Cameroun : Ayoba reçoit le prix de la meilleure application mobile aux Africa Digital Awards

L’application mobile de messagerie Ayoba a reçu le prix Africa Digital Awards de la meilleure application mobile. L’ Africa Digital Festival a récompensé les champions du digital africain au Ghana. Ayoba ainsi que bien d’autres lauréats ont été primés lors de cette remise de prix virtuelle.

Ayoba a remercié ses nombreux utilisateurs qui ont contribué à ce prix prestigieux qu’ils ont reçu. Ayoba s’est surpassé durant cette année avec ses multiples mises à jour.

Devenue une référence numérique en Afrique, l’application de messagerie est désormais disponible en 22 langues notamment le xhosa, le zoulou, l’ibo, l’arabe. Ayoba ne s’arrête pas là. Elle permet aussi d’envoyer et de recevoir de l’argent via Mobile Money (MTN).Toutefois, cette fonctionnalité n’est disponible qu’au Cameroun, au Ghana et en Ouganda.

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L’application mobile compte 124 canaux de contenu y compris des actualités et des mises à jour officielles sur la Covid-19, des actualités musicales, une offre complète de jeux, des mises à jour de style de vie et de l’éducation dans 7 langues.

Aujourd’hui lorsqu’on parle d’Ayoba, on pense directement aux MicroApps qui sont des applications Web légères, développées par des tiers pour répondre à un besoin spécifique de la communauté.

Fier de ce petit parcours, le Directeur Général d’Ayoba, M. Nolan Wolff a déclaré :  » Nous sommes fiers de lancer les MicroApps. L’un de nos principaux objectifs pour Ayoba est de créer une plateforme qui offre des opportunités aux développeurs africains. MicroApps permettra aux développeurs locaux de créer des applications qui reflètent la culture et les valeurs locales et de résoudre les défis locaux. C’est une plateforme de développement communautaire incroyablement excitante ».

Cameroun : le gouvernement fait participer les non-voyants à la numérisation

Toutes les couches de la population camerounaise doivent participer à l’inclusion numérique en cours dans le pays. Dans cet optique, le ministère camerounais des Postes et des Télécommunications (MINPOSTEL) a procédé à l’inauguration d’un centre multimédia destiné aux non-voyants.

Cette installation a été intégrée au siège du Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun (CJARC) dans la ville de Yaoundé. Le centre multimédia est dédié aux aveugles et aux malvoyants du Cameroun. L’objectif du ministère de tutelle, c’est de les impliquer dans la numérisation en cours dans le pays. Le MINPOSTEL veut mobiliser toutes les ressources du pays afin de ne laisser personne sur le banc de touche.

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Selon Minette Libom Li Likeng, cette initiative relate à quel point le Cameroun est engagé dans la numérisation de tous ses secteurs d’activité impliquant par la même occasion tous les Camerounais ainsi que les personnes souffrantes de handicaps. « Le chef de l’Etat a instruit d’impliquer tout le monde, de connecter tout le monde. Il ne faudrait donc pas que certains soient défavorisés parce qu’ils ont un handicap », a-t-elle expliqué.

« Le centre multimédia qui leur a été offert a des équipements qui donnent une accessibilité qui s’adapte à leur handicap », a ajouté la dirigeante de la MINPOSTEL. Le centre en question, est composé de plusieurs matériels sophistiqués qui accéléreront l’apprentissage des non-voyants. L’installation multimédia dispose notamment d’une imprimante de pointe dotée d’une capacité de 400 brailles par heure, des ordinateurs, des outils technologiques de dernière génération et des scanners.

Les membres du Club des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun ont à leur disposition des spécialistes pour les assister. Dans ce centre multimédia, ils peuvent entre autres apprendre l’informatique et se cultiver grâce à une sonothèque.

Cameroun : la taxe sur les téléphones et les tablettes est suspendue

Les utilisateurs camerounais de téléphones portables et de tablettes peuvent lâcher un « Ouf » de soulagement. Le président Paul Biya a suspendu l’application de la collecte de droits et taxes de douane sur les téléphones et tablettes via une plateforme numérique dédiée.

