Madagascar a la 5G

Telma, la société de télécommunication malgache a officiellement lancé la 5G faisant de Madagascar l’un des premiers pays de l’Afrique à bénéficier de la nouvelle génération de connectivité mobile. 

Le réseau 5G a officiellement été présenté à Madagascar lors de la célébration du 60eme anniversaire par Telma . « Nous avons décidé d’accélérer le lancement de la 5G pour permettre une véritable transformation digitale à Madagascar et répondre dès aujourd’hui aux défis révélés par la crise du covid-19. le rôle clé des télécoms durant cette crise montre bien la nature stratégique de nos activités et la pertinence de nos choix en matière d’inclusion numérique » souligne Hassanein Hiridjee, PCA de Telma & CEO du groupe Axian.

Les deux usages clés de la 5G pour le marché malgache sont le haut débit mobile amélioré et l’accès sans fil fixe. La 5G offrira de nouvelles expériences aux clients de Telma et des services de jeux et divertissement . Cette nouvelle technologie permettra également de redessiner le paysage technologique et entrepreneuriale sur la Grande île. 

Pour Telma, la transformation digitale de Madagascar passe par la 5G mais pour l’heure le dispositif est en cours d’expérimentation uniquement à Antananarivo. L’opérateur malgache promet d’activer son réseau commercial dans les autres provinces une fois la crise sanitaire liée au Covid-19 terminée.

Maman Taméa a enfin sa chaîne YouTube

Maman Taméa connue pour ses propos à la fois critiques et « humoristiques »à l’endroit du gouvernement présente sa nouvelle chaîne YouTube. Cette chaîne sera destinée à des discussions sur l’actualité politique d’ici et d’ailleurs,des informations diverses et bien d’autres.

Maman Taméa s’est révélée au public togolais après une de ses publications où elle remettait en question les journalistes et le gouvernement. De là, est sortie une question qui a fait le Buzz en ville : « accompagnement dé ? « , une question qu’elle laisse ouverte. La chaîne YouTube nommée  » Taméa Accompagnement-dé Info  » vient dans le but de mobiliser plus d’audience avec qui partager ses points de vue. 

Pour maman Taméa, la chaîne sera destinée à aborder les problèmes de la société à y proposer des solutions. « Nous allons discuter ensemble des d’actualités politiques du Togo et du monde, des informations diverses, des faits divers, de la formation civique, des conseils pratiques, de l’éveil de conscience, des droits et des devoirs, des discussions interactives en direct et vos points de vue », explique-t-elle.

La chaine  » Taméa Accompagnement-dé Info  » est enfin accessible. Abonnez-vous directement à partir de ce lien 

Brésil : Les paiements via WhatsApp suspendus par la Banque centrale

Coup de massue sur la tête de Facebook ! La Banque centrale du Brésil n’est pas sur la même longueur d’onde que le géant de la Silicon Valley. Verdict : les paiements via Whatsapp annoncés la semaine dernière ne sont plus une réalité. Pas pour le moment…

La banque centrale du Brésil a suspendu la fonctionnalité de paiement WhatsApp une semaine après le lancement du service . Dans un communiqué, la banque centrale a indiqué qu’elle avait pris la décision pour garantir la concurrence sur le marché des systèmes de paiement.

Selon le journal Bloomberg qui rapporte l’information,  la banque prendra ce temps de suspension pour évaluer les risques potentiels pour l’infrastructure de paiement du pays et déterminer si WhatsApp est conforme à la réglementation.

WhatsApp avait espéré que son système de paiement pourrait être utilisé par des personnes pour payer des entreprises ainsi que pour transférer de l’argent à des particuliers. Le service serait gratuit pour les particuliers. Les entreprises auront des frais de traitement de 3,99%.

L’entreprise a été surprise par la décision de la Banque centrale brésilienne, car la société avait été en contact régulier avec l’autorité selon nos informations. « Notre objectif est de fournir des paiements numériques à tous les utilisateurs de WhatsApp au Brésil en utilisant un modèle ouvert et nous continuerons à travailler avec des partenaires locaux et la Banque centrale pour rendre cela possible », a déclaré les responsables de l’entreprise.

