Burkina Faso : Un étudiant fabrique un drone pour sécuriser son pays

Ima Igor a conçu depuis novembre 2019 un drone de sécurité polyvalent, capable d’effectuer une reconnaissance faciale. Le drone arrive à également détecter la tranche d’âge d’une personne ainsi que des d’objets.

Jeune étudiant  en deuxième année d’informatique à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, Ima Igor est passionné du numérique. Pour apporter sa contribution à la sécurité dans son pays, il a conçu un drone. Le jeune entend mettre sa passion au service de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso.

« Cette conception est axée sur la situation sécuritaire du pays. Sincèrement ça me touche beaucoup. C’est une manière pour moi d’apporter ma pierre à la lutte contre le terrorisme », a indiqué Igor, le jeune informaticien.

Compte tenu du manque de moyens, la conception n’a pas pu avoir la finition qu’il faut, car la dernière fonctionnalité du drone n’est pas au point.

« Les moyens avec lesquels je me suis procuré la carte font qu’elle n’est assez puissante pour détecter les objets en flux vidéo. Elle détecte les objets seulement en flux photo pour le moment. », a expliqué le jeune homme.

En dépit des difficultés rencontrées, le jeune créateur compte maintenir la réalisation de son rêve.

« J’ai rencontré assez de difficultés financières dans le processus de fabrication, assez complexe. Pour faire un drone une erreur de manipulation peut tout détériorer. Il m’est arrivé de ne pas dormir parce que je n’avais pas fini mon programme », a-t-il insisté.

Pour tous ceux qui désirent soutenir cet ambitieux projet, Igor Ima se dit ouvert à tout soutient qu’il soit moral, matériel ou financier.

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Burkina Faso : 6 milliards FCFA pour l’entrepreneuriat

Le ministre en charge de la Jeunesse, Salifo Tiemtoré, et le président du conseil d’administration du Fonds Khalifa des Emirats arabes unis, Hussein Al Nowais ont tenu une rencontre ce 4 février 2020 à Ouagadougou. Lors de leur rencontre, ils ont procédé à la signature du document-cadre du Programme des micros, petites et moyennes entreprises au Burkina Faso. 

Un prêt de 6 milliards a été octroyé au Burkina Faso dans le but d’appuyer des jeunes âgés de 18 à 45 ans à mettre en place des entreprises. La somme permettra de financer 7 307 projets et de créer 20 573 emplois, avec une couverture géographique des treize régions du pays.

Ce fond servira à promouvoir les petites et moyennes entreprises des jeunes, en vue de favoriser la création d’emplois. L’engagement des Emirats arabes unis d’accompagner le Burkina pour relever le secteur de l’entrepreneuriat se matérialise par la signature du document-cadre du Programme de développement des micros, petites et moyennes entreprises.

Les financements du programme sont destinés à 50% aux jeunes garçons et 50% aux jeunes femmes. « Je suis à Ouagadougou sur instruction de l’altesse royale, suite à la visite du président du Faso, pour signer cet accord avec le ministère en charge de la Jeunesse. Cette somme ira dans des projets dédiés à la jeunesse et aux femmes pour la création d’emplois », a déclaré Hussein Al Nowais, président du conseil d’administration du Fonds Khalifa.

 Les 6 milliards permettront d’octroyer des crédits à de jeunes promoteurs de micro, petites et moyennes entreprises. « Nous venons de contracter un prêt avec le Fonds Khalifa pour implémenter des projets de développement en faveur des jeunes », s’est réjoui le ministre de la Jeunesse et de la Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, Salifo Tiemtoré.

 Il faut noter que ce prêt d’un montant de plus 6 milliards accordé au taux de 2%, est remboursable sur 22 ans avec un différé d’amortissement de cinq ans.

