Le Togolais Dona Etchri retenu pour RFI Apps Challenge Afrique

Le Togolais Dona Etchri n’a pas fini de porter haut les couleurs de son pays.  En début du mois de septembre, il faisait parti des lauréats de l’Agrihack Talent au Rwanda. Cette fois, son application e-agribusiness est sélectionnée pour la phase finale de RFI Apps Challenge Afrique.

Il n’y  a pas 1 sans 2. Enfin, c’est un peu cela avec Dona Etchri dont les efforts pour l’émergence de l’agriculture africaine ne peuvent plus passer inaperçus. Le jeune depuis des années se bat pour cette cause avec l’appui de son équipe.

Pour cette nouvelle saison, le Togolais se retrouve avec la crème de ceux qui innovent dans le domaine agricole. Sa solution e-agribusiness met en relation  différents acteurs du secteur agricole à l’instar des paysans, acheteurs et l’État. Cette plateforme permet aux agriculteurs vulnérables ou non, disposant d’un smartphone ou pas de pouvoir écouler le plus rapidement possible leurs récoltes. Dans le même temps, les acheteurs savent par exemple à quel acteur ‘sérieux’ s’adresser pour rentrer en possession de tel ou tel produit agricole.

Notons qu’en 2016, e-agribusiness en ce temps dénommée « Togo Agro » a permis à son promoteur Edeh Dona Etchri de remporter le 1er prix  au concours Apps Togo. Par après, il  a été finaliste du Concours AGORIZE Challenge 2016 puis demi-finaliste Agrihack Talent au cours de la même année au Kenya. En mars 2017, l’exploit a été réédité au hackaton Agri PME où E-agribusiness a pris la première place.

Quant au RFI Challenge App Afrique, ce concours est à sa troisième édition. Les deux premières ont été respectivement dédiées à la santé et l’éducation. Elles sont une initiative de France Médias Monde pour dit-on développer des solutions mobiles ou web innovantes dans le domaine du développement durable. Les finalistes sont attendus à Cotonou. Le 1er repartira avec une enveloppe de 15 000 €.

 

 Les 10 projets retenus :

Agropad Solaire – Dzembouong Tiam Erik Gyslain
Ayanna Tech – Ndiaye Guedal
Crops Info – Mouity Cakpo Austen Junior
Eagribusiness – Dona Etchri
Premium Hortus – Johannes Goudjanou
Mewankofarm – Laminsi Christelle
Mobile Agribiz – Narcisse Mbunzama
Saagga – Serge Auguste Zaongo
Tele Irrigation – Abdou Maman
We fly Agri – Steeve Camara

Afrique du sud : Comment Aerobotics combine l’intelligence artificielle et l’agriculture

En Afrique du sud, la startup Aerobotics est parvenue à intégrer l’intelligence artificielle à l’agriculture. Depuis quatre ans, elle se base sur les analyses de données, les algorithmes d’imagerie aérienne pour aider les agriculteurs à accroître les productions.

Les responsables de la startup ont misé sur une application Web basée sur le cloud et dénommée  Aeroview. En 2017, la société a lancé Aeroview Scout, une application mobile qui offre aux agriculteurs une vue d’ensemble de leurs vergers. Cette technologie leur permet d’avoir une idée sur l’état de leurs plantations. Ils disposent éventuellement d’informations sur la santé des arbres pour jouer sur les  rendements agricoles et accroître leurs recettes.

Ces solutions basées sur  l’intelligence artificielle (IA) aident  les agriculteurs à identifier les zones à problèmes dans le verger.  Ainsi, James Paterson et Benji Meltzer, les cofondateurs de  startup sont arrivés à dépasser leur pays pilote pour avoir des clients aussi bien au Kenya qu’au Zimbabwe.

Selon les explications de James Paterson, co-fondateur d’Aerobotics, « le logiciel d’Aerobotics, Aeroview, permet aux arboriculteurs d’identifier les problèmes précoces dans leurs vergers en utilisant une combinaison de données de satellites et de drones. Utilisés conjointement avec l’application Aeroview Scout d’Aerobotics sur leur téléphone portable, les agriculteurs peuvent localiser les zones problématiques avec une précision arbre par arbre ».

