Ouganda : MTN a une carte de paiement virtuelle

MTN Ouganda en partenariat avec Mastercard et United Bank for Africa (UBA) a annoncé un nouveau service de payement sans carte physique. Le trio travaille sur le déploiement d’une carte de paiement virtuelle pour rendre les transactions en ligne plus pratiques à l’échelle mondiale.

Ce partenariat à trois sera le point de départ d’une ère où les clients utiliseront une carte virtuelle pour effectuer des achats ou des paiements dans le monde entier. Ils peuvent se faire dans n’importe quel centre acceptant MasterCard comme moyen de paiement. Les consommateurs pourront bientôt dire adieu aux cartes physiques.  C’est du moins ce que le trio MTN, UBA et Mastercard a fait savoir.

Un large éventail de solutions de paiement numérique de pointe en Ouganda pourra découler de ce présent partenariat. Pour les utilisateurs, ils n’auront plus besoin d’avoir des cartes physiques à traîner partout avec eux. Il suffira d’avoir une autre en ligne reliée à son compte mobile money et le  tour est joué. Les courses habituelles à l’instar des achats en ligne et autres activités similaires peuvent se faire aussi en ligne et au clic.

Le MTN MoMocard, du nom de cette carte virtuelle est lié au   compte Mobile Money des clients. C’est-à-dire que tout peut être fait et suivi depuis un téléphone portable. « UBA est heureuse d’être le partenaire bancaire Mastercard et MTN sur cette étape projet qui améliore non seulement la commodité pour l’argent mobile clients, mais aussi l’utilité du service. Le banque reconnaît le rôle de la technologie dans l’amélioration de la prestation de services financiers et accueille les futurs partenariats similaires », explique Johnson Agoreyo, Directeur général de l’UBA.

Chaque paiement via MTN MoMocard sera facturé 3% du montant de la transaction. Ces frais seront défalqués du compte MTN MoMo du client. L’abonné peut annuler quand il le voudra sa souscription au service. Néanmoins, le montant sur la carte ne peut en aucun cas être retiré en espèce. Il est seulement destiné aux paiements en ligne.

 

Credit photo : Theworldnews

 

In Tanzania, Tigo launches 4G+

Goodbye to the Slow surfing and the long waiting to download or browse in Tanzania. Welcome to the new digital experience with the 4G+ of  Tigo Tanzania. The international telecommunications and media company Milicom International Cellular SA has officially launched his 4th generation plus network (4G+) last week. The new mobile technology which is going to add a value of change to tanzanians internet users.

The Tigo’s 4G+ is a faster network that reaches the speed of 120 Mbps per second which is twice the speed of the 4G. According to Jerome Albou the chief technical and information officer of Tigo Tanzania, this technology has increased the availability of a fast network for data customers in Tanzania. In fact during the launching ceremony of this network at Dar es Salaam, he said: « we are setting the pace among mobile service providers and catapulting technology to the highest heights of digital offering in the country ».

It is obvious that the Tigo Staff is aware of the high impact of this technology in Tanzania’s telecommunication history. Tarik Boudiaf, the Chief commercial officer of Telecoms company said: «  we are proud that with the launch of 4G+ network, our company has again put Tanzania on a global telecommunications map. We are now competing with the developed nations who are currently rolling out 5G technology ».

For the meantime, the 4G+ is present in only 5 towns: Dar es Salaam, Dodoma, Arusha, Moshi and Morogoro. It will be progressively enlarged to the remaining 22 towns which are already using the 4G.

Furthermore, Tigo Tanzania is expecting to attract new customers in order to become the first on telecoms mobile market which is a threat to Vodacom the current number one mobile operator in Tanzania.

The question is: is Vodacom going to take up the challenge or give way to Tigo ?

 

Photo  credit :Tigo

 

Lyda Gbadji

 

TogoPAY, un véritable couteau à double tranchant ?