Dans une correspondance en date de ce lundi 19 octobre 2020, le président de la République camerounaise a demandé au Premier ministre « de faire surseoir à la mise en œuvre de la collecte par voie numérique des droits de douane et taxes sur les téléphones et terminaux importés ». Cette nouvelle taxe numérique qui a été mise en vigueur le 15 octobre dernier a suscité une vague d’indignation au sein de la population camerounaise.

Cette décision présidentielle de suspendre la nouvelle taxation fait le bonheur des opérateurs de téléphonie mobile. En effet, ils ont formulé la semaine dernière une offre de services dédiée en remplacement à la plateforme Arintech. L’Association des opérateurs de téléphonie mobile du Cameroun (AOTMC) veut évincer la plateforme de Paul Zambo. Elle a relevé des failles sur le fonctionnement de cette plateforme numérique impliquée dans le nouveau dispositif de collecte de ces taxes.

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Frédéric Debord, le directeur général d’Orange Cameroun qui est la tête de l’AOTMC a proposé une « offre alternative » au gouvernement. Contrairement à Arintech, la solution de l’association garantit « une plus grande protection des consommateurs, un mécanisme de paiement contrôlé par le client, et une communication intense sur le dispositif convenu », selon Frédéric Debord.

Les opérateurs de téléphonie mobile soulignent que cette solution remplaçante d’Arintech limitera les risques de plaintes des consommateurs. Cette offre alternative permettra de collecter dans des délais précis les droits et taxes de douane dus.

Cameroun : une taxe numérique entre en vigueur cette semaine

A partir du 15 octobre 2020, les paiements et les droits de taxe de douane sur les smartphones entreront en vigueur. Deux ans après la promulgation de la loi de finances 2019, la mise en œuvre effective de la taxe sur le numérique entrera en vigueur.

Il y a de cela deux semaines, la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications annonçait la « taxe sur le mobile et les tablettes » mais elle n’aura pas lieu. Cette fois-ci sur un arrêté co-signé par la Ministre des Postes et Télécommunications et le Ministre des Finances sur la taxation des terminaux téléphoniques, l’entrée en vigueur de la taxe sur le numérique prendra effet dans quelques jours.

Le fonctionnement de ce nouveau système avait été repoussé pour permettre aux opérateurs mobiles présents au Cameroun à savoir, MTN, Orange, NEXTELL, CAMTEL d’être à jour. Le mandataire du gouvernement déclare : « Tous les moyens possibles pour que techniquement ce travail soit fait d’autant que tous les opérateurs ont l’obligation de configurer leurs systèmes de manière à collaborer avec la plateforme pour que ce travail se passe bien »

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A propos du fonctionnement du système, il est à préciser que : « l’utilisateur va se connecter sur un réseau via un terminal nouvellement acquis, la plateforme va détecter le poste de téléphone et à partir de son International Mobile Equiment Identity (IMEI), l’on aura des informations nécessaires sur la gamme , le modèle et les capacités de l’appareil ». C’est à partir de ces informations que les frais de douane s’élevant à 33% seront prélevés.

Malgré que cette taxe sur le numérique ne plaise pas à beaucoup, la Ministre des Postes et Télécommunications reste confiante. Elle écrit sur son compte Twitter : « l’économie numérique est vecteur de croissance. L’encourager va permettre le développement de l’économie, ainsi que des recettes de l’état. Rendre les outils de cette économie (devices, internet) moins chers et plus disponibles est nécessaire pour qu’on puisse valablement y participer. La disponibilité de ces outils permet aux enfants d’accéder au e-learning, aux malades de se faire diagnostiquer à distance, aux commerçants de vendre à grande échelle. Un téléphone n’est pas un luxe. C’est une nécessité ».

Le Cameroun promet une télévision dédiée aux cours à distance

Le ministre camerounais de l’Education de base, M. Laurent Serge Etoundi Ngoa a annoncé que le pays envisageait de lancer une télévision dédiée à l’enseignement à distance. Cette annonce a été faite par le biais d’un communiqué gouvernemental.

Cette chaîne à venir mettra à la disposition des élèves une série de cours particulièrement pour ceux qui sont en classe d’examen. Cette initiative du gouvernement camerounais allégera les tâches de la Cameroon Radio Television (CRTV) qui pourra recommencer à diffuser ses programmes habituels. L’arrivée de la Covid-19 a mis un frein aux cours en présentiel et a ouvert les portes au télé-enseignement comme un peu partout sur le continent africain.

