Microsoft  lance un outil pour sécuriser les élections

Microsoft lance un outil pour sécuriser les élections

Dans le cadre de la conférence annuelle des développeurs Build, le géant Microsoft a annoncé un nouvel outil du nom d’ElectionGuard, pour permettre aux électeurs de suivre leurs votes d’une manière sécurisée et privée.

ElectionGuard est un kit de développement open-source, c’est-à-dire utilisable et modifiable gratuitement. Il a été conçu pour fonctionner avec des systèmes utilisant des bulletins de vote papier.

Le géant veut en effet que les développeurs s’en emparent pour sécuriser les systèmes de vote. Ainsi, lors d’un contrôle, des bulletins de vote électroniques sont sélectionnés de façon aléatoire pour être comparés aux votes papiers correspondants. Cela permettrait de voir rapidement si, par exemple une erreur d’une machine fausse les résultats.

Avec ElectionGuard, les électeurs seront capables de suivre leurs votes de manière sécurisée et privée. « ElectionGuard propose une mise en œuvre d’élections vérifiables de bout en bout », affirment les responsables de  Microsoft.

L’outil permet à chaque votant de vérifier que son vote n’a pas été modifié, sans que cela ne révèle son choix. Il reçoit un code de suivi avec lequel il peut par exemple voir que son vote a été enregistré dans le bon bureau ou éventuellement qu’il a été envoyé aux autorités de l’État pour vérification.

Par ailleurs, Microsoft explique qu’il facilite la vérification des résultats avec un procédé d’analyse statistique. Un enregistrement électronique de chaque bulletin de vote est effectué.

ElectionGuard pourra être intégré aux systèmes existants, mais aussi aux nouveaux. Microsoft espère notamment pouvoir tester ce nouvel outil lors de la prochaine élection présidentielle américaine, en 2020.

Microsoft est le premier géant de la technologie à s’attaquer au problème de sécurité des systèmes de vote. ElectionGuard sera disponible dès cet été sur GitHub, plateforme de programmation collaborative rachetée par Microsoft en juin 2018. Pour l’heure, personne ne sait si d’autres pays pourront s’intéresser à ce type de solutions.

 

Daniel A.

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