Facebook lance Watch, son service de diffusion de vidéo

C’est fait. Le réseau social fondé  par Mark  Zuckerberg part à la conquête des amoureux de vidéos. Facebook vient de lancer Watch, un service de vidéo à la demande, concurrent direct de la fameuse Youtube.

Après les Etats-Unis, fief du réseau social, c’est le tour du monde entier de bénéficier de Watch. Selon les chiffres fournis par Facebook, plus de 50 millions de personnes utilisent ce nouveau service chaque mois aux USA. La concurrence s’annonce rude entre Facebook entre YouTube, Netflix, Amazon ou encore Instagram (ce dernier appartient aussi à Facebook), ndlr).

« Il y a un an, nous avons lancé Watch aux États-Unis pour donner aux gens une place sur Facebook afin de trouver des créations et des créateurs de vidéos qu’ils aiment et de commencer des conversations avec des amis, d’autres fans et même des créateurs. Au cours de l’année écoulée(2017), nous avons rendu l’expérience plus sociale: vous pouvez ainsi voir plus facilement quelles vidéos ont été aimées ou partagées par vos amis, créer des émissions auxquelles le public participe essentiellement et ouvrir ‘Regarder des vidéos’ à partir de ‘Pages’ », explique l’entreprise dans un article de blog.

En rendant son service universel, Facebook compte amener les abonnés  à avoir des vidéos sur les divertissements, les sports, les actualités et bien plus encore. Chaque abonné peut suivre ses pages préférées pour ne rater aucune vidéo. Il peut aussi se désabonner comme il le  souhaite. Un plan de monétisation de vidéo y est aussi inclut pour permettre aux éditeurs d’insérer des pubs et de gagner quelques dollars auprès de Facebook.  Ils devraient garder  55% des recettes, Facebook  ne prendra que 45%.

D’après l’entreprise, pour accéder à Watch sur iOS et Android, recherchez l’icône Watch dans la barre de raccourcis ou le signet «Plus». Vous pouvez également trouver Watch sur Apple TV, Samsung Smart TV, Amazon Fire TV, Android TV, Xbox One et Oculus TV.

Face à la notoriété incontournable de Youtube avec ses 1,8 milliards d’utilisateurs actifs par mois, il y a de quoi se demander  si Facebook saura tenir après un investissement de 1 milliard de dollars dans Watch. Pas de conclusion hâtive, c’est plutôt le wait and see qu’il faut.

Tanzanie : Facebook poursuit son projet « Express Wi-Fi »

Lancé depuis 2017, le projet  « Express Wi-Fi » de l’entreprise américaine Facebook est en cours de renforcement en Tanzanie. Prévu pour faciliter l’accès à la connexion sans fil à quelques 2 600 personnes, le projet peine à assurer sa couverture géographique.

Dans la ville d’Arusha, au Nord-Est de la Tanzanie, le géant Facebook et le fournisseur d’accès à Internet, Habari Node travaillent main dans la main. A travers le service « Express Wi-Fi », ils veulent bien offrir l’Internet à moindre coût à une partie de ceux qui n’en ont pas. Le souci lié à la zone de  couverture du projet sera résolu par les techniciens de la société américaine.

« L’équipe travaillant sur ces solutions s’est développée pour inclure des ingénieurs aux États-Unis, en Europe et en Israël. À Boston, notre équipe a développé un logiciel qui simplifie la gestion du réseau pour les opérateurs et leur permet de déployer des réseaux Wi-Fi maillés », a expliqué Vish Ponnampalam, ingénieur en systèmes sans fil chez Facebook.

Et de poursuivre « Des équipes de Menlo Park en Californie ont mis au point un nouveau cadre de routage optimisé pour les réseaux maillés Wi-Fi à grande échelle, avec jusqu’à 50 voire plus de points d’accès, en utilisant moins de connexion de retour. Et des équipes en Israël, en Irlande et à Dubaï ont travaillé avec des partenaires pour planifier et déployer Express Wi-Fi ».

Le projet « Express WiFi » permet à Facebook de collaborer avec des opérateurs, des fournisseurs d’accès Internet et des entrepreneurs locaux afin d’étendre la connectivité aux régions mal desservies du monde entier. Wi-Fi Express est disponible en Inde et s’étend peu à peu au reste du monde. Facebook a lancé ce même projet en mars 2017 au Kenya. De l’autre côté, le géant Google annonce vouloir en faire autant  au Nigeria.

