Togo : Un forum sur l’entrepreneuriat numérique et estudiantin s’annonce

Le forum sur l’Entrepreneuriat Numérique et Estudiantin (FENES) aura lieu pour la première fois le 31 mai prochain. Cet événement qui se positionne comme le rendez-vous numéro 1 des start-up et jeunes leaders du Togo rassemblera plus de 2000 participants. Il aura lieu au Palais des congrès de Lomé.

L’objectif du forum est de permettre aux participants de mieux cerner l’entrepreneuriat numérique et l’entrepreneuriat estudiantin, ainsi que son impact sur le développement économique et social.

Ce forum, de par son envergure va fédérer les énergies du secteur de la technologie du pays. De même, un concours est organisé en prélude de l’événement pour détecter les jeunes pousses innovantes. Trois projets seront distingués. Ils auront les « prix de la créativité et de l’innovation entrepreneuriat numérique », « prix du meilleur projet d’entrepreneuriat social », et « prix spécial de l’entrepreneuriat féminin »

Cette activité permettra de montrer à quel point  l’entrepreneuriat étudiant constitue un moyen par excellence d’approfondir et booster les ambitions professionnelles des apprenants.

Pour les organisateurs, il est plus que jamais important de regarder de près la réalité de l’entrepreneuriat étudiant. Même si la notion n’est pas très connue, « plus de 50 étudiants poursuivent leurs études tout en développant leur projet de création d’entreprise dans le secteur du numérique ».

« Il est donc important de se familiariser très tôt avec l’idée que gérer sa propre entreprise est une option de carrière et que l’éducation, la formation et l’accès à l’information jouent un rôle central dans la réussite de l’entreprise »,Poursuivent les organisateurs.

30 Personnalités, 10 Experts et Intervenants nationaux et internationaux, 15 Top-managers d’institutions de formation à l’entreprenariat, publiques et privées, 250 étudiants des universités et grandes écoles du Togo pour les cérémonies d’ouverture et de clôture sont attendus. De même, 1500 visiteurs (enseignants, étudiants, diplômés, professionnels) feront le déplacement pour visiter 20 stands d’exposition, participé à 3 panels, écouté 5 étudiants entrepreneurs-modèles partageant leur expérience. A noter que 3 nouveaux programmes innovants à fort impacts seront également lancés à cet effet.

Des entrepreneurs africains puisent de l’expérience d’Alibaba en Chine

29  entrepreneurs africains  provenant de 11 pays du continent assistent à des cours intensifs dans le cadre de l’initiative eFounders. En Chine depuis quelques semaines, des entrepreneurs africains renforcent leurs capacités  grâce à Alibaba Business School et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Cette formation est personnellement soutenue par le milliardaire chinois, Jack Ma, patron de la plateforme d’e-commerce Alibaba. La tenue de cette séance n’est rien d’autre que la preuve de  l’engagement de l’entrepreneur en sa qualité de président exécutif d’Alibaba Group et conseiller spécial de la CNUCED. Il souhaite autonomiser 1 000 entrepreneurs des pays en développement dont 200 africains dans les  5 prochaines années. L’enjeu aujourd’hui est d’accompagner les jeunes pousses à réussir dans le monde numérique.

Jack Ma, de même que  le Dr Mukhisa Kituyi, secrétaire général de la CNUCED, ont eu à échanger avec les bénéficiaires de ce programme au cours de leur séjour à Hangzhou. « Ensemble avec la CNUCED, nous voulons donner aux jeunes entrepreneurs africains les moyens de réussir non seulement dans leurs propres entreprises, mais également lorsqu’ils rentrent chez eux, en montrant aux autres comment mettre en place des modèles commerciaux inclusifs à l’ère du numérique », a déclaré  Jack Ma.

Les participants sont soient des fondateurs ou cofondateurs de leurs entreprises. Ils ont été sélectionnés au préalable à travers un appel à candidature.Les domaines concernés vont du commerce électronique, la logistique, la fintech, les mégadonnées  au  tourisme en Afrique.

