Algérie : Des mesures pour redynamiser l’écosystème Tech

En Algérie, les startups auront de plus en plus de facilité. C’est du moins ce qui ressort du conseil des ministres en date du 03 février dernier, un certain nombre de mesures ont été prises pour les startups. Elles permettront de garantir un cadre légal et un environnement favorable à l’éclosion des initiatives entrepreneuriales.

Le ministère de la Micro entreprise, des Startups et de l’Economie de la connaissance de l’Algérie a évoqué le projet de création du Conseil national de l’Innovation, placé auprès du Président de la République. Durant le premier trimestre de l’année 2020, le ministère s’attèlera à la mise en place des bases juridiques des Instituts de transfert de technologies. La phase pilote devant être lancée dans deux universités à travers deux centres spécialisés dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’Internet des objets en collaboration avec des compétences algériennes établies à l’étranger.

En outre, le ministère œuvre à l’institution du cadre juridique, réglementaire et fonctionnel de la start-up et de la définition juridique de la start-up et de l’incubateur, à la détermination des voies et moyens d’évaluer leur performance, à l’élaboration d’une feuille de route pour le financement de ce type d’entreprises en impliquant la Bourse et le capital investissement, à la détermination des modalités de contribution des émigrés et la mise en oeuvre des mécanismes d’exonération quasi totale afin de permettre aux jeunes de contribuer efficacement à l’affranchissement de l’économie nationale de la dépendance aux hydrocarbures.

Le projet prévoit également la création de « la Cité des startups » qui constituera un Centre de technologies multiservices à haute attractivité devant renforcer la place de l’Algérie en tant que pôle africain en matière de création et d’innovation.

Intervenant à ce sujet, le président de la République a affirmé que le ministère de la Micro entreprise sera la locomotive de la nouvelle économie et aura l’appui et le soutien dans sa révolution numérique, appelant à accélérer l’organisation d’un Salon dédié aux startups et aux petites et moyennes entreprises (PME).

Il a appelé tous les ministères à jouer le rôle d’incubateurs dans le cadre d’une instance pédagogique interministérielle (Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche scientifique, et Formation et Enseignement professionnels), supervisée par le Premier ministre afin de parvenir à une plus grande complémentarité entre les trois secteurs et les micro entreprises et startups.

Après l’Algérie à qui le tour ?

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