Charlette Desire N’guessan, gagnante du prix AfricaPrize 2020

La jeune entrepreneure ivoirienne vient de recevoir une fois de plus une récompense. Charlette Desire N’guessan vient de remporter le Africa Prize 2020 de la Royal Academy Engineering. Du haut de ses 26 ans, la fondatrice de la start-up BACE Group remporte ce prestigieux prix.

BACE Group, l’entreprise fondée par Charlette Desire N’guessan a mis au point une technologie de reconnaissance faciale pour une vérification sécurisée de l’identité d’un utilisateur. Une technologie très intéressante pour les entreprises africaines qui pourra les aider à lutter contre la fraude en ligne.

En plus du prix, elle repart avec 25000 dollars, une somme que Africa Prize donne au vainqueur dans le but d’encourager l’entrepreneuriat en Afrique. Charlette Desire N’guessan est diplômée de la fameuse école MEST ( Meltwater Entrepreneurial School of Technology) où elle avait pris part à une formation d’un an en entrepreneuriat tech. C’est de cette École qu’elle recevra une aide de 100 000 dollars pour pouvoir créer son entreprise « BACE Group » avec d’autres camarades en 2018.

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La jeune ivoirienne mérite cette récompense car ses efforts ont été récompensés. Après l’obtention de son baccalauréat série scientifique, elle fera ses études en électronique, réseau et génie logiciel à Yamoussoukro et à Abidjan, elle sortira diplômée quelques années plus tard. De par son talent, elle est désignée AIF2019 fellow, alumni YALI RLC Afrique de l’Ouest, Youth IGF 2017 par internet society. Elle est également co-fondatrice de Digital Grassroot, une communauté en ligne qui engage les jeunes dans la gouvernance de l’internet. La jeune entrepreneure a réussi à tirer profit de sa tournée mondiale pour améliorer son boulot.

“ In God we trust, for something else, bring data ”, c’est cette phrase qui guide la jeune ivoirienne .

Avec instantsafricains

Trois entrepreneuses togolaises parmi les finalistes de WIA 2020

La fondation Women In Africa (WIA) initie chaque année un concours à l’endroit des femmes entrepreneuses africaines. Cette année, trois brillantes entrepreneuses togolaises ont décroché le ticket d’accès pour la finale. Il s’agit de Ayawa Alognon, Mawuto Victoire Agbemehin et Amina Ouro-Agoro. Elles ont bien sûr de grandes ambitions mais leurs projets diffèrent les unes des autres.

Ayawa Alognon a pour projet la « vente de produits locaux fait-main en édition limitée permettant de soutenir les populations vulnérables ».

Mawuto Victoire Agbémehin quant à elle a pour vision de développer son « agence de photographie,vidéographie,graphisme et de communication » connue sous la dénomination Happuc Company.

Amina Azia Ouro-Agoro fait ses exploits en agriculture par la « transformation des tubercules et de la banane plantain et farine de haute qualité sans gluten ».

Par leur optimisme et détermination, elles sont arrivées à être classées parmi les meilleures entrepreneuses africaines cette année.

Rappelons que la fondation WIA est à sa quatrième édition de son concours. L’initiative a pour but de promouvoir la gente féminine africaine. 1672 dossiers venant de 54 pays d’Afrique ont  été retenus. 143 finalistes représentant 1500 emplois dans 8 secteurs ont comblé les attentes des initiateurs.

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Africatech 2020 : voici les startups qui proposent les meilleures solutions numériques en médecine

Cinq startups africaines sont sorties vainqueures de la finale de la compétition Africatech sponsorisée par Sanofi. Il s’agit des startups du Nigeria, du Kenyan, du Sénégal, de l’Ouganda et du Cameroun. Tenue en ligne ce week-end, du 13 au 14 juin, cette compétition technologique vise à trouver des solutions numériques dans le secteur sanitaire africain.

