Sénégal : Facebook lutte contre les fake news

A bas les fake news ! Au Sénégal, Facebook a lancé un programme de Vérification des Faits ou Fact Checking. Elle annonce aussi l’introduction de la vérification d’information par des organisations tierces (Third Party Fact Checking).

Facebook est contre la désinformation. Cette réalité ne se dispute plus. L’entreprise a décidé de s’attaquer au mal par la racine en permettant aux internautes de détecter les fausses informations. Pour ce projet, l’une des géants de la silicon Valley a sollicité Africa Check, la première organisation de fact-checking indépendante en Afrique, et l’Agence France Presse (AFP) un organe de presse de renom.

La méthode optée par Facebook repose essentiellement sur l’avis du public c’est-à-dire sur l’importance que le public accorde à une information donnée. Elle permettra à toute personne de faire part du crédit qu’elle donne à une information locale. Ce système de vérification des faits par la communauté prend en compte les articles, photos, vidéos qui seront signalées à plusieurs reprises comme fausses. Ces types de publication seront automatiquement relégués vers le bas des fils d’actualité. Il ne restera plus qu’à l’une des agences choisies de donner sa position sur la véracité de l’information.

«  La lutte contre la propagation de fausses informations sur notre plate-forme est d’une importance capitale et nous sommes fermement décidés à prendre les choses en main. Visant à améliorer la qualité du contenu accessible aux utilisateurs à travers notre plateforme, nous sommes convaincus que la détection et l’élimination des fausses actualités permettront de réduire jusqu’à 80 % de la portée organique d’un article, contribuant ainsi à freiner sa propagation et à déjouer les pièges financiers des auteurs de fausses informations », estime Aida Ndiaye, Chargée des Politiques Publiques pour Facebook en Afrique Francophone.

Assane Diagne, Rédacteur en chef francophone d’Africa Check ajoute que ce partenariat entre son organe et Facebook donnera de bons fruits en matière de lutte contre la propagation de fausses informations. Il vient donc donner un coup de pouce aux actions d’ Africa Check.

FGI 2018 : Kindy Montreuil portera haut le flambeau d’Haïti

Dans le cadre de la douzième édition du Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI), Kindy Vereus Montreuil va représenter Haïti à ce grand rendez-vous qui se tiendra du 10 au 14 Novembre prochain en France. Le jeune Haïtien fait partie de la crème des  personnes influentes et Leaders dans le numérique qui seront de la partie.

La sélection a suivi des cours d’expertises pendant 4 semaines sur des thématiques clés tels que la Gouvernance de l’Internet, les technologies émergentes et l’Internet des objets connectés. Et c’est ce dernier volet qui fera l’objet de la présentation de Kindy MONTREUIL. Il espère ainsi contribuer à faire connaitre cet aspect des TIC à son pays et au monde.

Cet étudiant de l’Université d’État d’Haïti est un grand passionné des questions d’environnement, de technologie et d’entrepreneuriat qui a suivi des formations en ligne sur des thématiques comme les changements climatiques, l’E-marketing et le montage de Projet ainsi que le social media manager à Google. Certifié à Young Leaders Initiative Of America (YALI), Kindy a décidé de mettre ses formations  aux services des autres. Fondateur de SPS Nation, organisme travaillant dans le secteur de l’éducation, formateur dans plusieurs événements nationaux tels que Project Management et E-marketing, Social média Manager de LIKE, le jeune Haïtien est aussi CEO de CITE ( Centre d’innovation Technologique et d’entrepreneuriat).

Pour rappel, l’Internet Society (ISOC), en partenariat depuis 2006 avec la FGI, organise chaque fin d’année une réunion rassemblant plusieurs jeunes de différents pays afin qu’ils puissent apporter de nouvelles conceptions et leurs savoir-faire pour l’amélioration de la technologie. Et pour participer à ce forum, chaque jeune doit avoir au moins 25 ans, être actif et influent dans le domaine de la technologie et avoir l’aptitude de présenter un projet d’impact mondial. Ils étaient quatre mille dans le monde à avoir postulé mais on en a finalement retenu cent cinquante (150) qui ont passé un mois à suivre des formations en ligne pour présenter leurs projets.

Ahlin ACCROBESSI

Togo : GoZem prend place

L’application de réservation de Moto-Taxi (Zemidjan) dans la ville de Lomé est enfin opérationnelle. Comme annoncé quelques mois plus tôt, les premiers utilisateurs ont pu tester ce nouveau service qui entend faciliter la manière même de se déplacer pour vaquer à ses occupations.