Le conseil des ministres de ce jeudi 20 septembre a annoncé la création prochaine de TogoPAY.  Cette solution que souhaite proposer l’Etat togolais devra faire de  l’interopérabilité des services financiers électroniques, une réalité. Mais une fois encore,  les avis restent partagés sur le sujet. Il y en a qui estiment que l’initiative est à saluer sur toute la ligne. D’autres, par contre pensent que c’est un moyen pour l’Etat de faire concurrence à ses propres startups fintech qui proposent des solutions similaires. Est-ce une histoire de gros poissons qui mangent les petits ?

C’est un conseil des ministres qui touche un problème réel : faire des transactions via mobile entre opérateurs de téléphonie. Il annonce une solution qui fait la fierté de plus d’un déjà à la lecture de certains commentaires sur les réseaux sociaux.  Le fameux TogoPay est censé interconnecter les clients des services de transferts d’argent via mobile que sont Flooz et Tmoney.  Cela suppose qu’un  client TMoney de Togo Cellulaire pourra transférer de l’argent sur le compte d’un client Flooz de Moov et vice-versa. Plus loin, il est aussi possible de faire des transactions vers des banques ou autres institutions de microfinance. En termes simples, les dépôts sur un compte bancaire peuvent être faits depuis un compte mobile money.

« Au regard des avantages qu’un tel système peut apporter à notre pays, le conseil des ministres a autorisé la Ministre chargée de l’économie numérique ( Cina Lawson, ndlr) de conduire toutes les diligences nécessaires à la création de TogoPAY, une plateforme interopérable de paiement électronique qui sera réalisée dans le cadre d’un partenariat public/privé afin d’en assurer l’efficacité et l’efficience », lit-on dans le communiqué sanctionnant le conseil des ministres.

Le Togo compte avec TogoPAY devenir le premier pays de l’UEMOA à mettre en œuvre une telle initiative.

 

Une concurrence aux startups locales ?

 

Nul ne connaît les réelles raisons ayant poussé les autorités togolaises sur cette voie. Pour certains, cette initiative  n’est pas à louer de quelque manière que ce soit. Elle vient plutôt réduire à zéro les efforts de certaines startups fintech  dont l’ambition principale est de faciliter les transactions entre utilisateurs et ceci peu importe l’opérateur et le pays. Cela va sans dire qu’il n’y a pas véritablement de distinctions de réseau. Un client d’un opérateur au Togo peut envoyer de l’argent à un autre de la  Côte d’Ivoire. C’est un peu le cas de la solution locale Mojipay.

Il s’agit d’une « solution de transfert d’argent en ligne, accessible depuis un smartphone, PC ou tablette. Elle permet d’envoyer de l’argent directement sur un compte mobile money. La diaspora africaine est la principale cible de Mojipay puisqu’elle envoie régulièrement de l’argent vers le continent.  La solution propose aussi le transfert d’argent en Afrique, de Mobile Money à Mobile Money quelque soit l’opérateur et quelque soit le pays. La startup se donne pour mission d’accélérer l’inclusion financière en Afrique », expliquions-nous dans un de nos articles.

 

TogoPay serait-il un couteau à double tranchant ?

 

Assou Afanglo ( afangloassou@gmail.com)

 

WhatsApp se mettra bientôt en mode ‘sombre’

C’est  l’une des nouveautés qu’attendent beaucoup d’utilisateurs. WhatsApp suit la tendance et s’apprête à lancer le mode ‘sombre’ pour les utilisateurs qui aiment passer des heures la nuit  à lire des messages de leurs proches. Cette mise à jour pourrait non seulement faciliter la lecture en soirée mais aussi augmenter la durée de vie de la batterie.

S’il vous arrive de passer une partie de vos nuits à lire et relire des messages de vos proches tard dans la nuit, sachez que le géant WhatsApp a pensé à vous. Il sait ce que vous aimez. De plus, la surbrillance des écrans de téléphone ‘agressent’ les yeux pour rien.

