Muhammadu  Buhari : « Nous déployons des technologies pour garantir la sécurité »

Le président Muhammadu Buhari a déclaré jeudi à Obas,  Sud-Ouest du pays que son gouvernement utilisera la technologie pour garantir la sécurité. Ce travail se fait de concert avec la Police. Cette dernière sera dotée de technologies et d’équipements de pointe.

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L’intention de l’exécutif nigérian est d’installer des caméras de vidéo surveillance sur les autoroutes et à d’autres endroits stratégiques.

Cela permet aux activités cachées d’être «  exposées, surveillées plus efficacement et ouvertes à un examen minutieux », souligne Muhammadu Buhari.

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Le président a poursuivi que son administration continuera à faire tout ce qui était nécessaire pour protéger la vie de tous les Nigérians. Chaque État doit être en sécurité, rassure-t-il. Quelques mois plus tôt, une application mobile a été annoncée pour faciliter le travail à la Police.

Au-delà, l’utilisation de drones pourrait être approuvée par les autorités fédérales. L’idée est de doter les États de drones pour surveiller les forêts et autres repaires criminels

Côte d‘Ivoire : Pour piloter un drone, il faut un agrément de 3 millions FCFA

L’Autorité Nationale de l’Aviation Civile de Côte d’Ivoire a mis en place un Règlement Aéronautique de Cote d’Ivoire relatif aux aéronefs télépilotés numéro 3009 (RACI 3009) pour encadrer l’utilisation des drones.

L’ANAC a pour objectif d’encadrer cette activité qui est en plein essor et ouvrir des possibilités d’emploi dans des normes de règlementation pour des raisons de sécurité. 

Le Règlement Aéronautique de Cote d’Ivoire, indique à travers ses textes que le télépilote doit être titulaire d’une attestation ou d’une licence de formation obtenue dans un centre agréé et reconnu par l’ANAC ou un pays de la convention de Chicago. Le RACI précise dans ses textes la responsabilité pénale du détenteur d’un drone et les zones interdites au survol.

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Le sous-directeur des opérations aérienne à l’ANAC, Docteur Koffi Konan explique « nous étions confrontés à une demande très forte et nous avons constaté une forte utilisation des drones par certains acteurs. Il était donc important d’encadrer ce secteur en plein essor d’où la mise en place de la règlementation qui est le RACI 3009 ».

Docteur Koffi Konan précise que « l’agrément pour la première année coute 3millions F CFA et l’ANAC assurant la supervision du détenteur de l’agrément à travers des inspections autorise le renouvellement de l’agrément au taux de 1,5 million ».

Trois millions ! Une somme jugée exorbitante par les amateurs et professionnels du métier des drones. Le président de l’Association des utilisateurs professionnels de drones de Côte d’Ivoire, Marouane Jebbar, implore qu’ «  il est important de créer une plateforme d’échange avec les startups pour permettre à cette règlementation de mieux cadrer avec leurs activités ».

Le Kenya réussit le test de son drone à passagers

Un drone à passagers, une première en Afrique. Au Kenya, c’est l’obsession de l’ingénieur électricien Morris Mbetsa qui a construit le premier drone de passagers. Il a fait décoller son prototype et la réussite du test reconforte plus d’un.

Une vidéo réalisée par Kenya Citizen TV montre l’ingénieur et ses équipes entrain d’effectuer les tests pour ce drone. Morris Mbetsa et son équipe d’ingénieurs ont expliqué le fonctionnement des différents composants du drone, tels que les contrôleurs électroniques de vitesse (ESC), les moteurs en aluminium et acier sur mesure, les logiciels de vol, les hélices en carbone et les batteries. Le drone peut pour le moment être piloté de manière autonome, manuellement avec un joystick (manette de commande des jeux vidéo d’action, ndlr) ou à distance.

 

Première en Afrique mais pas au monde

 

Le drone à passagers n’est pas le premier au monde. Son inventeur explique d’ailleurs s’être inspiré de Uber et Volocopter. Cette dernière est une startup allemande misant sur les taxis volant pour faciliter le transport urbain dans les villes à l’avenir. Son ambition est de parvenir à transporter 100 000 personnes en 1 h dans les 10 prochaines années. Les tests de Uber et Volocopter se font entre les Etats-Unis et les Emirats Arabes Unis.

Pour Morris, il lui revient de prendre le train en marche en prouvant au monde que l’Afrique est aussi avoir ses propres drones-taxi,  ces inventions du futur. Quoi qu’on dise, le premier test s’est révélé être un véritable succès qui a donné du sourire à Morris. « Tout est parfait. Je suppose, il est temps », a-t-il lâché.

Quant à l’avenir, il ose espérer que ses drones soient utilisés pour transporter des touristes au-dessus et autour de Nairobi. Ils pourraient éventuellement être utiles dans des missions de recherche et de sauvetage. De même, l’inventeur souhaite aussi le vulgariser avec une application mobile à la manière de Uber. L’idée est là, les ambitions aussi, il ne reste plus que l’accompagnement nécessaire.

 

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