Dans un premier, tous les habitants de la capitale Lomé  peuvent télécharger gratuitement l’application GoZem pour smartphone disponible sur Android. Il ne restera plus qu’à entrer un emplacement de départ (selon le besoin du client) et sa destination puis  solliciter un moto-taxi depuis son smartphone.

« Nous sommes fiers de démarrer nos opérations au Togo et d’offrir un service aux utilisateurs qui renforcera la sécurité, la qualité et fixera un prix au kilomètre de la course pour l’utilisateur et le chauffeur », déclare Emeka Ajene,  le Directeur Général de GoZem.

GoZem est pensée pour faciliter les déplacements aussi bien pour les utilisateurs que les conducteurs. Le prix estimatif de la course est annoncé à l’avance et le paiement pourra être effectué en espèces, via Flooz, T-Money ou carte de crédit.

Pour Farouk Tchabana, le responsable des opérations,  des précautions ont été prises pour garantir la sécurité des passagers. Dans ce sens, une formation  personnalisée a été faite plus tôt à tous les conducteurs. « Nous mettons un accent important sur la sécurité des passagers et des chauffeurs grâce à des casques certifiés DOT et une formation détaillée sur les règles de conduite », a-t-il affirmé.

Il faut noter que GoZem a mis en place un système de parrainage permettant de  gagner 500 FCFA à chaque inscription de nouvel utilisateur. L’utilisateur existant ainsi que le nouvel utilisateur gagneront chacun 500 FCFA à utiliser pour commander des Zemidjans.

Après le Togo, l’entreprise compte ratisser large en mettant le cap sur d’autres pays du continent africain cette fois sur différents types de véhicules. La société ouvrira en 2019 au Bénin, au Cameroun ainsi qu’au Burkina Faso et au Mali.

 

 

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Ghana : Des awards pour le e-commerce

Le Ghana organise pour la première fois, des awards pour le «e-commerce ». Ces compétitions permettront de distinguer en fin novembre les meilleurs acteurs évoluant dans le commerce électronique et qui arrivent à faciliter la vie des consommateurs.

Le Ghana est entrain de mettre de l’ordre dans le secteur du commerce en ligne. Ce qui n’est pas forcément le cas pour d’autres pays. Cette saison, les meilleurs sites de commerce en ligne seront distingués.

Les récompenses seront aussi destinées aux personnes et entreprises qui excellent dans le domaine et qui, surtout, font preuve d’innovation dans la manière de faire du commerce électronique au Ghana.

Pour Paul Asinor, directeur de l’événement à OML Africa, ce concours permettra d’asseoir une saine concurrence dans le secteur et mettre en lumière les meilleurs acteurs. Ce qui revient à rechercher la satisfaction du client avant tout. «Nous voulons que les acheteurs en ligne ghanéens aient la qualité qu’ils recherchent. Les acheteurs en ligne devraient avoir les produits livrés rapidement. Les acheteurs en ligne ne devraient pas être victimes de cybercriminalité. Les acheteurs en ligne devraient pouvoir retourner les produits endommagés grâce à une ‘politique de retour’ fiable proposée par les détaillants en ligne », a-t-il déclaré.

200 nominations ont été reçues de plus de 100 personnes et organisations, la plateforme d’achat en ligne  mallghana.com  arrive en tête en termes de nombre de nominations pour les catégories de prix avec 11 nominations. Elle est suivie de la plateforme de commande en ligne,  pizarea.com  et  rosefabricsgh. .com , un magasin de tissus en ligne leader avec 8 nominations chacun.

Le groupe Jumia, Ahwenepa. com et le magasin de vente en ligne, Africakart. com ont tous 7 nominations chacun. Il y a d’autres nominés comme Zoobashop, Melcomonline, Aramex, DHL, Electromart, Mazzuma, AlexPay, Zeepay, Flutterwave, SynCommerce, MarketExpress, ZongoMart.

Sans être exhaustif, des prix comme «Meilleur détaillant en ligne de l’année», «Meilleurs entrepreneurs en commerce électronique masculins et féminins»; «Meilleure expérience de l’année en matière de gouvernement électronique»; «Meilleur détaillant multicanal de l’année»; «Meilleure innovation en matière de commerce électronique dans les paiements»; «Meilleure entreprise de livraison de commerce électronique de l’année» seront décernés.

