Cybersécurité : Tout savoir sur le « préservatif USB »

Depuis quelques années, des « bloqueurs de données USB », plus connus sous le nom de « préservatifs USB » ont fait leur entrée sur le marché. Ils sont destinés à protéger les appareils contre la cybercriminalité qui prend progressivement de l’ampleur.

Les « préservatifs USB » sont de petits adaptateurs USB avec des ports d’entrée et de sortie. Ils permettent d’alimenter l’appareil mais bloquent l’échange de données, ils bloquent ainsi l’accès au Virus. Ils coûtent environ 10 dollars et sont petits et faciles à emporter partout.

Ces préservatifs sont tout à fait pratiques pour la protection des appareils à port USB. Chaque appareil, de nos jours, a un port USB. Ce dernier peut servir à recharger nos téléphones portables partout. La connexion du téléphone à un port USB d’un transport peut être dangereuse. Ces ports peuvent devenir des failles que les cybercriminels pourraient utiliser pour accéder aux données les plus sensibles des utilisateurs.

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De ce fait, les préservatifs USB protègent contre les dangers de ce qu’on appelle le « juice jacking ». Il s’agit d’une cyber-attaque qui consiste à installer un programme malveillant dans les ports de chargement des stations. Ceux-ci infectent les téléphones et autres appareils d’utilisateurs qui ne sont pas méfiants.

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photo de préservatif usb
Crédit : Amazon

Avec une numérisation assez rapide, la cybercriminalité est une pratique qui devient de plus en plus fréquentes. Cependant, comme toutes autres solutions, le préservatif USB est un atout pour amoindrir cette pratique qui peut porter atteinte à l’intimité des utilisateurs d’appareils.

Raheem Geraldo

Le Ghana veut lutter contre les cyberattaques et la fraude numérique

Les cyberattaques menacent beaucoup de pays comme le Ghana. Le président de la République a mis l’accent sur ce volet. « Tout comme la technologie offrait des opportunités de croissance économique au pays, il y avait des criminels qui étaient déterminés à l’exploiter pour leurs intérêts personnels », disait  le chef d’État ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo lors de la Conférence régionale africaine de SWIFT (Worldwide Interbank Financial Telecommunication) à Accra.

Le président Akufo-Addo a rassuré le public de l’engagement du gouvernement à mettre en place les mesures de sécurité nécessaires pour faire face aux nouvelles tendances des cyber-attaques et de la fraude en matière de paiement numérique.

Selon lui, la cyberguerre du gouvernement serait implacable pour maintenir la confiance du public dans l’utilisation de la technologie et des plateformes numériques pour les transactions financières et autres activités.

La Conférence régionale africaine de SWIFT a rassemblé environ 500 représentants des services financiers de l’ensemble du secteur, y compris des institutions financières, des infrastructures, des marchés financiers, des entreprises et des partenaires technologiques.

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L’économie numérique  a été l’objet de réflexion. Les participants venant de près de 50 pays ont échangé sur des questions telles que les moteurs du changement, les technologies émergentes et la pression réglementaire croissante.

Le président Akufo-Addo a déclaré que partout dans le monde, les cyber-attaques étaient devenues sophistiquées et a souligné la nécessité pour les pays de s’unir pour faire face aux tendances émergentes ou risquer l’érosion de la confiance dans les systèmes de paiement financier.

Le Président a énuméré un certain nombre de politiques et de programmes que son administration avait mis en place pour créer une économie numérisée. «  Avec les réformes continues des systèmes de paiement du pays, le Ghana disposerait d’un avantage concurrentiel important dans la région pour l’innovation financière et l’accès au crédit », a-t-il affirmé.

Il a également indiqué que le Ghana avait ratifié la Convention de Malabo de l’Union africaine sur la cybersécurité. Cette mesure de protection des données personnelles, également connue sous le nom de Convention de Malabo se situe dans le cadre des efforts mondiaux de lutte contre la cybercriminalité.

 

 

Cybersécurité : Kaspersky Lab ouvrira un bureau à Kigali

Au Rwanda, Kaspersky Lab a annoncé son intention d’ouvrir un nouveau bureau à Kigali pour mieux protéger le pays des cybermenaces et soutenir la croissance rapide de ses activités en Afrique de l’Est. Cette décision stratégique permettra à Kaspersky Lab de poursuivre son expansion sur le marché prometteur de l’Afrique et d’être plus proche de ses nouveaux partenaires dans la région.