Début 2020, l’entreprise transnationale française Sanofi a lancé un appel à candidature aux startups à travers l’Afrique. Les candidats sont soumis à quatre épreuves ou défis à vocation sanitaire. Sur 268 candidatures parvenues de 34 pays africains, 11 startups ont présenté leurs projets devant un jury et un public en ligne lors de l’événement virtuel en direct ce week-end. 

Sur les 11 startups qui ont présenté leur projet, cinq ont pu remporter le sésame. Une startup sénégalaise, nigériane, kényane, ougandaise et camerounaise. Elles ont relevé les quatre défis de la compétition qui tournent autour de la santé.

On a entre autres : «comment accompagner les patients avec un carnet de santé numérique pour accéder aux informations et prendre des décisions». EYONE a remporté ce défi. Il s’agit d’une startup kényane, qui propose un dossier médical partagé où les patients ont accès à leur dossier médical en permanence. Ils sont aussi connectés à 35 professionnels de la santé en ligne qui se sont associés à la startup.

La startup nigériane et la plateforme de télésanté Mobihealth International est le meilleur de sa catégorie . Le défi était « comment aider les systèmes de santé à passer des solutions logistiques manuelles aux solutions logistiques intelligentes au point de service». Mobihealth International a donc élaboré le premier dossier médical électronique et application vidéo de télésanté entièrement intégré en Afrique. La startup à travers la plateforme veut utiliser la télémédecine pour fournir aux habitants des pays du Sud un accès à des services de santé de qualité.

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La Kényane MamaPrime a remporté le troisième défi intitulé : «Comment améliorer le financement et l’impact des solutions de santé innovantes en Afrique». MamaPrime est une entreprise de technologies financières qui permet aux mères et à leurs familles de prépayer leurs services de soins prénataux et postnataux et de bien-être de l’enfant en plusieurs versements tout au long de leur grossesse.

Quant à ultime défi, deux startups s’en sont sorties victorieuses. Le défi était intitulé : «fondation Sanofi Espoir: Comment améliorer la santé maternelle et néonatale en Afrique subsaharienne». Une des lauréates est la startup ougandaise Teheca. Elle met en relation les nouvelles mères et les femmes enceintes avec des infirmières qualifiées pour des contrôles postnataux à domicile. Ceci grâce à des solutions à faible coût et à faible technologie. L’autre lauréate est l’Agence universitaire pour l’innovation du Cameroun. Il s’agit d’un centre d’innovation scientifique, technologique et d’entreprise.

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Rappelons que Sanofi est une entreprise transnationale française dont les activités incluent la pharmacie et les vaccins. Elle occupe la troisième place mondiale dans son secteur et Paul Hudson est son PDG.

Togo : la Cité tech lance le hackathon Women For Impact 2020

L’association de droit français Cité Tech, et ses partenaires organisent pour le compte de la journée de la femme un hackathon dénommé Women For Impact. Ce hackathon se tiendra les 6, 7, 8 et 10 mars 2020 à Lomé.

En collaboration avec ses partenaires REZOSIS, ESMC, et l’incubateur Sokodé Tech Entrepreneur, le hackathon Women For Impact est organisé à l’honneur des femmes et des jeunes filles sous le thème « Le numérique, une solution pour l’inclusion des femmes au Togo ». Il a pour objectif de promouvoir l’inclusion des jeunes femmes à l’aide du numérique par la compétition d’esprit entrepreneurial.

Au cours de ces 4 jours, il sera question d’échanger sur les possibilités offertes par le numérique en terme de développement de nos jours.

Le hackathon Women For Impact 2020 rassemblera plus de 300 participantes provenant de l’ensemble du Togo ainsi que des pays voisins. Il regroupera plus de 10 sociétés et près de 60 projets. 

La Cité tech fait appel aux différents partenaires potentiels pour un éventuel soutien en vue d’atteindre les résultats attendus pour ce Hackathon. Le comité d’organisation remercie et exhorte les partenaires existant à leur honorer de leurs présences tout au long de cet évènement.

L’association de droit français Cité Tech par son dynamisme souhaite et son leadership souhaite apporter un plus à la gente féminine dans le domaine l’entrepreneurial. Créée en 2018 la Cité tech a pour vision de lutter contre la fracture numérique et s’inscrit dans plusieurs actions qui font toutes appel au numérique. 