Crédit photo : Mfidie

Maroc : Orange lance sa plateforme de cyber défense

L’opérateur Orange a annoncé son projet de cyber défense, un centre de sécurité au Maroc, consolidant ainsi la présence de la société en Afrique du Nord. Le nouveau centre donnera lieu à des partenariats avec des instituts pour concourir à l’émergence d’une future génération d’experts en cyber sécurité en Afrique.

« Ce nouveau centre nous assurera une ferme position sur le marché marocain et fera d’Orange Cyberdéfense du Maroc le centre névralgique pour répondre aux exigences des entreprises des pays d’Afrique francophone où le groupe Orange est déjà présent. Notre but est de devenir le leader de la cybersécurité en Afrique francophone », a affirmé Michel Van Den Berghe, PDG d’Orange Cyberdéfense.

Établie dans la ville de Casablanca, le nouveau centre de cyber défense  recevra 50 des plus grands professionnels de la cybersécurité de la contrée et s’appuiera sur l’assistance du centre d’excellence d’Orange de la cybersécurité en France. Orange emploie présentement environ 1 300 experts en France et dans le monde. La plateforme de cybersécurité de l’opérateur téléphonique a choisi de faire de la capitale économique une étape de son déploiement à l’international. Pour s’entourer des compétences les plus exigeantes, «la nouvelle structure ambitionne de recruter les meilleurs profils localement, et pourra s’appuyer sur les centres d’expertise du numéro 1 français de la cybersécurité», indique Orange.

Afin d’accélérer son évolution, ce Hub sera engagé dans une allure de formation et d’accompagnement des jeunes recrues par des partenariats avec de grandes institutions qui contribueront à l’instruction des techniciens en cybersécurité. Orange Cyberdéfense invente, réalise et contrôle les systèmes de défense qui protègent les actifs nécessaires de ses clients. Les prestations qu’offrira le centre dans le pays seront les mêmes que celles déjà présentées en France. Elles iront du conseil et des essais de pénétration (Pentests), à l’installation de méthodes de protection, mais également aux services de surveillance avec un Cyber Soc et un Centre de réponse et d’alerte aux attaques informatiques.

Crédit photo : Twitter

AHLIN ACCROBESSI

 

Insuffisante qualité de réseaux : Gabon Telecom et Airtel Gabon dans le collimateur de l’Etat

Une mauvaise qualité de télécommunications n’est désormais plus tolérable au Gabon. Le ministre de la Communication et de l’Economie numérique a exigé à l’Arcep, à l’occasion de la présentation des résultats du 12e Audit de la qualité des réseaux mobiles, de sanctionner  Gabon Telecom et d’Airtel Gabon.

Selon Guy-Bertrand Mapangou, ces deux opérateurs ne se contentent d’améliorer la qualité de leurs réseaux que dans les agglomérations où ils tirent le plus d’avantages financiers et ceci malgré le cahier des charges et des mises en demeure ayant découlé de l’audit de 2016. Au regard des résultats du 12e audit, il ressort que seules Libreville et Port-Gentil jouissent d’une excellente couverture de qualité. Les zones rurales ne semblent pas prises en compte dans les plans de déploiement des deux opérateurs.

Avec les résultats de la dernière campagne nationale de mesure de la qualité de service des réseaux de téléphonie mobile, s’étant déroulée du 20 août au 18 septembre 2018, le régulateur dénombre désormais un total de 118 engagements non respectés par les deux opérateurs, soit 61 pour Airtel Gabon et 57 pour Gabon Telecom.

« Globalement, les deux réseaux remplissent les exigences des cahiers des charges sur Libreville et Port-Gentil, mais pas sur le reste du pays. Il y a une certaine rupture qui a été remarquée, qu’il va falloir rectifier rapidement », a conseillé l’auditeur Patrice Miconi, le patron de PMI Conseil.

Guy-Bertrand Mapangou a prévenu que l’Etat gabonais sera intransigeant cette fois-ci.« En 2016, vous avez prétendu que 6 mois c’était trop court pour vous permettre de corriger les manquements observés. On vous a donné 2 ans. Vous n’avez rien fait pour réformer la qualité de vos réseaux. Or, on vous a fait des commodités d’installation qui, au final, ne vous servent qu’à faire plus d’argent sans en faire bénéficier le pays. Vous n’allez pas continuer de vous amuser de votre associé qu’est l’Etat gabonais. Ce n’est pas aimable », s’est-il emporté.

Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) , Lin Mombo, a garanti au ministre que des démarches fermes seront engagées conformément aux textes en  vigueur.

