EduAir à la conquête des Universités africaines

 

Il y a quelques semaines, nous évoquions la finale sinon les différentes innovations primées lors de l’EDF Pulse Africa, une compétition dédiée aux startups créant des solutions énergétiques à forte valeur ajoutée. La Rédaction de Tech en Afrique a  approché le camerounais Yann Nkengne , lauréat du 3ème prix grâce à Eduair sa bibliothèque numérique dotée de millions de  contenus éducatifs consultables avec ou sans internet.  Il explique de fond en comble le plus qu’apporte Eduair et profite pour dire un mot à l’endroit de la jeunesse africaine.

 

 

Dikalo est là

Il y a quelques semaines nous vous annoncions la sortie  d’une application de messagerie instantanée dénommée Dikalo. Aujourd’hui, c’est une réalité.5 jours à peine après son lancement le 22 octobre dernier, l’application a commencé par ravir la vedette aux autres au Cameroun. Dans les classements sur Playstore , Dikalo occupe la 11ème place. Ses particularités en sont pour quelque chose.

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Des communauté d’internautes promettaient en faire leur application favorite. Elles l’attendaient avec impatience jusqu’au jour J.  Cette thèse semble être confirmée par les interactions qui sont autour de l’application.

La particularité avec Dikalo , selon les explications de son promoteur, est cette possibilité de l’utiliser sans entrer son adresse mail, donner son numéro et donc de pouvoir protéger un tant soit peu sa vie privée. Un simple code suffit pour échanger avec qui on veut sans forcément partager son identifiant Facebook par exemple ou des informations personnelles.

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« Durant un voyage j’avais rencontré une personne intéressante. Au moment de se séparer j’aurais bien voulu rester en contact avec la personne sans toutefois (du moins au début) donner mon numéro de téléphone à la personne. Les messageries du moment ne m’offraient pas cette option. Du coup, j’ai pensé à une messagerie qui pourrait marcher avec mes proches mais aussi avec des gens que je ne connais pas (encore). Ce n’est pas tout le monde qui doit atterrir dans votre liste de contacts téléphonique. Du moins au début. Et en tant qu’africain j’ai décidé d’ajouter quelques éléments à connotation africaine comme le nom Dikalo ou les stickers africains (nous avons commencé avec les stickers camerounais mais comptons ajouter d’autres pays très bientôt) » , a expliqué Alain Ekambi, le créateur de Dikalo.

Dikalo compte déjà près de 2 millions d’utilisateurs.

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Bonjour prof

Cours à domicile, au bureau ou à des heures convenables , c’est un peu le rôle que joue Legrandprof, une plateforme de mise à disposition d’enseignants pour particuliers. Conçue et dévoilée au Cameroun en 2016,elle se veut un outil simple permettant de trouver un prof à domicile pour prendre des cours rien qu’en se servant d’Internet.

L’accès à la plateforme www.legrandprof.com est réservée aussi bien aux enseignants, parents et élèves. Les enseignants par exemple doivent s’enregistrer sur le site avant de se rendre auprès des promoteurs pour validation.
Les parents, eux ont cette possibilité de pouvoir rechercher les cours, villes, parmi les profils d’enseignants correspondant à leurs attentes.

Cela sert à « faciliter la recherche d’un prof à domicile, être rassuré sur la disponibilité du prof, et avoir un suivi de l’évolution de l’apprenant, et pour un prof, lui permettre d’avoir un revenu supplémentaire, Legrandprof crée ainsi beaucoup d’emplois indirects » , estime Fabrice Woukeng, un des promoteurs de la start-up.

Pour 2017, Legrandprof compte avoir une base de donnée de près de 5.000 enseignants au Cameroun, permettant ainsi aux apprenants d’avoir une kyrielle de choix.

Le défi est lancé !

Le gouvernement n’a pas l’intention de couper l’internet

Des messages diffusés sur les réseaux sociaux notamment Facebook et WhatsApp tendent à faire croire aux internautes que le gouvernement a l’intention de couper à nouveau l’internet. Ce mercredi, le ministre des Postes et Télécommunications est sorti de son silence à travers un communiqué.

