USA : Donald Trump s’en prend à la Silicon Valley

USA : Donald Trump s’en prend à la Silicon Valley

Donald Trump, le locataire du bureau ovale va imposer des restrictions sur les visas des ingénieurs immigrés. Il ne s’arrête pas avec ses décisions contreversées.

Ce qui n’a pas du tout plu à plusieurs patrons de startups dont celui d’Apple, de Google ainsi que celui de Microsoft qui juge le moment inapproprié. Ils craignent pour l’innovation et le devenir de la technologie américaine. En mauvaise phase politique, le président américain tente de redorer son blason auprès de ses concitoyens. Lundi dernier il a annoncé le gel des cartes vertes et de certains visas de travail, dont les H-1B très utilisés dans le secteur des hautes technologies. 

« C’est indéniablement un revers pour les États-Unis dans la course mondiale pour le leadership des talents. Nous devrions encourager les personnes compétentes à venir dans notre pays avec leurs idées novatrices, leurs expertises et leurs compétences uniques, plutôt que de les inciter à mettre leurs talents au service de nos concurrents à l’étranger », a déclaré Todd Schulte, président de FWD.us, un groupe de défense de l’immigration soutenue par les entreprises de l’industrie technologique.

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Déjà en 2017 le jeu était le même, Trump avait signé un décret pour réformer le visa H-1B. L’IER (International entrepreneur rule )  encore appelé « visa des startups » offre un séjour provisoire de cinq ans sur le sol américain aux entrepreneurs étrangers éligibles. La durée du séjour provisoire s’étale sur près de 5 années, avec la possibilité de le prolonger de 30 mois supplémentaires. 

La Silicon Valley, berceau de start-ups et licornes devenues des leaders planétaires, dépend lourdement des immigrants qualifiés pour répondre à la forte demande en ingénieurs, spécialistes des données, développeurs informatiques.

Donald Trump assure vouloir aider les travailleurs américains, confrontés à la forte hausse du chômage (13,3% de la population active en mai contre 3,5% en février), liée à la pandémie. Le haut responsable a souligné que le gel des visas H-1B était temporaire et que l’administration allait préparer une réforme pour qu’en 2021 ils soient attribués aux étrangers les plus qualifiés et non plus par loterie.

Cette nouvelle décision n’impacte pas seulement le visa H-1B mais plusieurs autres visas utilisés par les multinationales américaines.

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