La Banque centrale du Brésil a demandé à Mastercard et Visa de cesser d’autoriser les paiements et les transferts d’argent via l’application. En cas de non-respect de cette injonction, les sanctions vont tomber. Après avoir raté le lancement de ce service de paiement en Inde, l’application de messagerie appartenant à Facebook est dans de beaux draps avec le Brésil, son deuxième plus grand marché.

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Facebook a supprimé des pages accusées de propagande pour Faure Gnassingbé

Il y a encore beaucoup à apprendre sur l’affaire des suppressions de pages Facebook . Cette action, de nombreuses personnes y ont vu un abus d’autorité.  Mais selon les responsables de l’entreprise basée dans la Silicon Valley, c’est une manière de mettre fin à toute action allant à l’encontre de leurs règles.

Ainsi , des pages, de groupes créés par l’entreprise tunisienne UReputation ont été supprimés. Cette entreprise de « cyberinfluence et d’intelligence digitale » est accusé d’être derrière une vaste opération de désinformation et d’influence politique par Internet, en Tunisie ainsi qu’en Afrique de l’Ouest francophone.

Le laboratoire américain d’investigation, DFRLab s’est penché sur ces cas et en collaboration avec Facebook. La campagne d’influence et d’infox, en cours depuis 2016, était nommée « Opération Carthage » d’après des informations de France 24.

Dans le cas du Togo, des pages comme « Allons-y » ont été indexées et en ont fait les frais. Elle est donc administrée par Ureputation pour soutenir l’élection du présidant sortant, Faure Gnassingbé qui était candidat à sa propre succession.

Selon DFRLab, les pages et les pseudo-médias  «publiaient des contenus mais aussi des sondages trompeurs qui soutenaient le président comorien Azali Assoumani ainsi que l’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, en campagne pour les élections d’octobre 2020, le magnat tunisien des médias Nabil Karoui, candidat battu à la présidentielle fin 2019, ou encore le président togolais Faure Gnassingbé, réélu en février. »

Ces actions dites de « tromperie politique en ligne » basée sur la diffusion d’informations partisanes, orientées et biaisées, via des comptes Facebook et Instagram ne sont pas autorisées sur le réseau social de Mark Zuckeberg.

Quant à la présidentielle du 22 février au Togo, elle a donné lieu à un véritable bras de fer entre le parti au pouvoir, UNIR et la dynamique Mgr Kpodzro qui a toujours contesté les résultats même définitifs.

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Google Chrome : les utilisateurs pourraient se partager près de 2 901 milliards FCFA

Les utilisateurs du mode navigation privée de Google Chrome veulent obtenir justice. Ils estiment avoir été trompés par le géant du Web qui recueilleraient illégalement des informations lors des sessions de navigation privée.

Selon le média britannique, Thé Mirror, certains utilisateurs de la navigation privée de Google Chrome ont lancé un recours collectif contre la firme américaine. Ils réclament près de 5 milliards de dollars soit 2 901 milliards FCFA accusant Google de ne pas respecter des règles de confidentialité de la navigation privée. 

Le géant américain du Web est accusé de recueillir illégalement des informations des utilisateurs qui naviguent en privée. « Même lorsque ces personnes suivent expressément les recommandations de Google pour empêcher le suivi ou la collecte de leurs informations et communications personnelles », affirment les avocats du cabinet Boies Schiller Flexner.

Selon les utilisateurs, Google collecterait les données lors des sessions de navigation privée grâce au service Google Analytics, au gestionnaire de publicité et au bouton de connexion. Toutefois, la firme américaine conteste ces accusations affirmant qu’elle n’enregistre aucune information des utilisateurs en navigation privée sauf les téléchargements et les signets. « Chaque fois que vous ouvrez un nouvel onglet de navigation privée, les sites web peuvent être en mesure de collecter des informations sur votre activité de navigation pendant votre session », indique le porte-parole de Google.

Il faut noter que le mode navigation privée de Google Chrome, permet à ses utilisateurs de naviguer sur le net sans enregistrement de leurs activités.

