Bénin: 300 milliards de crédits sur 3 ans avec zéro taux d’intérêt aux entreprises

Le gouvernement béninois a décidé de payer sur 3 ans les intérêts des prêts allant jusqu’à 300 milliards pour les entreprises impactées par la pandémie du covid-19.

Le gouvernement béninois vient de donner un coup de pouce aux entreprises en décidant de financer l’économie du secteur privé. Cela permet ainsi aux entreprises et aux porteurs de projets de prêter 300 milliards chez les banques sur une période de 3 ans à un taux d’intérêt zéro. La nouvelle a été annoncée par le directeur général des politiques de développement Cyriaque Edon.

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Concernant les bénéficiaires, ils devront s’adresser à leurs banques habituelles ou aux établissements de microcrédit qui étudieront les risques et fixeront le taux d’intérêt et procéderont à la présélection d’un certain nombre de dossiers. Les dossiers présélectionnés seront par la suite transmis aux établissements étatiques qui à leur tour, vont les analyser et feront une sélection définitive.

Après toutes ces procédures, l’État paiera donc tous les mois les taux d’intérêt des bénéficiaires qui iront contracter des crédits auprès de ces banques ou des structures de microfinance.

L’APIEX  a lancé une plateforme pour la promotion des investissements

L’Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEX) a lancé en début de semaine à Cotonou sa nouvelle plateforme dénommée « monentreprise » pour la promotion des investissements.

Cette plateforme va désormais permettre aux personnes désireuses de créer leur entreprise, de le faire en ligne où qu’il soit au Bénin et dans le monde, à travers le lien de la plateforme, monentreprise.bj

A cet effet, le site, monentreprise.bj va permettre aux utilisateurs de réduire les déplacements inutiles afin de gagner du temps.  

« Avec « monentreprise.bj» nous ambitionnons de réduire de 20% le taux de fréquentation physique de nos guichets à l’horizon 2022 avec pour corollaire une rationalisation des énergies, des consommables et surtout du temps », a déclaré le directeur général de l’APIEX, Laurent Gangbès.

Avec monentreprise.bj, la formalisation en ligne devient plus simple. Il y aura plus des queues, d’où le gain du temps pour les usagers. Il sera également question du meilleur traitement des dossiers de formalisation et meilleure gestion du traitement des données et des statistiques. On note aussi l’amélioration des indices de notation du Benin ; mise à disposition de l’usager de façon électronique et instantanée des documents administratifs extraits du registre du commerce.

Et enfin, la plateforme rassure l’attestation d’immatriculation des entreprises à l’IFU, l’annonce légale, la déclaration d’établissement de l’entreprise à la direction générale du travail et la carte l’importateur ou carte professionnelle avec une durée de validité de deux ans.

Pour rappel, une phase pilote très courte la formalisation en ligne sera prioritairement accordée aux promoteurs d’entreprises désireux d’établir le siège de leur entreprise à Cotonou. Aussi le délai d’une heure pour créer son entreprise n’est valable qu’aux jours et heures de l’administration béninoise.

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Bénin : La police républicaine s’invite sur WhatsApp

Le réseau social filiale de Facebook, WhatsApp est la nouvelle arme de la police républicaine béninoise. La Police intensifie sa vigilance en cette veille des fêtes de fin d’année en s’approchant plus des citoyens.

En dehors du 166 qui est gratuit et du 21 31 34 81, la police républicaine s’est dotée d’un numéro WhatsApp, le 94 00 20 20 pour favoriser l’instantanéité des échanges entre la population et elle.

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L’objectif est dé réduire les braquages, vols et autres actes répréhensibles des « hors la loi ». Pour cela, elle multiplie ses méthodes de collecte d’informations. Et le nouvel outil est la plate forme de messagerie instantanée WhatsApp.

En effet, les réseaux sociaux se sont avérés populaires et fréquents au sein de la population, puisqu’ils sont plus instantanés. Une plus grande facilité est ainsi offerte, par l’utilisation de cette nouvelle technologie, pour la collecte et l’exploitation d’informations.

Raheem Geraldo

Bénin : Le prix de l’innovation technologique 2019 revient à Waxu

WaXu a eu le prix de l’innovation technologique 2019 . C’est une application de paiement en ligne, un intégrateur de paiement et de facture pour les consommateurs et les fournisseurs développé par Expertic Sarl au Bénin.

Cette conception technologique rend service simultanément aux consommateurs et aux fournisseurs. L’objectif est de rendre les services des fournisseurs performants et faciliter la vie des consommateurs.