Crédit photo : procurious

AHLIN ACCROBESSI

 

L’entrepreneuriat au cœur de l’ « Africa Talks Jobs »

Plus de 160 représentants de plusieurs secteurs provenant de toutes les régions d’Afrique, ainsi que de l’Europe se sont retrouvés à la Commission de l’Union africaine (CUA) à Addis-Abeba les 30 et 31 octobre 2018 dans le cadre de l’Africa Talks Jobs. Ils ont ensemble échangé sur la manière de promouvoir l’entrepreneuriat et les startups dirigées par des jeunes sur le continent.

Selon un communiqué de presse distribuée par APO, « Les participants ont discuté de la manière de fournir à la prochaine génération de l’Afrique les compétences utiles qui augmentent la productivité des entreprises – notamment des façons d’engager le secteur privé dans le développement des compétences ».

Cette édition a permis aux différentes parties prenantes de faire des recommandations pouvant aller dans le sens du développement de la culture entrepreneuriale dès la base. Pour un écosystème d’entrepreneurial favorable, l’Union africaine et les États membres sont conviés à améliorer puis mettre  en œuvre des approches adéquates en matière de politique, institutionnelle et réglementaire pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Dans le même sens,  il a été suggéré que le  système éducatif puisse être un catalyseur dans la préparation des jeunes pour l’entrepreneuriat. Ainsi, de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur, des expériences d’apprentissage concret et l’acquisition de compétences pratiques doivent être mises en valeur.

Le renforcement des partenariats entre le secteur privé et les pourvoyeurs d’éducation a été aussi souligné pour dit-on avoir « les  ressources techniques et financières pour soutenir les startups dirigées par des jeunes via l’établissement de pôles d’incubation et de centres d’entrepreneuriat nationaux et régionaux ».

Le  Commissaire de l’UA en charge des ressources humaines, des sciences et de la technologie, S.E. la professeure Sarah Anyang Agbor, a souligné que : « les partenariats stratégiques et la collaboration avec le secteur privé sont la clé pour exploiter au mieux la démographie de la jeunesse, créer de l’emploi et promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes ».

Crédit photo : APO

Le Cap-Vert et la Guinée seront bientôt interconnectés

Le Cap-Vert et la Guinée seront bientôt reliés par un câble sous-marin en fibre optique baptisé  « Cap Amílcar Cabral ». Un accord a été signé à cet effet le 23 octobre dernier entre la Guinéenne de large bande (Guilab) et Cabo Verde Telecom, l’opérateur historique du Cap-Vert. La coopération, concrétisée à Praia, entre le directeur général de Guilab, Mohamed Diallo et José Luís Livramento, le président du Conseil d’administration de CV Telecom, entre dans le cadre de la stratégie d’intégration régionale à travers les télécommunications.

Le projet, dont le budget s’élève à environ 44 millions de dollars américains, est réparti entre CV Telecom, Guilab et les parties qui se raccorderont au partenariat. « Nous allons nous joindre à d’autres parties prenantes pour reprendre ce projet, à savoir la Sierra Leone, la Mauritanie et les pays voisins de la côte ouest-africaine », a déclaré José Luís Livramento. Mohamed Diallo a ajouté que le protocole a pour visées de sécuriser le trafic international de la Guinée. Il faut dire que le choix du Cap-Vert pour réaliser ce besoin est dû à sa situation géographique.

Avant le paraphe du protocole d’accord, chaque partie avait réalisé une étude de faisabilité du plan. Côté Cap-Vert, l’opération a été réalisée par l’ancienne Agence nationale de la communication (ANAC). Du côté de la Guinée, c’est Guilab qui a effectué le travail.

Cette collaboration rehausse l’image du Cap-Vert puisqu’en juin 2007, l’archipel est devenu le deuxième pays du monde, après le Botswana à passer de la catégorie des pays les moins avancés à celles ayant atteint un stade de développement intermédiaire.

Les technologies de l’information et de la communication ont joué un rôle important dans cette progression. En 2005, le gouvernement capverdien avait libéralisé ce secteur et a pris des mesures visant à encourager la concurrence. L’opérateur historique, Cabo Verde Telecom (CV Telecom), principal fournisseur de services Internet a été partiellement privatisé en 1995. Depuis lors, les parts appartenant au gouvernement ont été progressivement vendues.

 

Ahlin ACCROBESSI

 

Le Rwanda devient le hub africain du géant Alibaba

Paul Kagamé va encore susciter de l’admiration un peu partout dans le monde. Le président rwandais a réussi à faire installer le hub africain du groupe Alibaba, le géant du commerce en ligne chez lui au Rwanda.