Togo/ OpenHack : Nunya Lab retient 3 projets sur 10

L’incubateur Nunya Lab basé à Lomé et ses partenaires ont organisé 3 jours de hackathon. Ils ont pu sélectionner ce vendredi 5 juin, 3 projets sur 10. La phase finale de cet Hackathon a permis de passer en revue les 10 projets classés dans trois catégories. Il s’agit de la santé, l’énergie et la Fintech.

Tous les projets ont été évalués sur des critères précis. Au cours du processus, les critères comme la valeur ajoutée du projet pour la population, son accessibilité et sa facilité d’utilisation et son adéquation vis-à-vis de ses initiateurs ont été pris en compte.

La phase finale a été marquée par la pitch de chaque projet. Le premier prix d’une valeur de 1 million de FCFA est revenu à Ego Transfert, une solution web et mobile qui facilite l’interopérabilité des moyens de paiements. Autrement, il permet d’envoyer de l’argent de Tmoney vers Floz et vice versa. Il intègre les transactions du mobile money vers les banques ou Western Union, Ria, entre autres.

La deuxième place est revenue à Ekom, une application mobile de banking destinée aux étudiants pour leur permettre de faire leurs transaction en ligne. Avec Ekom, ils auront la possibilité de payer des factures, du crédit de communication, recevoir des tranches, payer du wifi, des tickets de bus, d’inscription universitaire, d’épargne , entre autres.

Le lauréat 3 est l’équipe de Nye Control ayant développé une application web et mobile de contrôle médical, par sms, chat, voix, vidéo orientée plus vers les personnes vulnérables (personnes en situation de handicap, personnes âgées, entre autres). Un montant de 300 000 F a été mis à la disposition de l’équipe.

Les 7 autres finalistes bénécifient tous d’une subvention de 100 000 F chacun. Pour information, ce Hackathon organisé par Nunya Lab est soutenu par le PNUD et le CIC notamment.

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Burkina Faso : Ismaël  Ouedraogo présente une mini éolienne fait maison

Ismaël Ouedraogo, un jeune étudiant burkinabè met en place une mini éolienne. Il s’est servi de matériels de récupération . Nouvelle réussite pour ce jeune qui se fait connaître à travers ses inventions depuis un certain temps. Il aime bien bricoler, jouer avec les fils électriques pour en ressortir des outils qui peuvent être utiles au quotidien.

Pour fabriquer son éolienne, Ismaël Ouedraogo a utilisé 8 pales à partir de carton fixé sur un bâton avec de la colle. Ensuite, il a réalisé le support des pales à partir d’une boîte de moustiquaire. Pour stabiliser le tout, le jeune burkinabè a utilisé des plaques de bois superposés.

L’objet le plus essentiel dans la réalisation de l’éolienne reste le moteur du ventilateur. Selon Ismaël, ce moteur est utilisé comme axe pour appliquer une cohérence à tout le dispositif.

Le jeune burkinabè Ismaël Ouedraogo n’est pas à sa première fabrication de matériels fait maison. Il a déjà mis en place un dispositif de lave main automatique dans le but de lutter contre la propagation du covid-19.

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Darwin Agbéwonou Yawovi : « Nous voulons faire de Dashmake, la meilleure entreprise mondiale dans le domaine du numérique »

Dashmake est  une startup togolaise. Elle s’est dévoilée au public en 2016 grâce au concours Apps Togo. Depuis le lancement de son application SOS System Mobile, la jeune pousse a connu une fulgurante ascension. Plusieurs prix internationaux sont venus confirmer que cette application a de quoi révolutionner le monde du secourisme.

Tech en Afrique s’est ainsi intéresser à l’un des co-fondateurs de Dashmake. Darwin Agbéwonou Yawovi répond sans ambages à nos questions. Bonne lecture !

Tech en Afrique : Parlez-nous de votre parcours ?