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Durant cette pause obligatoire imposée par la Covid-19,  l’organisme public camerounais de radio-télévision, la CRTV a intégré un programme éducatif matinal à la télévision tout comme à la radio pour sauver l’année scolaire. La diffusion des cours sur la CRTV fut une mesure gouvernementale pour faire face à la Covid-19.

Toutefois, cette démarche a montré beaucoup de failles car la CRTV ne couvrait pas tout le Cameroun en plus des coupures d’électricité régulières sur toute l’étendue du territoire. Après la fermeture des établissements scolaires, l’UNESCO a apporté son aide au gouvernement camerounais en leur fournissant des cours produits et disponibles sur DVD pour archivage physique et en version numérique pour les diffusions sur les télévisions et pour les plateformes d’enseignement en ligne.

Malgré les mesures barrières, les cours à distance sont les seuls moyens efficaces contre la Covid-19 dans le secteur de l’éducation.

Incubation d’entreprises/ Le Cameroun compte sur Israël

« Ce pays est un excellent partenaire en la matière. Il nous a fourni le meilleur laboratoire 3D de l’Afrique subsaharienne ». C’est en ces termes que le ministre camerounais des PME, Achille Bassilekin, parle d’Israël, en matière d’expertise dans le développement des incubateurs d’entreprises, selon des propos rapportés par Investir au Cameroun.

Fort de cette admiration pour l’expérience israélienne dans ce domaine, le membre du gouvernement camerounais a, au cours d’une audience accordée le 28 février 2020 au nouvel ambassadeur d’Israël, Isi Yanouka, sollicité le soutien de ce pays pour le développement d’un écosystème d’incubateurs au Cameroun.

Achille Bassilekin a d’ailleurs fait savoir à son hôte que depuis le 26 janvier 2020, le Cameroun dispose d’un cadre réglementaire organisant le fonctionnement des structures d’incubation. Preuve de l’ambition du gouvernement camerounais de faire du pays un terreau de l’incubation des entreprises, pour une économie plus compétitive.

Titre modifié

Source ; Ecofin

Cameroun : Un logiciel permettant de localiser les téléphones volés bientôt disponible

Un talentueux camerounais vient de créer un logiciel d’enquêtes criminelles, capable de débusquer les voleurs de téléphones portables et lutter contre la cybercriminalité.

Les voleurs de téléphones portables et les cybercriminels n’ont désormais à bien se tenir, parce que Éric Manoungui vient de mettre à la disposition des autorités camerounaises un logiciel pour traquer les « petits et les grands criminels ».


Eric Manoungui explique le fonctionnement de son logiciel dans les colonnes d’un média local.
En ce qui concerne le fonctionnement de ce logiciel, il explique que lorsqu’on a un téléphone portable volé et que l’on veut mettre la main sur les voleurs, cela permet de localiser la position de cette personne.
« L’on peut introduire le numéro de téléphone volé dans le logiciel et l’on obtient la localisation du détenteur du numéro de téléphone. Si la Carte Sim n’est pas dans un téléphone, mais on a tout de même le numéro, le logiciel peut ressortir le listing d’appels. Donc, avec cela, on est plus obligé d’aller vers les opérateurs de téléphonie mobile pour faire des réquisitions », déclare Éric.

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Il poursuit et explique que : « C’est un logiciel qui facilite les enquêtes. C’est un logiciel que je souhaite mettre au service du Cameroun. Car, il peut aider à lutter contre la cybercriminalité. En fait, il peut être utile dans les services de gendarmerie et de police, bref à toute personne qui mène une enquête ».


Il affirme avoir conçu ce logiciel après avoir observé les manières de faire des policiers dans leurs enquêtes. « J’ai constaté que pour arrêter une personne, il fallait qu’un policier ait un numéro, qu’il aille vers les opérateurs de téléphonie mobile pour obtenir une réquisition. Après cela, un listing d’appels était remis. C’est à partir de ce listing que le policier appelle l’un des numéros présents sur la liste. Une procédure assez longue et qui n’aboutit pas forcément » , selon lui .


Ce logiciel qu’il souhaite vulgariser a déjà fait ses preuves car il a déjà permis de localiser des téléphones volés.