L’annonce de la  nouvelle mise à jour n’émane pas directement de l’entreprise américaine mais bien d’une fuite. Le site WABetaInf est réputé comme dévoilant les fuites de mises  à jour de l’application du fameux whatsApp.

Le  site a posté sur Twitter: « je suis heureux de donner exclusivement la bonne nouvelle: WhatsApp travaille enfin sur un Dark Mode! C’est un rêve. Il y a beaucoup de références secrètes importantes dans les mises à jour récentes ».

 
Pas si nouvelle comme fonctionnalité

 

Cette fonctionnalité sur laquelle WhatsApp souhaite se pencher n’est pas si nouvelle que ça. Elle est déjà disponible sur d’autres applications ou réseaux sociaux populaires comme Twitter et Youtube. Très souvent désigné par ‘mode nuit ‘,  est considéré comme salutaire pour les yeux. Il vient tout simplement réduire les risques liés à l’exposition omniprésente des lumières bleues d’écran. WhatsApp en emboîtant le pas de ces autres géants ne fait que suivre la tendance pour ne pas rester en arrière.

Il faut noter que les écrans projettent une lumière bleue qui n’est pas facile à l’œil de reconnaitre. Pour s’y prendre, il faut reculer, rester à une certaine distance d’une personne exposée à sa tablette ou sa télévision dans le noir. Ces lumières sont aussi appelées lumière à Haute Energie Visible (ou HEV).

 

Le Camerounais Arthur Zang émet une carte de paiement électronique

Nouvelle illustration positive de l’ingénieur camerounais Arthur Zang. L’inventeur du Cardiopad, première tablette médicale africaine, a signé le 17 septembre dernier à Yaoundé, une convention de partenariat avec la Campost, l’entreprise postale publique du Cameroun, en vue de l’exploitation de la Zcard, une carte à puce permettant d’effectuer des paiements grâce à des terminaux électroniques.

Ce partenariat consacre ainsi le lancement officiel de la Zcard, projet qu’Arthur Zang raffinait depuis 2016, à travers la Zng Smart Card Factory. Une entreprise grâce à laquelle l’ingénieur entend créer 150 emplois directs. Pour le ministère des Postes et Télécommunications, dont le chef de département a présidé la cérémonie, le partenariat entre l’entreprise postale publique et la Zng Smart Card Factory se situe dans le cadre du souhait  du Président camerounais Paul Biya de soutenir les initiatives des jeunes dans le numérique, ainsi que des mesures engagées par le gouvernement, pour moderniser la poste camerounaise.

Né à Mbankomo le 26 novembre 1987, Arthur Zang est un ingénieur et informaticien puis PDG de Himore Medical équipements. En 2004, il obtient une licence d’informatique à l’université de Yaoundé. Il fera ensuite des études d’informatique à l’école nationale supérieure polytechnique et obtient un diplôme d’ingénieur en informatique, conception et génie logiciel en 2010. C’est au cours d’un stage d’étude en service de cardiologie, qu’il a eu l’idée de créer un logiciel pouvant reproduire sur une tablette informatique un électrocardiogramme, dans le but de le rendre accessible, via internet, à un cardiologue capable de l’analyser à distance.

Arthur Zang obtiendra plusieurs bourses par la suite pour mettre en œuvre ce logiciel diffusé sous le nom de « CardioPad », notamment d’institutions internationales ou du président camerounais, et il fait aussi appel à des financements participatifs, qui lui ont permis de lancer la fabrication de ces tablettes.

Les pièces servant à la fabrication des 300 premiers Cardiopad provenaient de la Chine. Afin de transporter ces composants électroniques de l’Empire du Milieu jusqu’au port de Douala, sa start-up Himore Medical a bénéficié d’une exonération des droits de douane concédée par le gouvernement camerounais.

 

Crédit photo : Cultureebene

Les Camerounais doivent-ils craindre une coupure d’Internet ?