« Des informations circulant sur les réseaux sociaux depuis quelque temps prêtent au ministère des Postes et Télécommunications, l’intention de procéder à la coupure d’internet dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest dans les prochains jours » peut-on lire.

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« Le ministre des Postes et Télécommunications, poursuit le communiqué, apporte un démenti formel à ces allégations, et dénonce vigoureusement auprès de l’opinion nationale et internationale, ces dérives et manipulations auxquelles se livrent des usagers des réseaux sociaux en toute irresponsabilité ».

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Selon Minette Libom Li Likeng, le ministre des Postes et Télécommunications du Cameroun, les intentions prêtées au gouvernement ne sont pas fondées. Même s’il y a des divergences dans les deux régions anglophones du Cameroun, Internet n’en ait pour rien.

Il faudra noter que le réseau Internet a été coupé entre le 17 janvier et le 20 avril 2017 dans la partie anglophone du pays. Entre l’imagination, le rêve et la réalité, le fossé est grand semble lancer le gouvernement aux colporteurs.

Ocean Innovation Center», premier technopôle  du Cameroun.

Ocean Innovation Center est le premier technopôle  du Cameroun. Un pôle de technologie susceptible de créer des entreprises innovantes surtout dans le domaine des Tic.  Les portes de ce creuset de créativité ont été ouvertes la semaine dernière dans la ville de Kribi (Sud-Cameroun).

Au cours des trois (3) prochaines années, 2400 personnes seront formées aux métiers du web. Il est annoncé la création de près d’une quarantaine de start-ups et partant plus de 4 000 emplois.

Y sont attendus toute personne possédant le b-a ba en matière de Technologie de l’information et de la Communication (TIC) et souhaitant aller plus loin. Les entreprises peuvent y trouver leur place.

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L’initiative «Ocean Innovation Center» vient de l’ingénieur camerounais Jacques Bonjawo, ancien Senior Manager chez le géant américain Microsoft.

Au-delà, il est question de «développer le potentiel créatif des jeunes en permettant leur insertion socio-économique ; mettre en synergie tous les petits créateurs de start-up dans le vaste domaine des Tic ; exploiter les opportunités offertes par l’existant : fibre optique, ressources énergétiques, etc » rassure le promoteur.

Cameroun : Les ordinateurs promis restent une dette !

Depuis un (1) an, les étudiants camerounais sont en attente des ordinateurs portables promis par le président Paul Biya. Ils peuvent toujours garder  espoir puisque la fabrication de ces matériels informatiques vient de commencer. L’annonce a été faite ce 1er juillet par le ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup).

Peu à peu, les étudiants tendent vers la concrétisation de leur rêve. La promesse du président ne sera pas vaine. C’est en substance ce qu’on peut retenir de l’annonce du ministère de l’éducation.

L’entreprise chinoise Sichuan a déjà commencé « la fabrication des 500 000 ordinateurs portables ». « Avec la technologie du prototypage, on fabrique 500 000 ordinateurs en une semaine. Ils seront ensuite acheminés et remis. Les universités procèdent actuellement aux inscriptions biométriques » rassure le ministère.

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Le programme « un étudiant un ordinateur » lancé par le président Biya en 2016 consistait à offrir des  ordinateurs portables gratuits aux étudiants camerounais. Ce qui s’explique par le souci des autorités à doter la jeunesse d’outils à même de les aider à mieux maitriser les Technologies de l’Information et de la Communication. En d’autres termes, faciliter l’intégration des Tic dans les programmes universitaires. Le programme couvre les étudiants inscrits dans une institution universitaire publique ou privée du Cameroun. Le pays compte près de 3 millions d’étudiants.

Cameroun : les réseaux sociaux feront débat en juin prochain

Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante de notre vie. Il ne suffit d’avoir des comptes mais plutôt de savoir quoi écrire, quand et pourquoi. Le Ministère des postes et télécommunication (Minpostel) et le réseau Zetem organisent les 21 et 22 juin  au Palais des Congrès de Yaoundé, une assise dont le but est d’amener les uns et les autres à une utilisation responsable des réseaux sociaux.

