Le Burkina Faso fabrique désormais ses panneaux solaires

Faso Energy tel est le nom qu’a donné le gouvernement burkinabè à sa première usine de production et d’assemblage de panneaux solaires. Une première en Afrique occidentale qui a fait dépenser plus de 5 millions d’euros soit plus de 3 milliards de FCFA.

Faso Energy est la première usine de fabrication de panneaux solaires en Afrique de l’Ouest. Elle compte produire quotidiennement 200 panneaux pour fournir plus de 30 mégawatts de puissance par année. Avec une centaine d’employés, cette entreprise vise loin.

Les Burkinabès veulent exploiter largement l’énergie solaire qui est inépuisable. Et ce à travers le projet Yeleen, un programme de développement de l’électricité solaire au Burkina Faso. Le gouvernement veut construire 16 centrales solaires dans tout le pays pour une puissance de 250 mégawatts. Cette usine de production et d’assemblage de panneaux solaires n’est que le début de ce programme ambitieux.

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Rappelons que le Burkina Faso a commencé l’exploitation de l’énergie solaire en 2017 avec la centrale de Zagtouli situé au sud-ouest de Ouagadougou. A cette centrale de plus de 130 000 panneaux solaires, le projet Yeleen ajoutera quatre autres. Le gouvernement veut plus que les 33 mégawatts fournies par la centrale de Zagtouli. La plus grande centrale que le projet Yeleen installera produira 40 mégawatts sur 60 hectares.

Ce projet est appuyé par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD). Ces deux institutions donnent un coup de pouce financier à la Société nationale d’électricité du Burkina (Sonabel) sur le projet Yeleen.

Un Sénégalais fabrique un dispositif pour éliminer calcaire et bactéries dans l’eau

Le Sénégalais Cheikh Sarr a trouvé une solution pour réduire la quantité de calcaire et de bactéries présente dans l’eau. Il a mis au point un dispositif qui vise à satisfaire les populations qui se plaignent de la qualité de l’eau fournie par les producteurs.

Une étude de marché faite par Cheikh Sarr et son équipe a révélé que la majeure partie des populations ne sont pas satisfaites de l’eau qui leur est fournie. Ils ont voulu y remédier en développant leur premier produit baptisé « système anticalcaire électronique » . Ce dispositif a pour tâche de protéger les bâtiments de l’obstruction des tuyauteries, des pertes d’éclats, d’un quelconque dysfonctionnement des machines.

Il désinfecte les canalisations en les débarrassant des dépôts de calcaire, l’accumulation de rouille dans les tuyaux responsables de corrosion. Ainsi, l’eau ne peut que circuler librement tout en étant riche en calcium. De plus, l’installation de ce système mis en place par Cheikh Sarr, est facile apprend-on. Il peut être monté en une quinzaine de minutes, sans outils et sans avoir à couper le tuyau.

Diplômé en tant qu’’ingénieur de Grenoble INP en Electronique et Informatique, Cheikh Sarr a créé son entreprise Saraba-Lab-Tech au Sénégal . Son équipe et lui développent et commercialisent des produits électroniques et informatiques afin de résoudre des problématiques quotidiens des Sénégalais. 

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Togo/ Covid-19 : Un respirateur artificiel fabriqué localement

Un groupe de jeunes togolais a mis au point un respirateur artificiel. Cet appareil est très vital dans le traitement du Covid-19 à une phase critique. Il s’agit de celle du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA).

Dans cette lutte contre le Covid-19, de jeunes togolais ont choisi d’apporter leurs pierres en mettant en place un respirateur artificiel. C’est ce que rapporte Deutsche Welle dans un reportage.

L’équipe composée de passionnées des nouvelles technologies s’est servie des matériaux locaux à sa disposition. Elle vient de lancer le premier respirateur artificiel made in Togo. Le respirateur a été conçu de manière à pouvoir régler l’oxygène pour le patient. L’idée c’est d’apporter de l’aide aux spécialistes de la santé au Togo toujours au front pour combattre le Covid-9 explique Foli-Bébé Ousia Assiongbon , directeur exécutif d’Ecotech Lab.

