Bénin : Le crowdfunding décortiqué au SIISNA

Bénin : Le crowdfunding décortiqué au SIISNA

La deuxième journée du SIISNA est marquée par une première conférence sur le crowfunding, le financement participatif. Faire financer ses  projets est possible grâce aux internautes. Mais ce système s’est fortement inspiré de modèles traditionnels africains.

Le financement participatif se révèle être une notion utile pour les jeunes en quête de financement pour ouvrir leurs entreprises. Tout part d’un constat : les banques n’ont pas le courage de financer les jeunes startups puisque ne disposant d’aucune garantie. « Comment faciliter le financement des startups face aux difficultés de bancarisation », tel est le thème de ce panel. C’est « un outil puissant de financement avec cette possibilité d’être accessible à tout le monde. Pleines de structures arrivent à lever des fonds pour fiancer leurs projet aussi bien au Bénin qu’ailleurs », souligne Noah Padonou Agbaffa, un des conférenciers.

Un passé modernisé ?

Selon les explications données, le crowdfunding  a été pratiquée dans les sociétés africaines mais de façon traditionnelle. Il consistait à mobiliser toute une communauté autour d’un projet personnelle souvent à caractère social. Mais avec la mondialisation, le concept a été modernisé pour être étendue aux projets d’entreprises donnant naissance au crowdfunding moderne.

A côté, il y  a la tontine locale qui consiste à cotiser de l’argent sur une période donnée et le remettre aux contributeurs à tour de rôle. Un des participants a réclamé le retour aux concepts anciens, ces modèles de développement qui n’ont rien à envier aux banques.  « Je me demande si on ne doit pas élaborer des projets de thèses sur ces modèles de financements ? », souligne un participant. Le crowdfunding ressemble selon les constats à un passé africain modernisé.

Pour les entrepreneurs, il s’avère utile d’avoir des projets innovants, ayant aussi un impact social. Au-delà, un accès particulier doit être mis sur le côté mobilisation de la foule, ce qui découle directement de la communication.

« Cette séance nous a permis de réfléchir sur d’autres dimensions afin d’avoir de façon adéquate des financements pour mieux faire la promotion de nos produits et services », lâche Carlos Djego, un autre participant.

 

Assou Afanglo, envoyé spécial de Tech en Afrique à Cotonou (Bénin)

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