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Avec Lefaso

Burkina Faso : Des entrepreneurs africains se donnent rendez-vous

Pour la 4ème fois de l’histoire, des entrepreneurs africains se préparent pour le « Forum International des Jeunes Entrepreneurs et Startups FIJES ». L’initiative vient du Réseau des Jeunes Entrepreneurs et Startups du Burkina Faso REJEF.

Le thème principal de cette édition du FIJES est : « Mutualisation des actions entrepreneuriales des jeunes pour un développement économique durable ». Cette année, c’est la ville de Koudougou qui accueillera du 29 au 30 Novembre 2019 Salle de Conférence de la CCI BF KOUDOUGOU.

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L’évènement a pour partenaire officiel la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et bénéficie de l’accompagnement institutionnel, notamment du Ministère burkinabé de la Jeunesse, de la Promotion de l’Entreprenariat des Jeunes et celui du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

Le Programme du Forum prévoit entre autres un espace de présentation des projets innovants et des services, des conférences et ateliers thématiques, des rencontres B to B, Un espace Création – Emploi, des découvertes de cas de réussite de jeunes entrepreneurs, des espaces de coaching …

Affiche de l’événement

Près de 100 exposants, 500 participants et 2 000 visiteurs sont attendus. Le Sénégal, est le pays invité d’honneur de cette édition 2019. Une importante délégation étrangère venant du Maroc, de la Chine et de l’Inde est également attendue.

Une journée de la femme, les universités de l’entrepreneuriat, découverte des succès-stories “Mon Parcours d’entrepreneur”, un Espace « Carrefour Emploi », un espace « Doing Business » font partie des innovations qui meubleront cette édition.

*Photo de couverture : le ministre Salif TIEMTORE

Burkina Faso : Brice Kaboré, un des lauréats de la Nuit de la qualité et de l’innovation

La deuxième édition de la nuit de la qualité et de l’innovation au Burkina Faso a eu lieu vendredi dernier. Au total, 4 entrepreneurs ont été récompensés. La NQI a permis de distinguer Tropical Food and Beverage Compagny (agro-industrie), la barrique d’eau Sanya (hygiène sanitaire), Bafa Tech ( technologie) et enfin Aliothsystème (énergie).

Tech en Afrique a pu rencontrer Brice Kaboré, le directeur de Tropical Food and beverage. Interview.

 

Tech en Afrique : Quelles sont vos impressions après avoir reçu ce prix?

Brice Kaboré : Merci pour l’intérêt que vous nous accordez. C’est avec joie que nous avons accueilli ce prix. C’est toujours un honneur d’être distingué, ce qui signifie que ce qu’on fait a été jugé digne de distinction, plus encore lors d’une aussi prestigieuse activité qu’est la nuit de la qualité et de l’innovation.

Cette distinction, est une reconnaissance, une invite à continuer dans cette voie, et c’est là que ça met du baume au cœur de savoir que quelque part des gens de renom observent ta démarche et l’apprécient. Notons que ce prix vient après le Prix Pierre Castel où nous avons eu également la première place au Burkina Faso, et la sélection à la toute première édition de Burkina Startups en 2017.

Tech en Afrique : Parlez-nous de votre structure et ses activités

B. K :T FB Company SAS qui signifie Tropical Food and Beverage Company Société par actions simplifiée, est d’abord une initiative porté par des jeunes, une entreprise agroalimentaire qui intervient dans la valorisation des produits locaux. A partir des matières premières locales et avec un processus qui garantit la qualité pour le consommateur en préservant le mieux possible les éléments nutritifs des aliments nous arrivons à fabriquer :

Des Chips avec la pomme de terre locale, des amandes grillées de noix de cajou, des biscuits à partir du souchet, des caramels et des croustilles de sésame et des infusions de plantes locales avec la technologie du sachet pyramide, des huiles à base du sésame.

Nous sommes la première unité industrielle de transformation des produits locaux dans la région du Sud-Ouest du Burkina Faso et nous distribuons nos produits dans 14 villes du pays et à l’exportation.

