L’agence spatiale rwandaise sera opérationnelle d’ici juillet

Tout comme d’autres pays, le Rwanda a aussi des ambitions dans le domaine aérospatial. Il a d’ailleurs lancé son premier satellite depuis des mois. Cette fois, c’est la création d’une Agence spatiale rwandaise (RSA) qui fait l’actualité.

Elle marque une nouvelle étape vers la promotion des progrès des technologies d’observation de la Terre. Un projet de loi a été approuvé en ce sens au début de cette semaine.

Le Rwanda rejoint quelques pays d’Afrique qui ont des agences spatiales, notamment l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte, le Kenya, le Nigéria et le Zimbabwe.

La nouvelle agence spatiale devrait être opérationnelle d’ici juillet, selon Paula Ingabire, la ministre des TIC et de l’Innovation. Le RSA soutiendra la prévision et la planification dans l’agriculture, la surveillance de l’environnement, la préparation aux catastrophes ainsi que la planification urbaine grâce à l’utilisation de données satellitaires et de services d’imagerie.

La ministre Ingabire a déclaré que la nouvelle agence spatiale sera chargée de préparer les politiques et réglementations qui positionnent le Rwanda de manière compétitive dans l’industrie spatiale. Elle coordonnera et soutiendra des programmes de recherche scientifique et de renforcement des capacités en sciences et technologies spatiales, de même que la conception, la construction et le lancement de satellites.

L’Agence spatiale rwandaise gérera de la même manière la coopération spatiale internationale au nom du gouvernement. Ce projet intervient quelques mois après le lancement du premier satellite rwandais , grâce au partenariat entre le gouvernement et l’Agence japonaise d’aérospatiale et d’exploration (JAXA).

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Le Zimbabwe crée son agence spatiale

 

Emmerson Mnangagwa, le président zimbabwéen a annoncé mardi dernier, la création de la première agence spatiale du pays, lors du dévoilement de son programme de modernisation et d’industrialisation de la vision 2030. A cet effet, le nouveau président zimbabwéen nourrit des ambitions du lancement des satellites d’observation. Cette agence spatiale balisera la voie à la conquête de l’espace.

Dénommée Agence nationale géospatiale et spatiale du Zimbabwe (ZINGSA), elle  sera chargée  du programme national de lancement de satellites et d’engins sans pilote. ZINGSA va essentiellement observer l’espace afin de fournir des données précises sur la navigation, l’hydrographie et éventuellement sur la géologie. Des données qui vont  servir à faire des  exploits dans le secteur agricole, l’exploration minière, la surveillance de la santé, de la faune ou de l’écologie.

« Ce programme devrait améliorer les capacités du Zimbabwe dans les discours politiques mondiaux sur la génération, l’accès, l’utilisation et la réglementation de l’application des technologies spatiales et des innovations pour le développement durable», a laissé entendre Emmerson Mnangagwa.

Pour Amon Murwira, le ministre des sciences et du développement technologique, ZINGSA sera utile à plus d’un titre pour tout le pays surtout dans la conquête spatiale. «Les fonctions de ZINGSA sont de concevoir, mener des initiatives de développement de la recherche qui favorisent la science géospatiale, l’observation de la terre, l’espace, l’ingénierie aéronautique, l’ingénierie astronomique, les systèmes de communication par satellite, les systèmes de positionnement terrestre et le lancement du satellite, quand ce moment viendra» a-t-il indiqué

Comme la plupart des nations spatiales, le pays de l’ex-président Mugabe Robert se rêve déjà dans le monde des étoiles. C’est une sorte de course à l’espace à laquelle se livrent certains pays africains. D’autres  à l’instar de l’Algérie, le Ghana, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Kenya, le Nigeria ou encore le Maroc ont une expérience en la matière. Récemment, l’Afrique du Sud et l’Algérie ont signé  un accord dans ce même sens.

 

 

Aimé Amson