Le Burkina Faso fabrique désormais ses panneaux solaires

Faso Energy tel est le nom qu’a donné le gouvernement burkinabè à sa première usine de production et d’assemblage de panneaux solaires. Une première en Afrique occidentale qui a fait dépenser plus de 5 millions d’euros soit plus de 3 milliards de FCFA.

Faso Energy est la première usine de fabrication de panneaux solaires en Afrique de l’Ouest. Elle compte produire quotidiennement 200 panneaux pour fournir plus de 30 mégawatts de puissance par année. Avec une centaine d’employés, cette entreprise vise loin.

Les Burkinabès veulent exploiter largement l’énergie solaire qui est inépuisable. Et ce à travers le projet Yeleen, un programme de développement de l’électricité solaire au Burkina Faso. Le gouvernement veut construire 16 centrales solaires dans tout le pays pour une puissance de 250 mégawatts. Cette usine de production et d’assemblage de panneaux solaires n’est que le début de ce programme ambitieux.

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Rappelons que le Burkina Faso a commencé l’exploitation de l’énergie solaire en 2017 avec la centrale de Zagtouli situé au sud-ouest de Ouagadougou. A cette centrale de plus de 130 000 panneaux solaires, le projet Yeleen ajoutera quatre autres. Le gouvernement veut plus que les 33 mégawatts fournies par la centrale de Zagtouli. La plus grande centrale que le projet Yeleen installera produira 40 mégawatts sur 60 hectares.

Ce projet est appuyé par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD). Ces deux institutions donnent un coup de pouce financier à la Société nationale d’électricité du Burkina (Sonabel) sur le projet Yeleen.

Burkina-Faso : Bestmade se lance dans l’e-commerce

Le 19 septembre, les initiateurs de « Bestmade » ont présenté leur plateforme de vente en ligne à Ouagadougou. Bestmade est une plateforme qui offre la possibilité à tout vendeur d’ouvrir sa boutique.

Bestmade est un site e-commerce parmi les nombreuses plateformes de vente en ligne qui se trouvent au Burkina. Selon André Natama, le chargé commercial et cofondateur de Bestmade, la plateforme ne prend pas de commissions auprès des utilisateurs. Il déclare : « Notre plateforme a pour objectif de faire la promotion des vendeurs. Aucune commission n’est réclamée aux vendeurs ni aux clients. Tout est gratuit. C’est déjà difficile donc si on applique les commissions, ça n’aide pas les vendeurs ».

Bestmade constitue à elle seule une cinquantaine de boutiques et son service de livraison s’étend sur tout le Burkina. Ce qui la différencie des autres plateformes est la facilité de gestion/ le contrôle total des boutiques par les vendeurs . Pour faciliter le fonctionnement du site, les propriétaires y ont ajouté des fonctionnalités de géolocalisation, la discussion instantanée, des coupons, le support, le contact, le suivi des vendeurs et des commentaires.

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La discussion instantanée a pour but d’établir une communication entre le vendeur et l’acheteur leur permettant de négocier, d’envoyer des images. Le suivi de la boutique permet d’avoir un œil sur tout ce qui se passe. Les commentaires quant à eux permettent de noter les boutiques.

« Pour s’inscrire sur Bestmade, il faudra avoir un compte Facebook ou Gmail ou Twitter que vous soyez client ou vendeur. Tout est mis en œuvre pour entrer en contact avec les vendeurs sans passer par les gestionnaires » , a déclaré le chargé commercial André Natama.

Pour assurer une sécurité sans faille, une carte nationale d’identité est demandée au cours de l’inscription. Tout ceci contribue à la sécurité et la confiance qui doivent prévaloir lors des transactions en ligne. Bestmade a aussi une application mobile.

Burkina Faso : le premier satellite va bientôt décoller

 

Le Burkina Faso fait un grand pas vers son expansion dans l’aérosphère. La station au sol de son premier satellite est officiellement lancée ce jeudi 27 août 2020. Cela donne le champ libre aux burkinabè de pouvoir expédier leur premier satellite.

