African Entrepreneurship Award: Treize jeunes récompensés à Casablanca

Le Groupe BMCE Bank of Africa  a dévoilé les noms des champions de la quatrième édition de l’African Entrepreneurship Award. C’était au cours d’une cérémonie organisée la semaine dernière à son siège, à Casablanca. Cette récompense qui démontre l’engagement de la banque à soutenir l’entrepreneuriat novateur en Afrique, s’est enrichie cette année de deux nouvelles catégories : « l’Innovation » et « le Sport Business ».

Ainsi, dans le domaine « Innovation », le premier prix doté d’un montant de 150.000 dollars est revenu à Jonathan Kornik de l’Afrique du Sud pour son projet « Plentify » sur la rationalisation et la diminution de la consommation d’eau et d’électricité grâce à un système de vérification relié aux chauffe-eau. Dans la catégorie « Sport », le premier prix a été remporté par Nangado Kauluma de la Namibie pour la plateforme virtuelle, «PerfectFit », disposant de cours de fitness accessibles par le web et le mobile.

Le second prix de 75.000 dollars a été attribué à Ibrahim Musisi de l’Ouganda et Aderoju Ope-Ajayi du Nigeria pour respectivement les projets «Sukuma Dance Fitness » sur les cours de danse basés sur la musique africaine et « Dolphin Aquatic Center », un centre d’apprentissage de la natation et des méthodes de sauvetage pour femmes et enfants.

Quant au prix « Des projets à haut potentiel » d’une valeur de 25.000 dollars, il est revenu à Ama Dadson du Ghana pour son projet « AkooBooks Audio » sur la transformation de la littérature africaine en ouvrages audio disponibles sur mobiles, à Anass El Hilal du Maroc pour son prototype «Medtrucks » lié à une unité mobile qui offre des soins médicaux dans des zones rurales, à Divin Arnaud Kouebatouka du Congo Brazzaville pour son « Green Tech Africa », autre modèle sur la conversion de la jacinthe d’eau invasive en absorbants naturels destinés au nettoyage industriel ainsi qu’à Christian Songwa de la RDC pour une idée de projet « Ndunda Aquaponics » sur la ferme aquaponique pour élevage de poissons et production de légumes.

 

AHLIN ACCROBESSI

 

Côte d’Ivoire : Refa célèbre l’entrepreneuriat féminin

La journée de l’entrepreneuriat féminin a été célébrée à Abidjan en Côte d’Ivoire vendredi 07 décembre dernier. Une cérémonie commémorative a été organisée en ce sens par le Réseau Entrepreneurial des Femmes Africaines.

Des femmes chefs d’entreprises, gestionnaires d’activités génératrices de revenus en provenance de plusieurs villes et communes de Côte d’Ivoire voire même de la sous-région ont pris part à cet événement.

« Une femme épanouie contribue au bien-être de sa famille, de sa communauté et de son pays. Et nous, femmes du Refa, sommes persuadées que c’est la femme qui doit être le pilier de l’émergence de toute l’Afrique », a laissé entendre Michelle Bamba, Présidente Fondatrice du Réseau Entrepreneurial des Femmes Africaines.

Le REFA a pour mission de promouvoir, développer et soutenir l’entrepreneuriat féminin . C’est cette vocation qu’elle poursuit à travers l’organisation d’une telle rencontre. Le but c’est aussi de renforcer les capacités de ces femmes entrepreneures pour qu’elles soient plus actives sur le terrain.

Les exposés ont tournés autour de trois thèmes principaux parmi lesquels le management et tutoring de la femme entrepreneure; la femme, pilier de la paix et du développement et les nouveaux produits des banques et micro-finances.

Les prochains projets du REFA ont été aussi évoqués. « Il s’agit de créer une plateforme de vente et de consommation de l’attiéké, la transformation de produits agricoles, la construction de magasins à l’endroit des commerçantes exerçant dans les rues. Le gouvernement ivoirien soutient le REFA à travers ses ministères qui encouragent toutes les initiatives de l’ONG », rapportent nos confrères d’Abidjanet.

Le REFA est une Organisation Non Gouvernementale qui rassemble des opératrices économiques, chefs d’entreprises individuelles ou sociétaires. Son champ d’action couvre tous les secteurs de l’activité économique africaine. Elle favorise un meilleur climat des affaires aux femmes en Afrique et dans le monde à travers l’assistance et le conseil, la formation, l’information, l’accès au financement, la protection sociale.

