Christian Amouo et Mougano Investment donnent un nouveau souffle à l’investissement en Afrique

Il ambitionne de s’imposer dans le secteur de la finance en Afrique. En dépit d’une atmosphère hostile à l’entrepreneuriat, Christian Amouo, associé-gérant de Mougano Investment, la startup qu’il a cofondée avec son ami Jules Nnanga, veut se faire une place dans la société camerounaise. Tous les signaux semblent destinés à ce diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun et ses assistants à un avenir prometteur.

Titulaire d’une Maîtrise en économétrie et économie mathématique, Christian Amouo a débuté sa carrière au sein du Cabinet ACA EXPERTISE comme gestionnaire de projet junior avant d’être sélectionné pour le Graduate Program de UCB. Le camerounais sera ensuite embauché par le cabinet financier Merces Invest où il travaillera comme Chargé d’Affaires.

Fondé en 2016, Mougano Investment est d’abord parti de l’observation selon laquelle les jeunes entreprises camerounaises ne faisaient pas long feu en raison du manque de vision, de financement ou d’un mauvais management. La diaspora camerounaise éprouve également de nombreuses difficultés à investir au pays à cause d’une absence d’informations sur les secteurs porteurs, et du manque de structures privées capables de les accompagner.

Difficile aussi pour les détenteurs d’épargne au niveau local de la rentabiliser par manque d’opportunités. Et comme remède à ces maux, Mougano Investment propose une assistance à l’investissement de la diaspora au Cameroun et en Afrique ainsi qu’un soutien aux PME locales via des études de faisabilité de leurs projets ou des business plan. La start-up s’assure aussi du Conseil en gestion de patrimoine.

L’idée a germé dans un restaurant populaire de Yaoundé. Les deux jeunes ont proposé leurs services au responsable des lieux qui les a ignorés. Plus tard, ce dernier mettra les clés sous la porte et deviendra le premier client. L’entreprise jouit aujourd’hui d’une grande notoriété avec des représentants en Europe et en Amérique du Nord pour la gestion de la relation avec la diaspora de ces pays ainsi qu’une filiale au Tchad.

Mougano Investment est en phase de prospection pour la création d’une filiale au Congo avec pour ambition de devenir un acteur majeur de la Finance dans la sous-région.

Malgré les difficultés liées à la pression familiale, aux problèmes financiers des débuts ou encore à l’inadaptation de la législation du secteur, Christian Amouo n’a jamais songé à abandonner. Et il prévient aussi les jeunes entrepreneurs qui veulent lui emboîter le pas : « Il y a beaucoup d’obstacles et ça demande beaucoup plus de discipline et de rigueur par rapport à toute autre activité. Avec de la constance et la persévérance dans l’effort, de la flexibilité, les résultats positifs finissent toujours par arriver».

Le numéro 6 du magazine « Moi entrepreneur » célèbre les femmes

Le magazine en ligne et gratuit « Moi entrepreneur » fait son chemin. Sa nouvelle parution met en exergue le génie conjugué au féminin. Autrement dit, cette parution met en valeur le parcours de ces femmes réparties sur le continent africain ou encore de la diaspora et dont le sens d’engagement et le travail ne laissent personne indifférente.

L’histoire entre l’Afrique, mieux le développement de l’Afrique et les femmes est une histoire d’amour indicible. Dans les villes, les campagnes, les entreprises ou partout ailleurs, les femmes font montre d’une capacité de gestion, de batailles qui laissent admirateurs les hommes.

Ce n’est pas l’équipe du magazine Moi entrepreneur qui dira le contraire. Leur numéro du mois de septembre en dit long. La dream team pilotée de main de maître par Mérimé Wilson dévoile ces femmes qui inspirent tout un continent. Elles sont surnommées «  les phenomenal women ».

« Les ‘Phenomenal Women’, ce sont les femmes afro – descendants venant de tous les coins et recoins de l’Afrique, pour ce premier acte, nous nous sommes focalisés sur les guerrières camerounaises. Nous avons choisi notre camp, être aux côtés des femmes africaines qui font la différence. Ce numéro spécial appellera sans aucun doute d’autres, car nos héroïnes méritent bien plus », souligne le directeur de publication dans son éditorial.