Deux semaines de cours intensifs leur ont permis de se frotter aux réalités d’une géante entreprise comme Alibaba. Ils constatent de visu les transformations qui ont eu lieu. Il y a une dizaine d’années, la Chine avait  presque les mêmes difficultés que traverse aujourd’hui le continent africain. Malgré cela, Alibaba est devenue ce géant du commerce électronique que tout le monde connait.

 

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Google Impact Challenge cible l’Afrique pour la première fois

Le géant mondial de la technologie Google, s’inscrit dans une logique philanthropique depuis des années. C’est ainsi qu’elle a initié en 2013, le Google Impact challenge, un concours d’innovation technologique en vue de soutenir et promouvoir, partout au monde, les projets numériques à fort impact, portés par des Organisations à but non lucratif. Cette année, l’événement s’exporte pour la première fois en Afrique et se donne pour objectif majeur, de booster l’entrepreneuriat numérique africain en apportant un coup de pouce aux meilleurs projets relevant du secteur de l’économie sociale.

Selon les responsables de la structure, Google prévoit en l’espace de 5 années, un investissement d’environ 20 millions de dollars afin de promouvoir l’innovation technologique sur le continent.

« Aujourd’hui, nous passons à l’étape de mise en œuvre de ce projet en lançant le Google Impact Challenge 2018. C’est la première fois que nous organisons un Google Impact Challenge en Afrique. De nombreux innovateurs africains font un travail remarquable dont l’impact est réel sur les communautés. C’est pourquoi nous souhaitons donner un coup de projecteur sur ces associations en leur apportant une aide pour financer leurs projets et leurs idées. Nous sommes convaincus que les outils technologiques peuvent aider les organisations locales et nationales à atteindre leurs objectifs et à résoudre une partie des problèmes parmi les plus urgents auxquels ce continent est confronté…. » , avait déclaré Mzamo Masito, le  Directeur Marketing de Google Afrique.

Pour cette édition du Google Impact Challenge, les 3 pays choisis qui sont: le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du sud devront répondre à un appel à candidature.

A l’issue du concours, le trio africain touchera une somme de 6 millions de dollars. Le quota de chaque pays est fixé à 2 millions de dollars pour les 4 lauréats du premier prix et les 8 lauréats du deuxième prix. Les associations ou entreprises lauréates, bénéficieront d’un accompagnement technique et financier de Google pour mener à bien leurs projets.

Google Impact Challenge prime les meilleures initiatives technologiques des organisations qui on su apporter des solutions concrètes aux problèmes sociaux-communautaires. Il a déjà accompagné, plusieurs projets numériques à savoir : des caméras intelligentes, conçues pour protéger l’écosystème environnemental, des éclairages à base d’énergie solaire destinées aux communautés habitant des zones non électrifiées, des applications mobiles de lutte contre les violences conjugales, et le reste.

 

Landry M.

Bénin : Partir du SIISNA pour penser « Afrique numérique »

Rendez-vous de l’entrepreneuriat en général de l’entrepreneuriat numérique en particulier, le Salon International des Incubateurs et Startups Numériques d’Afrique ( SIISNA) vient d’être lancé ce 14 juin à la chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB). Des entrepreneurs et férus du monde numérique venant du Burkina Faso, du Sénégal, du Niger, du Ghana, du Togo et du Bénin, entre autres  y participent.

Au lancement du SIISNA, les organisateurs ont mis l’accent sur l’entrepreneuriat numérique, des efforts en cours au niveau des Etats africains et du chemin qui reste à faire. Un public jeune composé de jeunes entrepreneurs, spécialistes du web, développeurs, médias a fait le déplacement.

