Cameroun : le gouvernement fait participer les non-voyants à la numérisation

Toutes les couches de la population camerounaise doivent participer à l’inclusion numérique en cours dans le pays. Dans cet optique, le ministère camerounais des Postes et des Télécommunications (MINPOSTEL) a procédé à l’inauguration d’un centre multimédia destiné aux non-voyants.

Cette installation a été intégrée au siège du Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC) dans la ville de Yaoundé. Le centre multimédia est dédié aux aveugles et aux malvoyants du Cameroun. L’objectif du ministère de tutelle, c’est de les impliquer dans la numérisation en cours dans le pays. Le MINPOSTEL veut mobiliser toutes les ressources du pays afin de ne laisser personne sur le banc de touche.

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Selon Minette Libom Li Likeng, cette initiative relate à quel point le Cameroun est engagé dans la numérisation de tous ses secteurs d’activité impliquant par la même occasion tous les Camerounais ainsi que les personnes souffrantes de handicaps. « Le chef de l’Etat a instruit d’impliquer tout le monde, de connecter tout le monde. Il ne faudrait donc pas que certains soient défavorisés parce qu’ils ont un handicap », a-t-elle expliqué.

« Le centre multimédia qui leur a été offert a des équipements qui donnent une accessibilité qui s’adapte à leur handicap », a ajouté la dirigeante de la MINPOSTEL. Le centre en question, est composé de plusieurs matériels sophistiqués qui accéléreront l’apprentissage des non-voyants. L’installation multimédia dispose notamment d’une imprimante de pointe dotée d’une capacité de 400 brailles par heure, des ordinateurs, des outils technologiques de dernière génération et des scanners.

Les membres du Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun ont à leur disposition des spécialistes pour les assister. Dans ce centre multimédia, ils peuvent entre autres apprendre l’informatique et se cultiver grâce à une sonothèque.

Orange Burkina Faso veut augmenter ses tarifs, le gouvernement dit non

Orange Burkina Faso veut augmenter les tarifs de connexion internet et des services voix. Elle l’a fait savoir à travers à travers un communiqué publié quelques jours plus tôt.

Orange Burkina Faso annonce un réajustement de ses tarifs à la hausse à partir du 17 février 2020. Elle l’explique par la pression fiscale exercée par l’État du Burkina Faso.

« Ce réajustement tarifaire fait suite à l’entrée en vigueur de la loi des finances pour l’exécution du budget de l’Etat exercice 2020, qui augmente le taux de la taxe spécifique sur les entreprises de télécommunication à 7% du chiffre d’affaires réalisé par chaque entreprise » explique la société.

Dans un tweet diffusé , le Premier ministre du Faso s’est montré ferme. Il dit ne pas comprendre une telle augmentation de tarifs, balayant du revers des mains cette décision d’augmentation, obligeant l’opérateur Orange Burkina Faso a la mettre dans ses tiroirs.

L’adoption de la loi de finance ne saurait être selon lui, un argument suffisant pour décider d’une augmentation des tarifs de façon unilatérale.

« Le communiqué de Orange relatif à l’augmentation des tarifs est inacceptable. Les débats opérateurs de téléphonie/ARCEP sur la question sont antérieurs à la loi de finances 2020 et font l’objet d’une étude.

Le gouvernement n’acceptera aucune augmentation avant les conclusions », a écrit le premier ministre sur son compte Twitter.

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Ouganda : Huawei aurait aidé le gouvernement à espionner des opposants

L’affaire fait grand bruit en Ouganda. L’entreprise chinoise Huawei est accusé d’avoir aidé le gouvernement ougandais à s’infiltrer dans les messages privés des opposants au régime actuel. Des discussions de groupe WhatsApp ont été interceptées notamment ceux du chanteur Bobi Wine, très critique envers le président de la République, Yoweri Museveni.

Une enquête menée par le Wall Street Journal révèle que les techniciens de Huawei ont aidé les autorités ougandaises à intercepter des messages cryptés. Ils ont pu entrer dans un groupe de discussion sur WhatsApp dont le musicien et homme politique Bobi Wine est membre.

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Des activités similaires ont été menées en Zambie. Ces gouvernements ont fait appel au géant chinois pour traquer les blogueurs. Cet épisode pose le problème de la sécurité en ligne des internautes et ce que les gouvernants sont prêts à faire.

L’enquête n’a pas permis de faire un lien direct entre les cadres de Huawei et les responsables de l’entreprise. C’est à se demander s’ils en étaient au courant. Quoi qu’il en soit, les logiciels malveillants continuent par faire mouche sur internet et affolent de plus en plus de personnes.

Cette enquête pourrait créer un bras de fer entre la Justice, Huawei et les gouvernements impliqués.