L’Algérie accueille la « World Conference  Huawei »

La grande compagnie des télécommunications et des appareils connectés Huawei a annoncé jeudi dans un communiqué que la première édition locale et régionale de la World Conference Huawei Connect (HC) aura lieu en Algérie.

Cette première édition de la World Conference HC mettra en avant les sujets primordiaux qui occupent la scène technologique. Prévue pour le 28 et 29 septembre, cette première édition du Huawei Connect comptera sur la présence des hauts dirigeants de la compagnie téléphonique Huawei. Le président de Huawei Joe Ping, le membre du conseil d’administration et président de Huawei Enterprise Group Peng Chung Yang, directeur exécutif et président du conseil d’administration de Huawei Investment Review David Wang et Hu Jinlong président du groupe Al and Cloud Services seront tous présents à la World Conference en Algérie.

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Cette édition est placée sous le thème : « Ensemble pour créer une nouvelle valeur technologique » indiquant les sujets qui seront abordés durant ces deux jours. Les deux premiers jours sont placés chacun sous un thème. Au cours de la première journée, il sera question de « Créer de la valeur pour assurer une synergie entre les cinq domaines technologiques ». Il y aura au programme les stratégies de transformation numérique intelligente dans les institutions et gouvernements dans un premier temps et dans un second temps des solutions et innovations de Huawei pour les entreprises et gouvernements.

La deuxième journée sera marquée par le thème « Transformer un modèle pour créer une valeur ajoutée plus efficace ». Elle se focalisera plus sur les solutions de Cloud Computing. Cette édition du Huawei Connect est une opportunité pour les participants de réfléchir sur les
dernières technologies, prendre part à la visite virtuelle de la salle d’exposition « Shanghai ». Cette édition penchera aussi sur les solutions d’applications industrielles et les solutions spécialisées de Huawei.

Algérie : Des mesures pour redynamiser l’écosystème Tech

En Algérie, les startups auront de plus en plus de facilité. C’est du moins ce qui ressort du conseil des ministres en date du 03 février dernier, un certain nombre de mesures ont été prises pour les startups. Elles permettront de garantir un cadre légal et un environnement favorable à l’éclosion des initiatives entrepreneuriales.

Le ministère de la Micro entreprise, des Startups et de l’Economie de la connaissance de l’Algérie a évoqué le projet de création du Conseil national de l’Innovation, placé auprès du Président de la République. Durant le premier trimestre de l’année 2020, le ministère s’attèlera à la mise en place des bases juridiques des Instituts de transfert de technologies. La phase pilote devant être lancée dans deux universités à travers deux centres spécialisés dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’Internet des objets en collaboration avec des compétences algériennes établies à l’étranger.

En outre, le ministère œuvre à l’institution du cadre juridique, réglementaire et fonctionnel de la start-up et de la définition juridique de la start-up et de l’incubateur, à la détermination des voies et moyens d’évaluer leur performance, à l’élaboration d’une feuille de route pour le financement de ce type d’entreprises en impliquant la Bourse et le capital investissement, à la détermination des modalités de contribution des émigrés et la mise en oeuvre des mécanismes d’exonération quasi totale afin de permettre aux jeunes de contribuer efficacement à l’affranchissement de l’économie nationale de la dépendance aux hydrocarbures.

Le projet prévoit également la création de « la Cité des startups » qui constituera un Centre de technologies multiservices à haute attractivité devant renforcer la place de l’Algérie en tant que pôle africain en matière de création et d’innovation.

Intervenant à ce sujet, le président de la République a affirmé que le ministère de la Micro entreprise sera la locomotive de la nouvelle économie et aura l’appui et le soutien dans sa révolution numérique, appelant à accélérer l’organisation d’un Salon dédié aux startups et aux petites et moyennes entreprises (PME).

Il a appelé tous les ministères à jouer le rôle d’incubateurs dans le cadre d’une instance pédagogique interministérielle (Education nationale, Enseignement supérieur et Recherche scientifique, et Formation et Enseignement professionnels), supervisée par le Premier ministre afin de parvenir à une plus grande complémentarité entre les trois secteurs et les micro entreprises et startups.

Après l’Algérie à qui le tour ?

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Réseaux sociaux: l’Algérie se dote d’un guide de bonnes pratiques

L’Algérie dispose désormais d’un guide de bonnes pratiques pour l’utilisation des réseaux sociaux. L’initiative émane du Ministère de l’Education Nationale qui entend ainsi mettre en garde jeunes et mineurs contre la mauvaise utilisation de ces moyens de communication.