Internet sera-t-il coupé au Cameroun avant, pendant ou après les élections présidentielles ? Les rumeurs s’enflent. Pour le gouvernement, il n’y a rien à craindre. C’est du moins l’assurance que donnent les  responsables du ministère des postes et télécommunications.

En Afrique, la coupure d’Internet est devenue ces dernières années,une arme pour les politiques. Que ce soit pour empêcher les fraudes à l’examen en Algérie ou pour des raisons liées à une crise sociopolitique comme au Togo, les raisons sont de diverses natures.

Internet ne sera pas coupé au Cameroun. Cela va sans dire que les Camerounais n’ont rien à craindre. Le gouvernement démentit ces rumeurs. «  Il circule sur les réseaux sociaux, des propos attribués à Mme le ministre des Postes et Télécommunications, annonçant une prétendue coupure sur toute l’étendue du territoire national du 07 au 09 septembre 2018 », lit-on dans un communiqué du ministère. Ces affirmations ne sont pas à prendre au sérieux selon le service communication du ministère. Il s’agit de ce « fake news » et d’ « informations grossières ».

 

Une habitude en Afrique

 

Ces affirmations du gouvernement sont à prendre avec des pincettes. C’est un peu la position de certaines organisations de défense du droit à internet. Abdelkerim Yacoub Koundou Goumi, le représentant d’Internet Sans Frontière pour l’Afrique Centrale reste en alerte.

« Nous avons eu des cas en Afrique centrale, par exemple au Tchad. Il y a eu même des coupures d’Internet au Mali, lors des dernières élections. Donc, cela devient une habitude en Afrique. Les gouvernements préfèrent couper Internet, alors qu’internet est un outil fondamental dans la consolidation de la démocratie en Afrique. Il contribue à la transparence, à l’équité, à l’effectivité des votes et au contrôle des voix, indique-t-il à nos confrères de Deutsche Welle.

Addelrim assure que le gouvernement camerounais a promis qu’il ne coupera pas Internet. Le respect de cet engagement est capital. Dans le cas contraire,rassure-t-il, des outils juridiques internationaux et africains seront utilisés pourfaire respecter les droits numériques des citoyens.

 

 

Le numéro 6 du magazine « Moi entrepreneur » célèbre les femmes

Le magazine en ligne et gratuit « Moi entrepreneur » fait son chemin. Sa nouvelle parution met en exergue le génie conjugué au féminin. Autrement dit, cette parution met en valeur le parcours de ces femmes réparties sur le continent africain ou encore de la diaspora et dont le sens d’engagement et le travail ne laissent personne indifférente.

L’histoire entre l’Afrique, mieux le développement de l’Afrique et les femmes est une histoire d’amour indicible. Dans les villes, les campagnes, les entreprises ou partout ailleurs, les femmes font montre d’une capacité de gestion, de batailles qui laissent admirateurs les hommes.

Ce n’est pas l’équipe du magazine Moi entrepreneur qui dira le contraire. Leur numéro du mois de septembre en dit long. La dream team pilotée de main de maître par Mérimé Wilson dévoile ces femmes qui inspirent tout un continent. Elles sont surnommées «  les phenomenal women ».

« Les ‘Phenomenal Women’, ce sont les femmes afro – descendants venant de tous les coins et recoins de l’Afrique, pour ce premier acte, nous nous sommes focalisés sur les guerrières camerounaises. Nous avons choisi notre camp, être aux côtés des femmes africaines qui font la différence. Ce numéro spécial appellera sans aucun doute d’autres, car nos héroïnes méritent bien plus », souligne le directeur de publication dans son éditorial.

Dans ce nouveau numéro, les lecteurs auront à ne découvrir rien que des femmes battantes telles que Acèle Nadale, Fondatrice du magazine littéraire www. afrolivresque.com, curatrice, modératrice et facilitateur en littérature et édition, Dr Laurice Thierry Tomté qui séduit l’Allemagne par ses prestations d’ophtalmologue. Cette dernière est d’ailleurs classée parmi les 10 meilleurs ophtalmologues du pays de Goethe.