Dans ce nouveau numéro, les lecteurs auront à ne découvrir rien que des femmes battantes telles que Acèle Nadale, Fondatrice du magazine littéraire www. afrolivresque.com, curatrice, modératrice et facilitateur en littérature et édition, Dr Laurice Thierry Tomté qui séduit l’Allemagne par ses prestations d’ophtalmologue. Cette dernière est d’ailleurs classée parmi les 10 meilleurs ophtalmologues du pays de Goethe.

Ce numéro 6 de votre magazine contient une interview de Corine Yonké, une dame qui se bat comme « Community organizer » pour sensibiliser sur la place des femmes dans la société africaine, le respect de la femme mais aussi contre les abus faits aux femmes et aux enfants. Son initiative W4K lui permet de donner aux femmes la place qui leur revient. Elle en parle de long en large lors de l’interview qui lui a été accordée.

 

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Côte d’Ivoire:  3 lauréats pour le Prix de l’entrepreneur social 2018

L’appel à candidature national lancé par Orange Côte d’Ivoire, a connu une hausse des dossiers qui sont passés à 117 contre 107 en 2017.  La finale s’est déroulée en milieu de semaine dernière avec 11 projets retenus. Les jeunes finalistes ont  défendu leurs projets face à un jury composé d’experts en entrepreneuriat, finance, marketing et TIC. Divers domaines ont été ciblés parmi lesquels l’éducation, la santé, l’emploi, l’agriculture, le mobile money ainsi que les réseaux sociaux.

A l’issue des délibérations, Yiri-dôtrô, Districash et Isahit sont qualifiés pour participer à la grande finale internationale du Prix de l’entrepreneur social Afrique/Moyen Orient lors des AfricaCom Awards en novembre prochain. Concours au cours duquel ils retrouveront d’autres lauréats des pays où Orange est implantée.

Les trois super lauréats internationaux retenus recevront respectivement 25 000€ (soit 16 400 000 fcfa), 15 000€ (soit 9 840 000 fcfa) et 10 000€ (soit 6 560 000 fcfa) et seront assistés par des professionnels de la création et du financement des jeunes entreprises.

Précisons que le premier lauréat Yiri dôtrô qui remporte la somme de 3 000 000 fcfa est une application qui utilise des technologies numériques pour la détection des maladies foliaires et la mise en contact des agriculteurs avec le marché des intrants le plus proche. Districash classé deuxième est une solution de paiement mobile visant à faciliter la vente et le rechargement des cartes bancaires prépayées. Le projet remporte la somme de 2.000.000 fcfa. Quant au 3è qui repart avec une somme de 1.000.000 fcfa, il s’agit d’Isahit, une plateforme internet d’externalisation de tâches digitales.

Pour rappel, le Prix de l’entrepreneur social est à sa 8e édition. C’est une initiative lancée dans les pays d’Afrique et du Moyen Orient où la marque Orange est présente, avec pour objectif de réaffirmer l’engagement du Groupe à soutenir les start-up qui contribuent à l’amélioration de la vie au quotidien. Le concours s’adresse à tout étudiant, salarié ou entrepreneur de plus de 21 ans, dont l’initiative date de moins de trois ans.

 

 

« Meet Africa », un programme qui fait de l’entrepreneuriat en Afrique son fer de lance

Accompagner les jeunes de la diaspora africaine en Europe à entreprendre dans leur pays d’origine.  C’est ce que vise le programme “Meet Africa”. Depuis près de deux ans,il fait son petit bonhomme de chemin et  aide des jeunes issus de plusieurs pays africains à l’instar de la Tunisie, de l’Algérie, du Cameroun, du Mali, du Maroc ou encore du Sénégal. La plupart sont des diplômés de l’enseignement supérieur français ou allemand et sont assistés dans la création des entreprises technologiques ou porteuses de solutions innovantes.

En soutenant ces projets, Meet Africa entend contribuer à la dynamisation des territoires et à la création de richesses et d’emplois qualifiés à long terme. En tout 80 lauréats ont bénéficié du financement et de l’encadrement. Un accompagnement qui s’est surtout axé sur des actions de coaching et de conseils dans le but de renforcer la performance des projets ainsi que des appuis à l’accès au financement.