« Au fur et à mesure que la popularité de ces médias sociaux grandit, les dangers relatifs à leur utilisation augmentent aussi. Pirates, spammeurs, auteurs de virus et voleurs d’identité suivent également la tendance », a expliqué le ministre Nouria Benghabrit dans un communiqué, appelant les internautes à la vigilance.

Axé sur quatre volets, le guide aborde les questions relatives à la protection du compte et de la vie privée contre les programmes malveillants et le harcèlement. Le ministère conseille ainsi de choisir un mot de passe fort regroupant lettres, chiffres et signes spéciaux et varié selon les comptes sociaux. Il recommande aussi la protection des smartphones afin d’empêcher son utilisation par des tiers.

Le guide met un accent particulier sur la nécessité de contrôler fréquemment les paramètres de confidentialité du profil, de ne pas publier d’informations personnelles ou professionnelles, d’éviter de partager des photos ou des informations sur les membres de sa famille, ses amis ou d’autres personnes sans leur accord et surtout de vérifier les autorisations requises par les applications avant de les joindre au réseau social.

Les victimes de menace ou d’escroquerie sont invitées à informer aussitôt les services de police ou de gendarmerie. Précisons que ce guide est né de la récente percée de l’application chinoise « Tik Tok ». Lancé en septembre 2016, le réseau qui compte plus de 500 millions d’abonnés à travers le monde, permet à ses utilisateurs de se filmer, d’interpréter une chanson ou une réplique célèbre, de monter ses vidéos et de les partager ensuite à son cercle d’amis ou à un plus large public. Un challenge qui risque, selon les autorités, d’attirer les spammeurs.

 

AHLIN ACCROBESSI 

Algérie: Le Syndicat des éditeurs de la presse électronique inquiet

Au total, 23 sites algériens d’information dénoncent des intimidations sans précédent dans la jeune histoire de la presse en ligne du pays. Réunis au sein du Syndicat des éditeurs de la presse électronique, ces professionnels demandent la libération de six journalistes et éditeurs, arrêtés ces dernières semaines et gardés en détention dans l’attente de leur procès.

Parmi eux, Ilyes Hadibi, directeur du site d’information Aljazair24, arrêté à Alger le 31 octobre dernier, et placé en détention provisoire. Très actif sur le réseau social et champion en 2016 de l’Algeria Web Award du meilleur site d’information, il est inculpé de « diffusion d’informations personnelles sur des pages Facebook ».

Le même jour dans l’est du pays, Abdelkrim Zeghileche, directeur de la web radio Sarbacane, était également emprisonné. Coordinateur régional du mouvement Mouwatana né en juin pour s’opposer à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, il a été écroué pour « insultes, diffamation et menaces » à l’encontre du président d’une association locale.

Quant aux autorités, elles évoquent sept affaires concernant « l’utilisation à des fins criminelles des réseaux sociaux et de l’Internet ». Le Syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique a dénoncé le fait que les journalistes aient été traités « comme de grands délinquants dans une procédure d’urgence aussi confuse que douteuse». Pour le SAEPE, ces arrestations « aux allures de rafle s’apparentent à des représailles politiques déchaînées contre toutes les formes d’expression autonome de la presse et des citoyens ».

Au cours d’un rassemblement de soutien organisé à la Maison de la presse à Alger, les participants n’ont pas caché leur inquiétude, soulignant que cette situation n’est pas sans rappeler celle du journaliste et cybermilitant Mohamed Tamalt, mort en prison le 11 décembre 2016 à l’âge de 42 ans, après trois mois de grève de la faim. ll avait été condamné à deux ans de prison pour « offense aux institutions et au président ».

 

Ahlin ACCROBESSI

Algérie : Les services de police doivent s’adapter au numérique (Interpol)

En Algérie, Interpol a  relevé la nécessité pour les services de police de s’adapter aux nouvelles technologies. Cet appel a été lancé lundi par le secrétaire général de l’Organisation internationale de la police criminelle (Interpol), Jürguen Stock. Le développement des technologies a fait naître d’autres subterfuges qui donnent à leurs tours du fil à retordre aux services de police spécialement les départements en charge de la cybercriminalité.

Lundi à Alger, l’urgence pour les services de police d’ancrer le numérique au sein de leurs services a été un des points saillants de l’ouverture des travaux la deuxième Assemblée générale du mécanisme de coopération policière africaine (Afripol). Les responsables de différentes représentations d’Interpol ont aussi souligné l’importance de ne point laisser de côté les nouvelles technologies.