Ce numéro 6 de votre magazine contient une interview de Corine Yonké, une dame qui se bat comme « Community organizer » pour sensibiliser sur la place des femmes dans la société africaine, le respect de la femme mais aussi contre les abus faits aux femmes et aux enfants. Son initiative W4K lui permet de donner aux femmes la place qui leur revient. Elle en parle de long en large lors de l’interview qui lui a été accordée.

 

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« Meet Africa », un programme qui fait de l’entrepreneuriat en Afrique son fer de lance

Accompagner les jeunes de la diaspora africaine en Europe à entreprendre dans leur pays d’origine.  C’est ce que vise le programme “Meet Africa”. Depuis près de deux ans,il fait son petit bonhomme de chemin et  aide des jeunes issus de plusieurs pays africains à l’instar de la Tunisie, de l’Algérie, du Cameroun, du Mali, du Maroc ou encore du Sénégal. La plupart sont des diplômés de l’enseignement supérieur français ou allemand et sont assistés dans la création des entreprises technologiques ou porteuses de solutions innovantes.

En soutenant ces projets, Meet Africa entend contribuer à la dynamisation des territoires et à la création de richesses et d’emplois qualifiés à long terme. En tout 80 lauréats ont bénéficié du financement et de l’encadrement. Un accompagnement qui s’est surtout axé sur des actions de coaching et de conseils dans le but de renforcer la performance des projets ainsi que des appuis à l’accès au financement.

Environ 1,7 million d’euros, c’est le montant mis à la disposition de ces lauréats par l’Union Européenne (UE) et le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) en plus d’un cofinancement du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

40 des lauréats ont participé la semaine dernière à Tunis à un cycle de formations sur mesure couvrant des sujets clés relatifs à l’étape de lancement de leur activité. La clôture de ces journées a  été marquée par la présence du Secrétaire d’État à l’Économie numérique, Habib Dababi, de hauts représentants de l’Ambassade de l’Union européenne ainsi que du Directeur général adjoint de l’agence publique française Expertise France, Hervé Conan.

La seconde phase de Meet Africa est en préparation et le programme entend s’élargir à des diplômés de l’enseignement supérieur résidant dans d’autres pays européens autres que la France et l’Allemagne ainsi qu’à plus de pays d’origine.

Pour rappel, près de 373 mille étudiants africains sont en mobilité. Ce chiffre représente 10% de la mobilité étudiante mondiale. Et c’est l’Union Européenne qui accueille près de leur moitié.

Simon Tiemtoré, un entrepreneur symbole d’espoir pour le Burkina et l’Afrique

« C’est en forgeant que l’on devient forgeron », c’est fort de ce constat que le burkinabé Simon Tiemtoré s’est taillé une place dans la sphère financière africaine. Le Président du Conseil d’Administration de Vista Bank Group et fondateur de Lilium Capital fait désormais partie des spécialistes de l’investissement impliqués dans divers secteurs en Afrique. De la finance à l’énergie en passant par l’immobilier, ce burkinabé naturalisé américain a imprimé sa marque partout. Avocat-fiscaliste de formation, Simon Tiemtoré explique sa reconversion par une vision panafricaine.

Une décision qu’il ne regrette pas du tout puisqu’ en seulement trois ans, Lilium Capital s’est investi dans plusieurs projets comme celui de l’usine d’Ayka Textile, de l’usine pharmaceutique de Ouagadougou, ou encore le rachat de la banque commerciale du Burkina. Des projets ambitieux qui expliquent la présence de ce modèle de entrepreneuriat africain aux dernières assemblées générales d’Afreximbank en juillet dernier à Abuja, au Nigeria.

En acquérant par exemple la First International Banking Group , il est sûr de cela donnerait un nouvel élan à ses investissements. Cette banque baptisée Vista Bank Group par après lorgne pas mal de pays sur le continent africain. A part le Sénégal , la Gambie et la Sierra-Léone , elle sera installée si tout va bien dans 15 pays d’Afrique d’ici 2025.