Environ 1,7 million d’euros, c’est le montant mis à la disposition de ces lauréats par l’Union Européenne (UE) et le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) en plus d’un cofinancement du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.

40 des lauréats ont participé la semaine dernière à Tunis à un cycle de formations sur mesure couvrant des sujets clés relatifs à l’étape de lancement de leur activité. La clôture de ces journées a  été marquée par la présence du Secrétaire d’État à l’Économie numérique, Habib Dababi, de hauts représentants de l’Ambassade de l’Union européenne ainsi que du Directeur général adjoint de l’agence publique française Expertise France, Hervé Conan.

La seconde phase de Meet Africa est en préparation et le programme entend s’élargir à des diplômés de l’enseignement supérieur résidant dans d’autres pays européens autres que la France et l’Allemagne ainsi qu’à plus de pays d’origine.

Pour rappel, près de 373 mille étudiants africains sont en mobilité. Ce chiffre représente 10% de la mobilité étudiante mondiale. Et c’est l’Union Européenne qui accueille près de leur moitié.

Simon Tiemtoré, un entrepreneur symbole d’espoir pour le Burkina et l’Afrique

« C’est en forgeant que l’on devient forgeron », c’est fort de ce constat que le burkinabé Simon Tiemtoré s’est taillé une place dans la sphère financière africaine. Le Président du Conseil d’Administration de Vista Bank Group et fondateur de Lilium Capital fait désormais partie des spécialistes de l’investissement impliqués dans divers secteurs en Afrique. De la finance à l’énergie en passant par l’immobilier, ce burkinabé naturalisé américain a imprimé sa marque partout. Avocat-fiscaliste de formation, Simon Tiemtoré explique sa reconversion par une vision panafricaine.

Une décision qu’il ne regrette pas du tout puisqu’ en seulement trois ans, Lilium Capital s’est investi dans plusieurs projets comme celui de l’usine d’Ayka Textile, de l’usine pharmaceutique de Ouagadougou, ou encore le rachat de la banque commerciale du Burkina. Des projets ambitieux qui expliquent la présence de ce modèle de entrepreneuriat africain aux dernières assemblées générales d’Afreximbank en juillet dernier à Abuja, au Nigeria.

En acquérant par exemple la First International Banking Group , il est sûr de cela donnerait un nouvel élan à ses investissements. Cette banque baptisée Vista Bank Group par après lorgne pas mal de pays sur le continent africain. A part le Sénégal , la Gambie et la Sierra-Léone , elle sera installée si tout va bien dans 15 pays d’Afrique d’ici 2025.

Très ouvert, l’entrepreneur estime que les compétences techniques sont indispensables à tout leader pour la bonne prise de décision au quotidien. « Etant un investisseur africain basé aux Etats-Unis, travaillant avec des partenaires sur les autres continents, il faut se lever très tôt et les journées sont très longues. Il faut donc être serein pour affronter les challenges, garder la tête froide… », reconnait-il.

A part la présidence de Lilium Capital et Vista Bank Group, Simon Tiemtoré siège également au conseil d’administration du Centre d’affaires Afrique-USA de la Chambre de commerce des Etats-Unis (AmCham), en plus d’être administrateur à l’Initiative for Global Development (IGD), une organisation à but non lucratif fondée en 2003 par Bill Gates et d’autres hommes d’affaires américains.

« Nous avons compris que nous avons la capacité de prendre des risques, des décisions, de créer une entreprise et d’apporter notre touche au développement de l’Afrique et pour ce faire, le secteur pour lequel nous étions mieux aguerris était l’investissement dans le domaine bancaire et financier », confie-t-il.

 

Ahlin Acrombessi 

 

 

Crédit photo : Africa Businness Magazine

Togo : Entrepren’heure, prenez le rendez-vous !

Pour la deuxième fois consécutive, Ascendance Communication organise ce samedi 15 septembre la deuxième édition de sa rencontre ‘Entrepren’heure’.  Dans les coulisses, les organisateurs expliquent vouloir mettre ensemble des entrepreneurs, des spécialistes du numérique et des jeunes tentés par l’aventure entrepreneuriale pour dit-on « échanger et partager des connaissances sur les moyens pratiques pour booster les activités génératrices de revenus  par les technologies de l’information et de la communication ».