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L’application permet aux fournisseurs de mettre les factures à la disposition des consommateurs. Ils peuvent suivre les paiements en temps réel. La gestion des factures et le paiement est normalisée.

En développement avec les consommateurs eux-mêmes, Waxu permet d’avoir une traçabilité dans les paiements. Le système télécharge les factures à payer du consommateur et ce dernier peut payer par mobile money. Chaque paiement est sécurisé par un code pour éviter les fraudes.

Waxu facilite également les achats en ligne grâce à l’application WaxùBusiness disponible sur Playstore. WAXU (lire wassou – termes en FON qui veut dire « Viens Payer ») est un agrégateur de comptes bancaires et de comptes MOBILE MONEY dans l’espace UEMOA.

Raheem Geraldo

Classement Forbes 30/ Vèna Arielle Ahouansou est 11 ème

Vèna Arielle Ahouansou, âgée de 26 ans est une jeune entrepreneure et médecin béninoise. Dirigeante de l’entreprise KEA, elle est aussi promotrice de l’application KEA Medicals. La jeune entrepreneure est 11ème du classement Forbes des moins de 30 ans qui dessinent l’Afrique de demain grâce à son application mobile Kea.

Avec KEA Medicals, Arielle Ahouansou connecte les différents acteurs de la santé grâce à l’identité médicale universelle du patient. Il s’agit de parvenir à un accès instantané aux données médicales, ce qui, en cas d’urgence peut sauver la vie (avoir le groupe sanguin pour une transfusion par exemple).

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Femme d’affaires, activiste sociale, elle a participé au programme d’accélérateur Techstars, du programme d’accélérateur GSMA Ecosystème et du programme Tony Elumelu Entrepreneurship Program. Arielle est membre de plusieurs réseaux professionnels transnationaux et l’une des icônes de la femme africaine les plus prometteuses.

Voici le message qu’elle a posté sur son mur LinkedIn pour remercier ceux qui la soutiennent :

Cette photo (illustration de cet article, ndlr) vous dira certainement que j’ai de la chance. Oui j’en ai de la chance, d’être entourée de personnes extraordinaires qui me rendent meilleure jours après jours. J’ai la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment.
J’ai la chance d’avoir découvert ma mission pour ce court passage terrestre.
Mais ce que cette photo ne vous dira pas, c’est tout ce qui s’est produit avant et pendant ce magnifique moment.
Ce qu’elle ne vous dira pas c’est la peur constante derrière les yeux de cette jeune fille qui espère changer le monde, et qui se demande constamment comment elle y arrive.

Ce qu’elle ne vous dira pas ce sont les successions d’échecs, comme obtenir la note la plus médiocre de sa promotion pour son diplôme de doctorat après 7 années de médecine, ceci devant toute sa famille.
Ce que j’apprends est que: que ce soit « l’échec » ou « le succès », tout dépend du nom que nous lui donnons, et de comment nous décidons de le voir .

 

Le Bénin n’a pas internet ce dimanche

Le Bénin rejoint la liste des pays ayant une fois restreint l’accès à internet pour des raisons politiques. Ce dimanche, jour d’élection, les utilisateurs ont d’abord subi une coupure des réseaux sociaux et après l’impossibilité d’accès à internet en général.

Des organisations internationales sont remontées contre le pouvoir du président Talon pour ce recul démocratique. « Des sources au Bénin et les mesures techniques prises par Netblocks ont confirmé que les médias sociaux, les applications de messagerie et désormais tout Internet sont maintenant coupés du pays », lit-on dans un communiqué d’Internet sans frontières.

«Les autorités béninoises doivent préserver l’état de droit et la démocratie: la liberté d’expression des citoyens doit être protégée, encore plus pendant la période électorale. Nous exhortons les autorités à rétablir l’accès à Internet dans les meilleurs délais », a déclaré Qémal Affagnon, coordinateur Afrique de l’Ouest pour Internet sans frontières.

«La fermeture d’Internet le jour des élections ne fait qu’ajouter de la suspicion à un processus électoral déjà défaillant. La démocratie au Bénin est très médiocre », ajoute Mylène Flicka, fondatrice de Media Irawo et consultante pour Internet sans frontières.

Selon des sources sur place, les réseaux sociaux ont été coupés vers 01 du matin. Le contexte politique est tel qu’au Bénin, l’opposition est mis de côté dans l’organisation et la tenue des élections législatives. Les Béninois condamnent cette manière d’enfreindre à leur liberté d’expression.