Notre approche est d’identifier des plantes locales qui ont un potentiel nutritif évident et nous nous attelons par la recherche et l’innovation à mettre au point des produits finis nutritifs et avantageux pour le consommateur qui en même temps répondent aux standards internationaux.

 

Tech en Afrique : Peut-on dire que vous vous y attendiez à cette récompense ?

 

B.K : Le fait de soumettre la candidature de son entreprise à une aussi prestigieuse distinction, est d’abord motivé par le désir de la remporter. Donc nous l’espérions. Nous ne pouvons pas dire que nous nous y attendions parce que il y’a eu compétition face à des initiatives de taille également.

 

Tech en Afrique : Une idée des critères qui vous ont favorisé ?

B. K :deux critères à savoir la qualité et l’innovation, sont des exigences chez nous, parce que nous nous sommes engagés dans une démarche qualité afin de nous conformer aux normes internationales, et assurer à nos consommateurs des expériences de consommation de produits locaux sans risque.

L’innovation est notre moteur, ce qui nous fait exister, notre offre quand bien même avec une aussi large gamme de produits n’est constituée que d’innovations. Nous avons plusieurs niveaux d’innovations selon chaque produit et aussi en matière d’organisation.

 

Des personnes à qui dédier ce prix ?

 

B.K : Ce prix récompense non seulement le travail de chacun de mes collaborateurs, la confiance de chacun de nos partenaires mais aussi la confiance de nos consommateurs. Tout ce que nous faisons aujourd’hui est dans le but de satisfaire les besoins de nos consommateurs, alors nous leur dédions ce prix.

 

Mots de fin

 

B.K :je tiens à remercier le groupe Improve pour la distinction et  Tech en Afrique pour l’intérêt porté sur notre entreprise et je nous souhaite à tous bon vent !

Vous pouvez visiter notre site web ICI

 

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Burkina Faso: La licence technologique neutre est disponible

Le Burkina Faso veut anticiper sur les mutations technologiques. Le gouvernement se prépare à rénover le format et le mode d’octroi des licences individuelles correspondantes à l’établissement et à l’exploitation des réseaux et prestations de communications électroniques. Auparavant, chacune des technologies des réseaux télécoms a fait l’objet d’une licence particulière, distincte des autres. Pour chaque opérateur, il y aura donc un empilement des licences (2G, 3G).

En poursuivant une telle façon de procéder, il y aura à long terme autant de licences que de technologies étendues. Mais, chaque licence ayant son cahier de charge , les termes de gestion et de normalisation deviennent complexes d’où l’exigence de revoir la formule. Le Burkina a donc fait le choix de se conformer à la disposition en cours sur le plan mondial, en choisissant d’attribuer des licences technologiquement neutres.

Avec cette nouvelle disposition, les opérateurs télécoms peuvent à l’avenir offrir des prestations novatrices fondées sur des technologies avancées, en fonction des exigences du marché, à condition de posséder les fréquences et autres ressources télécoms qui le permettent.

Pour mieux capitaliser les acquis de ce progrès, le ministre burkinabè en charge de l’activité des télécoms de même que son homologue en charge des Finances et l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), ont été instruits par le Conseil des Ministres d’engager des discussions avec les opérateurs de téléphonie pour l’octroi de cette nouvelle formule de licences dites à technologie neutre.

L’une des technologies télécoms dont les opérateurs burkinabè pourraient immédiatement s’approprier dans le cadre d’une licence à technologie neutre sera la 4G. Pour cela, il suffira que, techniquement, la fréquence 4G puisse être disponible au niveau du Burkina. Au-delà de la 4G, ce sont l’ensemble des technologies, notamment la 5G et les autres, que les opérateurs burkinabè, propriétaires de la licence technologiquement neutre, pourront déployer librement sans faire de requête particulière et sans un coût supplémentaire, lorsque techniquement ces technologies seront disponibles dans le pays.