Cette rencontre qui se veut gratuite est placée sous le thème : « le digital au service de l’entrepreneuriat ». Le choix du thème relève d’une importance on ne peut plus capitale à une heure où Internet influence énormément tous les secteurs d’activité.  Entrepren’heure devra permettre aux participants de démystifier le digital et l’exploiter ingénieusement dans l’intérêt de nos projets d’entreprise et entreprises.

Cette deuxième édition sera marquée par une  conférence-débat portant sur le thème principal. A cela s’ajoute un  panel sur le « Pitch de projet » et un autre sur le  « Marketing digital ».

La naissance de l’idée

L’idée est née il y a un peu plus d’une année mais sa concrétisation date de décembre 2017. A priori, une bonne partie de la jeunesse togolaise manque de détails importants, trucs et astuces pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Dans le même temps, elles sont aussi nombreuses, ces personnes désirant apprendre à entreprendre mais n’ayant pas forcément les moyens financiers pour y arriver.

Le souhait est d’avoir « le plus grand nombre possible de participants qui pourront rentrer chez eux avec des réponses à leurs préoccupations à se lancer dans l’entrepreneuriat. Au-delà, il faut aussi qu’ils arrivent y à tirer profit des outils numériques pour d’obtenir  des retours significatifs  en termes de croissance économique liée à leurs domaines d’activités et leur favoriser le réseautage »,  explique Gabin Mensah , Directeur général d’Ascendance Communication et   président du comité d’organisation.

Le principal promoteur de ce projet social lance ainsi un appel à tous ceux qui peuvent d’une manière ou d’une autre contribuer à son émergence.

 

Informations clés

Lieu :Institut français de Lomé

Date et heure : samedi 15 septembre 2018 à 8 h 00

Qui sont ces  40 personnalités qui font bouger l’espace francophone ?

En attendant la cérémonie de récompense prévue le 09 novembre 2018 à Abidjan, Côte d’Ivoire, l’association Francophonie 35/35 vient de publier sa liste des 40 jeunes qui font bouger l’espace francophone. Ce nombre qui était de 35 ces deux dernières années est porté à 40 à cause de l’ajout des « prix spéciaux élan pour la jeunesse ». Que ce soit Roland Alavo du Bénin, Vincent Onana Binyegui du  Cameroun ou Bemah Gado du Togo, l’impact de leurs initiatives sur leurs communautés a séduit le jury.

Ce prix récompense chaque année, des jeunes pilotant des projets à fort impact sur la vie de la communauté. En ce début de semaine, l’association 35 /35 vient de rendre public la liste de ces 40 jeunes de moins de 35 ans dont les actions sont considérées comme louables.

La toute première catégorie « agriculture et agri-business » célèbre le travail bien fait de Alimatou Diagne, Sénégal, 26 ans, Parfait Djimnade, Tchad, 31 ans et Sausthène Guy Ehui, 30 ans.

Ndèye Fatou Kane, Sénégal, 32 ans, Pehah Jacques Soro, Cote d’Ivoire, 30 ans, Séidou Barassounon, Bénin, 32 ans, se retrouvent dans la catégorie « arts, culture et mode ».

Pendant ce temps, Danny Izinga, RDC, 23 ans, Grebet O’plérou Luc Denis, Cote d’Ivoire, 21 ans et  Laetitia Ky, Cote d’Ivoire, 22 ans se taillent la part du lion des influenceurs  dans la catégorie « blog, influence digitale et innovation media ».

Les dirigeants d’entreprise sélectionnés sont : Carole Attoungbre, Côte d’Ivoire, 28 ans, Néné Keita, France/Mali, 27 ans, Souleymane Biteye, Sénégal, 26 ans.

Lamine Barro, Côte d’Ivoire, 24 ans, Madjiarebaye Jonathan, Tchad, 30 ans, Marx Elvis Godjo, Bénin, 31 ans sont les personnes possédant des solutions intéressantes dans le domaine de l’éducation.

Côté « entrepreneuriat », Bertin Dakouo, Mali, 32 ans, Mariam Kourouma, Guinée, 34 ans, Philippe Nkouaya, Cameroun, 27 ans et Vèna Arielle Ahouansou, Bénin, 25 ans.