X-Afrique Entrepreneurship Forum 2020 : un évènement dédié à l’entrepreneuriat africain

Le 07 mars prochain, l’entrepreneuriat africain sera à l’honneur. Organisé tous les ans par l’école polytechnique encore appelée X-Afrique, le Forum X-Afrique va mettre en exergue les start-up africaines, notamment 11 jeunes start-up du continent noir.

Pour cette cinquième édition, le Forum X-Afrique a pour but de ‹‹ présenter l’Afrique sous un autre angle, celui de l’innovation et entrepreneuriat. Promouvoir l’écosystème africain des start-up. Montrer l’attachement de la communauté polytechnicienne et de l’École polytechnique au développement du continent africain.››, nous confie Mohammed El Mendili,  président de l’association des étudiants X-Afrique dans une interview accordée à Tech en Afrique.

Le forum est ouvert à toutes les start-up africaines. Ainsi 11 jeunes startups ont été sélectionnés parmi une centaine à savoir : Neofarmertech (Sénégal), Musa Cs (Togo), Kaltani (Nigeria), Numeric Art (Bénin), Bongalo (Rwanda), Optimize Afrika Sarl (Côté d’Ivoire), Baobab+ (France, Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Madagascar), African Food (Côte d’Ivoire), Relika (Togo), Bedoo (Côte d’Ivoire), Afriwomen Connect Consultancy (Kenya).

‹‹ Les critères de sélection sont essentiellement l’impact social et taille de la start-up (en matière de capital, expansion), nous cherchons des startups en premières phases de développement afin qu’ils puissent bénéficier complètement de la participation à notre forum. On met l’accent sur l’impact social, car on recherche celles qui répondent à un besoin réel en termes de santé, finance, éducation ››, explique Mohammed El Mendili.

Le programme de cette édition 2020 du Forum X-Afrique est meublé par plusieurs activités : un concours de pitchs pour les 10 start-ups invitées; des ateliers sur l’Intelligence Artificielle, le Banking en Afrique : enjeux et opportunités, l’innovation dans les énergies; deux tables-rondes sous le thème « transition digitale africaine et quel modèle d’investissement pour l’Afrique? » et une conférence sur : L’Energie en Afrique : Une vision intégrée et une opportunité.

Au cours de ce forum, quelques étudiants seront mis à l’honneur et auront l’opportunité de pitcher leur projets devant le jury. Ils tenteront de gagner un voyage en Afrique offert par notre partenaire Royal Air Maroc. Soulignons que le jury de cette édition est constitué des investisseurs de grand poids tels que M. Tidjane Deme, Mme Marième Diop, Mme Diana Brondel, CEO & Fondatrice chez Xaalys, M. Amadou Daffe, CEO/Co-Founder at Gabeya inc., une opportunité unique pour les startups présentes.

En dehors du prix que la startup gagnante aura, cette rencontre va accroître la visibilité de toutes les startups auprès des investisseurs. Par exemple ‹‹ La start-up eLum qui a participé à l’édition 2016 de notre forum, et qui est spécialisée dans la fourniture de solutions de pilotage de centrales solaires avec stockage d’énergie sous forme de batteries, a connu un grand succès et est maintenant présentes dans 15 pays africains avec plus de 30 sites installés.››, témoigne le président de l’association X-Afrique.

Outre les liens que l’X a tissé avec plusieurs élèves de nationalité africaine qui se forment dans leur école, l’École polytechnique a noué des partenariats académiques et scientifiques en place avec plusieurs pays africains. Au Maroc, l’X a un accord académique avec l’Université Mohammed VI Polytechnique autour des énergies renouvelables, la transition énergétique, le développement durable. En Côte d’Ivoire, l’école polytechnique a un partenariat avec l’INP-HB pour aider à renforcer les classes préparatoires. Elle a également développé avec l’INP-HB un Data Science Institute financé par Orange. Elle a mis en place un MoU avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

« J’invite toutes les personnes intéressées ou liées de proche ou de loin de l’Afrique à participer le 07 mars à notre Forum. Nous vous préparons une journée très inspirante et espérons vous voir très nombreux sur le campus de l’École polytechnique pour ce grand événement. Par ailleurs, pour les étudiants intéressés à pitcher le jour J, n’hésitez pas à nous contacter via notre site web (http://www.x-afrique.com/) ou via les réseaux sociaux » conclue le président de l’association des étudiants X-Afrique.