Ouganda : Facebook va réduire ses investissements

Facebook reste prudente. Suite à l’introduction depuis juillet, de taxes sur les réseaux sociaux, l’entreprise pilotée par Mark Zuckerberg vient d’annoncer qu’elle pense réduire ses investissements devant améliorer la connectivité.

Affectée par la taxe du pays sur l’utilisation des réseaux sociaux,  Facebook a déjà  prévenu que ses investissements dans l’infrastructure ne se feront plus comme prévu. Même  Kojo Boakye, le responsable de la politique publique de Facebook Afrique amène l’entreprise à vouloir investir ailleurs. Il l’a fait savoir a à la Commission ougandaise en charge des communications (UCC).

Le projet d’investissement pour le développement de la connectivité Internet en Ouganda risque de tomber à l’eau. C’est ce que souhaite faire  l’entreprise américaine Facebook. Depuis le 1er juillet dernier, le gouvernement ougandais fait appliquer une taxe quotidienne de près de 25 F CFA à tous les utilisateurs de réseaux sociaux. Cette décision concerne aussi bien les utilisateurs du plus populaire des réseaux sociaux.  En Ouganda, les « facebookeurs »  ne représentent que 2 millions 200 mille sur les 13 millions d’internautes (Chiffres de 2015).

Mark Zuckerberg est entrain de vouloir surseoir à ses investissements allant dans le sens de  l’amélioration de la connectivité en Ouganda. Si cette mesure venait à devenir une réalité, les  internautes en paieront les pots cassés.

« Facebook s’est engagée envers l’Afrique et notre travail de connectivité en Ouganda. Nous continuons à maintenir des lignes de communication ouvertes et actives avec le gouvernement ougandais, le secteur privé et les membres de la société civile », explique une source proche de la société américaine.

Pour l’heure, des précisions n’ont pas encore été données concernant l’investissement particulier qui en pâtira. D’après nos informations, une discussion serait en cours avant le gouvernement avant de prendre les mesures irréversibles.

L’entreprise américaine voit de loin le danger venir de loin. Elle est entrain de préparer sa riposte. Quoi qu’il en soit, les taxes sur les réseaux sociaux risquent logiquement de faire baisser son nombre d’utilisateurs.

Projet Aquila : Pourquoi Facebook a-t-elle jeté l’éponge ?

Facebook a initié le projet Aquila en 2014 pour permettre à environ 4 milliards de personnes d’être connectées à travers le monde. L’ambition de l’entreprise était de faire survoler des drones solaires dans les pays à faible connectivité. Quatre années après, Facebook s’est rendue compte que le projet n’en vaut plus la peine. En juin dernier, elle jette l’éponge au moment où le projet Loon de Google fait son chemin. Comment comprendre cet abandon de Facebook ?

Arriver à connecter le monde entier grâce à ses drones-avions comparables à des ailes et pesant 400 kilos. L’idée du réseau social au « blanc F » a de quoi mériter un prix. Enfin, plus maintenant puisqu’Aquila est rentré pour de bon dans les tiroirs.

 

Tout allait bien… et pourtant !

 

Selon les premiers tests effectués par l’entreprise, tout allait pour le mieux. Hormis quelques manquements, c’était prometteur comme projet. Il ne restait plus qu’à imaginer que dans les prochaines années, des populations d’Afrique voire du monde entier profitent gratuitement de la connexion internet haut débit. Un premier essai a été effectué en juin 2016. 22 mai 2017, Arizona, États-Unis, le vol expérimental du drone-avion de Facebook  a été un franc succès.

« Le décollage s’est déroulé comme prévu, tous les systèmes ont fonctionné de manière nominale… la seule surprise que nous ayons rencontré a été une bonne surprise : la vitesse ascensionnelle a été deux fois plus importante que lors de notre premier vol d’essai », s’est réjoui Martin Luis Gomez en charge du projet Aquila chez Facebook.

En juin 2018, Facebook a mis fin à son projet. Elle a « décidé de ne plus concevoir ou construire [ses] propres avions et de fermer [ses] installations à Bridgwater » en Angleterre. Après les derniers tests pas vraiment concluants comme souhaités par Facebook, les fonds qui sont destinés à Aquila devront être investis dans des projets similaires c’est-à-dire allant dans le sens de la démocratisation d’internet et sa vulgarisation au reste du monde.  Pour cela, le géant des réseaux sociaux souhaite plutôt «travailler avec des partenaires comme Airbus sur la connectivité plateformes de haute altitude (HAPS) en général, et sur les autres technologies nécessaires pour faire fonctionner ce système, comme les ordinateurs de contrôle de vol et les batteries haute densité ».