Le Togolais Bemah Gado, 28 ans est le seul sélectionné dans la rubrique « environnement ». En termes d’interprétation cinéma, Ivanne Beke Niaba alias Yvidero, Côte d’Ivoire, 30 ans, Aminata Sylla, Guinée, 34 ans et Marie Christine Beugré, Cote d’Ivoire, 34 ans.

Josey Priscille Gnakrou alias Josey Cote d’Ivoire, 28 ans est seule dans la catégorie « Musique ». Des personnalités internet, radio et média comme Hanse Charly Mougniengou alias Charly Tchatch, Gabon, 29 ans, Ibo Laure Prisca alias Prissy La dégammeuse, Cote d’Ivoire, 30 ans et Jean Michel Onnin, Côte d’Ivoire, 30 ans.

Plus loin, Johanna Sylvain Joseph, Haïti, 32 ans, Leattytia Badibanga, Canada, 30 ans, Manuella Ollo, Côte d’Ivoire, 33 ans trouvent leurs places dans  « plaidoyer et societe civile.

Bayédjê Roland Alavo, Bénin, 24 ans, Fabiola Mizero Ngirabatware, Canada/Rwanda, 26 ans, Tounkara Sokona, Mali, 24 ans proposent des solutions de « Service pubilic ».

La liste des 35 personnalités qui font bouger l’espace francophone réserve aussi des « prix spéciaux élan pour la jeunesse » dont bénéficient Tounkara Sokona, Mali, 24 ans, Fodé Kaera Yattabare, Côte d’Ivoire, Sidi-Mohamed Dhaker, Mauritanie.

Kevin Sesse, Cote d’Ivoire, 25 ans, Vincent Onana Binyegui, Cameroun, 30 ans et Youssouf Ballo, France/Cote d’Ivoire, 29 ans viennent refermer ce classement (s’il faut l’appeler ainsi) avec la rubrique « Technologie ».

Pour cette 3e édition, l’appel à candidatures a enregistré 290 jeunes innovateurs postulants résidant dans 36 pays et de 4 continents.

Plus d’informations ici

 

 

Philippe Wobiwouo, le business dans l’ADN

Il est jeune, talentueux, ambitieux et visionnaire, à 33 ans, il cumule déjà des années de succès dans les affaires. Il fait partie de cette génération des jeunes entrepreneurs camerounais qui excellent dans tout ce qu’ils entraînent au quotidien. Philippe Wobiwouo, un nom qui ne fait pas grand bruit, mais qui avec le talent écrit des belles pages de l’entrepreneuriat jeune au Cameroun.

Milliardaire à 17 ans

Le sens des affaires fait partie de l’ADN de Philippe Wobiwouo. À 16 ans, en Suisse, il fait une belle découverte qui va transformer très rapidement en opportunité. En effet dans un supermarché, il s’aperçoit que l’huile d’olive est un véritable trésor et se lance 1 an plus tard dans sa commercialisation. À 17 ans, le jeune entrepreneur camerounais est millionnaire en Euro. Malgré le succès, Philippe Wobiwouo choisit la voie de la formation après son bac en 2002 et s’inscrit à L’European School of Economics, une école de commerce privée en Italie pour étudier le marketing international, la détection, la promotion et le développement commercial entre autres.

Il répond à l’appel de la patrie

Après sa formation, Philippe Wobiwouo multiplie les performances dans de nombreuses boites européennes. Mais en bon visionnaire, le jeune entrepreneur est conscient que l’Afrique représente l’avenir et qu’il faut y être pour occuper les meilleurs rangs. En 2010, il retourne au pays natal avec la création de Push and Buzz une entreprise spécialisée dans l’import – export. En 2017, son entreprise a enregistré plus de 600 millions de Chiffre d’affaires. Depuis 3 ans, Philippe Wobiwouo est également le directeur général pour le Cameroun, le Gabon et la Guinée Équatorial de la multinationale espagnole BTD, présente dans 22 pays et opérant dans les secteurs de l’eau, de la santé et de la formation professionnelle.