La prochaine étape pour l’équipe est de faire valider son prototype par une équipe de médecins selon les explications . « Un tel respirateur a son rôle à jouer non seulement à Lomé mais sur toute l’étendue du territoire. J’encourage les jeunes aller très vite. Après l’étape de prototype, il faut passer à la production », souhaite Prof Kouami Kokou , le directeur de la recherche scientifique.

Les respirateurs artificiels sont très prisés en cette période de pandémie du Covid-19 . Le gouvernement a annoncé il y a quelques semaine avoir passé commande de 250 respirateurs. Une productrice locale n’est qu’un coup de pouce , une bouffée d’oxygène à donner aux patients et à toute la population togolaise.

Le Togolais Edem Koffi Agbeko fabrique une Multiprise portable sans fil

Le Togolais Edem Koffi Agbeko est résolu à innover dans le domaine de l’énergie en s’appuyant naturellement sur la technologie. Après le sac solaire et le générateur, il vient de mettre sur pied un nouveau dispositif.

Multipo c’est une multiprise sans fil portable d’une puissance de 50watt hybride qui a la capacité d’utiliser du courant domestique pour son fonctionnement et les ondes comme la seconde source d’énergie pour donner du courant continue 220V.

Un prototype existe pour le moment. Le jeune togolais espère mettre très bientôt ses multiprises sur le marché à un prix abordable. Selon les informations confiées à Tech en Afrique, tous les projets sont faits sur fonds propres. Edem A. ouvre ses portes aux personnes intéressées par ses innovations.

Edem et son prototype

Le jeune homme ayant fait à la base des études en graphisme et réalisation audiovisuelle ne baisse pas les bras. Il avoue avoir encore d’autres projets plus intéressants dans sa sacoche.

Contacts : +228 99138412/93459655

agbeko.koffiedem@gmail.com

Burkina Faso : Un étudiant fabrique un drone pour sécuriser son pays

Ima Igor a conçu depuis novembre 2019 un drone de sécurité polyvalent, capable d’effectuer une reconnaissance faciale. Le drone arrive à également détecter la tranche d’âge d’une personne ainsi que des d’objets.

Jeune étudiant  en deuxième année d’informatique à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, Ima Igor est passionné du numérique. Pour apporter sa contribution à la sécurité dans son pays, il a conçu un drone. Le jeune entend mettre sa passion au service de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

« Cette conception est axée sur la situation sécuritaire du pays. Sincèrement ça me touche beaucoup. C’est une manière pour moi d’apporter ma pierre à la lutte contre le terrorisme », a indiqué Igor, le jeune informaticien.

Compte tenu du manque de moyens, la conception n’a pas pu avoir la finition qu’il faut, car la dernière fonctionnalité du drone n’est pas au point.

« Les moyens avec lesquels je me suis procuré la carte font qu’elle n’est assez puissante pour détecter les objets en flux vidéo. Elle détecte les objets seulement en flux photo pour le moment. », a expliqué le jeune homme.

En dépit des difficultés rencontrées, le jeune créateur compte maintenir la réalisation de son rêve.

« J’ai rencontré assez de difficultés financières dans le processus de fabrication, assez complexe. Pour faire un drone une erreur de manipulation peut tout détériorer. Il m’est arrivé de ne pas dormir parce que je n’avais pas fini mon programme », a-t-il insisté.

Pour tous ceux qui désirent soutenir cet ambitieux projet, Igor Ima se dit ouvert à tout soutient qu’il soit moral, matériel ou financier.

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Le Togolais Edem Koffi Agbeko fabrique un générateur électrique (vidéo)

Edem Koffi Agbeko, un jeune togolais âgé 27 ans a inventé un générateur de courant particulier, dénommé « CM classique ». Ce dernier est particulier dans le sens où, il peut fonctionner sans carburant.

Graphiste de profession, cette invention de ce jeune passionné par les nouvelles technologies a pour objectif de remédier au problème d’électricité fréquent dans les villages du Togo. Le CM classique est donc une solution pratique pour faire sortir ces villages de l’obscurité. C’est une innovation que  Edem Koffi Agbeko ambitionne de l’internationaliser.