Pour l’heure, nul ne sait quand Internet sera de retour. En attendant, les plus avisés s’en sortent en installant des VPN sur leurs téléphones. Le Togo est l’un des derniers pays ayant coupé internet pour des raisons politiques.

Entrepreneuriat: le jeune Carmel Djissou promeut les mets béninois

C’est dans la commune de Sèmè Podji, plus précisément dans le village d’Agongo que l’entrepreneur béninois de 26 ans a choisi de lancer son restaurant « Consommons local et bio ». Depuis que cet ingénieur agronome de formation a compris que la promotion de l’entrepreneuriat était le seul moyen pour les Africains de contribuer au développement de leur continent, il a décidé de s’investir avec pour projet de faire la pisciculture autrement.

Cet espace de restauration qui fait la promotion du naturel est un volet du projet. Carmel Djissou veut aussi se lancer dans la production et la commercialisation des tilapias et clarias en cage flottante dans un lac artificiel. La conservation des poissons d’eau douce pour faciliter leur connaissance aux touristes fait également partie de ses ambitions. Le jeune entrepreneur veut créer un lieu de distraction qui associera aussi la transformation des poulets et des lapins.

Deux de ses projets sont déjà mis en œuvre et ont reçu un accueil favorable du public. Un engouement qui motive Carmel Djissou dans sa lutte pour la satisfaction des besoins alimentaires d’origine protéinique de la population béninoise. L’autre combat qu’il veut mener, c’est aussi de promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes déscolarisés et les femmes de la couche vulnérable de son pays et de l’Afrique ; ceci à travers les partages d’expériences et des formations relatives aux financements des projets innovants.

Ces ambitions lui ont permis d’être retenu en février pour le programme « Yali ». Il s’est donc envolé pour Dakar où il retrouve 105 autres jeunes leaders africains. Inscrit pour le volet « Business & Leadership », il acquiert pendant 3 semaines, les aptitudes de leader nécessaire en management, gestion de projets et en techniques de levée de fonds. De retour dans son pays natal, le jeune entrepreneur apprend qu’il est lauréat du fonds de la « MasterCard Foundation » sur l’entrepreneuriat social des projets innovants. Sept jeunes au total ont été récompensés après une dure compétition.

Ahlin ACCROBESSI

Développement du numérique: Le Bénin veut s’inspirer de l’Estonie

Une e-gouvernance pour rendre l’administration nationale performante, c’est l’un des souhaits du président béninois  Patrice Talon. Il a pour cela fait appel à l’expertise de l’Estonie. La petite nation de l’Union européenne est une championne toute catégorie confondue de l’e-administration. Sa présidente Kersti Kaljulaid, était en visite officielle à Cotonou la semaine dernière. Un séjour au cours duquel deux accords en matière de numérique ont été signés.

Le premier est lié au partenariat stratégique dans le domaine de l’e-gouvernance et de la cyber sécurité et le second sur la collaboration technique en matière d’e-gouvernance au profit des employés publics. En décembre 2016, les Béninois étaient étonnés de voir leur président se rendre dans ce pays peu connu. Et Patrice Talon de s’expliquer devant la presse: « Moi j’ai un défaut. Je cherche avec dévouement et ardeur l’expertise partout où elle se trouve. Et l’Estonie est un pays qui suscite l’admiration en matière de numérique. »

En effet, le pays a réussi l’exploit de passer du « tout papier » au « tout numérique » puisque la population n’imprime plus rien depuis des années. Les Estoniens paient leurs impôts, votent ou surveillent leur santé en ligne. Des prouesses que la présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid explique par l’évolution significative du numérique dans beaucoup de secteurs du pays. Le digital représente en effet 5% du PIB en Estonie.

Pour le ministre du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané, le numérique est important pour le Bénin, raison pour laquelle le gouvernement s’évertue à le mettre au cœur des activités. « Notre pays mise principalement sur quatre domaines importants: l’agriculture, le tourisme, l’économie du savoir et surtout l’économie digitale pour sa mutation. L’économie numérique est l’une de nos priorités catégorielles mais en même temps, une priorité qui est collatérale », précise-t-il. Il ajoute que le gouvernement ambitionne de se servir de l’économie numérique pour propulser les autres secteurs de croissance.