Levée de fonds

Quelques semaines plus tôt, Aerobotics a annoncé avoir bouclé une campagne de levée de fonds. Une somme d’environ 2 millions de dollars aurait été collectée auprès d’investisseurs d’après des bribes d’information à notre disposition. Le groupe bancaire Nedbank, la firme de capital-risque 4Di Capital, the Savannah Fund et AgFunder sont les investisseurs ayant participés à l’opération.

 

Un tour chez Google

Plus tôt en janvier 2018, Aerobotics a été sélectionnée comme  l’une des 24 startups à travers le monde choisies pour rejoindre le Launchpad Accelerator de Google à San Francisco. Aerobotics était l’une des trois startups africaines choisies. Cette initiative de Google cible les startups à fort potentiel de croissance.

Les startups ont bénéficié de deux semaines de formation toutes dépenses payées par le  siège de Google à la Silicon Valley, un mentorat personnalisé par des experts de Google et de la Silicon Valley, des opportunités mondiales pour sur le volet marketing et communication et du soutien continu pendant six mois après l’achèvement du programme.

De l’avis de James Paterson, l’accélérateur Google Launchpad a eu trois impacts principaux sur l’entreprise. Cela a apporté d’abord une nouvelle dynamique en termes d’organisation. Ensuite, le coaching a participé à renforcer la crédibilité de la jeune entreprise auprès des grandes organisations et enfin des spécialistes de renom ont appuyé l’équipe de
Data Science travaillant au sein d’Aerobotics.

Crédit photo : droneafrique

Agriculture et Big Data et Intelligence Artificielle, le pari de la société africaine RINTIO !

 

La structure RINTIO mise sur une agriculture moderne et connectée au Big Data et à l’Intelligence Artificielle. Elle a réuni le samedi 30 Juin 2018, à Azalaï Hotel La Plage de Cotonou, à l’occasion de la première édition de la conférence AgriDataDay, des acteurs du secteur agricole autour des enjeux des technologies de la donnée pour une productivité agricole accrue. Le thème de cette édition 2018 de l’AgriDataDay était : « Révolutionnons l’agriculture avec le Big Data et l’Intelligence Artificielle ».

L’Afrique a une population essentiellement agricole. RINTIO en a bien pris conscience et se propose de révolutionner l’agriculture africaine par l’usage des technologies en vogue au XXI ème et dont l’efficacité n’est plus un sujet à débat.

La conférence AgriData Day a été animée par un panel composé d’experts du Big Data, de l’Intelligence Artificielle et de l’Agronomie.Divers enjeux de l’impact des sciences de la donnée dans l’agriculture ont été évoqués, comme l’amélioration des rendements agricoles,la préservation de l’environnement et des ressources naturelles, le financement des paysans par les banques et structures de microfinance ou encore l’investissement privé dans la chaine agricole.

Les technologies permettant l’exploitation de la puissance des données favoriseront le développement des Fin Tech et Startup de l’agrobusiness, ainsi que la création de nouveaux emplois plus « sexy » pour la jeunesse africaine florissante, talentueuse et créative.

Michel Idjinou, le directeur de RINTIO lors de la conférence

Apports de l’IA et du Big Data à l’agriculture

Le Big Data peut collecter, traiter et stocker d’énormes quantités de données agricoles en temps (presque) réel. L’Intelligence Artificielle pour faire des simulations et prédictions en s’appuyant sur des modèles mathématiques adaptés au contexte Africain.

Grâce aux sciences de la donnée, les rendements agricoles pourront augmenter considérablement par : l’anticipation de la météo et des aléas climatiques, l’épandage et les engrais au bon moment et avec le bon dosage, le contrôle de l’arrosage avec précision, la récolte au bon moment ou encore la détection des maladies et prédiction de leur propagation. A noter que le contrôle de l’arrosage permet d’économiser de l’eau. Le bon usage des bons intrants chimiques avec le bon dosage favorise la préservation des ressources et de l’environnement ainsi que la santé des exploitants.

Le numérique pour booster l’agriculture, mais pas que

Bien entendu, les sciences de la donnée ne sont qu’un des nombreux leviers à actionner pour arriver à l’amélioration des conditions de vie des exploitants, à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire sur le continent et enfin à l’exploitation efficiente des cultures de rentes.