De même, d’autres entreprises spécialisées dans l’aérospatial ont commencé la conception d’appareils  à haute altitude pour des fins similaires. L’entreprise américaine SpaceX, Patricia Cooper veut aussi faire profiter de l’Internet à tous en mobilisant 4 425 satellites à envoyer dans l’espace entre 2019 et 2024. Des observateurs crient à l’encombrement de l’espace.

 

Le malheur des uns facilite la tâche aux autres

 

Pendant ce temps, le géant Google a mis le cap sur le continent africain avec son fameux Loon. Il est en pleine négociation avec des opérateurs de téléphonie mobile du Kenya pour faire profiter de sa solution internet haut débit aux populations. Jusque-là et malgré quelques mésaventures, le projet Loon semble être sur le bon chemin. La maison Google fait son chemin et d’ici l’année prochaine l’opérateur Telkom pourra s’appuyer sur le réseau de ballons gonflés à l’hélium et projeté à une centaine de kilomètres-au dessus des têtes-dans la stratosphère.

A dieu Aquila !

 

Crédit photo : Geeknews

Moustapha Cissé aux commandes du centre d’intelligence artificielle de Google

Google prévoit d’ouvrir un centre d’intelligence artificielle au Ghana. Ce chantier d’envergure est confié aux Sénégalais Moustapha Cissé, un nom bien connu dans le secteur des nouvelles technologies pour avoir fait carrière chez Facebook avant de rejoindre Google.  Portrait.

Il est bien vrai que de part sa taille et son positionnement, le géant de la Silicon Valley, Google ne saurait confier un chantier aussi important par hasard. L’acteur sinon celui qui est  aux commandes a été choisi par ses soins. C’est un ambitieux de l’univers des défis technologiques.

Venu au monde au  Sénégal, Moustapha  a étudié les mathématiques et la physique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Par après, il part en France pour la poursuite de ses études. Ce n’est que là qu’il obtient un master en intelligence à l’Université Pierre et Marie Curie. Récemment en  2014, Moustapha est devenu ancien étudiant de  l’université de Montreal (Canada), et docteur en Informatique de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris).

Deux années plus tard, Facebook lui ouvre ses portes. Prêtant main forte à l’équipe française du plus géant des réseaux sociaux, il devient chercheur scientifique pour Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR). Dr Moustapha Cissé a eu à travailler sur la conception d’une intelligence artificielle axiologique qui contribue à relever les importants défis sociétaux de notre temps et de l’amélioration les conditions de vie des citoyens de ce monde.

Deux ans et 2 mois après, Google met le paquet et le débauche. C’est la fin d’une aventure et le début d’une autre peut-être plus palpitante.

Dans sa nouvelle vie à Accra au Ghana, il a à ses côtés, le célèbre scientifique et ingénieur informaticien américain Jeff Dean, associé principal chez Google AI. Tous deux clament leurs attachements profonds à la terre africaine. Raison de plus pour voir les solutions d’intelligence artificielle réussir et changer les modes de vie.

Dans un communiqué commun, ils ont expliqué être disposés à aller chercher les poids lourds pour venir bosser sur ce projet de Google.  «Nous sommes ravis de conjuguer notre intérêt pour la recherche sur l’IA et l’apprentissage automatique, avec notre expérience personnelle en Afrique. Nous voulons ainsi repousser les limites de l’IA et contribuer à relever des défis dans des domaines tels que la santé, l’agriculture et l’éducation […] Nous nous engageons à travailler en collaboration avec les universités et les centres de recherche locaux, ainsi qu’avec les décideurs, sur les applications possibles de l’IA en Afrique»,annoncent-ils. 

 

Nigéria : A trois pour améliorer la connexion internet

 

L’accord tripartite de Facebook, MaiOne et Tizeti met l’accent sur l’amélioration de la qualité de la connexion internet à Lagos pour les années à venir. Le trio travaille sur ce projet et mise sur leurs propres ressources au rang desquelles la connectivité par fibre optique de MainOne, les vingt nouvelles tours alimentées à l’énergie solaire de Tizeti et de l’Express Wifi de Facebook.

« Ce projet tire parti de notre capacité Internet, des investissements dans l’infrastructure terrestre à fibre optique et des points de présence pour la prestation de services dans l’État de Lagos…Nous nous engageons à améliorer la qualité de l’accès et à accélérer la transformation numérique des petites entreprises », a souligné le Directeur Général de Tizeti, Kendall Ananyi.