Ce jeudi 27 août 2020 , le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Pr Alkassoum Maïga,  a lancé à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, la station qui coordonnera les activités du premier satellite burkinabè. Opérationnelle depuis fin mars 2020, la station est enfin mise en fonction. 

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Initié par l’astrophysicien Frédéric Ouattara, le lancement du satellite se fait à côté de la nouvelle station au sol, toujours à Koudougou, chef-lieu de la province du Centre-Ouest. Ce projet du professeur burkinabè soutenu par le gouvernement, est un avantage technologique pour le Burkina Faso.

« Je me réjouis déjà des possibilités que va nous offrir cette station dans les prévisions météorologiques et la prévention des catastrophes naturelles, et dans le domaine de la télémédecine », a déclaré le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à l’issue de la cérémonie.

Selon le Pr Ouattara la construction de ce satellite s’inscrit dans les sciences de l’espace pour le développement. « La télémédecine est faite par satellite. Il y a aussi le contrôle et l’avancement du désert, la gestion des maladies émergentes liées notamment à la pollution, les problèmes respiratoires et la recherche pour améliorer l’agriculture », a-t-il noté.

Sacré meilleur physicien spatial de l’Afrique en 2018, le Pr. Ouattara est sur le point de propulser la technologie de son pays vers le haut grâce à son satellite.

Avec Anadolu

Le smartphone rwandais « Mara Phones » accessible au Burkina Faso

Le Rwanda est devenu l’un des premiers pays à africain à produire des smartphones sur le continent. C’est par le biais de Mara Group, une marque fondée par le Rwandais d’origine britannique Ashish Thakka. Ce premier fabricant africain – jusqu’à preuve du contraire – a une ambition de conquérir l’Afrique.

Cette conquête signifie dans certains cas la création d’usines pour la fabrication des smartphones . L’usine Mara Phones de Kigali, avec sa production d’au moins 1 200 smartphones par jour vise beaucoup l’étranger.

Mara Group, déjà implanté en Afrique de l’Est et en Afrique australe, compte sur le Burkina pour s’étendre à l’Afrique de l’Ouest. C’est du moins ce que laissent entendre nos confrères de RFI. Ils précisent que la marque n’a pas à proprement parler de projets industriels concrétisés en Afrique de l’Ouest.

Malgré que certains pays assemblent des téléphones en Afrique – Algérie, Egypte Ethiopie par exemple -, la plupart du temps les composants proviennent du monde entier. Alors que Mara fabrique sur place ses cartes mères et ses cartes mémoire, mais importe quand même les puces, les écrans et les batteries.

L’entreprise possède deux modèles de smartphones. Le Mara Phones Z est un téléphone dual sim avec une capacité de stockage de 32 Go et une mémoire de 3 Go. Quant au Mara Phones X est également un double sim avec 16 Go d’espace et 1 Go de mémoire. Les deux modèles sont préinstallés avec le système d’exploitation Android de Google.

Une chose est sûre : le marché africain hyper concurrentiel est dominé par les Chinois. D’autres marques aussi se font une rude concurrence. Il y a de la place pour tous…

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Burkina Faso : ADYX lance « Mes Libraires » une librairie en ligne

« Mes Libraires » est une première plateforme e-commere, une librairie en ligne offrant des services bien plus qu’une librairie physique. Elle est disponible depuis quelques jours et est pilotée par la structure ADYX Burkina.

Son premier objectif, rassembler toutes les librairies du Burkina. Elle a aussi plusieurs fonctionnalités notamment un service qui permettra aux clients de gagner de l’argent en vendant leurs vieux livres ou les troquer avec d’autres clients. Ainsi,  les auteurs, éditeurs et distributeurs pourront vendre sur la plateforme à tout moment.

« Mes Libraires » détient également un service d’aide aux étudiants  qui ont du mal à se procurer des livres à cause des coûts qui sont parfois trop élevés. Pour cela, les étudiants peuvent louer des livres à 10% du prix de vente juste pour les modules. La plateforme intervient ainsi dans le domaine éducatif et culturel.

