Ethiopie : Human Rights Watch dénonce des restrictions d’internet

D’après le groupe de défense des droits humains Human Rights Watch, des millions d’Ethiopiens de l’ouest d’Oromia sont privés d’accès au téléphone et à Internet en raison. Cette situation résulte d’un conflit en cours malgré la pandémie actuelle.

Le manque d’informations  sur l’évolution de la pandémie et la méconnaissance des mesures barrières peut porter préjudice aux populatons.  Les  Éthiopiens recherchent des informations vitales sur la propagation mondiale des coronavirus, a déclaré lundi HRW.

Cette restriction rend également difficile pour les observateurs extérieurs d’évaluer les besoins humanitaires à l’intérieur de la région d’Oromia. «Cela signifie que leurs proches qui vivent en dehors de la région ont du mal à obtenir des informations sur ce qui se passe. Cela a également eu un impact sur le nombre d’acteurs humanitaires qui n’ont pas pu obtenir de bonnes informations sur la situation humanitaire et la situation en matière de sécurité », a déclaré à VOA la chercheuse principale de HRW, Laetitia Bader. 

Le gouvernement éthiopien a commencé à couper les connexions aux réseaux de téléphonie mobile, aux lignes fixes et à Internet dans la région d’Oromia le 3 janvier. « Sans parler de Wellega (une des régions concernées, ndlr), les utilisateurs d’Internet à travers le pays sont très peu nombreux », a-t-il écrit dans un article Facebook. «Par conséquent, pour diffuser les bonnes informations, il suffit que les gens obtiennent des informations par la radio et la télévision.»

Pour HRW, il faudrait mettre fin à cette restriction dans un contexte comme celui du Covid-19.  «Le gouvernement devrait chercher des moyens de garantir la libre circulation des informations», selon l’organisation pour laquelle ces «interdictions générales de communication sont un problème. »

Ethiopie : Report du lancement du satellite d’observation

La mise en service du premier satellite d’observation éthiopien est reportée en décembre 2019. Selon l’Institut Ethiopien des Sciences et Technologies Spatiales (ESSTI), c’est un report par prudence météorologique.

Ce retard est causé par les précipitations fréquentes à Addis-Abeba. L’équipe de construction a pour but de concevoir un satellite répondant aux normes. A cet effet, l’ESSTI attend toujours des équipements de l’extérieur pour achever la construction de la station de réception. Le report en décembre permettra de tester le satellite d’observation et de corriger les erreurs .

Lire aussi : WhatsApp : Découvrez 4 mises à jour à venir en 2020

Le montage du satellite d’observation est achevé. De nouveaux matériels sont commandés depuis la Chine pour parfaire ce dispositif spatial. Même l’assurance responsabilité civile est couverte, selon les propos de Solomon Belay Tessema, le directeur général d’ESSTI.

Ce satellite de 70 kg a d’importants rôles à jouer dans l’avenir. Il servira à la surveillance dans les secteurs de l’eau, de l’agriculture, du climat, de l’environnement et des mines. Il sera un support de formation des ingénieurs éthiopiens aux technologies spatiales. Une formation financée par l’Éthiopie et la Chine.

Raheem Geraldo

Economie numérique : L’Ethiopie s’appuie sur Alibaba


Alibaba va appuyer l’Ethiopie dans le développement de son économie numérique. Le ministère de l’Innovation et de la technologie a annoncé une collaboration avec le géant chinois du commerce en ligne pour développer son économie numérique.

Lire aussi : Faure Gnassingbé chez Jack Ma

Alibaba est une société chinoise à capital privé et détenue par une famille qui tire principalement ses revenus de ses activités sur Internet.
Cette initiative est issue d’une rencontre entre Getahun Mekuria, ministre de l’Innovation et de La technologie et Jack Ma, fondateur du groupe Alibaba.