Eugene Kaspersky, directeur général de Kaspersky Lab était récemment en visite au Rwanda où il a rencontré Paul Kagame, le président de la République du Rwanda, lors du Sommet Transform Africa.

Il faut rappeler qu’au cours de la visite, ils ont discuté de la façon dont Kaspersky Lab pourrait collaborer avec le gouvernement rwandais et des moyens de mieux protéger le pays des cybermenaces. « Les gouvernements et les entreprises de toute l’Afrique ont besoin d’une approche intégrée pour la détection et la riposte face aux menaces cybercriminelles », a déclaré Eugene Kaspersky, directeur général de Kaspersky Lab.

« Nous voyons un grand potentiel sur le marché africain, en particulier avec les initiatives actuelles de transformation numérique. Partout sur le continent, les pays adoptent de nouvelles technologies pour faciliter et améliorer leur façon de faire des affaires. Alors qu’il y a quelques années, il suffisait d’avoir une stratégie de prévention de l’attaque, aujourd’hui, les entreprises doivent être en mesure de détecter quand elles sont attaquées, de prévoir le comportement des pirates et de réagir rapidement. Nous pouvons vous aider à y parvenir », a déclaré Amir Kanaan, en sa qualité de directeur général de Kaspersky Lab pour le Moyen-Orient, la Turquie et l’Afrique.

Kaspersky Lab est une société internationale présente dans près de 200 pays et territoires à travers le monde. Le nouveau bureau à Kigali sera le 36ème bureau de représentation de la société dans le monde.

De ses bureaux rwandais, Kaspersky Lab tentera de proposer des solutions pour toute la région, voire tout le continent.

Maroc : Orange lance sa plateforme de cyber défense

L’opérateur Orange a annoncé son projet de cyber défense, un centre de sécurité au Maroc, consolidant ainsi la présence de la société en Afrique du Nord. Le nouveau centre donnera lieu à des partenariats avec des instituts pour concourir à l’émergence d’une future génération d’experts en cyber sécurité en Afrique.

« Ce nouveau centre nous assurera une ferme position sur le marché marocain et fera d’Orange Cyberdéfense du Maroc le centre névralgique pour répondre aux exigences des entreprises des pays d’Afrique francophone où le groupe Orange est déjà présent. Notre but est de devenir le leader de la cybersécurité en Afrique francophone », a affirmé Michel Van Den Berghe, PDG d’Orange Cyberdéfense.

Établie dans la ville de Casablanca, le nouveau centre de cyber défense  recevra 50 des plus grands professionnels de la cybersécurité de la contrée et s’appuiera sur l’assistance du centre d’excellence d’Orange de la cybersécurité en France. Orange emploie présentement environ 1 300 experts en France et dans le monde. La plateforme de cybersécurité de l’opérateur téléphonique a choisi de faire de la capitale économique une étape de son déploiement à l’international. Pour s’entourer des compétences les plus exigeantes, «la nouvelle structure ambitionne de recruter les meilleurs profils localement, et pourra s’appuyer sur les centres d’expertise du numéro 1 français de la cybersécurité», indique Orange.

Afin d’accélérer son évolution, ce Hub sera engagé dans une allure de formation et d’accompagnement des jeunes recrues par des partenariats avec de grandes institutions qui contribueront à l’instruction des techniciens en cybersécurité. Orange Cyberdéfense invente, réalise et contrôle les systèmes de défense qui protègent les actifs nécessaires de ses clients. Les prestations qu’offrira le centre dans le pays seront les mêmes que celles déjà présentées en France. Elles iront du conseil et des essais de pénétration (Pentests), à l’installation de méthodes de protection, mais également aux services de surveillance avec un Cyber Soc et un Centre de réponse et d’alerte aux attaques informatiques.

Crédit photo : Twitter

AHLIN ACCROBESSI

 

Au Kenya, un sommet  Google Web Rangers

Google Kenya a accueilli  le premier sommet Rangers Web en Afrique. Au total, 26 Rangers Web du Kenya, du Nigeria et de l’Afrique du Sud ont participé à ce premier sommet axé sur la sécurité informatique et la promotion de la citoyenneté numérique responsable sur le continent.