Togo : l’accès aux réseaux sociaux est restreint ce jour d’élection

L’accès aux réseaux sociaux est restreint au Togo ce samedi. Cela est arrivé juste quelques minutes après la fin du dépouillement dans le bureaux de vote. En effet, le pays a organisé ce jour une élection présidentielle.

Tout allait bien depuis le matin même si le réseau était plus ou moins perturbé. Vers 18 h 19 GMT, les réseaux sociaux les plus populaires notamment WhatsApp et Facebook ont cessé de fonctionner.

Plusieurs personnes ont confirmé cette coupure via twitter qui était actif. Une coupure similaire avait eu lieu lors de la dernière crise sociopolitique de 2017. De sérieux soucis de connexion ont été rencontrés également en fin du mois de janvier 2020.

Les Togolais utilisent plus WhatsApp et Facebook pour communiquer au quotidien.

Le réseau social Dikalo sera présenté à la startup Istanbul 2020

Dikalo, le réseau dédié au continent africain sera présenté à la startup Istanbul 2020.  Un  exploit de plus pour l’équipe derrière cette application mobile. Le réseau social afro Dikalo sera présenté à la startup Istanbul qui se tiendra du 14 au 16 avril prochain.

Pour Alain Ekambi fondateur de Dikalo, c’est un plaisir pour lui de représenter son équipe en Instanbul. c’est tout abord un signe de reconnaissance du travail bien fait et ensuite une grande opportunité de faire connaitre cette philosophie de connecter les Africains grâce à un réseau social qui respecte leurs vies privées.

« Notre première présentation de @Dikalo. Je dois avouer que je suis très content car je ne sais pas ce qui nous attends là. Je suis à la fois fier et excité de représenter mon Cameroun et mon Afrique à Istanbul à travers Dikalo » , écrit Alain.

Dikalo c’est tout comme un mélange des géants des réseaux sociaux avec un petit air africain pour son inventeur. Avec ce réseau social, il est possible d’échanger avec des gens de tout l’Afrique. Il s’adapte toutefois aux singularités des pays africains.

Depuis sa sortie en 2018, le réseau a conquis le cœur de plusieurs africains et bien sûr cela a valu des reconnaissances nationales ainsi que’ internationale.

La plateforme Dikalo a été lancée pour  objectif  d’ici 5 ans, de devenir un réflexe pour tout Africain comme est déjà sur les autres réseaux sociaux.

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Emile AZIADEKEY

Burkina Faso : « Notre premier satellite sera dans l’espace avant décembre 2020… »

Occupé par ses fonctions administratives de président de l’université Norbert Zongo de Koudougou et ses cours de physique, Pr Frédéric Ouattara, fait pour autant avancer son projet de construction d’un satellite dénommée « Burkina Sat1 ». Le meilleur physicien spatial d’Afrique en 2018 rêve d’« envoyer » son pays dans l’espace. Il dévoile les tenants et aboutissants du projet à Sidwaya dans cet entretien.

Sidwaya (S) : En décembre 2018, vous avez été désigné meilleur physicien spatial d’Afrique aux Etats-Unis. De retour au pays, vous avez annoncé votre souhait de créer une agence spatiale et de construire un satellite. Que sont devenus ces projets ?


Fréderic Ouattara (F.O.) : Ces projets sont en bonne voie. L’agence spatiale est une structure qui peut être administrative à plusieurs composantes. On peut avoir aussi bien la physique à l’intérieur, la biologie et autres. Mais, nous les physiciens, nous nous focalisons sur le côté satellitaire. Actuellement, nous sommes en train de réaliser un pan de l’agence qui est la construction du satellite burkinabé. Il y a aussi l’utilisation d’autres appareils qui viendront après, pour compléter l’arsenal. L’agence sera une structure administrative qui pourra avoir ses démembrements dans les autres régions, en fonction des spécificités. Elle va permettre au Burkina de s’engager pleinement dans l’ère du spatial.

