Mme Anika Lawson Ablavi (Philab Epices du chef) : « Les produits importés ne sont pas mieux que ceux transformés au Togo »

Mme Anika Lawson Ablavi (Philab Epices du chef) : « Les produits importés ne sont pas mieux que ceux transformés au Togo »

Cela fait deux années que l’entreprise  ‘Philab Epices du chef’  a été mise en place à Lomé. Deux années que Mme Anika Lawson Ablavi s’est lancée dans l’univers de l’entrepreneuriat. Avec une unité de production considérée comme la plus moderne du Togo, dame Anika Lawson se dit satisfaite de ces deux années de durs labeurs.

Basée à Lomé, quartier Adidogomé, son entreprise met à la disposition des consommateurs, des épices très utilisées en cuisine et au quotidien. Sa vision est grande et elle la décline dans une interview exclusive accordée à Tech en Afrique.

Tech en Afrique :  Quelles sont les différentes gammes de produits que vous mettez à la disposition du public ?

Mme Anika Lawson Ablavi  : Nous mettons à la disposition de la population des épices en poudre. Nous en avons aussi sous d’autres formes comme celles en gélules puis en thé, très nutritives pour la santé. C’est donc un cocktail d’épices que nous avons pour le bien-être de la population.

les épices Philab dans un plat de cuisine

Tech en Afrique :  Cela fait deux ans que vous avez mis en place votre unité de production. Quel bilan faites-vous ?

Mme Anika Lawson Ablavi  : Il faut dire que les épices que nous transformions dans le temps à la maison sont faites désormais dans l’unité de production la plus moderne du Togo. Nous avons suivi des formations qui nous ont permises de construire notre unité de production en suivant les normes requises dans le secteur agroalimentaire. Nous avons ainsi pu gagner la confiance de notre clientèle grâce aux normes de qualité et d’hygiène que nous suivons à la lettre. Le bilan est positif.

Tech en Afrique :  Philab, les épices du chef, comment est née cette idée ?

Mme Anika Lawson Ablavi : C’est pour deux raisons. Dans un premier temps, on dirait que le choix s’est presque imposé à moi. J’aime faire la cuisine , ce qui fait que je prenais les commandes de la cuisine quand maman n’est pas là. Ensuite, il s’agissait d’aider les foyers surtout ceux dans lesquels les femmes, du fait de leurs activités n’ont plus assez de temps.  Je me suis dit que les femmes gagneront en temps et en énergie si elles ont sous la main, des épices saines et bien faites.

Tech en Afrique :  Que dire de la dynamique de consommation locale enclenchée depuis quelques années ?

Mme Anika Lawson Ablavi  : J’épouse totalement cette dynamique de consommation locale. Les produits importés ne sont pas meilleurs que les produits transformés au Togo. Les épices importés ne sont jamais faits sans produits chimiques. Par contre, ce qui est fait sur place n’en contient pas. C’est pour cela que je saisis cette tribune pour lancer un appel à tous les transformateurs locaux à faire preuve honnêteté afin de garantir la meilleure santé possible aux populations.

Tech en Afrique :  Tech en Afrique :  Quelle est votre vision sur les 5 prochaines années ?

Mme Anika Lawson Ablavi  :  A supposer que la consommation des épices locales est à 90 % et que notre entreprise couvre 50 %. Et bien, notre vision est de couvrir tous les 90 % au niveau national et 50 % sur le plan international.

Quelques produits

Tech en Afrique : Comment le public accueille-t-il vos produits tant sur le plan national qu’international ?

Mme Anika Lawson Ablavi  : Nos produits sont vraiment aimés. Des personnes qui avant doutaient des épices locales en poudre ont fini par être séduites par la qualité des nôtres. Le public a de l’estime pour nos produits. Ils sont dans les magasins tant sur le plan national qu’international. Tout ceci nous donne la force d’aller loin dans ce que nous faisons.

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