Lire aussi : Ethiopie: Le Premier ministre menace de suspendre internet à jamais

Cette rencontre s’est faite au siège du groupe à Hangzhou en Chine.
Les discussions ont tourné autour de la reconstruction de l’économie numérique du pays. Un Accord des investissements du gouvernement dans la transformation numérique de l’Ethiopie est une « priorité supérieure » selon le ministre Mekuria.

Et cette visite de la délégation éthiopienne en Chine a pour but de stimuler les résultats de cette transformation.

Cette visite suit celle du Premier ministre Abiy Ahmed au siège d’Alibaba en Avril dernier. Lors de ses échanges avec le Premier Ministre Abiy AHmed, le dirigeant d’Alibaba a annoncé le projet d’investissement envisagé par sa société dans une Ethiopie plus technologique.



Raheem Geraldo

Ethiopie: Le Premier ministre menace de suspendre internet à jamais

Le premier ministre éthiopien ne badine pas quand il s’agit d’internet. Il a été clair sur ses possibles prises de décision pour le moins irréversibles. 

Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien a prévenu ses compatriotes qu’il est à même de suspendre internet le plus longtemps possible voire à jamais.

Lire aussi : GBWhatsApp annonce sa fermeture définitive

Pour lui, le net est devenu un outil de déstabilisation de son pays. Il  reconnaît néanmoins ses effets bénéfiques dans l’amélioration de la communication et sur les échanges commerciaux.

« Internet n’est ni l’eau, ni l’air », a-t-il estimé, comme pour dire qu’il n’est pas aussi « vital » que ça. « Tant qu’il sera jugé nécessaire de sauver des vies et d‘éviter des dommages matériels, Internet sera fermé de manière permanente, et non pas pour une semaine, mais à jamais », a martelé le dirigeant éthiopien.

Les suspensions d’Internet à la moindre agitation ou lors des examens inquiète bon nombre de personnes. Les raisons sont avant tout politiques. 

À la fin du mois de juin, une tentative de coup d’État a provoqué une coupure générale du net. En évoluant ainsi, ce pays classé comme l’une des économies à la croissance la plus rapide en Afrique se donnera beaucoup de mal.

Ethiopie / Tech : 3 milliards $ pour construire « le vrai Wakanda »

Dans 8 voire 10 ans, l’Ethiopie va construire ce qu’elle appelle « le vrai Wakanda », une cité technologique. En partenariat avec Hub City live, l’Ethiopie mise sur cette cité technologique dont le coût des travaux est évalué à 3 milliards $.

Dans  la ville de Bahir Dar, – nord-ouest-dans l’Etat fédéral d’Amhara, une cité technologique fera son apparition. C’est l’un des projets qui tient à cœur au gouvernement. Il a été dévoilé au cours d’un atelier le 18 août dernier.

Le choix pour la ville de Bahir Dar d’abriter ce centre n’est pas hasardeux. Selon les explications de Mikal Kamil, cofondateur de Hub City Live-Ethiopie, cette ville a une valeur historique importante. C’est « l’une des premières civilisations, le berceau de l’humanité, la source du Nil Bleu, un environnement agréable ». Au-delà, il y a aussi  « sa ressemblance géographique avec la cité de Wakanda dans le film Black Panther ». Plus loin il faut noter que « la position géographique de Bahir Dar ressemble le plus à la ville de ‘Wakanda’ dans le film Black Panther ».

Ce projet vise à faire du gouvernement éthiopien, le  premier gouvernement technocrate d’Afrique, apprend-on. « Le but est de construire une ville technologique futuriste avec une technologie éthiopienne indigène et une région économique autonome qui bénéficierait aux jeunes et au pays », poursuit Mikal.

Cette cité devra aussi servir de lieu de mise en valeur des innovations technologiques du monde et créer des opportunités d’emploi pour les jeunes. Ce sera aussi un centre d’apprentissage pour diverses personnes et institutions agissant dans les domaines des sciences et de la technologie.