S. : A quoi peut servir un satellite pour un pays comme le Burkina ?


F. O. : Nous sommes dans les sciences de l’espace pour le développement. La télémédecine est faite par satellite. Il y a aussi le contrôle et l’avancement du désert, la gestion des maladies émergentes liées notamment à la pollution, les problèmes respiratoires et la recherche pour améliorer l’agriculture. Il y a la protection même de l’humain. Récemment, il y a eu des cyclones en Afrique australe avec des morts, parce que les gens n’avaient pas les moyens de contrôler et de prévenir les catastrophes naturelles. La construction d’un satellite pour le Burkina permet de parer à toutes ces situations. Avec un satellite, nous pouvons comprendre certaines situations et prévenir des catastrophes naturelles. Le Burkina est un pays sahélien. Le désert avance, il faut le contrôler pour aider le paysan qui veut cultiver, qui pense qu’il va pleuvoir. Il investit dans le sol, alors qu’il y a un phénomène météorologique qui se prépare. Nous pensons à notre satellite « Burkina-Sat 1 ».

S : Etes-vous seul à travailler sur le projet ?


F. O. : Nous sommes soutenus par des chercheurs de notre laboratoire de Recherche en Energétique et Météorologie de l’espace « LAREME ». Nous avons dans notre équipe des Burkinabè de la diaspora, ayant des compétences en ingénierie et dans le domaine des sciences de l’espace.

S : Quel est l’état d’avancement de la construction du satellite « Burkina Sat1 » ?


F. O. : Tout a commencé quand j’ai été reçu par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, pour lui présenter le Prix du meilleur physicien spatial d’Afrique. Au cours de l’audience, je lui ai parlé de la mise en place du satellite burkinabé, de sa contribution à la lutte contre la désertification, à la protection des ressources en eaux souterraines, du couvert végétal et d’autres aspects. J’ai eu une oreille attentive de sa part. Alors, je voudrais dire merci au Président du Faso et au ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Pr Alkassoum Maïga qui ont permis d’inscrire le projet de satellite burkinabé, dans le budget de l’université Norbert-Zongo. Nous avons lancé le marché d’appel d’offre pour l’acquisition du matériel, pour réaliser la station au sol du satellite. Il y a les appareils de mesure et les antennes à acheter. La deuxième phase consistera à payer les éléments qui vont permettre de construire le cube satellite. La livraison des éléments de la station au sol est prévue pour le 24 février 2020. Le test de la station au sol, le 28 février 2020. Au cours de ce test, on verra déjà tous les satellites qui passent au-dessus de Koudougou. On pourra les interroger pour voir ce qu’ils reçoivent comme données. Après nous allons réaliser le cube lui-même pour le livrer autour de fin mars-début avril 2020. La troisième phase sera de faire des tests du cube satellite conçu. Il y a le test du vide pour être sûr qu’il n’y a pas de particules à l’intérieur. Il y a le test thermique pour s’assurer que le satellite va résister à l’élévation de la température, lorsqu’il sera en orbite. Il y a aussi le test des panneaux solaires, pour voir leur résistance. Il y a le test du champ magnétique.

S : A quand est prévu le lancement de Burkina Sat1 ?