 

Ahlin ACCROBESSI

 

Burkina Faso : La régulation de l’économie numérique au cœur d’une conférence africaine

Ouvert à la concurrence et contrôlé par des pouvoirs sectoriels, le numérique fait partie des services de base nécessaires qui modifient les sociétés humaines. Face à cette mutation fulgurante, les Etats africains veulent conjuguer les énergies afin de canaliser son évolution. Et c’est à Ouagadougou que professionnels, idéalistes et acteurs de la société civile se sont retrouvés, la semaine dernière , pour la première Conférence africaine sur la régulation de l’économie numérique (CAREN) afin d’échanger sur ces transformations technologiques. Organisé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et Télécom Paris Tech, cet événement a reçu la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur.

Durant les 72 heures de travaux (du 16 au 18 octobre) , neuf sessions et deux tables rondes ont été animées autour de plusieurs thématiques telles que les enjeux et risques de la numérisation de l’économie et de la société, l’usage des réseaux sociaux, l’intelligence artificielle et le Big Data.

Pour la ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Ouattara, le Burkina Faso s’est déjà engagé sur la voie d’une société basée sur l’économie de l’information et du savoir. Il en veut pour preuve la réalisation d’infrastructures de fibre optique, la promotion du développement des applications et des services à travers le projet e-Burkina, la création de l’Université virtuelle et de seize espaces numériques ouverts, le soutien financier aux jeunes entrepreneurs avec le programme Burkina Start-up. Elle a ensuite souhaité que les résultats de cette conférence deviennent des références pouvant constituer des pistes d’approches spécifiques dans le domaine de l’économie numérique et de sa régulation en Afrique.

Pour Bilé Diéméléou, le directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), le rendez-vous de Ouagadougou est le témoignage selon lequel la solidarité africaine reste de mise. « Nous devons agir conjointement pour répondre aux espérances légitimes de nos populations en leur apportant des résultats innovants, intégrés et inclusifs, pouvant impacter sérieusement leur quotidien.», a-t-il déclaré.

Ahlin ACCROBESSI

Mahamadi Rouamba : Quand sociologie et technologies numériques s’embrassent

C’est l’histoire d’un directeur de société qui a fait de l’entrepreunariat son sacerdoce. Quand le fondateur de l’incubateur BeoogoLAB, s’inscrivait en sociologie, à l’Université de Ouaga 1, il n’avait jamais songé à intégrer la grande famille des entrepreneurs du numérique. La carrière le conduira pourtant à accorder un intérêt particulier à l’impact des TIC sur les mouvements sociaux. « Je connaissais mieux cette matière que les autres pour avoir travaillé dessus au lycée au cours d’un exposé », se rappelle Mahamadi Rouamba pour expliquer son choix.

L’entrepreneur burkinabè intégrera plus tard l’université Aube Nouvelle de la capitale pour suivre un master en gestion de projet. En 2013, il dirigera la société de conseil en transformation numérique dénommée Tic Analyse. Ses nombreuses réalisations portent chacune en elles une étude sociologique approfondie suivie d’un souci de voler au secours de la société burkinabé et de soulager certains de ses maux.

En témoigne Health Burkina, application mobile consacrée au combat du taux élevé de mortalité infantile en milieu rural. Une autre s’intéresse à l’information et la sensibilisation des jeunes sur l’éducation sexuelle. Ses travaux sont distingués, ce qui lui permet d’intervenir dans plus de soixante projets parrainés par l’État burkinabé, des associations ou encore des organismes internationaux.

Mahamadi Rouamba est aussi un guide enthousiaste qui accompagne volontairement les jeunes entrepreneurs. Il regrette le manque de confiance des institutions bancaires aux start-up : « Quand les jeunes débutent leurs projets, les fonds d’investissement et les banques attendent qu’ils soient crédibles avant d’injecter leurs sous. Mais personne ne les accompagne pour qu’ils soient prêts ».