Selon ses explications, ce projet commun a pour objectif de « présenter une solution durable et rentable pour les zones mal desservies de l’Etat de Lagos grâce à nos tours wifi alimentées à l’énergie solaire, à nos tours wifi en continu et à la bande passante Internet robuste de MainOne ».
Cette approche vise à la fois la mise en commun des moyens disponibles et la baisse des coûts de l’Internet à Lagos pour le consommateur final.

Ibrahima Bâ, un des responsables en charge du programme chez Facebook a fait savoir que tous les responsables de l’entreprise « sont déterminés à travailler avec des partenaires dans toute l’Afrique et ailleurs pour soutenir les initiatives associées à la connectivité et développer une meilleure infrastructure Internet dans les communautés qui ne disposent pas d’un accès fiable et abordable ».
Depuis quelques années, la maison Facebook accentue ses actions en Afrique. Elle travaille avec beaucoup de pays pour améliorer la connexion internet. Le Nigéria n’est pas choisi au hasard. C’est le premier pays regorgeant le plus d’utilisateurs de ce réseau social (15 000 000 ) en Afrique de l’ouest.

 

 

Nigéria : Facebook fait des yeux doux aux technophiles

Le réseau social des Zuckerberg n’a pas encore fini d’explorer la mine d’or que constituent ses utilisateurs africains. Le Nigeria qui bat les records en terme d’utilisateurs de Facebook aura sa première communauté TIC d’Afrique d’ici l’année prochaine.

Facebook met l’accent sur la vulgarisation des nouvelles technologies en nouant un partenariat avec CC Hub. Un centre baptisé « NG_HUB from Facebook » sera construit à Lagos pour jouer un rôle d’espace collaboratif pour développeurs, start-up et tous les férus des Technologie de l’information et de la communication (Tics).

Un programme d’incubation de start-up, des formations sur mesure, des conférences et événements sont dans les prévisions du réseau social. De même ,des partenariat seront signés pour épauler certains incubateurs existants.

« Nous sommes là aujourd’hui car Facebook veut investir au Nigeria. Nous voulons soutenir les personnes et les organisations qui créent des opportunités économiques », explique Ebele Okobi, la directrice des politiques publiques de Facebook pour l’Afrique.

« Au Nigeria, poursuit-elle, plus de 22 millions de personnes utilisent Facebook tous les mois et 87% des PME disent que lorsqu’elles embauchent, les compétences numériques sont celles auxquelles elles accordent plus d’importance que celles acquises par un candidat à l’école.» .

Près de 50 000 PME et entrepreneurs seront formés au  numérique et aux services Facebook pour dit-on redynamiser et favoriser une bonne croissance économique.

 

Ouganda : Facebook donne un coup de pouce à la connectivité

En Ouganda, Facebook s’est associé à l’opérateur de téléphonie mobile Airtel et la société Bandwidth & Cloud Services pour déployer plus  de 770 kilomètres de fibres optiques  dans le Nord-Ouest .

Un projet prévu prendre fin en  2017 mais qui s’évalue à  170 millions US. Cet investissement vise à améliorer de façon significative l’accès à internet aux  millions d’ougandais.

Selon un communiqué rendu public par Facebook, « cette initiative en Ouganda s’inscrit dans notre stratégie globale visant à améliorer la connectivité partout, y compris dans les pays où l’accès aux capacités sous-marines et internationales a été limité. En s’appuyant sur les enseignements et les résultats de notre travail en Ouganda, nous travaillerons avec d’autres opérateurs dans d’autres pays pour étendre ce modèle, dans le but ultime d’aider les opérateurs locaux à fournir une couverture réseau robuste ».

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Avec une population estimée à 38 millions d’habitants, l’Ouganda comptait en 2015 près de 13 millions  d’internautes. A ce nombre doit-on ajouté les quelques 2,2 millions d’utilisateurs du plus populaire des réseaux sociaux. Il faut dire qu’en 2011, l’Etat ougandais avait bloqué un tant soit peu l’accès à Facebook et Twitter qui selon les autorités  devrait  » mettre fin à la connexion et au partage d’informations qui incitent la population à manifester ».  Il s’agit sans doute d’une stratégie de reconquête de ce pays à travers un projet de fibres optiques de cet acabit!

Selon les explications de Brian Kalule, conseiller de Facebook sur le plan légal  « les avantages juridiques ont été conclus et les travaux devraient commencer dans un proche avenir ». Ce projet de fibre optique se situe  dans la droite ligne des plans d’infrastructures du gouvernement, pour le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC).  Les pays voisins de l’Ouganda bénéficieront de cette connectivité transfrontalière.