F. O. : Pour l’envoyer dans l’espace, il faut trouver un lanceur. Le lanceur coûte très cher. C’est pourquoi, il y a des coopérations avec des pays comme le Japon, la Russie, les Etats-Unis, la Chine qu’il faut exploiter. Avec l’aide des Nations unies, le Japon permet aux pays du tiers monde de lancer leurs satellites. Donc, c’est le Japon qui pourrait nous aider pour le lancement. Mais ça c’est une autre phase qui ne dépend pas de nous. Si ce pays nous aide, nous serons obligés de lui envoyer notre cube satellite pour les tests précités avant toute opération de lancement, car, d’une part, nous ne sommes pas un organisme d’accréditation et, d’autre part, il faut s’assurer que les satellites embarqués ne seront pas un danger non seulement pour les autres qui y sont mais aussi pour le lanceur. Si tout va bien, nous aurons Burkina-sat 1 avant décembre 2020. C’est pourquoi, nous sollicitons plus d’accompagnement pour que cela soit une réalité. J’ai reçu un appel à projet, je vais postuler pour qu’on puisse être pris en compte dans le cadre du lancement du satellite par l’agence spatiale Japonaise JAXA. Nous sommes sur de bonnes voies.

S. : C’est quel type de satellite ?


F. O. : Burkina-sat1 sera un satellite de surveillance et d’objectifs scientifiques. Quand on construit un satellite, on met les appareils de mesure que l’on veut. Si je veux voir les hommes, je mets les camera de haute résolution qui me permettent de voir les hommes. Mais si nous voulons regarder le sous-sol burkinabé, nous mettrons des caméras qui permettent de mieux regarder le couvert végétal, de faire la prospection minière, de voir la ressource en eau, de jour ou de nuit. Ce volet scientifique nous intéresse. Si vous placez plus d’appareils de mesures dans le cube satellite, il vous revient très cher. Notre satellite permettra aux enseignants-chercheurs de travailler à la formation à la relève et de permettre au Burkina Faso de « mieux manger » et de mieux se protéger contre les aléas climatiques et autres.

S : Combien va coûter Burkina Sat1 ?


F. O. : Ne regardez pas le coût, regardez plutôt ce qu’il va apporter au pays, le service qu’il va rendre. Le satellite va rendre plus de services que ce que nous allons investir.

S : Où sera située la station au sol du satellite ?
F. O. : La station au sol sera à l’université Norbert-Zongo à Koudougou. Ce sera la ville spatiale du Burkina Faso. C’est notre souhait.

S : Quelles sont vos attentes vis-à-vis du gouvernement, par rapport à ce projet ?


F. O. : Je souhaite que le gouvernement continue d’appuyer financièrement le projet et qu’il y ait un encouragement pour créer l’émulation pour les disciplines scientifiques. C’est en cela que l’agence spatiale est importante ; elle permettra d’enrôler tous ceux qui ont des projets pour créer un consortium et devenir plus grands et plus forts. Dans ce cadre, nous sommes allés à Koforidua, à l’Est du Ghana pour nouer des relations avec les scientifiques ghanéens. Nous y avions observé ce qui est fait dans cette université privée de Koforidua. C’est d’ailleurs elle qui a réalisé le premier satellite du Ghana, lancé depuis 2017. Nous sommes en bon terme et le meilleur reste à venir. Je souhaite que le gouvernement continue d’aider et d’encourager l’installation du satellite pour permettre à la science de se développer. Dans tous les cas, nous en aurons besoin. C’est pourquoi, nous voulons créer un planétarium pour aiguiser le goût de la science chez les enfants. Si la passion y est depuis l’école primaire, les lycées scientifiques auront un sens et les parcours scientifiques à l’université vont refuser du monde. Avec le planétarium, les enfants vont s’intéresser à la science. Ils feront de la science en s’amusant.

S : Qu’est-ce qu’un planétarium ?


F. O. : Le planétarium est un espace récréatif au sein duquel un citoyen lambda peut comprendre comment l’univers a été créé et a évolué. Comment, par exemple, une étoile nait, grandit et meurt. Dans un planétarium, le ciel qui est loin, en haut sera plus proche de nous. Il va permettre aux jeunes de comprendre et d’aimer la science, de savoir que ce qu’ils voient dans le ciel, à la télévision n’est pas aussi sorcier que cela. Dans ce planétarium, il y aura deux façons de voir les choses. La première, ça sera comme si vous étiez dans une salle de cinéma, on projette avec les vidéos, les constellations… La deuxième, on aura des lunettes en 3D. Quand on les porte, on se retrouve dans l’espace en train de regarder. Après deux heures de vidéo, on devient une autre personne. Nous avons réalisé un plan du planétarium, nous attendons les financements.