Crédit photo : Abidjanet

Zambie: Tapera redonne vie aux huiles alimentaires usagées

Savez-vous qu’on pouvait faire le plein d’un véhicule avec des huiles alimentaires recyclées ? Et bien, c’est possible ! Ce « miracle», c’est Tapera Industries qui le réalise. Cette start-up zambienne produit avec succès du biocarburant, ainsi que des savons, issus de déchets onctueux convertis en matière première. Elle soutient en parallèle la production de l’huile de jatropha, encore peu développée.

Fondée en 2009, la start-up a d’abord pris la forme d’un projet-pilote visant à déterminer la faisabilité d’une telle entreprise. Les huiles sont recueillies auprès des hôtels et des restaurants, mais aussi des grossistes qui ne savent plus quoi faire de leurs réserves d’huiles alimentaires périmées. Celles-ci, qui étaient jusque-là rejetées dans la nature sans autre forme de traitement, trouvent alors une seconde vie. En une année, Tapera Industries est passée de quelques camions ravitaillés en biocarburant à plusieurs dizaines de véhicules. Plus de 300 000 litres de biodiesel ont ainsi été produits à partir d’huiles alimentaires usagées. Un carburant alternatif et durable, qui s’est même révélé moins cher que le gasoil.

Tapera Industries s’est aussi diversifié en se lançant dans la fabrication de savons naturels. Sa manière consiste à transformer les huiles végétales en savon et en glycérine, ce qui permet d’obtenir des produits efficaces, et plus faciles à rincer que leurs semblables chimiques. Un shampoing dénommé « Tapa Chinkondia » est lui aussi fabriqué à partir d’huiles végétales, et certifié sans produit chimique. Dans l’optique de garantir le savoir-faire, la start-up travaille étroitement avec des fermiers zambiens, qui trouvent ainsi de nouveaux débouchés pour leur production.

Toutefois, Tapera Industries vise plus loin. Elle cherche surtout de nouvelles matières premières, dont l’exploitation durable permettrait de remplacer définitivement les produits chimiques. Une grande attention est accordée ainsi au jatropha, arbuste originaire d’Amérique centrale, et qui s’est beaucoup répandu en Afrique. « A partir de ses graines, il est possible de produire des savons et des biocarburants, tandis que la biomasse résiduelle est une mine bon marché de protéines pour le bétail », explique l’entreprise.

 

Crédit photo : Le Hub

Ahlin ACCROBESSI

 

L’entrepreneuriat au cœur de l’ « Africa Talks Jobs »

Plus de 160 représentants de plusieurs secteurs provenant de toutes les régions d’Afrique, ainsi que de l’Europe se sont retrouvés à la Commission de l’Union africaine (CUA) à Addis-Abeba les 30 et 31 octobre 2018 dans le cadre de l’Africa Talks Jobs. Ils ont ensemble échangé sur la manière de promouvoir l’entrepreneuriat et les startups dirigées par des jeunes sur le continent.

Selon un communiqué de presse distribuée par APO, « Les participants ont discuté de la manière de fournir à la prochaine génération de l’Afrique les compétences utiles qui augmentent la productivité des entreprises – notamment des façons d’engager le secteur privé dans le développement des compétences ».

Cette édition a permis aux différentes parties prenantes de faire des recommandations pouvant aller dans le sens du développement de la culture entrepreneuriale dès la base. Pour un écosystème d’entrepreneurial favorable, l’Union africaine et les États membres sont conviés à améliorer puis mettre  en œuvre des approches adéquates en matière de politique, institutionnelle et réglementaire pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Dans le même sens,  il a été suggéré que le  système éducatif puisse être un catalyseur dans la préparation des jeunes pour l’entrepreneuriat. Ainsi, de la petite enfance jusqu’à l’enseignement supérieur, des expériences d’apprentissage concret et l’acquisition de compétences pratiques doivent être mises en valeur.

Le renforcement des partenariats entre le secteur privé et les pourvoyeurs d’éducation a été aussi souligné pour dit-on avoir « les  ressources techniques et financières pour soutenir les startups dirigées par des jeunes via l’établissement de pôles d’incubation et de centres d’entrepreneuriat nationaux et régionaux ».

Le  Commissaire de l’UA en charge des ressources humaines, des sciences et de la technologie, S.E. la professeure Sarah Anyang Agbor, a souligné que : « les partenariats stratégiques et la collaboration avec le secteur privé sont la clé pour exploiter au mieux la démographie de la jeunesse, créer de l’emploi et promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes ».