Avec Camerounweb

True-spec ,Un détecteur de faux médicaments pour l’Afrique

Franck Verzefé, un jeune camerounais âgé de 25 ans a inventé un appareil technologique capable de détecter les faux médicaments.

Dénommé « True Spec », cet appareil est un nano scanner portatif qui utilise une intelligence artificielle, susceptible de fournir des renseignements sur la composition chimique des médicaments, partout et à tout moment.

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L’Afrique est victime de nombreux articles falsifiés y compris les faux médicaments. D’après Franck Verzefé, « les produits médicaux de mauvaise qualité peuvent être dangereux pour les patients et ne pas traiter les maladies contre lesquelles ils ont été conçus ». C’est « une réalité qui touche de millions de patients à travers le continent africain et constitue une menace, car elle sape la progression vers le développement durable » souligne-t-il.

L’objectif de ce jeune innovateur est de restaurer la confiance face aux médicaments et sauver des vies en facilitant l’analyse de ceux-ci à travers son invention. « Il suffit de poser le médicament sur l’appareil et en moins de 10 secondes, notre spectomètre en analyse la composition et envoie le résultat sur un téléphone portable. L’utilisateur, via notre application, peut consulter l’ensemble des analyses effectuées à une date précise, et même des mois après », explique Franck au micro de Sputnik.

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L’invention du jeune camerounais « True-spec » sera bientôt disponible pour les professionnels de santé. Pour l’instant Franck Verzefé et son équipe ont noué des partenariats avec des laboratoires indépendants afin qu’ils certifient et valident tout le processus.

Alexine AFAYA

Cameroun : Agropad permet d’irriguer son champ par SMS

Erik Gyslain Tim a développé une nouvelle application « Agropad « pour réduire les souffrances des agriculteurs.

Cette application permet aux agriculteurs d’irriguer leur champ via un téléphone portable par simple SMS.

Erik Gyslain Tiam est un ingénieur en génie électrique et expert en énergie renouvelable. Il a suivi sa formation à Séoul en Corée du Sud.

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Après sa formation, Erik Gyslain Tiam a décidé de retourner dans son pays d’origine. En rentrant au Cameroun, Tiam avait une passion pour l’agriculture. Raison pour laquelle il a décidé de mettre fin aux difficultés d’irrigation des agriculteurs en développant cette application.

Le jeune ingénieur est inspiré de ses années de souffrances passées dans la campagne. « On nous réveillait de bonne heure pour aller arroser et en soirée on faisait pareil. Si on n’arrosait pas le matin on n’avait pas droit à l’argent des beignets. En grandissant, je me demandais ce que je pouvais faire pour résoudre ce problème » explique t- il

Cette application est déjà opérationnelle au Cameroun.

Une fois installée dans une plantation, Agropad permet aux agriculteurs de piloter le système d’irrigation à partir du téléphone portable grâce à une application et grâce aux SMS.

Roland A. avec RFI

Cameroun : La Police se dote d’un centre de vidéosurveillance

La police camerounaise s’est équipée d’un centre national de commandement de vidéosurveillance. Ce centre a été inauguré la semaine dernière.

Ce dispositif vise à renforcer la sécurité des activités publiques via l’usage des technologies de l’information et de la communication. Il est situé au nouveau quartier administratif, à Etoudi (Yaoundé) et occupe une superficie de 800 m2.

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Selon Joseph Dion Ngute, le premier ministre,  « au-delà de son apport déterminant dans le contrôle et le dénouement de situations délictuelles, ce centre est un cadre approprié de gestion de crise et de surveillance ».

Le centre sera chargé de collecter et traiter les images en temps réels de 2 000 caméras de vidéosurveillance soutenues par 65 antennes relais, déjà déployées à Yaoundé, Douala, Buea, Limbe, Kousseri, Waza, Garoua-Boulai, Bafoussam, Garoua et Kyé-Ossi.

Plus tard des caméras seront installées dans les différentes villes (Bertoua, Ngaoundéré, Bamenda, Ebolowa, Kribi, Amchidé, Fotokol, Kenzou) et sur certains sites et points sensibles.

Dans un futur proche, le centre national de commandement de vidéosurveillance pourra collecter des images de 7000 caméras de vidéosurveillance déployées à travers tout le Cameroun.

Alexine Afaya