S : Et quand est-il du site du planétarium ?


F. O. : La maquette est là, il faut faire l’évaluation budgétaire. Pour le site, ce sera à l’université de Koudougou. Le Maryland est la base de la NASA aux Etats-Unis, Koudougou sera la base de l’agence spatiale au Burkina Faso.
D’autres pays africains ont déjà ces cadres de stimulations scientifiques.

Source : Sidwaya

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WhatsApp : Les publicités arrivent cette année 2020

WhatsApp va introduire une nouvelle fonctionnalité controversée cette année: les publicités. Ce service de messagerie comptant plus de  1,5 milliard d’utilisateurs cherche des méthodes de monétisation.

Bientôt, l’application introduira des publicités qui apparaissent dans la section Statut, qui est utilisée pour publier du texte, des photos, des vidéos et des GIF animés qui apparaissent à des amis, puis disparaissent après 24 heures.

Facebook, la maison mère de WhatsApp pourrait engranger d’énormes bénéfices avec sa base de données. Et ce, en permettant aux entreprises de faire la publicité de leurs produits et services.

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Cependant, il est possible que la nouvelle stratégie se retourne contre l’entreprise. Lorsque WhatsApp a annoncé la nouvelle fonctionnalité l’année dernière, certains utilisateurs ont menacé de supprimer leurs comptes.

Les «Status Ads» prévues être lancés en 2020 marqueront un énorme changement pour WhatsApp, qui s’est juré de ne jamais introduire de publicité. C’était la philosophie de ses fondateyrst avant son rachat par Mark Zuckerberg pour 19 milliards de dollars en 2014. La mise à jour de WhatsApp pourrait être gênante pour beaucoup de gens  bien que  d’autres pourront ne pas la remarquer.

Des critiques

Après le partage des images de ce à quoi ressemblera la pub, les utilisateurs de WhatsApp ont immédiatement menacé de supprimer leurs comptes.

« Agréable. Je suis sûr que la moitié des utilisateurs passeront à Telegram « , a écrit une personne.

Un autre utilisateur de Twitter a ajouté: « Très bien, au revoir WhatsApp ».

« Pourquoi diable Facebook pense-t-il que c’est une bonne idée? Les gens utilisent WhatsApp pour les contacts professionnels et Facebook pour le plaisir », écrit une autre personne. 

« Je ne veux pas de publicités. Je préfère payer 50 $ par an pour l’utiliser sans publicité, comme toujours », propose un internaute.

En 2012, WhatsApp a promis de ne jamais introduire de publicité sur l’application ni de collecter de grandes quantités de données sur ses utilisateurs.

Et pourtant…

Tanzanie : En 2020, la 4G sera disponible sur l’île de Zanzibar

L’opérateur de téléphonie mobile, Vodacom a annoncé l’extension du réseau mobile de 4G sur l’île de Zanzibar. Ce déploiement aura lieu au cours de l’année prochaine. Cette opération rentre dans le cadre du projet d’extension de la couverture à haut débit à travers la Tanzanie avec la 4G à Zanzibar.

Vodacom veut élargir sa base d’utilisateurs au très haut débit dans le pays. Cela permettra l’amélioration de ses revenus grâce aux nouveaux services à valeur ajoutée qui susciteront la consommation.

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Dar es Salaam a été la première ville à accueillir le très haut débit en Tanzanie. C’est en 2016 que Vodacom a entamé le déploiement de la 4G dans le pays. La technologie avait été mise à la disposition du public grâce à l’expertise technique de la société technologique finlandaise Nokia.

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Vodacom Tanzanie a acquis un spectre pour 10 005 000 USD. Cela s’est fait en 2018, au cours d’une vente aux enchères organisée au début du mois de juin 2018 par l’Autorité de régulation des communications de Tanzanie (TCRA). Cette somme lui a donné les moyens de répondre à ses ambitions.

Raheem Geraldo