Avec le développement des réseaux d’arnaqueurs passant leurs journées sur les réseaux sociaux, il y a de quoi s’inquiéter. Interpol et ses services connexes comptent ainsi prêter une oreille attentive aux plaintes relatives à la cybercriminalité dont les frontières sont aussi larges qu’incommensurables.

L’organe mère a mis l’accent sur «une efficacité dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes et faire face aux défis sécuritaires et menaces». Elle exhorte ainsi à «moderniser les services de sécurité à travers la mise en place d’un système numérique, notamment un système de communication et d’information».

Les services de police surtout celles africaines sont les premiers concernés d’après Interpol. Ils sont invités à prendre le train de la révolution numérique en marche en mettant en plus des infrastructures et des matériels sophistiqués pouvant les aider à traquer les individus dont les individus dont les intentions seraient mauvais. «Les polices doivent se mettre au diapason de la modernisation pour faire face efficacement au développement des réseaux criminels », apprend-on.

Dans le même temps, les organisations sécuritaires et policières, notamment entre Interpol, Afripol et Eurepol, sont encouragées à créer un système de communication entre elles pour une action plus concertée.

Algérie : Samsung ouvre une Tech School

La branche algérienne de Samsung Electronics a ouvert sa 9ème Tech School dans le pays. Elle vient compléter les huit autres qui servent à faire vivre aux apprenants une autre expérience de l’éducation basée sur les nouvelles technologies avec les cours en ligne, écrans à la place des tableaux, entre autres.

Samsung fait de cette initiative une de ses contributions au développement ou disons à une meilleure intégration des nouvelles technologies à l’éducation nationale. L’entreprise remplit en ce sens son rôle d’entreprise citoyenne.

«Samsung Algérie s’est engagée depuis son installation en Algérie à mettre la responsabilité sociétale au cœur de ses métiers, et cela, à travers plusieurs activités et initiatives», souligne l’entreprise dans un communiqué de presse.

Ces projets «Tech School» ont débuté depuis 2014 soit 4 années déjà. Le lycée Descartes par contre vient de bénéficier de son deuxième Tech School.  Les autres classes numériques sont réparties sur le territoire national. Ce programme de  formation en Algérie est essentiellement destiné aux lycées.

Une classe numérique pilote, deuxième du genre dénommée « Samsung Smart School » avait vu le jour au lycée colonel Lotfi d’Oran, l’un des plus réputés d’Algérie. Elle propose des postes équipés de tablettes Pro Samsung reliés à un smart-board c’est-à-dire un tableau intelligent permettant aux  enseignants et élèves d’interagir. Cette interaction, pour être plus explicite se base sur le partage des cours et exercices.

Le concept Samsung Tech School fait son chemin. Hors du continent, il a plutôt  le vent en poupe en Inde. Mais l’Algérie aussi en bénéficie. Il offre une certaine interactivité enseignant-élève du fait de la conjugaison du numérique et l’éducation.

Ace jour, les Lycées « Ibn Badis » de Constantine, le Lycée « Hakkoumi Laid » d’Adrar, un autre lycée de la Wilaya de Chlef, l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales EHEC à Koléa Pôle universitaire dans la Wilaya de Tipaza et 2 projets Tech School  sont mis en œuvre au niveau du lycée Descartes.

SANSA d’Afrique du Sud et ASAL d’Algérie font un

L’agence nationale spatiale sud-africaine (SANSA) et l’Agence spatiale algérienne (ASAL)  ont signé un accord de  collaboration sur le plan scientifique et technologique au centre international de Vienne, en Autriche. Cet accord a été officiellement signé entre  Azzedine Oussedik, le directeur général de l’ASAL, et Andiswa Mlisa, la directrice générale de la SANSA.

Sur le plan technologique et scientifique l’Algérie n’est plus à présenter. Elle fait partie de ces pays ayant des capacités spatiales et des matériels en orbite autour de la terre.  Détenteur de ces nouvelles compétences et d’équipement, le pays a jugé bon de se mettre dans cette coopération avec l’Afrique du Sud, un pays également à la hauteur de ces genres de projet. Ils vont tenter de réaliser des projets communs dont la mise en exécution de satellite.

La coopération entre les deux structures sœurs notamment l’ASAL d’Algérie  et SANSA de l’Afrique du Sud sera pour elles l’occasion de mettre en place une cellule de réflexion sur les projets de développement dans les grandes temples de savoir des deux pays. Il s’agit de  l’Université d’Oran en Algérie et l’Université de Stellenbosch en Afrique de Sud. Une mutualisation  des efforts pour progresser dans les secteurs en question.

