Le Rwanda ouvre sa toute première école de programmation de logiciels

Le ministre des Enseignements primaire et secondaire Isaac Munyakazi a annoncé l’ouverture de la toute première institution de programmation de logiciels du Rwanda. Il a aussi indiqué que les futurs étudiants sont ceux qui ont obtenu de bonnes notes dans les matières STEM (les mathématiques, la technologie, l’informatique et les sciences de l’information) lors des examens nationaux de l’année dernière.

L’établissement situé au cœur de l’Ecole d’enseignement et de formation techniques et professionnels de Nyabihu, viendra raffermir les efforts du pays dans son dessein de devenir un axe technologique régional.

Selon Eugene Mutimura, le ministre de l‘Education, « cette école servira à mettre en place une économie basée sur la connaissance et à inciter les jeunes à acquérir les compétences nécessaires pour concurrencer au sommet d’un monde en progrès permanent». A l’issue des trois ans de formation, les apprenants seront mis à la disposition des industries et entreprises technologiques locales et internationales.

« Durant leur cursus, les étudiants seront envoyés à l’étranger pour suivre une formation de six mois et partager leurs connaissances avec leurs pairs », a aussi souligné Eugène Mutimura.

Le ministre de l‘Education Isaac Munyakazi estime que cette école de codage favorisera l’excellence dans le domaine des TIC et diminuera les dépenses publiques relatives à la dépendance des entreprises étrangères pour avoir accès aux solutions technologiques.« Tout est prêt et les cours vont débuter cette année. Nous avons déjà choisi 60 étudiants pour un début et leur nombre s’agrandira au fur et à mesure que nous avancerons », a-t-il déclaré.

Susceptible d’accueillir plus de 300 étudiants chaque année, l’établissement des vocations de Nyabihu permettra aussi aux étudiants d’acquérir des compétences pointues en agriculture et en production laitière et les formera spécialement au tannage du cuir et à la fabrication de chaussures.

 

Ahlin ACCROBESSI avec Ecofin

Afrique du sud : I- Innovate introduit l’intelligence artificielle à l’école

Les cours d’intelligence artificielle peuvent être donnés dans certaines écoles sud-africaines. C’est l’innovation apportée par la startup I-Innovate, une entreprise dans l’intégration des nouvelles technologies au secteur éducatif.

Ce nouveau programme d’apprentissage du 21 e siècle en Afrique du Sud a été lancé dans l’optique de  permettre aux apprenants de développer les talents et les compétences nécessaires à l’ère numérique.  Ces élèves sont de la 3 e à la 7 e année de la RA Padayachee Primary. Au même moment, leurs enseignants sont les premiers à s’imprégner du monde de l’intelligence artificielle (IA).

I-Innovate avec ses partenaires cible les couches les plus défavorisées de la population. Plus de 2000 personnes sont concernées. De même, membres de famille et parents en général découvrent les diverses facettes de l’intelligence artificielle par le biais de ce programme dénommé « AI Family Challenge ». L’apprentissage automatique, la reconnaissance vocale, les modèles de prédiction, les véhicules autonomes et les réseaux neuronaux sont quelques thématiques au menu de cette formation.

L’apprentissage par la pratique fait partie des concepts les plus en vogue dans la mise en œuvre de ce programme. Il a été conçu de manière ludique afin que les apprenants puissent vite assimiler les connaissances transmises.

«Avec ces défis de conception pratiques, nous rendons accessibles des concepts d’IA complexes. Par exemple, les participants comprennent comment les véhicules autonomes traitent différents signaux en construisant un système de circuits pour simuler des capteurs et une prise de décision rapide. Plus important encore, au cours du défi, les participants développent une mentalité d’apprenant qui leur donne une capacité permanente d’innover et de résoudre des problèmes », a déclaré Trisha Crookes, PDG d’I-Innovate.

La finalité est d’amener les enfants à créer un impact considérable afin de pouvoir faire face aux défis futurs du continent. I-Innovate se donne pour mission de nourrir la curiosité innée des enfants et leur désir d’innover et de les préparer à être des pionniers de l’IA en Afrique.

 

Crédit photo : DR

La cybersécurité à l’école

Plus les découvertes technologiques foisonnent, plus les défis créés  sont de taille. Et si quelques années plus tôt, la cybercriminalité n’avait pas encore atteint de proportions inquiétante, aujourd’hui ça ne l’est plus. Autant de raisons qui amènent Dakar et Paris à réfléchir sur la possibilité de création commune d’une école de cybersécurité.

L’annonce a été faite dans le cadre de la 4 ème édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Le ministre français des affaires étrangère Jean-Yves Le Drian a évoqué le sujet lors de son discours devant l’assemblée composée de représentants militaires et politiques internationaux. Pour lui, cette école qui devra voir le jour au Sénégal sera d’envergure régionale. L’enjeu est donc commun à tout le continent qui doit suivre la marche du monde et être prévoyant.

« Il faut faire en sorte que la cybersécurité soit prise en compte par les autorités africaines, que cet enjeu soit parmi les priorités du futur », a-t-il lancé.

« L’Afrique est en train d’effectuer des sauts technologiques plus rapides que l’Europe sans avoir tous les systèmes de protection nécessaires. Cet établissement permettra aux élites africaines de se prémunir contre leurs vulnérabilités informatique » a laissé entendre une source proche de la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD), organe pilote du projet.

Une mission française est annoncée au Sénégal pour voir les contours sinon la faisabilité du projet .

Prudence Agbaleti