« Notre ambition est de réunir toutes les librairies du Burkina sur une même plateforme.Mes libraires: c’est toutes vos fournitures scolaires. Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin pour la rentrée des classes. Préparez la rentrée scolaire  sans stress et sans prévoir un gros budget.
Vous n’avez qu’à commander tout le matériel sur meslibraires.com. Depuis  chez vous, faites vos courses n’importe quand, n’ importe où et nous livrons le tout à domicile. », nous confie Serge Ady , l’un des promoteurs de cette initiative.

Visuel de « Mes Libraires »


Pour ceux qui n’arrivent pas à trouver leurs produits dans les autres librairies, un accompagnement personnalisé et gratuit est disponible pour la recherche des articles auprès des partenaires internationaux .

« Mes Libraires » vise à atténuer les disparités commerciales et régionales au niveau de l’accès aux livres, aux bibliothèques.

Visitez http://meslibraires.com/



Enok Tsevi

Burkina Faso : Ismaël  Ouedraogo présente une mini éolienne fait maison

Ismaël Ouedraogo, un jeune étudiant burkinabè met en place une mini éolienne. Il s’est servi de matériels de récupération . Nouvelle réussite pour ce jeune qui se fait connaître à travers ses inventions depuis un certain temps. Il aime bien bricoler, jouer avec les fils électriques pour en ressortir des outils qui peuvent être utiles au quotidien.

Pour fabriquer son éolienne, Ismaël Ouedraogo a utilisé 8 pales à partir de carton fixé sur un bâton avec de la colle. Ensuite, il a réalisé le support des pales à partir d’une boîte de moustiquaire. Pour stabiliser le tout, le jeune burkinabè a utilisé des plaques de bois superposés.

L’objet le plus essentiel dans la réalisation de l’éolienne reste le moteur du ventilateur. Selon Ismaël, ce moteur est utilisé comme axe pour appliquer une cohérence à tout le dispositif.

Le jeune burkinabè Ismaël Ouedraogo n’est pas à sa première fabrication de matériels fait maison. Il a déjà mis en place un dispositif de lave main automatique dans le but de lutter contre la propagation du covid-19.

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Burkina Faso : un jeune fabrique un lave main automatique (vidéo)

Prenant conscience des risques de contamination du Covid-19,un jeune burkinabé sympathisant de WakatLab a mis en place un dispositif de lave main automatique avec des objets fait maison. Ce procédé permet de se laver les mains sans toucher à quoi que ce soit.

Pour son inventeur, Ismael Ouedraogo, l’idée de créer un tel dispositif vient d’un constat assez pointu. Dans un lieu public où tout le monde utilise un même robinet pour se laver les mains, le risque d’infection est très élevé. Beaucoup sont obligés de laver les mains puis de toucher de nouveau au robinet. ce qui est d’ailleurs déconseillé. Le lave main automatique d’Ismaël a été fait à partir de quelques objets de récupération comme un bocal en verre.

Soucieux de la vide de son entourage le jeune burkinabé met déjà son invention à la disposition de sa population . Une très bonne initiative sachant que les milieux reculés ont du mal à vraiment se protéger contre la pandémie du Covid-19.

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Burkina Faso : des respirateurs à énergie solaire bientôt disponibles

Les respirateurs sont des dispositifs indispensables en phase terminale du Covid-19. Il se fait que les centres hospitaliers africains en manquent. Raison pour laquelle le Burkina Faso préfère les fabriquer localement.

Le respirateur est un appareil vital pour les patients en phase critique du Covid-19. Ne voulant pas s’en priver, de jeunes burkinabés passionnés de la technologie, veulent en produire localement. Une production locale qui fera éviter aux autorités de débourser une somme exhorbitante pour une importation.

Le fonctionnement des respirateurs made in Burkina sera simplifié grâce à l’énergie solaire. Et le soleil n’est pas rare en Afrique. Cette invention de ces jeunes lauréats du concours GENIE TIC session 2018, tombe à pic pour permettre à l’Afrique de faire face à cette pandémie.