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Le générateur fournit du courant d’une capacité de 220 volts et d’une puissance de 80 watt. D’après les explications du jeune inventeur, le générateur puise sa source d’énergie dans des mini plaques de 12 volts placés à l’intérieur.

Edem Koffi Agbéko n’est pas à sa première invention. En Août dernier, il a été lauréat d’un prix au Salon digital et d’innovation de Logex tenu à Lomé, pour une invention baptisée, le « Sac scolaire lampe ». Il a également déjà décroché le prix d’incubation au Cabinet Synergie.

Ainsi, ces trouvailles lui ont permis d’être le promoteur du sac solaire made in Togo. Agbéko bénéficie du soutien du fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).

Raheem Geraldo

Tchad : Le jeune étudiant Mahamat Issa fabrique des drones

Mahamat Issa, un jeune étudiant en ingénierie a créé un drone pour promouvoir l’agriculture et la sécurité. Ce jeune est porteur d’un projet dénommé « drone -tech.  Son objectif est la fabrication des drones susceptibles d’exécuter des tâches dans les domaines du bâtiment , des travaux publics , de l’agriculture et de la sécurité.

En effet, le drone- tech se donne la mission de fabriquer des drones équipés de multiples capteurs et de caméras performantes dans le but d’exécuter et de traiter des données aériennes.

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« Ces drones sont dédiés à des tâches de précision et au transport dans les secteurs d’activité professionnels notamment pour ceux qui souhaitent se spécialiser dans la conduite des drones, leurs études et même leurs fabrication  » a souligné Issa Abakar

Pour la réalisation de son drone, Mahamat Issa s’est servi des composantes tels que les moteurs et les microcontroleurs auxquels il a ajouté d’autres éléments clés conçu par lui même. Ces éléments permettent la collecte des données en fonction du domaine d’application prédéfini pour chaque drone.

Il faut noter qu’un drone est un outil de décision moins coûteux, efficace et efficient permettant à ses utilisateurs d’avoir une précision dans leur travail afin d’augmenter leurs revenus.

Roland ADJELE

Tech : Le Togolais Sam Kodo fabrique un drone agricole

Sam Kodo, jeune inventeur togolais a mis au point un drone agricole. Après l’ordinateur solaire, le robot VT-Bot (enseignant virtuel), entre autres, il vient de concevoir un drone agricole. L’information a été relayée par l’inventeur sur sa page Facebook.

« Suite à la demande d’un ami agriculteur a Lomé, j’ai créé ce drone, qui sera en mesure d’inspecter rapidement les parcelles pour une évaluation instantanée des éventuels dégâts, grâce à l’imagerie aérienne et des capteurs multispectraux permettant de connaitre la vitalité des champs », écrit l’inventeur sur sa page. Avec la caméra incorporée, il y a cette possibilité d’enregistrer plusieurs angles pour avoir des détails beaucoup plus fine.

C’est dire que son appareil viendra apporter un plus dans le domaine agricole au Togo et en Afrique où l’introduction de la technologie se fait au compte-gouttes. Son drone, pourra aider les agriculteurs à connaitre l’état de leurs cultures et pouvoir augmenter leur rentabilité. L’obtention des images de parcelles donne une idée claire des éventuels problèmes pouvant portant un coup à la production.

Photo du drone

Contactée par la Rédaction de Tech en Afrique, Sam a indiqué poursuivre toujours les tests pour livrer un appareil à la hauteur des attentes. L’appareil a pu atteindre 2500 m d’altitude au moment où le temps de vol était de  45 min. D’autres tests notamment ceux relatifs à la vitesse que peut supporter l’engin sont toujours en cours.

Sam Kodo est un mordu de la robotique depuis l’âge de 8 ans. Sa startup  «Infinite Loop» est basée à Lomé, la capitale du Togo. Il a été du lauréat du «Mandela Washington Fellowship 2015» et de plusieurs autres concours. En mars 2018, lors du Festival Numérique Futur E.S Festival Numérique Futur E.S au Maroc, il a reçu grâce à son robot VT-Bot, le prix coup de cœur du jury.