Une raison qui l’a poussé en 2015, à mettre en place BeoogoLab qui soutient les jeunes porteurs de projets novateurs à travers une méthodologie organisée en trois étapes : la maturation, qui consiste à convertir une idée en projet concret. Ensuite vient l’incubation, qui organise les références d’affaires. Et ensuite l’accélération, qui consiste à dresser le business plan.

 

Simon Tiemtoré, un entrepreneur symbole d’espoir pour le Burkina et l’Afrique

« C’est en forgeant que l’on devient forgeron », c’est fort de ce constat que le burkinabé Simon Tiemtoré s’est taillé une place dans la sphère financière africaine. Le Président du Conseil d’Administration de Vista Bank Group et fondateur de Lilium Capital fait désormais partie des spécialistes de l’investissement impliqués dans divers secteurs en Afrique. De la finance à l’énergie en passant par l’immobilier, ce burkinabé naturalisé américain a imprimé sa marque partout. Avocat-fiscaliste de formation, Simon Tiemtoré explique sa reconversion par une vision panafricaine.

Une décision qu’il ne regrette pas du tout puisqu’ en seulement trois ans, Lilium Capital s’est investi dans plusieurs projets comme celui de l’usine d’Ayka Textile, de l’usine pharmaceutique de Ouagadougou, ou encore le rachat de la banque commerciale du Burkina. Des projets ambitieux qui expliquent la présence de ce modèle de entrepreneuriat africain aux dernières assemblées générales d’Afreximbank en juillet dernier à Abuja, au Nigeria.

En acquérant par exemple la First International Banking Group , il est sûr de cela donnerait un nouvel élan à ses investissements. Cette banque baptisée Vista Bank Group par après lorgne pas mal de pays sur le continent africain. A part le Sénégal , la Gambie et la Sierra-Léone , elle sera installée si tout va bien dans 15 pays d’Afrique d’ici 2025.

Très ouvert, l’entrepreneur estime que les compétences techniques sont indispensables à tout leader pour la bonne prise de décision au quotidien. « Etant un investisseur africain basé aux Etats-Unis, travaillant avec des partenaires sur les autres continents, il faut se lever très tôt et les journées sont très longues. Il faut donc être serein pour affronter les challenges, garder la tête froide… », reconnait-il.

A part la présidence de Lilium Capital et Vista Bank Group, Simon Tiemtoré siège également au conseil d’administration du Centre d’affaires Afrique-USA de la Chambre de commerce des Etats-Unis (AmCham), en plus d’être administrateur à l’Initiative for Global Development (IGD), une organisation à but non lucratif fondée en 2003 par Bill Gates et d’autres hommes d’affaires américains.

« Nous avons compris que nous avons la capacité de prendre des risques, des décisions, de créer une entreprise et d’apporter notre touche au développement de l’Afrique et pour ce faire, le secteur pour lequel nous étions mieux aguerris était l’investissement dans le domaine bancaire et financier », confie-t-il.

 

Ahlin Acrombessi 

 

 

Crédit photo : Africa Businness Magazine

TechLab Vacances Burkina pour former de futurs codeurs

Le programme TechLab Vacances Burkina donne une autre allure aux vacances. Au lieu que ces dernières se résument au repos, aux distractions de toute nature, elles vont plutôt participer à l’éclosion des futurs Zuckerberg d’Afrique. Du 14 juillet au 15 septembre, les enfants de  07 à 14 ans et les jeunes de  15 à 24 ans  seront initiés à la création de jeux vidéo, la fabrication et codage de robots, les dessins et l’impression 3D.

C’est la période des vacances dans beaucoup de pays. Le hic, un grand nombre d’enfants et d’adolescents- un peu perdu- ne savent pas concrètement à quel saint se vouer ni à quel jeu s’adonner. C’est un constat général auquel des solutions locales viennent se mesurer.

