) qui disait : « Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. ». En tant que jeunes africains, nous avons pour obligation de développer notre continent. A vrai dire, les choses semblent impossibles à réaliser parce que c’est ce que nous croyons, or la vérité est que tout est possible. Si les autres ont réussi à développer leurs nations pourquoi pas nous ?