« Promouvoir la politique de la science et de la technologie spatiales, ainsi que des applications associées, et contribuer au développement du cadre juridique y afférent, en conformité avec les principes du droit international régissant ce domaine » a indiqué Oussedik Azzedine, le directeur général de l’Agence spatiale algérienne.

Il faut rappeler que l’accord qui a été paraphé entre les des agences spatiales au Centre international de Vienne, en Autriche, a été fait en dehors du symposium qu’a organisé le Bureau des Nations Unies pour les Affaires spatiales (UNOOSA) de 18 au 19 juin derniers.

 

Algérie/ BAC 2018 : La coupure d’Internet est un « acte irresponsable » ( expert)

Priver tout un pays d’Internet pendant 11 h pour empêcher les candidats au Bac de frauder. En Algérie, c’est ce que le gouvernement a décidé et appliqué  lors du Baccalauréat 2018. Selon l’expert en TIC, Ali Kahlane, cité par le journal Maghreb Emergent, « déconnecter le pays à cause du Bac est un acte irresponsable ».

Acte irresponsable. Certains iront même jusqu’à en dire plus, vu le manque à gagner que représente la coupure d’Internet en Algérie. Là, il n’est pas question d’une situation de crise au sens mais d’une mesure pour limiter sinon éradiquer toute tentative de fraude dans les centres d’examens. Il est de coutume dans ce pays du nord de l’Afrique d’enregistrer des cas de tricherie s’appuyant sur les réseaux sociaux ou internet en général. Et cela s’est accentué au fil des années.

Un véritable manque à gagner

Dans un monde où Internet est devenue la principale source de revenus pour bon nombre de personnes, le débat autour de cette coupure ne cesse d’être nourrit.  Il s’agit d’un véritable manque à gagner pour tout le pays.  Tout est donc au ralenti et ce sont des millions de perte. Les jeunes entreprises qui essaient de se frayer un chemin sur Internet aussi en pâtissent. Ce ne sont pas les grosses entreprises qui en sont épargnées !

« A partir du moment où Internet est devenu un outil de travail, de production, de gestion et de prise de décision, le bloquer porte systématiquement préjudice à l’économie. Aujourd’hui, des segments entiers de notre économie reposent totalement sur l’utilisation d’Internet.  Les aéroports et les ports du pays bloqués, les banques à l’arrêt, des centaines d’entreprises dépendantes de l’accès à Internet ont dû libérer leurs employés, des startups qui viennent de commencer à utiliser le commerce électronique et dont la clientèle est à 100% à travers Internet, crient au scandale », explique l’expert.

Cet acte posé par le gouvernement est considéré comme une violation des normes internationales. Autrement dit, les pannes d’Internet en principe sont limitées à 5,6 minutes par an tandis que pour l’Algérie la coupure liée au Bac est de 660 minutes. Selon des évaluations en termes de coût, cela fait approximativement 3 359 000 000 F CFA. Quant au gouvernement, les experts estiment qu’il a pris un peu trop à la légère un sujet aussi important que l’accès e tout un pays à Internet. « L’outil d’estimation de perte de production/manque à gagner que nous appliquons à nos clients en cas de coupure et que nous avons appliqué sur cette coupure nous a donné une perte de plus 700 Millions de DA à l’échelle du pays,  que nous devrions à nos clients si cette coupure était de notre fait », indique Ali Kahlane.

La coupure d’Internet est une pratique courante dans les pays africains comme le Togo, le Cameroun, en Mauritanie, RDC et le reste surtout en cas de crises  politiques. L’Algérie leur emboîte le pas quoi que les raisons évoquées ne soient pas politiques.

Crédit photo : RFI

Algérie : Internet sera fortement perturbé pour contrer les fraudes au Baccalauréat

Pour lutter contre la tricherie numérique, un des grands maux du secteur éducatif algérien, les efforts des autorités semblent trouver refuge en la surveillance numérique. A cet effet,  les abonnés seront privés de la connexion internet au cours de la semaine du baccalauréat qui se déroulera du 20 au 25 juin 2018.

L’annonce a été faite le 06 juin dernier par Houda-Imane Feraoun, la ministre de la Poste, des Télécommunications, Technologies et du Numérique. Cette dernière n’a pas manqué de justifier la décision du gouvernement d’opter pour la surveillance numérique par la nécessité de réduire les tentatives de fraudes, devenues monnaie courante depuis quelques années.