Pour ces périodes de vacances, des technophiles du Burkina Faso ont pensé à un programme un peu particulier alliant jeu et apprentissage. Le TechLab Vacances Burkina  se positionne comme une offre venant compléter les cursus scolaires. Bien que faisant partie des activités extra-scolaires, ces séances de travail contribuent à la transformation digitale du système éducatif. Une initiative qui va dans le sens de l’intégration des nouvelles technologies à l’éducation.

Visuel publicitaire des ateliers

Cette édition table sur l’initiation des futurs geeks  à la technologie, et ce à partir de 7 ans.  Elle a pour vocation de développer la créativité des enfants et leur permettre de révéler les barrières d’accès aux grandes écoles d’ingénierie au monde.

« Dans nos ateliers créatifs numériques, les jeunes entre 7 et 24 ans apprennent l’informatique en s’amusant. Ils font face aux nouvelles technologies : programmation, codage, électronique, robotique, modélisation & impression 3D, photo, vidéo, animation etc. Les stages pendant les vacances scolaires sont l’occasion pour les jeunes de partager une expérience extraordinaire », nous confient les organisateurs.

Chaque participant doit s’acquitter d’un montant forfaitaire de 50 000 F.  Notons qu’il y aura  au total 8 séances de travail pendant 1mois. Des livres didactiques, T-shirts et attestations seront remis à tous les participants à la fin de ce programme. Les inscriptions ont commencé et se poursuivent.

Informations complémentaires, écrire au  +226 69 62 08 18  ou à  info@techlab-bf.org

 

Crédit photo : DR

Burkina Faso : Des entrepreneurs à la Présidence

Une délégation des participants du Forum international des entrepreneurs et startups (Fijes) s’est rendue à la Présidence de la République du Burkina Faso. Elle a eu à échanger avec le conseiller spécial du Chef de l’Etat, Adama Kanazoé autour de l’entrepreneuriat des jeunes et les mécanismes existant pour assurer son développement.

Vendredi 31 juin 2018. Troisième et dernier jour du Forum international des entrepreneurs et startups, des représentants des différentes délégations ont été invités au Palais Kosyam, le palais présidentiel. Ce fut l’occasion pour ces délégations de s’entretenir avec le conseiller du président de Faso.

Au menu des échanges, les appréciations des différentes délégations de la tenue du forum, les perspectives dudit forum et les expériences des autres pays en matière entrepreneuriale, entre autres. Tour à tour, les délégations à travers leurs porte-paroles ont salué l’initiative de ce forum qui a pu rassembler une centaine de jeunes en  provenance du Ghana, de la Rd Congo, du Togo, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Togo pendant 3 jours.

Les travaux ont tourné autour du thème : «  l’entrepreneuriat de masse et la problématique du développement régional ». Mais à présent, il s’agit plus de voir la possibilité d’implémentation d’une politique nationale de l’entrepreneuriat dans  les pays. Une réalité qui se vit déjà au Ghana, au Kenya et au Rwanda sachant que le Burkina Faso est entrain d’emboîter le pas.

Les délégations ont souhaité pour la plupart que les gouvernements soient plus impliqués dans la facilitation de  la vie des entrepreneurs. Ce qui suppose l’application réelle des mesures d’exonération des entreprises durant un certain nombre d’années et surtout l’accompagnement tant sur le plan de la formation que financier qui doit être de mise.

Pour elles, il faut nécessairement penser à un cadre général  pouvant faciliter le décollage des jeunes entreprises. En majeure partie, les différentes interventions se rejoignent quant à l’urgence d’accélérer le processus de déploiement de l’Union Africaine des Jeunes Entrepreneurs (UAJE).

Le conseiller du président Adama Kanazoé a rassuré les participants à cette rencontre qu’il transmettra fidèlement le message de la jeunesse africain au président de la République, Roch Marc Christian Kaboré. A s’en fier à ses dires, l’Afrique doit effectivement se lever comme un seul homme. En d’autres termes, le projet de l’unification des jeunes entrepreneurs africains est louable d’autant plus qu’il peut être un bon départ pour la levée de beaucoup de  contraintes et la création d’une Afrique forte.