Google à travers sa représentation kenyane a rassemblé des adolescents autour des questions de cyberintimidation, le sexting, le partage d’informations en ligne et le catfishing (création d’une fausse identité sur un compte de réseau social). Les échanges ont porté sur la sécurité informatique, un thème important à l’ère de la surabondance des smartphones sur le continent africain et spécifiquement la croissance du nombre des internautes.

«Je tiens à féliciter Google pour conceptualiser le programme et l’extension à de nombreux pays en si peu de temps, et aussi pour votre travail dans la conception dans vos produits et services et des ressources qui aident les familles à utiliser Internet en toute sécurité et de façon responsable. Je vous remercie aussi pour votre choix de notre beau pays le Kenya comme l’hôte de votre Sommet », s’est réjoui Fatuma Hirsi, secrétaire principal radiodiffusion et des télécommunications.

Pour elle, des programmes de ce genre en valent la peine. Ils contribuent à la formation des adolescents et font plaisir aussi bien aux parents, aux enseignants, aux tuteurs de même que les  gouvernants. Quant aux représentants locaux de Google, ils précisent que la protection des enfants sur Internet est une priorité. Elle inclut la qualité des informations qu’ils peuvent y trouver.

« L’Internet peut aider les enfants dans leur travail scolaire, les aider à se connecter avec des amis, et d’offrir un exutoire créatif. En même temps, les enfants ont été exposés à certaines des pires formes d’exploitation, la violence et les abus en ligne. Il est donc important que nous travaillons en étroite collaboration afin d’atténuer les aspects négatifs involontaires de ce milieu sur les enfants, tout en maximisant les avantages qu’ils peuvent en tirer de lui », souhaite Doron Avni, Directeur, Politiques publiques et relations gouvernementales.

Web Rangers est un programme d’alphabétisation numérique de Google pour éduquer les jeunes et adolescents sur la façon dont Internet peut être un outil important pour leur formation et leurs avenirs. Ce programme est déjà présent au Kenya, Afrique du Sud et au Nigeria.

 

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Niger : L’heure des stratégies de renforcement de la cybersécurité

Le Niger s’est vu rattraper par le développement rapide des nouvelles technologies. Il ne dispose pas d’un arsenal juridique de taille pour venir à bout des dérives. Une Stratégie Nationale de cybersécurité  est en cours d’élaboration et devra prendre en compte les multiples facettes de la cybercriminalité et des cyber menaces.

Tous les problèmes qui découlent des activités cybercriminelles deviennent de plus en plus insupportables pour nombre de pays. Ce n’est pas le Niger qui en fait exception. Mais dans un laps de temps, la tendance pourrait être renversée.  Depuis la première semaine du mois de juin, un comité technique chargé de l’élaboration de sa stratégie nationale de cybersécurité a été mis en place.

Il a pour rôle de travailler sur l’élaboration d’un document national de référence en matière de cybersécurité. Cette équipe d’experts ont dans leur main la destinée de la prise en compte et éventuellement le contrôle des dérives découlant des technologies de l’information et de la communication.  A cela s’ajoute la possibilité de création d’un Centre de réponses rapides aux incidents informatiques (CERT) puis d’un cadre de coordination entre les acteurs impliqués dans la cybersécurité.

A l’avis du Juriste, Expert en Gouvernance des Technologies Numériques IRO Adamou,« Autant les cyber menaces pèsent sur les équipements des Entreprises privés et Administrations publiques, autant elles pèsent sur la quiétude sociale et la stabilité des institutions Étatiques ».

Dans le domaine de la cybercriminalité, le Niger, dès 2003, a révisé le code pénal pour faire face à l’avènement des faits susceptibles de causer des atteintes à la vie humaine. De nouvelles infractions ont été reconnues à l’instar de  l’accès illicite dans un système d’informatique ; la falsification des données qui y sont stockées ; l’introduction des données de nature à entraver le fonctionnement d’un système informatique; le faux et l’usage du faux en informatique et la complicité dans la commission des infractions précédemment évoquées.  3 ans plus tard ,un autre projet dénommé  «Cadre Juridique des TIC» avec l’adoption effective de la loi sur  la protection des données à caractère personnel.A noter que le Niger dispose d’une Division dédiée à la cybercriminalité au sein de la Police Nationale.