Crédit photo : APO

La togolaise Akuto Tchilalo Patinvoh, une des lauréates de TEF 2018

La togolaise Akuto Tchilalo Patinvoh est la seule femme des sept  entrepreneurs togolais sélectionnés par la Fondation Tony Elumelu , du nom du milliardaire et homme d’affaires nigérian. Il s’agit d’un ensemble d’entrepreneurs africains choisis dans la catégorie Transformation et Agribusiness. Un fonds de 5000 Dollars US ainsi qu’un suivi leur sera offert  pour les assister dans  le développement de leurs projets respectifs.

Au total, 150 000 Africains ont  déposé leur candidature pour rejoindre la 4e promotion du programme entrepreneurial de la Fondation Tony Elumelu (FTE). 1000 entrepreneurs porteurs de projets novateurs ont été sélectionnés après étude.

Les entrepreneurs ayant retenu l’attention de la fondation se voueront au programme destiné aux jeunes entrepreneurs africains. Le programme s’étend  sur 10 ans et est doté de 100 millions de dollars. Parmi les Togolais retenus, on remarque une présence féminine : celle de Christelle Akuto Tchilalo Patinvoh. Passionnée du Made in Africa, la jeune femme ne ménage aucun effort pour atteindre ses ambitions. Sa disposition d’apprentissage et d’adaptation font d’elles une entrepreneure hors pair. Après trois ans passés dans le secteur bancaire, Christelle Patinvoh lance sa péripétie entrepreneuriale en rejoignant un restaurant et la représentation commerciale. C’est alors qu’elle se décide à se dédier à la promotion des produits africains. Egalement boursière de la fondation Entreprenarium qui travaille pour la promotion de l’entreprenariat, Akuto Tchilalo dispose désormais de l’assistance et de l’accompagnement indispensable pour financer son projet OXIFOR.

Elle rêve ainsi de faire d’OXIFOR dans une intervalle de cinq ans la référence majeure et inéluctable dans la distribution des produits africains au niveau de l’espace sous-régional. A l’instar des autres bénéficiaires, Christelle Patinvoh a suivi durant 9 mois une formation et un mentorat en ligne. Formation qui lui a permis d’acquérir de nombreuses aptitudes pour dresser un plan d’affaires.

Rappelons que le « Tony Elumelu Foundation Entrepreneurship Program », est une initiative qui reconnaît chaque année 1000 jeunes entrepreneurs africains qui suivent une formation entrepreneuriale de haut niveau les aidant à créer de la valeur et à développer leur entreprise.

Ahlin ACCROBESSI

 

E-commerce : Aurèle Simo veut conquérir l’Afrique avec Toovendi

Résolu et très féru d’ e-commerce, il veut emboîter le pas à Jack Ma, fondateur chinois du site de e-commerce Alibaba, en tirant les leçons de ses divers échecs. Le parcours semble relier les deux hommes puisqu’ils ont non seulement fait du e-commerce leur métier, mais aussi, expérimenté à maintes reprises l’échec. Une similitude qui, conjuguée à son ardeur rassure ce camerounais de 29 ans sur la réussite de son projet. Portrait de Aurèle Simo, l’entrepreneur qui veut conquérir l’Afrique avec Toovendi.

Aurèle Simo n’est pas à son premier coup d’essai. Après sa licence professionnelle en Marketing, le fondateur de Toovendi abandonnera ses études de master pour rejoindre l’équipe de Grid Engineering Sarl, entreprise de services numériques basée à Douala. Entreprise qu’il quittera plus tard pour le staff de Jumia, où il travaille comme Social Media Manager. C’est dans cette société qu’il obtiendra le prix du meilleur social media manager des sites de e-commerce du Cameroun à l’AfrikEbiz Awards. Il a fallu l’intégration de l’équipe d’AFRIMALIN pour que le jeune entrepreneur découvre sa passion et décide de travailler à son propre compte.

Animé par l’innovation, Aurèle Simo affirme que le sentiment d’avoir accompli quelque chose de positif pour la société donne un sens à sa vie. Avant Toovendi, le camerounais est passé par plusieurs fiascos à l’instar du magazine féminin Niango, du site de vente de voitures en Afrique Afriicar, ou encore de Camer.cm, un portail d’actualité sur le Cameroun.

Avec Griotys Group SARL, ses quatre collaborateurs et lui se définissent comme les Griots du numérique en Afrique. Des griots qui rêvent grand puisque Toovendi veut être le plus grand site d’annonces gratuites d’Afrique. Aurèle réfléchit déjà à la mise en place d’une filiale au Gabon et dans les autres pays de la CEMAC avant d’entamer la conquête des pays de la côte ouest-africaine. Épris de blogging, il administre un blog qui porte son nom : aurelesimo.com. A ses heures perdues, il y publie des recommandations et astuces pour réussir dans le digital au Cameroun et en Afrique.