Sur son parcours, l’entrepreneur écrit « Je crois que la clé de ma réussite personnelle et professionnelle est directement liée à l’étude minutieuse, à la planification, à la réflexion et au respect des valeurs éthiques que je considère essentielles : respect de la liberté et de la justice, sens aigu des responsabilités et engagement absolu, à la vérité et à l’honnêteté comme style de vie ». Philippe Wobiwouo fera incontestablement partie des bâtisseurs du Cameroun de demain.

Un article paru en premier sur Cameroon ceo

Comment réussir à entreprendre ?

Vous avez une bonne idée en tête, devenir le meilleur de vous-même en exerçant une activité génératrice de revenu. Quelle activité ? Laissez-moi vous dire que les idées sont dans l’air et si vous avez une discipline assez solide, vous allez décrocher la vôtre et en faire votre cheval de bataille. Aujourd’hui, vous n’avez pas besoin de grands moyens pour démarrer votre affaire ou votre activité aussi petite soit-elle.

Vous n’allez pas demeurez une petite entreprise jusqu’au bout mais vous pouvez commencer petit et devenir grand. La seule chose dont vous avez besoin est la vision de départ, la foi et la confiance que vous avez en vous. Personne ne viendra vous soutenir financièrement si ce n’est vous-même. Certes, il y aura quelques amis qui vont vous soutenir moralement mais personne ne sera prête à financer votre projet. Ils n’ont pas confiance en vous. Ils voudront vous voir à l’œuvre. Parfois, vous aurez l’impression d’être seul dans la barque et si votre capacité d’adaptation n’est pas aussi forte que cela se doit, vous risquez d’abandonner.

Pour entreprendre dans notre contexte actuel, vous devez travailler sept fois plus dur qu’un employé ordinaire qui attend sagement son salaire du mois. Aujourd’hui Internet facilite la communication mais il n’est pas donné à tout le monde de communiquer aisément sur Internet. Vous devez être le maître et l’élève à la fois (la recherche est de mise). Un jeune entrepreneur, ça cherche.

Vous n’avez pas les moyens de faire de grandes études, mais vous avez tous les atouts pour devenir le meilleur de vous-même en faisant des recherches sur des blogs, des forums et sur n’importe quels sites sur Internet pour connaître ce dont vous avez besoin. Personne ne viendra vous l’enseigner si ce n’est vous-même.

Jeunes entrepreneurs, fixez-vous des buts élevés et dépassez-les, En toute franchise, vous êtes appelés à voir grand. Si vous voulez réussir dans cette aventure, vous devez travailler dur et voir différemment toutes les situations qui se présentent à vous. Pour finir, retenez ceci : « Un entrepreneur c’est quelqu’un qui se jette d’une falaise et fabrique un avion sur le chemin de la descente », disait Reid Hoffman.

 

Edem Kodjovi Kpognon  / JMC & Partenaires, CEO & Founder

[Tribune] : 3 secrets marketing pour avoir une entreprise à succès

Très sûrement vous vous demandez comment font ces entreprises qui non seulement passent le cap des 3 années d’existence, mais croissent et se développent ? Vous vous posez également les questions au sujet des entreprises qui malheureusement ferment juste après leur lancement ? Autant de questionnements sur le fonctionnement des entreprises et les secrets permettant de garantir leur survie, qui pourraient probablement freiner votre envie de vous lancer à votre tour.

Aujourd’hui, j’aimerai vous apprendre ceci : vous aurez beau avoir la plus belle et ingénieuse idée révolutionnaire du monde entier, si vous n’avez pas un bon plan marketing et une excellente stratégie de vente, il serait difficile de faire long feu sur le marché, surtout avec la concurrence qui est de plus en plus rude.

Les entreprises qui réussissent sont celles qui sont innovantes, compétitives, mais surtout qui mettent le client au centre de leur business, et veillent à leur satisfaction totale.

Dans cet article, je vous donnerai 3 secrets marketing, que j’estime être indispensable à maîtriser afin d’avoir les bases solides qui vous permettront d’avoir à votre tour, une entreprise à succès.