Les rencontres entre Paul Kagamé et le fondateur d’Alibaba, Jack Ma ont fini par payer. Le tout premier hub africain de la plateforme mondiale de commerce électronique (eWTP) vient d’être installé au Rwanda. Il donnera aux entreprises locales l’opportunité de proposer leurs produits et services  à plus de 500 millions de clients répartis aux quatre coins de la planète.

Pour Jack Ma, le fait pour certain de penser que le Rwanda est en manque d’infrastructures n’est pas un obstacle. Il est bien vrai que certains analystes estiment que le pays de Kagamé n’est pas prêt pour accueillir Alibaba mais l’entrepreneur n’est pas sur cette même longueur d’onde.

Le Rwanda manque « d’Internet sophistiqué, de logistique, de marché, de paiement et que tout n’est pas prêt » selon des investisseurs proches du milliardaire. Ce dernier leur a dit que ce manque est justement le motif de sa venue. « J’ai dit, c’est pourquoi nous sommes venus ici », explique-t-il. « Lorsque d’autres personnes se plaignent, nous saisissons cette opportunité et l’Afrique d’aujourd’hui est bien meilleure que la Chine, d’il y a 90 ans », a-t-il affirmé.

Dans la foulée, Alibaba a signé trois accords avec le Rwanda. Ils visent entre autres à promouvoir la destination Kigali avec une des filiales du groupe chinois,  renforcer la coopération en faveur du développement économique du Rwanda, en permettant le commerce transfrontalier des produits rwandais aux consommateurs chinois, en facilitant le tourisme au Rwanda et en facilitant la croissance de l’économie numérique du Rwanda.

Jack Ma n’a pas manqué de lancer un défi personnel aux entreprises rwandaises. Son souhait est de les inciter à tirer pleinement parti de cette technologie de commerce en ligne. « Je souhaite mettre au défi les entreprises et les jeunes rwandais, hommes et femmes, de tirer pleinement parti de cette technologie », a-t-il lancé. Il faut noter qu’un projet de renforcement de capacités des universitaires, des décideurs et des entrepreneurs sur la manière de développer une économie numérique est aussi en ligne de mire.

Sénégal : l’ARTP étudie les possibilités d’introduction de l’Internet des Objets

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal a lancé une consultation publique sur l’Internet des Objets (IoT). Le but  est de réunir les avis et recommandations des acteurs du secteur TIC sur cette récente portion de marché en augmentation à travers le continent. Un formulaire est téléchargeable gratuitement à cet effet sur le site web de l’organe public.

Le régulateur télécoms désire par cette prospection, définir un cadre adapté qui déterminera les usages de l’IoT; les technologies réseaux sur lesquelles le service pourrait être étendu; le régime juridique auquel seront soumis les pionniers de ce nouveau réseau ; les fréquences télécoms à leur concéder et les mesures de sécurité pour protéger les données personnelles des utilisateurs.

Le régulateur télécoms souhaite obtenir les réponses à la consultation publique au plus tard le 30 novembre, par courrier électronique adressé à l’ARTP. Une combinaison de l’intégralité des avis sera publiée par le régulateur dans un souci de transparence afin  que tous les acteurs soient au même niveau d’information.

Au Sénégal, toute activité de télécommunication proposée par un acteur identifié doit s’insérer dans un régime juridique singulier prévu par le Code des Télécommunications : ces régimes sont la Licence, l’Autorisation et la Déclaration entre autres. La Licence permet d’opérer un réseau de télécommunications pour la fourniture de services téléphoniques fixe et mobile, d’Internet.

Elle est accordée suite à un appel d’offre de l’Etat. L’Autorisation est destinée à l’exploitation de réseaux indépendants et aux activités de Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) et d’opérateurs d’infrastructures. L’Autorisation, plus allégée, est accordée, après demande auprès de l’Autorité gouvernementale.

Pour rappel, l’Internet des Objets (IdO) ou Internet of Things (IoT) en anglais est un terme qui suscite de plus en plus d’intérêt auprès des spécialistes du secteur de l’économie numérique. C’est en termes simples l’extension d’Internet à des choses et à des lieux du monde physiqu tels que les montres, voitures, bref tout ou presque ce que l’on utilise au quotidien.

Apparu il y a quelques années, ce concept gagne en réputation du fait des immenses opportunités qu’il pourrait représenter aux entreprises et aux fournisseurs de services.

 

Ahlin ACCROBESSI

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