Crédit photo : Lebled parle

Ahlin ACCROBESSI

CI : Le prix entrepreneuriat et leadership féminin remis à Aïssatou Cissé

Aïssatou Cissé, Directrice générale de Pendis-CI est la lauréate du prix 2018 de l’entrepreneuriat et du leadership féminin. La distinction lui a été remise à l’occasion de la 5e édition du Grand prix des transports de l’Afrique de l’Ouest tenue à Cocody-Riviera Gofl. C’est la deuxième consécration pour cette dame déjà lauréate en 2016 du prix d’excellence décerné chaque année par le Président de la République dans la catégorie des femmes entrepreneurs.

« Le secteur du transport est l’assurance de la prouesse et du développement durable. Le transport est une activité pourvoyeuse d’emplois et de ressources. Le Président de la République ne ménage aucun effort pour en faire un secteur compétitif de notre économie depuis son arrivée à la tête du pays. Plusieurs infrastructures ont été ainsi réalisées, facilitant la fluidité routière. Le secteur du transport est vital et essentiel pour le développement de la Côte d’Ivoire. J’encourage mes sœurs qui exercent dans cette activité à persévérer »,a-t-elle fait savoir.

Pour le président du comité d’organisation, Auguste Danoh, le Grand Prix des Transports est une initiative qui est censée produire de l’émulation au sein de la communauté d’opérateurs économiques. Cette compétition annuelle chacun à se surpasser,  à donner plus en termes d’offres de services pour le bien des consommateurs.

« Nous avons mis l’accent sur le genre féminin cette année parce que partout où les femmes s’investissent, le secteur devient plus fixe et compétitif. Et nous faisons aussi des prix d’encouragement, de reconnaissance, et de valorisation», estime le président du comité.

Le représentant du ministre des Transports, Samou Diawara a aussi salué le projet de cette 5è édition lors de son lancement. « C’est une considération pour moi d’être ici ce jour au nom du ministre Amadou Koné pour marquer son accord et son appui à cette 5è édition du grand prix de l’Afrique de l’ouest. Le ministre me charge de vous congratuler pour votre appui aux actions du gouvernement, qui consiste à actualiser et assainir le secteur du transport ».

Ahlin ACCROBESSI

Arménie : Le Togolais Koku Klutse décroche le Prix Jeune entrepreneur(e) francophone

En Arménie, les Togolais font encore parler d’eux en bien. Tout comme en 2017, le Prix jeune entrepreneur (e) francophone revient au Togo. Après Lucia Allah-Assogba (lauréate de la première édition) c’est  au tour du jeune entrepreneur Koku Klutse de décrocher ce même prix au cours de cette deuxième édition. Il a reçu sa récompense dans l’après-midi de ce mercredi 10 octobre 2018.

Et de 2 pour la Francophonie. Et de 2 pour le Togo. Le Prix jeune entrepreneur(e) francophone rentre pour la deuxième consécutive en terre togolaise. Et cet honneur revient par à l’entrepreneur K. Koku qui dirige Jony Group. Depuis l’Arménie où il assiste au sommet de la Francophonie, il n’a pas manqué de livrer à notre Rédaction ses premières impressions.

« Je suis très content de ce prix, d’abord pour moi, puis pour mon pays le Togo. Le prix est à sa deuxième édition, et pour chacune des deux, le Togo s’est imposé lauréat. C’est une très grande joie qui m’anime », s’est réjoui le lauréat.

« Je dirai à la jeunesse togolaise de croire en elle. De travailler dur et de la rassurer qu’une troisième édition, puis une quatrième, peuvent toujours avoir comme lauréats, des Togolais. Car nous regorgeons de talents énormes, très primés de par le monde entier », nous confie le patron de Jony Group.

Au Togo, son entreprise qui existe depuis 2016 s’évertue à livrer du gaz butane. Elle s’est spécialisée dans la promotion du gaz butane à travers un service de  livraison expresse de gaz à domicile partout à Lomé et ses environs, en temps plein, avec possibilité de paiement du coût par tranches hebdomadaires.

Jony Group fournit par ailleurs des services de recyclages de fausses bouteilles de gaz, l’installation, la maintenance et la réparation des équipements à gaz. A ces services s’ajoutent des actions de sensibilisation et d’information sur les énergies renouvelables.