 

Togo : De la cybersécurité à l’IT Forum

Pour la troisième fois consécutive, Cio Mag, parrainé par le ministère des Postes et de l’Economie numérique du Togo, organisent l’édition 2018 de l’IT Forum. Près de 150 participants sont attendus pour échanger autour du thème : « Cybersécurité : Créer, promouvoir un environnement numérique de confiance au Togo».

Le Togo a pris le train de la cybersécurité en marche. La thématique intéresse particulièrement le ministère des postes et de l’économie numérique qui veut faire du pays un hub de services numériques, tout en le positionnant comme un pôle d’attraction des meilleurs investissements économiques.

Voir le Togo percer dans le domaine du domaine suppose que des politiques idoines et orientées vers la cybersécurité soient d’actualités. Il existe aujourd’hui un certain nombre de projet qui vont dans le même sens.  Un processus de constitution d’une cellule –Computer Emergency Response Team (CERT)  national- pour riposter à toute éventualité.

Au total, quatre panels vont permettre aux spécialistes de la question d’analyser le contexte togolais et de formuler des recommandations utiles au pays.  Il s’agira de : Entreprises/administrations, comment mettre en place une vraie stratégie proactive de cyberattaque ? entreprises/administrations, vos données sont-elles bien protégées ?  CERT, RSSI, Tiers de confiance : Comment promouvoir une approche de fertilisation croisées sur les bonnes pratiques ? Généralisation du haut débit et vulnérabilités des entreprises/particuliers. Comment y faire face ? Comment former les experts d’aujourd’hui et de demain/ Comment les maintenir ? Face au déficit d’experts dans le domaine (1 million d’experts recherchés dans le monde), comment le pays peut y contribuer ? Puis quels profils a-t-on réellement besoin dans les entreprises et dans les administrations nationales ? Autant d’interrogations qui trouveront réponses ou approches de solutions à l’IT Forum 2018.

Cette année, le traditionnel forum du numérique a pour soubassement de permettre au pays de prendre les meilleurs options pour la sécurisation des infrastructures et projets dans le numérique.Un public cosmopolite de spécialistes des TIC et simples curieux y participe chaque année.

Kenya : Bataille contre la cybercriminalité

Le Kenya aussi rentre dans la bataille contre la cybercriminalité. Uhuru Kenyatta, le président de la République du Kenya, a ordonné à l’Autorité nationale des communications (CAK) de mettre à la disposition de la police nationale une somme de 1 milliard de shilling kényans soit 9,8 millions de dollars US.

Cybersécurité : L’Ile Maurice renforce son arsenal

Si c’était une guerre  au sens propre du terme, elle serait sans doute sans pitié. L’Ile Maurice, l’un des Etats les plus bouillonnants en termes de technologie en Afrique se fait encore remarquer. Elle vient de mettre en place le système Centralised Online Incident Reporting System (COIRS), permettant à toute personne de signaler les harcèlements en ligne, le sextorsion, le hacking, les fraudes, entre autres.

La cybersécurité à l’école

Plus les découvertes technologiques foisonnent, plus les défis créés  sont de taille. Et si quelques années plus tôt, la cybercriminalité n’avait pas encore atteint de proportions inquiétante, aujourd’hui ça ne l’est plus. Autant de raisons qui amènent Dakar et Paris à réfléchir sur la possibilité de création commune d’une école de cybersécurité.

L’annonce a été faite dans le cadre de la 4 ème édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Le ministre français des affaires étrangère Jean-Yves Le Drian a évoqué le sujet lors de son discours devant l’assemblée composée de représentants militaires et politiques internationaux. Pour lui, cette école qui devra voir le jour au Sénégal sera d’envergure régionale. L’enjeu est donc commun à tout le continent qui doit suivre la marche du monde et être prévoyant.

« Il faut faire en sorte que la cybersécurité soit prise en compte par les autorités africaines, que cet enjeu soit parmi les priorités du futur », a-t-il lancé.

« L’Afrique est en train d’effectuer des sauts technologiques plus rapides que l’Europe sans avoir tous les systèmes de protection nécessaires. Cet établissement permettra aux élites africaines de se prémunir contre leurs vulnérabilités informatique » a laissé entendre une source proche de la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD), organe pilote du projet.

Une mission française est annoncée au Sénégal pour voir les contours sinon la faisabilité du projet .

Prudence Agbaleti