Penser marketing pour une entreprise, c’est développer une stratégie à suivre pour développer votre entreprise. Cela revient à se concentrer sur différents aspects, notamment :

 

  • Vos clients : qui sont-ils ? que font-ils ? où achètent-ils ? à combien achètent-ils ? où les trouve-t-on ? qu’est ce qu’ils recherchent ?
  • La concurrence : qui sont-ils ? que proposent-ils ? à combien vendent-ils leurs produits/services ? quel est le système de distribution ? de promotion ?
  • Le marché : réaliser une étude de marché afin de connaitre sa taille (national ou international), quelles sont les tendances d’évolution, qui sont les acteurs présents, etc…

Mais en plus de cela, il est important de mettre en place un plan d’action pour savoir toucher vos prospects et les convertir en clients. C’est maitriser votre positionnement sur le marché :

  • À quel prix vendez-vous ?
  • À quelle cible clients ?
  • Le canal par lequel vous communiquez auprès d’eux
  • Le canal de distribution pour qu’ils aient accès à vos produits/services
  • La communication : comment véhiculer votre message publicitaire ? Cela passe par une clarification de votre proposition de valeur, en mettant en avant votre valeur ajoutée.
  • Les actions à mettre en place dans l’année (participation à des foires ou salons, promotions, jeux concours etc..). Vous devez penser chaque mois à une stratégie à appliquer sur le court mais également le long terme.

Il est primordial de distinguer ce que l’on appelle prospect, du client. Le prospect est cette personne identifiée par sa capacité à satisfaire son besoin grâce à un produit de l’entreprise. Il vous suit, est abonné à votre newsletter etc… mais n’a pas encore réalisé l’acte d’achat.

Les prospects ne sont pas du tout négligeables, au contraire, une entreprise doit quotidiennement chercher à gagner de nouveaux prospects, qu’ils pourront avec les bonnes stratégies marketing (l’emailing, la publicité, les promotions etc…) convertir en clients.

 

  1. Connaître vos clients cibles :

Cela passe par la réalisation d’une excellente étude de marché ! ÉTAPE INCONTOURNABLE si vous souhaitez lancer votre entreprise !

Dans votre domaine : qui ont les clients, qu’est ce qu’ils recherchent ? qu’est ce qui leur manque ? quelles sont les améliorations qu’ils aimeraient voir ? Où les trouve-t-on ? quel moyen de communication idéal pour les atteindre ? à combien paient-ils le produit ? quels bénéfices souhaitent-ils obtenir etc. ?

Qui sont les concurrents, qu’est ce qu’ils font ? quelle est votre valeur ajoutée par rapport à leur offre déjà existence ? Qui pourrait-être un potentiel partenaire ? Qui sont leurs clients ? où distribuent-ils ? par quels moyens ?

Réalisez si possible des dégustations de vos produits ou une séance découverte pour tester votre service, et mettez en place une interview à la fin afin de recueillir les avis mais surtout les points d’amélioration.

 

Pensez surtout à récupérer les coordonnées de ces prospects : nom, prénom, email et numéro de téléphone, car plus tard lors du lancement de votre entreprise, vous les contacterez directement afin de leur annoncer votre lancement et offrir une promotion qui les incitera à acheter tout de suite votre produit/ service. Vu qu’ils avaient contribué à l’étude de marché, et qu’ils étaient déjà informés de votre futur lancement, il sera plus facile pour eux de réaliser cet acte en achat.

Définissez votre couple cible (client) / produit en répondant à la question : «Pourquoi est-ce que mon client achèterait mon produit/ service ? »

Établissez clairement votre proposition de valeur :

« Je crée [CE BUSINESS] pour [TEL TYPE DE PERSONNES] afin de [RÉSOUDRE TEL PROBLÊME] !

 

Remplacez les propositions entre parenthèses par vos réponses !

Soyez le plus précis possible dans ce message

Travailler votre proposition de valeur, votre message doit être le plus clair possible afin d’être facilement perceptible par votre client !

En connaissant votre cible, il vous sera plus facile de mettre sur le marché un produit qui répond parfaitement aux attentes de votre clientèle visée.

Vous devez être capable après la réalisation de votre étude de marché de répondre à ces questions (liste non exhaustive) :

– Quelle est ma proposition de valeur ?

– À qui vais-je vendre mon produit / service ?

– À combien vais-je le vendre ?

– Qui sont mes clients ? quelles sont leurs habitudes de consommation ?