Crédit photo : Ministère affaires étrangères Bénin

 

AHLIN ACCROBESSI

De nombreux talents récompensés au 7e Salon africain de l’invention technologique

Le 7e Salon africain de l’innovation et de l’invention technologique de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) a fermé ses portes samedi  sur une note de satisfaction des participants. Huit d’entre eux ont été distingués à cet effet dans différentes catégories, suite à leur évaluation par un jury mis en place.

Ainsi, dans la catégorie  meilleure femme créatrice, un lot d’une valeur de cinq cent mille francs Cfa est allé à la Gabonaise Sarah Nseme Nang, pour sa création portant sur une crème cosmétique contre le décontraction et les imperfections de la peau. Le prix spécial grand public de l’OAPI d’une valeur d’un million, est revenu à Agri pyramide du Burkina Faso pour son invention portant sur un procédé de confection de la pyramide zoo-hydroponique.

Concernant le prix de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) pour la catégorie « Invention et innovation technologique », distinction équivalente à une médaille d’or, c’est Keita Mountaga de la Guinée Conakry qui l’a remporté, touchant ainsi un chèque d’un million de francs Cfa. L’Institut de recherches médicales et d’études de plantes du Cameroun qui a mis au point une pommade antibactérienne est resté en tête du peloton dans la catégorie prix spécial Oapi de la meilleure création issue de la pharmacopée africaine d’une valeur d’un million cinq cent mille.

Green keeper Bénin est aussi reparti avec un chèque d’un million cinq cent mille pour la meilleure invention dans le secteur de l’environnement. Ceci, grâce à sa création portant sur un absorbant des hydrocarbures à partir de la jacinthe d’eau. Le prix pouvant captiver le marché international, a été décroché par Soudy Imar pour son invention portant sur un phyto médicament contre le diabète de type2. Le Béninois André Soviguidi, concepteur d’un extracteur polyvalent de jus de fruits tropicaux est, quant à lui, le gagnant du prix Uemoa de l’innovation. Enfin, le grand prix du salon, prix président de la République d’un montant de quatre millions, est allé à Solatec électrique Bénin.

A la suite de l’attribution des lots, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a salué la qualité des lauréats et de tous les concurrents.

Ahlin ACCROBESSI

Intérim, un réseau social de traduction automatique de vos messages

Sem Djeguede, béninois résidant aux États-Unis vient de lancer un nouveau réseau social. Une plate-forme sociale polyglotte qui met en relation les utilisateurs partageant les mêmes préoccupations. Pour Sem, la spécificité de ce réseau social réside dans l’anéantissement de la barrière linguistique. « Plus besoin de savoir écrire anglais, portugais ou mandarin avant d’échanger avec un interlocuteur qui s’exprime dans l’une de ses langues, alors que je suis francophone. Vous habitez à Conakry et avez un ami chinois à Pékin. Il suffira de lui écrire en français, il reçoit le message en chinois, vous répond et vous recevez le message ensuite en français et ainsi de suite. C’est comme si on rassemblait Whatsapp, Google traduction et LinkedIn en une seule application mobile » explique le développeur.

La nouvelle application « Intérim » fonctionne sur androïd , est compatible avec les smartphones version androïde 4.0 et peut être téléchargée sur play store. Cette initiative de Sem DJEGUEDE vient se joindre à la grande famille des réalisations africaines en matière de réseaux sociaux. La dernière en date, le projet Beeso est développé par Jacques Ngatse Obala. La plate-forme entend référencer les événements attachés à la culture africaine en Europe et se définit comme « la première cybercommunauté afropolitaine ». Même si elle  ne sera opérationnelle que fin 2018, il est déjà possible de s’inscrire via la page web existante.

Et Beeso

« J’ai eu cette idée quand j’étais à la recherche d’un bon restaurant africain à Lille. J’ai mis trois heures pour en trouver un. A partir de là, je suis parti du constat qu’il y avait peu d’enseignes et de projet afros répertoriés sur Internet », révèle ce Parisien originaire de Brazzaville. Au-delà du partage de vidéos, l’existence d’un blog et la page d’accueil personnalisée, c’est le système de référencement des événements attachés à la culture africaine qui différencie cette plate-forme des autres réseaux sociaux.

Arrivé à Paris à l’âge de 7 ans « dans le cadre d’un regroupement familial », Jacques Ngatse Obala n’en est pas à sa première initiative. Son projet le plus important reste l’application Mizik.me, créée il y a dix ans, qui permet d’écouter de la musique gratuitement.

Ahlin ACCROBESSI