De nouvelles compétences à former

L’Afrique devra par ailleurs former de nouvelles compétences « Data Scientist » capables de valoriser les données agricoles. Ces experts modernes des sciences de la donnée travailleront en étroite collaboration avec les experts agronomes, pour apporter de la valeur ajoutée aux acteurs de la chaine agricole, de la production à la distribution en passant par la transformation.

Séance de question-réponses

Duniya Data, un socle de données agricoles s’appuyant sur le Big Data et l’IA

Il faut noter que cette conférence a été l’occasion pour RINTIO de faire d’autres annonces et pas des moindres. D’abord, les 10 talentueux codeurs et mathématiciens africains (2 Maliens, 2 Ivoiriens, 1 Camerounais et 5 Béninois) ont reçu leurs attestations de participation au camp technologique Rintio Big Data Bootcamp. Ce camp intensif de formation en codage s’est déroulé du 02 au 30 Juin à Ouidah. Les 10 participants sont la première génération de « Data Scientist » formés en Afrique par RINTIO.

RINTIO a présenté pour la première fois sa plateforme Duniya Data, conçue avec les technologies Big Data et IA, et qui se veut être un incontournable hub de données agricoles en Afrique. Ce socle de données agricoles actualisé en temps (presque) réel sera enrichi au fur et à mesure par d’autres services pour apporter de la valeur ajoutée à tous les acteurs de la chaine agricole.

Dans les prochains mois, RINTIO ouvrira un Data Lab pour soutenir les travaux de développement de la plateforme Duniya Data. RINTIO ouvrira les services et données de Duniya Data au public (développeurs, Fin Tech, startup, agrobusiness, smart farming).

Avec une approche inclusive, différents acteurs de la chaine agricole contribueront à l’enrichissement de ce socle de données intégrées, premier du genre en Afrique pour accélérer le développement de l’agriculture.

Pour clôturer la conférence, Acumen Network, partenaire clé de RINTIO a présenté sa solution AgroSfer pour le suivi des processus métier agricoles. AgroSfer, conçue avec les technologies Big data et IA, est une solution qui vient en support à l’exploitation agricole et aide à la décision.

Les sciences des données continuent  leur bonhomme de chemin en Afrique.

 

Côte d’Ivoire : Yiri-Drôtrô, l’application amie des plantes

Le jeune entrepreneur ivoirien  Daniel Oulai  a lancé une application mobile baptisée Yiri-Drôtrô pour diagnostiquer de façon intelligente les plantes. Il est devenu plus pratique de reconnaître les principaux ravageurs et quelques désordres physiologiques pouvant toucher les cultures des zones tropicales afin d’améliorer les récoltes.

En côte d’ivoire, on constate finalement une perte agricole de 60% chaque année causée par une action combinée des ravageurs à laquelle il faut apporter des solutions. « On a remarqué aussi que ces dernières années, beaucoup de variétés de plantes sont en voie de disparition à cause de notre système agricole qui se repose sur la monoculture et l’utilisation intensive des engrais chimiques. Donc nous avons proposé de développer une application mobile qui permet aux agriculteurs de diagnostiquer leurs cultures et d’identifier l’agent pathogène responsable de l’anomalie de la plante », a indiqué Daniel Oulai.

Appli se voulant « intelligente », Yiri-Drôtrô identifie automatiquement les problèmes dont souffrent les plantes, une fois que l’agriculteur prend la photo d’une anomalie observée dans son champ.  « L’agriculteur installe l’application sur son téléphone portable lorsqu’il observe une anomalie, il prend une photo et l’application analyse pour lui dire de quelle anomalie souffre sa plante » a-t-il expliqué

En outre, elle permet également à l’agriculteur de scanner son champ et de recevoir une analyse pertinente de son sol et surtout des conseils sur les cultures les plus adaptées , celles qui lui donneront les meilleurs rendements.

Consultant en stratégie Agricole biologique, Daniel Oulai propose en complicité avec son équipe des solutions biologiques aux agriculteurs qui frappent à leur porte. Et s’il y a une urgence pour qu’ils fassent usage des solutions chimiques pour résoudre, ils les orientent vers d’autres  entreprises.

Plus de 1000 agriculteurs utilisent  l’application. La jeune entreprise, quant à elle est à la recherche de financement pour mieux faire. Le défi s’annonce plus grand…. en financement.

 

Aimé Amson