Je suis Darwin Agbéwonou Yawovi , je suis né à Lomé, ainé d’une famille de quatre enfants. J’ai fait mes études primaires, secondaire et universitaires à Lomé. Je suis diplômé d’une Licence en Droit Privé et je me prépare à faire un Master en Droit des Affaires et Fiscalité. J’ai fait mes études universitaires à L’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest Unité Universitaire du Togo. Je cumule des expériences professionnelles en tant que Juriste junior dans des cabinets d’avocats et Entrepreneur Social et Business depuis huit ans.


Tech en Afrique : Comment est née cette idée et qu’est-ce qui a déclenché sa mise en œuvre ?

Une de nos anciennes collaboratrices à perdu la vie suite à un accident de la circulation routière et les témoins n’arrivaient pas à indiquer de manière exacte aux secours l’endroit réel du sinistre. Notre collègue à perdu la vie dans cet accident et cela a créé le déclic au sein de l’équipe. SOS System est né.


Tech en Afrique : Beaucoup de startups se focalisent sur leurs réussites en omettant de mentionner leurs échecs. Quels sont d’abord vos réussites durant ces années ?

Nous faisons partie des rares startups à avoir cumulé sur trois ans près de 50 000 dollars en termes de récompenses reçues pour le caractère innovant de notre solution.

Aujourd’hui SOS System via son application mobile SOS Mobile revendique près de 130 000 utilisateurs et est utilisé dans 03 pays en dehors du Togo : Ghana, Cote d’Ivoire, Sénégal. Nous faisons partie du Réseau Ashoka, et du Réseau Social And Inclusive Business Camp deux grands réseaux qui rassemblent les entreprises innovantes qui produisent de l’impact social.


Tech en Afrique : Qu’en est-il de vos réelles difficultés ?

La Team Dashmake

Au Togo essentiellement nous ne sommes pas arrivés à faire valider notre projet. Des difficultés administratives en passant par des difficultés d’ordre logistique, notre solution ne rassemble que 1000 utilisateurs actifs au Togo, ce qui est 100 fois moins que la cote d’ivoire et les autres pays. Nous avons du financement certes mais le marché togolais n’est pas dynamique. Notre action actuellement est plus focalisé sur l’extérieur que le Togo ce qui est décevant pour une startup comme la nôtre. Aussi il y’a pas réellement de programmes adaptés aux startups numériques dans notre pays. La majorité surfent sur les subventions et les Grants.


Tech en Afrique : Comment avez-vous pu tenir jusqu’à présent ? Autrement dit qu’est-ce qui fait la force de votre startup ?

La première force c’est l’équipe, ensuite les valeurs et la vision de Dashmake.


Tech en Afrique : A cœur ouvert, quels sont vos conseils pour les entrepreneurs togolais d’abord et ceux du monde entier en général ?

Le Togo est un petit marché, peu compétitif. Malgré le foisonnement des talents, le pays n’attire pas d’investisseurs. Pensez à vous lancer si possible sur d’autres marchés. Considérez le Togo comme un laboratoire de test, réalisez votre action et quand vous la validerez, lancez-vous à la conquête de l’extérieur. Aussi ayez une vision et arriver à la décliner et à la partager. Dashmake a une vision simple : « Être et demeurer éternellement la meilleure entreprise mondiale dans le domaine du numérique » quand les gens l’écoutent certains en rient, ils se disent ces jeunes n’ont pas les pieds sur terre, peuvent t’ils devenir des Facebook, des Apple, je leur réponds oui.

Une petite anecdote : ‘ Lorsque nous avons reçu le prix App Togo en 2016, un autre lauréat lors d’  « une formation en création d’entreprise a dit devant les autres lauréats et le formateur que notre projet SOS SYSTEM était une utopie. Le jour là j’ai gardé mon calme et je me suis dit en moi que nous allions lui prouver le contraire. Aujourd’hui son projet n’est jamais sorti et aucun Togolais ne le connait mais Dashmake a fait le tour de la planète. La morale : « Agissez plutôt que de réagir à tel ou tel propos ».