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Le coronavirus, quoi qu’on dise, a le mérite de pousser les « génies » du continent tour secteur confondu à se dépasser. Ces respirateurs locaux n’attendent que leur homologation et leur production en masse pour venir en aide aux patients. Il faut noter de jeunes passionnés de TIC ont également eu la même initiative au Togo.

Burkina Faso : Un étudiant fabrique un drone pour sécuriser son pays

Ima Igor a conçu depuis novembre 2019 un drone de sécurité polyvalent, capable d’effectuer une reconnaissance faciale. Le drone arrive à également détecter la tranche d’âge d’une personne ainsi que des d’objets.

Jeune étudiant  en deuxième année d’informatique à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, Ima Igor est passionné du numérique. Pour apporter sa contribution à la sécurité dans son pays, il a conçu un drone. Le jeune entend mettre sa passion au service de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

« Cette conception est axée sur la situation sécuritaire du pays. Sincèrement ça me touche beaucoup. C’est une manière pour moi d’apporter ma pierre à la lutte contre le terrorisme », a indiqué Igor, le jeune informaticien.

Compte tenu du manque de moyens, la conception n’a pas pu avoir la finition qu’il faut, car la dernière fonctionnalité du drone n’est pas au point.

« Les moyens avec lesquels je me suis procuré la carte font qu’elle n’est assez puissante pour détecter les objets en flux vidéo. Elle détecte les objets seulement en flux photo pour le moment. », a expliqué le jeune homme.

En dépit des difficultés rencontrées, le jeune créateur compte maintenir la réalisation de son rêve.

« J’ai rencontré assez de difficultés financières dans le processus de fabrication, assez complexe. Pour faire un drone une erreur de manipulation peut tout détériorer. Il m’est arrivé de ne pas dormir parce que je n’avais pas fini mon programme », a-t-il insisté.

Pour tous ceux qui désirent soutenir cet ambitieux projet, Igor Ima se dit ouvert à tout soutient qu’il soit moral, matériel ou financier.

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Burkina Faso : 6 milliards FCFA pour l’entrepreneuriat

Le ministre en charge de la Jeunesse, Salifo Tiemtoré, et le président du conseil d’administration du Fonds Khalifa des Emirats arabes unis, Hussein Al Nowais ont tenu une rencontre ce 4 février 2020 à Ouagadougou. Lors de leur rencontre, ils ont procédé à la signature du document-cadre du Programme des micros, petites et moyennes entreprises au Burkina Faso. 

Un prêt de 6 milliards a été octroyé au Burkina Faso dans le but d’appuyer des jeunes âgés de 18 à 45 ans à mettre en place des entreprises. La somme permettra de financer 7 307 projets et de créer 20 573 emplois, avec une couverture géographique des treize régions du pays.

Ce fond servira à promouvoir les petites et moyennes entreprises des jeunes, en vue de favoriser la création d’emplois. L’engagement des Emirats arabes unis d’accompagner le Burkina pour relever le secteur de l’entrepreneuriat se matérialise par la signature du document-cadre du Programme de développement des micros, petites et moyennes entreprises.

Les financements du programme sont destinés à 50% aux jeunes garçons et 50% aux jeunes femmes. « Je suis à Ouagadougou sur instruction de l’altesse royale, suite à la visite du président du Faso, pour signer cet accord avec le ministère en charge de la Jeunesse. Cette somme ira dans des projets dédiés à la jeunesse et aux femmes pour la création d’emplois », a déclaré Hussein Al Nowais, président du conseil d’administration du Fonds Khalifa.

 Les 6 milliards permettront d’octroyer des crédits à de jeunes promoteurs de micro, petites et moyennes entreprises. « Nous venons de contracter un prêt avec le Fonds Khalifa pour implémenter des projets de développement en faveur des jeunes », s’est réjoui le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré.

 Il faut noter que ce prêt d’un montant de plus 6 milliards accordé au taux de 2%, est remboursable sur 22 ans avec un différé d’amortissement de cinq ans.

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Avec Lefaso