Aubin Degan (photo) , le président du comité d’organisation a insisté sur l’importance de la mise en place d’un cadre juridique adéquat pour le développement de l’entrepreneuriat numérique sur le continent. Selon lui, il faut aujourd’hui accorder plus de facilités aux jeunes entreprises de se développer. Il salue tout de même les efforts en cours dans plusieurs pays mais suggère que d’autres mesures viennent galvaniser les entrepreneurs.

Pour lui aujourd’hui, l’Afrique doit être perçue comme un pays commun à tous les Africains pour qu’il n’y ait plus de barrières freinant la jeunesse. « Il faut réfléchir ‘Afrique’ comme nous le faisons dans  le cadre de ce présent salon. La première édition a eu lieu en Côte d’Ivoire et la deuxième au Bénin afin de lui donner toute sa dimension panafricaine », insiste Aubin Dégan. Et de poursuivre « L’entrepreneuriat est la clé qui ouvre toutes les portes, se permet de prouver qu’on peut être utile ».

Le SIISNA est enfin ouvert et sera clôturé le 16 juin prochain avec la toute première édition du concours African Digital Awards (ADA) destiné à primer les meilleures startups qui se démarquent leurs secteurs d’activités en lien avec le  numérique. Ce salon qui se déroule au Bénin se veut une plateforme d’échanges et de collaboration entre grandes  entreprises, incubateurs, startups et autres acteurs du monde digital. Il offre aux jeunes des opportunités d’emplois et les incite à s’investir dans la création d’entreprises dans le secteur du numérique.

 

Assou Afanglo, envoyé spécial de Tech en Afrique à Cotonou (Bénin)

L’AFD soutient l’entrepreneuriat numérique africain à travers Digital Africa

L’Agence Française de Développement (AFD)  lance Digital Africa, une plateforme d’innovation numérique destinée aux entrepreneurs africains dont l’objectif est de les mettre en relation avec des partenaires, clients et investisseurs internationaux. Cette initiative s’inscrit dans la logique des Objectifs Du Développement Durable (ODD) pour soutenir la croissance économique du continent.

Digital Africa, permet aux entrepreneurs de mener à bien leurs projets grâce à un système de réseautage international. Cette  innovation technologique est le fruit d’un processus enclenché par la banque publique solidaire française AFD, qui organise depuis 2016,  un concours d’innovation numérique connu sous le même nom. Une action motivée par le désir de dénicher les meilleurs talents africains en matière du numérique et d’assurer leur visibilité.

Ce concours est désormais associé au label Digital Africa afin d’accompagner la dynamique entrepreneuriale africaine, d’impulser l’innovation par le numérique et l’émergence d’entrepreneurs à impact sur le continent.

Le secteur de l’entrepreneuriat numérique est au cœur des préoccupations de l’AFD qui veut renforcer l’écosystème du continent africain. « L’AFD va fédérer les incubateurs de startups en Afrique. L’AFD va se transformer, et souhaite devenir une ‘AFD plateforme’. Plateforme pour fédérer les partenaires comme nous, bailleurs et financiers, fédérer aussi les autres acteurs, les associations et les entreprises privées, et co-construire ensemble les solutions pour ne pas être dans une approche ‘offre de service’, le Nord qui apprend au Sud » avait déclaré, Rima Le Coguic, la directrice du département en charge des transitions énergétiques et numériques.

Les responsables de Digital Africa ont eu à présenter la première version de la plateforme au salon vivatech qui s’est déroulé à Paris. Ils prévoient également des financements de projets numériques à hauteur de 65 millions d’euros dès l’année prochaine.

La plateforme sera placée sous la coupole  de l’association Digital lab qui regroupera un ensemble d’organisations institutionnelles et associations telles que l’AFD, Jokkolabs, Bond’Innov, CFI, AfriLabs GEN Afrique.

L’AFD exécute ce projet en collaboration avec la banque publique d’investissement, Bpi france et La French Tech, une organisation qui regroupe les individus travaillant dans les startups françaises ou à l’étranger.

 

Landry M.