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WhatsApp accuse NSO Group d’avoir piraté 1400 utilisateurs

WhatsApp fait de nouvelles révélations sur les piratages au sein de son réseau social. Elle accuse NSO Group d’avoir piraté 1400 utilisateurs. Pandémie ne signifie pas arrêt d’activité illégale. C’est ce que confirment les s ingénieurs de WhatsApp. Ils pointent encore du doigt les activités peu recommandables de NSO Group. Cette entreprise israélienne dispose de Pegasus, un logiciel utilisé pour pirater des comptes WhatsApp.

Le Maroc et 44 autres pays sont indexés comme des clients de NSO.  L’entreprise israélienne est « profondément impliquée » dans le hacking de 1 400 utilisateurs d’après une enquête interne du réseau social.

NSO Group aurait mis en place un « code malveillant pour amener l’appareil mobile d’un utilisateur de WhatsApp à se connecter à un serveur distant, non associé à WhatsApp », révèle Claudiu Gheorghe, responsable de l’ingénierie software.

Il indique ainsi que pour 720 des 1400 cas d’attaque, la même adresse IP d’un serveur distant apparaissait. Selon l’ingénieur, ce serveur était basé à Los Angeles et lié à une société dont le centre de données est utilisé par NSO.

Les personnes ciblées sont entre autres des avocats des droits humains, des journalistes, des hauts-fonctionnaires, mais aussi des dissidents politiques. Le Maroc est cité comme un des 45 pays utilisateurs du Pegasus. Bill Marczak, chercheur de Citizen Lab, estime que le Royaume chérifien mène « d’importantes activités de Pegasus » et est associé à « l’utilisation abusive de logiciels espions pour cibler la société civile ».

D’après la plainte de l’entreprise américaine, près de 1400 téléphones ont été infectés du 29 avril au 10 mai 2019.

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Togo / Cours à distance : « Le gouvernement ne maîtrise rien (…) du système éducatif », selon un enseignant

Un enseignant en colère n’a pas pu ou su mâcher ses mots. Pour lui, l’annonce du gouvernement de faire des cours à distance grâce à la télévision, la radio ou encore internet n’est pas conforme aux réalités locales. Il estime que c’est une mesure qui va créer encore plus de discrimination du moment où il y a encore des villages sans internet et où l’accès à l’électricité n’est un luxe.

Pour l’enseignant qui a préféré garder l’anonymat, vouloir suivre l’exemple des pays comme la Côte d’Ivoire en initiant des cours à distance n’a rien d’intéressant. Les gouvernants « aiment trop copier ce qui se passe ailleurs alors qu’on n’a pas les mêmes réalités », affirme-t-il.

Sa réaction fait suite à la sortie du ministre Affoh Atcha-Dédji, en charge de  de l’enseignement primaire et secondaire. Sur la télévision nationale, il a fait comprendre que tout sera mis en œuvre pour sauver l’année scolaire. Il a aussi mentionné que les nouvelles technologies seront mises à contribution. Mais un accent sera mis sur l’enseignement à distance à travers  la télévision et la radio pour les élèves en classe d’examen comme ceux de la troisième ou de la terminale.

Dans son message, l’enseignant doute que ces cours sur les médias puissent atteindre réellement tous les élèves du Togo. Il craint que cette mesure n’avantage que les élèves dont les parents ont les moyens surtout ceux de la capitale, Lomé. « Le gouvernement ne maîtrise rien. Il ne maîtrise même pas le système éducatif togolais », vocifère cet enseignant.

En prenant le cas des chefs-lieux de préfecture, il estime que les écoles, sont très souvent bondées d’élèves venant de villages éloignés. Qu’adviendra-t-il de ceux-là ? Combien d’élèves peuvent disposer de radios pour suivre les cours dans les villages ? Telles sont quelques interrogations qu’il formule.

L’enseignant dans son message se montre soucieux des élèves des recoins du Togo. « On peut faire la pagaille dans la politique mais pas dans l’éducation », dit-il. L’essentiel pour lui, c’est que tous les élèves puissent suivre les cours. Alors que visiblement,  les enfants des hameaux reculés sont positionnés pour être les plus gros perdants.

Quel est votre avis sur cette situation ?