« l’internet sera coupé pendant une heure au début de chaque épreuve du baccalauréat pour éviter tout ce qui peut entacher cet examen scolaire» a-t-elle précisé.

Face au taux élevé de fraude par internet, l’Algérie a fait de la lutte contre la tricherie numérique, une préoccupation particulière. Pour ce faire, un important dispositif de contrôle a été mis en place. Les sites d’impressions d’épreuves sont équipés de brouilleurs de télécommunication et caméras de surveillance. Des coupures momentanées, interviennent dans les salles d’examen et les smartphones, écouteurs, tablettes numériques et objets connectés sont strictement prohibés. La procédure s’applique aussi bien aux candidats, qu’aux enseignants, surveillants et au personnel administratif.

En vue de permettre aux candidats de composer dans un environnement calme et transparent, des détecteurs de métaux ont été installés pour repérer tout objet compromettant.

Durant cette période, les réseaux sociaux sont susceptibles d’être perturbés à tout moment. Les risques de fuite des épreuves étant infimes, vu le caractère viral de ces canaux numériques qui privilégient la  diffusion d’informations en temps réel.

L’opération de coupure de connexion sera effectuée par Algérie Télécom, le principal Fournisseur local d’Accès à Internet, avec le concours du Ministère de l’Education Nationale, selon un calendrier bien établit.

Dans ce contexte, une seule solution se présente aux internautes algériens. Ils peuvent se connecter à travers des réseaux privés virtuels (VPN) et naviguer en tout anonymat via un serveur localisé à l’extérieur du pays. Les internautes pourront accéder aux sites bloqués par le Fournisseur d’Accès Internet en utilisant des adresses IP étrangères.

La surveillance numérique en Algérie n’est pas un fait nouveau. En effet, la session du baccalauréat 2016 a connu une fuite massive de sujets d’examen. Ce qui entraîna une coupure de la connexion internet et une réorganisation des épreuves.

Cette situation représente un véritable manque à gagner pour les opérateurs nationaux. Selon les statistiques du Ministère des Télécommunications, Algérie Télécom, privé de connexion en une journée, ne perdrait pas moins de 100 dinars de dollars.

 

Landry M.

Les services postaux font leur mue

Au cours de la 37ème  session ordinaire du conseil d’administration de l’union panafricaine des postes (UPAD) à Alger du 07 au 12 avril dernier, la ministre des postes, des Télécommunications, de la Technologie et du Numérique a demandé aux pays africains présents à cet évènement de mettre en place d’une poste intelligente unique.

Pour la ministre algérienne, Houda-Imane Feraoun,  cette nouvelle poste qui sera basée sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication va permettre aux différents services postaux d’Afrique d’offrir des services modernes unifiés  et de hautes qualités aux consommateurs. Elle a aussi ajouté que cela va contribuer à l’amélioration de  la collecte, du  tri et de la distribution du courrier postal.

Houda-Imane Feraoun a affirmé que la mise en œuvre d’une « poste africaine intelligente  unique», s’avère  nécessaire au regard des nombreux défis auxquels est confronté le secteur postal africain avec la montée en puissance du numérique.

Elle a aussi souligné le fort taux de pénétration des TIC sur le continent africain, rendant désuètes les activités postales traditionnelles et plombant les revenus de ce segment d’activité. Si la poste ne se renouvelle pas rapidement, elle pourrait disparaître dans de nombreux pays, asphyxiée par la faible rentabilité financière.

Grâce à un réseau fort de plus de 650 000 bureaux répartis dans le monde, dont plus 37 000 en Afrique, la poste arrive au deuxième rang, après les banques, en matière d’offre financière au niveau planétaire.

Mieux, pour les exclus du système bancaire classique que sont les populations rurales et les pauvres des zones urbaines, la Poste reste l’unique partenaire le plus sûr, qui offre une large gamme de services financiers inclusifs entre autre l’épargne,  le paiement, transferts d’argent, l’assurance, le crédit.

Autant de paramètres qui participent   par exemple, à la réduction de l’analphabétisme dans le domaine des services financiers, de l’exclusion financière. Les gouvernements peuvent aisément faciliter le développement du commerce électronique, l’inclusion sociale, la promotion de la gouvernance électronique, l’inclusion numérique, l’éducation numérique, etc. En un mot, la poste est l’infrastructure par excellence pour accompagner les décideurs dans leur quête pour l’émergence socio-économique inclusive.

 

 

Aureline Aholo