Très ouvert, l’entrepreneur estime que les compétences techniques sont indispensables à tout leader pour la bonne prise de décision au quotidien. « Etant un investisseur africain basé aux Etats-Unis, travaillant avec des partenaires sur les autres continents, il faut se lever très tôt et les journées sont très longues. Il faut donc être serein pour affronter les challenges, garder la tête froide… », reconnait-il.

A part la présidence de Lilium Capital et Vista Bank Group, Simon Tiemtoré siège également au conseil d’administration du Centre d’affaires Afrique-USA de la Chambre de commerce des Etats-Unis (AmCham), en plus d’être administrateur à l’Initiative for Global Development (IGD), une organisation à but non lucratif fondée en 2003 par Bill Gates et d’autres hommes d’affaires américains.

« Nous avons compris que nous avons la capacité de prendre des risques, des décisions, de créer une entreprise et d’apporter notre touche au développement de l’Afrique et pour ce faire, le secteur pour lequel nous étions mieux aguerris était l’investissement dans le domaine bancaire et financier », confie-t-il.

 

Ahlin Acrombessi 

 

 

Crédit photo : Africa Businness Magazine

Afrique de l’ouest : Orange et MainOne veulent améliorer la connectivité

L’opérateur Orange renforce ses infrastructures pour améliorer la connectivité en Afrique de l’ouest.  Orange s’engage à investir dans le câble sous-marin de MainOne sur la côte de l’Afrique de l’Ouest. La société compte ainsi renforcer sa position au sein de l’écosystème de télécommunication africain.

Les deux entreprises se disent heureuses d’avoir pu trouver un point d’entente, la signature d’un contrat. Pour ces deux entreprises, il est aujourd’hui question de fournir une connexion internet de bonne qualité aux consommateurs. Ces dix dernières années, Orange poursuit une stratégie de positionnement en Afrique.

« L’ambition d’Orange sur les réseaux internationaux est à la fois de répondre aux besoins de nos filiales de disposer d’un accès fiable au réseau haut débit mondial et d’accroître notre leadership sur le marché international de la vente en gros de services de données. Ce partenariat avec MainOne nous permettra de renforcer notre présence, avec de nouveaux atouts importants en Afrique de l’Ouest, »  se réjouit Jérôme Barré, CEO Orange Wholesale & Réseaux Internationaux.

De façon concrète, cette vision amène Orange a confié ce chantier à sa filiale Orange Marine –qu’elle détient à 100 %- pour bien suivre le projet.  Il faut dire que MainOne possède déjà un câble sous-marin d’une longueur de 7000 km depuis l’année 2010 avec des stations d’atterrissement au Nigeria, au Ghana et au Portugal. Le prochain défi sera de faire installer de nouvelles branches et stations d’atterrissement. Ces derniers passeront de Dakar au Sénégal à Abidjan en terre ivoirienne. Le projet d’après le partenariat pourrait être effectif d’ici juin 2019.

« L’essor de nouveaux services numériques en Afrique a joué, ces dernières années, un rôle crucial dans le développement social et économique. Les réseaux de meilleure qualité et les équipements aux prix plus abordables permettent de faire tomber les barrières qui freinent l’accès à nos services. C’est dans ce contexte qu’Orange, dans le cadre de sa stratégie multi-services, cherche à se positionner en tant que partenaire clé de la transformation digitale du continent. Grâce à ce nouveau partenariat, Orange garantira et améliorera l’accès direct à des services haut débit dans deux de ses pays les plus importants, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, » explique Alioune Ndiaye, Président-Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient.

A ce jour, Orange se trouve dans 20 pays en Afrique et au Moyen-Orient. Au 30 juin 2018, sa base comptait  plus de 119 millions clients.

 

Crédit photo : USTS