Kenya : MEST ouvre un incubateur

A Nairobi au Kenya, le centre Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST), a ouvert les portes de son quatrième incubateur et centre technologique.  Il rejoint la liste de ceux du Ghana, Nigeria et de l’Afrique du Sud.

Le programme MEST se fait une place en Afrique. En une dizaine d’années de travail, il s’étend sur le continent à la recherche de startups innovantes. Ses premiers responsables viennent d’ouvrir un nouveau centre d’incubateur au Kenya avec pour ambition d’en faire un géant et incontournable en Afrique de l’est.  L’espace de Nairobi s’apprête à abriter également le nouveau bureau d’Afrique de l’Est de la maison  mère, leader mondial de l’intelligence médiatique et de Meltwater, la société AI-Driven Outside Insight.

D’après un communiqué de presse du centre, l’’incubateur fournira l’accès aux ressources et le réseau mondial MEST dont bénéficient les sociétés du portefeuille à Accra, à Lagos et au Cap.

L’une des premières sociétés à s’installer dans l’incubateur de Nairobi sera le récent investissement Sharehouse, un «Airbnb for warehouses».  Cette année, un investissement total de 700 000 dollars US a été fait dans 7 startups de la cohorte MEST 2018.

« MEST est ravie d’établir officiellement notre présence en Afrique de l’Est avec le lancement de notre incubateur à Nairobi », a  déclaré le directeur général du MEST, Aaron Fu. Et de poursuivre : « Personnellement, je suis impatient de de m’engager avec la communauté technologique et les startups incroyablement dynamiques de Nairobi, et je heureux de considérer ici comme  chez moi ».

Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST), l’incubateur d’entreprises technologiques est  basé à Accra au Ghana depuis 2008. Il est financé par la Fondation Meltwater, la branche à but non lucratif de la société d’analyse Meltwater. Notons qu’au Kenya, Nairobi Garage est l’entreprise qui héberge cet incubateur du MEST.  Il s’agit d’un vaste espace de travail qui ouvre ses portes à de diverses entreprises.

 

Crédit photo : Ventureburn

Mahamadi Rouamba : Quand sociologie et technologies numériques s’embrassent

C’est l’histoire d’un directeur de société qui a fait de l’entrepreunariat son sacerdoce. Quand le fondateur de l’incubateur BeoogoLAB, s’inscrivait en sociologie, à l’Université de Ouaga 1, il n’avait jamais songé à intégrer la grande famille des entrepreneurs du numérique. La carrière le conduira pourtant à accorder un intérêt particulier à l’impact des TIC sur les mouvements sociaux. « Je connaissais mieux cette matière que les autres pour avoir travaillé dessus au lycée au cours d’un exposé », se rappelle Mahamadi Rouamba pour expliquer son choix.

L’entrepreneur burkinabè intégrera plus tard l’université Aube Nouvelle de la capitale pour suivre un master en gestion de projet. En 2013, il dirigera la société de conseil en transformation numérique dénommée Tic Analyse. Ses nombreuses réalisations portent chacune en elles une étude sociologique approfondie suivie d’un souci de voler au secours de la société burkinabé et de soulager certains de ses maux.

En témoigne Health Burkina, application mobile consacrée au combat du taux élevé de mortalité infantile en milieu rural. Une autre s’intéresse à l’information et la sensibilisation des jeunes sur l’éducation sexuelle. Ses travaux sont distingués, ce qui lui permet d’intervenir dans plus de soixante projets parrainés par l’État burkinabé, des associations ou encore des organismes internationaux.

Mahamadi Rouamba est aussi un guide enthousiaste qui accompagne volontairement les jeunes entrepreneurs. Il regrette le manque de confiance des institutions bancaires aux start-up : « Quand les jeunes débutent leurs projets, les fonds d’investissement et les banques attendent qu’ils soient crédibles avant d’injecter leurs sous. Mais personne ne les accompagne pour qu’ils soient prêts ».

Une raison qui l’a poussé en 2015, à mettre en place BeoogoLab qui soutient les jeunes porteurs de projets novateurs à travers une méthodologie organisée en trois étapes : la maturation, qui consiste à convertir une idée en projet concret. Ensuite vient l’incubation, qui organise les références d’affaires. Et ensuite l’accélération, qui consiste à dresser le business plan.

 

Togo: Start-aid, un nouvel incubateur ouvrira bientôt ses portes

L’écosystème entrepreneurial africain s’agrandit peu à peu, avec le foisonnement d’entités favorables à l’éclosion des start-ups. Au Togo, Start-aid, un nouvel incubateur fait son apparition à Lomé. Cet espace dédié à la promotion de l’entrepreneuriat sera opérationnel à partir du 4 juillet 2018.

L’incubateur Start-aid, qui se définit comme un « boosteur d’innovation », a pour mission de stimuler et d’accompagner les initiatives entrepreneuriales en Afrique. Son arrivée ne peut qu’être salutaire, vu les nombreux défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs du continent.

Start-aid mettra à la disposition de son public, un environnement de travail adéquat,  y compris un espace de cooworking et networking, équipé d’une connexion internet. Sa dimension pédagogique lui permet d’offrir aux entrepreneurs, porteurs de projets, une aide et assistance sous forme de formations et autres types d’accompagnements pour le développement de leurs projets.

Selon les responsables de la structure, plusieurs événements sont prévus à savoir des afterworks, workshops, bootcamps, hackatons, etc…

Start-up franco togolaise basée à Marseille, start-aid compte soutenir les initiatives de jeunes entrepreneurs africains dans la droite ligne du progrès socio-économique du continent, en commençant par le Togo. Hormis ses offres destinées aux entrepreneurs, elle cible des entreprises via des services d’élaboration de business plans, de conceptions graphiques et de création de sites internet.