Les  bloggeurs, influenceurs web, journalistes, enseignants, artistes et autres chercheurs sont attendus à cette rencontre pour dit-on « réduire et maitrîser les risques de manipulation, les atteintes aux bonnes mœurs sur la toile ». C’est un secret de polichinelle, les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la société au point de faire naître des dérives inimaginables. D’aucuns s’en servent pour injurier, intimider, appeler à la violence.

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Le Cameroun part en guerre contre les dérives sur les réseaux sociaux. Minette Libom Li Likeng, le Ministre des Postes et Télécommunications tape du point sur la table. Elle   a prévenu les utilisateurs des dispositions pénales en vigueur dans le pays.   «L’émission et la propagation de fausses nouvelles, notamment par les réseaux sociaux, sont réprimés par le Code pénal et la loi.» a-t-elle insisté.

Toute personne reconnue être à l’origine de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux s’expose à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans et d’une amende comprise entre 5 et 10 millions de Fcfa.

Cameroun : découverte de PATIK, future Silicon Valley d’Afrique

PATIK (Parc des Technologies et de l’Innovation de KRIBI)  est le nom de ce qu’on peut appeler la future Silicon Valley d’Afrique.  PATIK est l’idée d’un groupe d’entrepreneurs technologiques camerounais.

L’objectif poursuivi est de doter le Cameroun et par-là, toute la sous – région Afrique Centrale de son premier technopole. Une zone d’innovation pouvant accueillir jusqu’à 252 entreprises, 480 entrepreneurs et porteurs de projet, des banques, business angels , acteurs de capital – risque et fonds d’investissement. En termes de création d’emploi, le PATIK entend favoriser 4 240 emplois directs les trois premières années de fonctionnement ainsi qu’un flux annuel de 15 000 habitants.

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Un projet de taille qui pèse 18 milliards

Avoir une telle zone pour les entrepreneurs nécessite des ressources financières conséquentes or le constat est réel partout : quand on parle de projet, c’est le souci de financement qui est le premier blocus que rencontrent plus d’un. Il faudra donc de 18 milliards de Francs pour acquérir des hectares de terrain, faire toutes les démarches administratives possibles, entamer les travaux de constructions, etc.

Prochaine étape : la levée de fond

A ce stade,Kamsu Leuppue,chef projet révèle qu’« En souscrivant à la campagne crowdfunding pour un montant de 10.000 francs CFA l’action, vous contribuerez à doter la sous – région et le Cameroun : du premier pôle d’attractivité au profit des acteurs du numérique et de la technologie ». A noter qu’il y a au total 3765 actions disponibles.

« Ce nouveau capital nous permettra de couvrir les dépenses liées à la R&D –Recherche et Développement) et à l’audit général du PATIK en vue de son statut de Zone Franche Industrielle. N’hésitez pas : devenez actionnaire de l’International Development Informatics – Promoteur du PATIK » a-t-il lancé.

Les occasions de promotion des innovations africaines ne manquent pas. Chaque pays essaie dans la mesure du possible de se faire vendre en matière de progrès technologiques. Et pour cela, L’International Developpement Informatics organise ces 14,15 et 16 avril 2017 la 1 ère édition de la « Seti Star-up week ». Il s’agit d’un salon d’échange, de partage d’expériences et de levée de fond entre entrepreneurs technologiques.

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A cette rencontre sont attendus des centaines de participants composés des ministres, entrepreneurs, étudiants, acteurs de la société civile, des internautes et le large public. Plus de 200 exposants venant des quatre coins du monde feront aussi le déplacement.

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En termes d’objectifs, ce salon vise à susciter l’auto-emploi des jeunes dans le secteur des TIC, la réduction de la pauvreté par la création d’entreprise formelle ainsi que la levée de fonds auprès des partenaires. Cela favorise la création de nombreuses opportunités d’affaire et de partenariats.

Au cours de ce salon, les exposants présenteront gratuitement leurs innovations afin de trouver de potentiels investisseurs. Les visiteurs auront l’occasion de découvrir les dernières nouveautés technologiques et éventuellement les solutions les mieux adaptées à leurs problèmes.

Infos pratiques :

Dates: 14, 15,16 avril 2017.

Lieu : Douala

Participation : gratuite pour entrepreneurs et porteurs de projets