 

Wakanda, quand la fiction influence la réalité

 

Wakanda est une ville fictive mais technologiquement avancée qui a été à l’origine de plusieurs adaptations cinématographiques. Que ce soit avec les films Iron Man 2 ou Ultimate Avengers 2, elle a séduit nombre de scénaristes qui n’ont pas manqué à la mettre en valeur. L’exemple le plus récent et sans doute le plus connu est  celui du  film « Balck Panthers » sorti en février 2018.

La terre des Wakandais est  une petite nation située en Afrique équatoriale, entourée par l’Ouganda, le Kenya, la Somalie et l’Éthiopie. Ce n’est rien de plus qu’ure science fiction sortie tout droit de la maison d’édition Marvel Comics datant des années 1966!  Cette fois, elle passera de l’écran au mur avec la construction de cette cité annoncée par l’Ethiopie. La fiction influe le réel.

 

Crédit photo : Geeks Media

Safaricom souhaite  introduire le M-Pesa en Ethiopie

L’opérateur de téléphonie Safaricom souhaite  introduire le M-Pesa en Ethiopie. Ce service de paiement mobile, populaire au Kenya est entrain de s’étendre à d’autres pays de l’Afrique de l’est. Pour l’instant, c’est l’Ethiopie la prochaine cible.

Le paiement mobile ou mobile money (pour parler comme les Anglophones, ndlr) est devenu un palliatif  au faible taux de bancarisation de la plupart des pays africains. Manque  d’informations ou encore  réticence d’ouvrir un compte en banque sont ces quelques facteurs qui contribuent au  succès du transfert d’argent par mobile.

En Ethiopie, il y a de pareilles solutions mais cela ne dissuade pas pour autant  Safaricom qui souhaite tester dans un premier temps le M-Pesa. Selon nos informations, les discussions avec les autorités éthiopiennes sont assez avancées et ont atteint un niveau de satisfaction appréciable.

D’une population de 100 millions d’habitants, l’Ethiopie fait souvent face à un faible taux d’inclusion financière. Une occasion pour Safaricom  de surfer sur ce problème pour proposer des offres attrayantes. « De nouveaux produits, de nouveaux services tels que la banque numérique et la banque d’investissement sont nécessaires parce que le secteur bancaire est archaïque et ne répond pas aux exigences de l’économie », a confié l’économiste Eyob Tesfaye, basé à Addis-Abeba à nos confrères de Reuters.

Safaricom n’est pas le seul opérateur à convoiter le marché télécoms de l’Ethiopie. Il y a notamment MTN et Vodafone qui attendent le bon moment pour percer le marché. Les deux opérateurs de téléphonie mobile ont d’ailleurs exprimé leurs volontés à entrer sur ce marché en juin dernier.

Lancé en 2007, M-Pesa compte environ 20 millions d’utilisateurs actifs au Kenya et est devenu le principal moteur de croissance des bénéfices pour le fournisseur de télécommunications dominant en Afrique de l’Est. Au même moment, les services vocaux et textuels traditionnels n’ont plus le vent en poupe.  Au cours de la dernière décennie, M-Pesa est passé d’un service de transfert d’argent de base à une plateforme financière offrant des produits d’épargne, de prêt et d’assurance en collaboration avec des prêteurs locaux.

 

Crédit photo : Quartz

 

Aimé Amson

 

Ethiopie : A nous l’espace !

Tout comme le Nigeria ou récemment le Ghana, l’Éthiopie compte mettre en orbite un satellite d’ici 2019. Le projet est exécuté par des ingénieurs éthiopiens avec l’aide de la Chine.

Lire aussi : Sénégal/ Paludisme : Un drone pour pulvériser les zones à risque

D’après nos informations, l’engin sera utilisé à des fins civiles en l’occurrence pour les prévisions météorologiques. Les images obtenues permettront de leurs côtés d’avoir une idée plus claire de la carte du pays et ces différentes démembrements.

L’Ethiopie est décidé à donner un coup de main aux programmes nationaux en cours visant la réduction des effets de la sécheresse sur la vie des populations.

Lire aussiSénégal/ Paludisme : Un drone pour pulvériser les zones à risque

C’est une nouvelle page qui s’ouvre devant les pays africains.