 

Toute la Rédaction de Tech en Afrique félicite le lauréat et lui souhaite bon vent !
Togo : Soumettez vos projets d’entreprises, Total les finance !

Après une première édition en 2015, Total Togo et ses partenaires ont lancé ce lundi 08 octobre la deuxième édition de la compétition Challenge Startupper de l’année. Elle est destinée à tout jeune togolais (âge compris entre 18 et 35 ans), ayant une idée d’entreprise ou une entreprise de moins de deux ans. La compétition cible tous les secteurs qu’il s’agisse de la santé, du numérique, de l’agriculture, l’énergie, et la liste est interminable.

Pour la deuxième fois dans l’histoire, l’entreprise Total Togo, déploie des actions conformes à son volet responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). Elle organise ainsi une compétition pour sélectionner les trois meilleurs projets d’entreprises. Ces derniers seront dotés d’enveloppes financières allant respectivement de 8 200 000 FCFA, 5 000 000 FCFA  et 3 250 000 FCFA.

Ils bénéficieront du coaching et surtout d’une visibilité gratuite auprès d’un large réseau de médias partenaires. La filiale togolaise de Total à travers un challenge de cet acabit compte contribuer à l’éclosion des entreprises locales, à la découverte de projets innovants pouvant contribuer peu ou prou à la création de valeurs, de richesses et d’emplois au Togo.

Chaque projet quelque soit son domaine sera jugé selon des critères allant de son caractère innovant, sa faisabilité voire même son impact social et sociétale sur la vie de la communauté. Dans chaque pays, un jury composé d’experts Total, de dirigeants d’incubateurs, de responsables d’entreprises et d’acteurs locaux et de la vie sociétale sélectionnera les trois lauréats.

Particulièrement pour cette édition une innovation a été apportée.  L’attribution d’un label ‘coup de cœur féminin’ par pays sera faite pour encourager et soutenir les prises d’initiatives au  niveau des femmes. Le Groupe souhaite vivement que les femmes participent en plus grand nombre au challenge startupper.

« Suite au succès de la première édition lancé en 2015 dans plus de 30 pays d’Afrique, Total renouvelle en 2018 le challenge Startupper de l’année, et cette fois-ci, à l’échelle mondiale dans près de 60 pays répartis sur tous les continents », annoncent les responsables de l’entreprise.

 

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Mahamadi Rouamba : Quand sociologie et technologies numériques s’embrassent

C’est l’histoire d’un directeur de société qui a fait de l’entrepreunariat son sacerdoce. Quand le fondateur de l’incubateur BeoogoLAB, s’inscrivait en sociologie, à l’Université de Ouaga 1, il n’avait jamais songé à intégrer la grande famille des entrepreneurs du numérique. La carrière le conduira pourtant à accorder un intérêt particulier à l’impact des TIC sur les mouvements sociaux. « Je connaissais mieux cette matière que les autres pour avoir travaillé dessus au lycée au cours d’un exposé », se rappelle Mahamadi Rouamba pour expliquer son choix.

L’entrepreneur burkinabè intégrera plus tard l’université Aube Nouvelle de la capitale pour suivre un master en gestion de projet. En 2013, il dirigera la société de conseil en transformation numérique dénommée Tic Analyse. Ses nombreuses réalisations portent chacune en elles une étude sociologique approfondie suivie d’un souci de voler au secours de la société burkinabé et de soulager certains de ses maux.

En témoigne Health Burkina, application mobile consacrée au combat du taux élevé de mortalité infantile en milieu rural. Une autre s’intéresse à l’information et la sensibilisation des jeunes sur l’éducation sexuelle. Ses travaux sont distingués, ce qui lui permet d’intervenir dans plus de soixante projets parrainés par l’État burkinabé, des associations ou encore des organismes internationaux.

Mahamadi Rouamba est aussi un guide enthousiaste qui accompagne volontairement les jeunes entrepreneurs. Il regrette le manque de confiance des institutions bancaires aux start-up : « Quand les jeunes débutent leurs projets, les fonds d’investissement et les banques attendent qu’ils soient crédibles avant d’injecter leurs sous. Mais personne ne les accompagne pour qu’ils soient prêts ».

Une raison qui l’a poussé en 2015, à mettre en place BeoogoLab qui soutient les jeunes porteurs de projets novateurs à travers une méthodologie organisée en trois étapes : la maturation, qui consiste à convertir une idée en projet concret. Ensuite vient l’incubation, qui organise les références d’affaires. Et ensuite l’accélération, qui consiste à dresser le business plan.

 

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