– Ou est ce qu’ils achètent ? par quel canal je communique pour les atteindre ?

– Quelle est ma valeur ajoutée par rapport à la concurrence existante ?

– Quelle est la stratégie à mettre en place pour gagner des clients ?

Sachez que vous ne pourrez pas toucher tout le monde : il vous faudra SEGMENTER votre marché et vous adresser uniquement à cette cible.

 

  1. Devenir un expert dans votre domaine :

Devenir expert vise à produire une offre de qualité sur un créneau singulier et s’imposer comme expert dans son domaine. Soyez la référence dans votre domaine et devenez le canal privilégié, voire incontournable par lequel les personnes de votre réseau obtiennent des informations en rapport avec ce domaine bien précis.

Il y’a tellement d’informations sur Google et sur les réseaux sociaux, et les personnes sont perdues entre vraies et les fausses, il est donc nécessaire d’être de plus en plus vigilent en lisant une information sur le net. Soyez cette personne qui diffuse régulièrement du contenu de qualité qui leur serait utile. Que l’on pense à vous, à chaque fois que l’on pense à votre domaine.

Fédérez une communauté de personnes qui vous suivent et reçoivent très régulièrement votre contenu (vos newsletters, vos articles, vos vidéos…) ou qui sont abonnées à votre page sur les réseaux sociaux.

Vous verrez aujourd’hui, de plus en plus de personnes investissent de gros budgets dans la publicité par exemple afin d’avoir un nombre maximum de personnes abonnées à leurs pages que ce soit sur Facebook, Twitter ou Instagram, si je ne veux citer que ces 3 réseaux sociaux là.

En ayant ce grand nombre de followers, qui s’abonne et vous suit d’eux-mêmes car ils sont intéressés par votre contenu, vous pourrez facilement développer une base de données emailing, et envoyer de manière quotidienne ou hebdomadaire, voire mensuel (choisissez la fréquence à laquelle vous souhaitez interagir avec eux) vos offres et propositions de service. Ils garderont ainsi à l’esprit non seulement que vous existez, mais inconsciemment ils intègreront que vous êtes la bonne personne à contacter dans le cas ou ils auraient besoin d’acheter votre produit / service.

Aujourd’hui, la notion d’expertise reconnue par une communauté remplace de plus en plus celle de métier !

 

  1. Le plan marketing :

 

On parle de plan marketing ou mix marketing, cela vient en complément de l’étude de marché. Ici il faudrait particulièrement savoir comment promouvoir et distribuer votre produit/service.

Les questions à se poser : qui sont vos futurs acheteurs, comment les toucher ? par quel canal de distribution ? (Une boutique, une page sur les réseaux sociaux, un site internet, un blog etc…).

Pensez à mettre en place des générateurs de prospects : quelles sont ces actions que vous pouvez poser et qui vous permettront de gagner de nouveaux prospects ? Est-ce une promotion, un jeu concours, des soldes, etc… Faire une publicité on ou off-line, une campagne emailing ?

Le mix marketing passe aussi par le fait de connaitre ses concurrents, mais identifier surtout parmi vos futurs partenaires. Qui sont ces concurrents ou autres acteurs sur le marché avec lesquels vous pourrez vous allier et jumeler vos offres afin de gagner plus de part de marché ?

Exemple : une salle de sport à tout intérêt à s’allier avec un magasin de sport pour offrir une offre adaptée à la même cible clients.

Il est important pour finir de connaitre les temps forts de votre secteur : les congrès, les foires, les salons etc… qui sont des endroits ou vous rencontrerez des prospects en masse. Ce sont des occasions à ne surtout pas manquer !

Ces 3 secrets ne sont peut-être pas les seuls, mais pour moi ils sont essentiels à maîtriser pour avoir de bonnes bases qui vous permettront de lancer votre entreprise et avoir du succès.

« Think out of the box » : pensez différemment, osez l’impossible, soyez alerte à l’évolution du marché. Réfléchissez à vendre votre idée au bon moment et ne manquez surtout pas de saisir l’opportunité la ou vous rencontrerez des problèmes !

 

Esther FOTSE

Esther.fotse@kaefra.fr

LinkedIn et page facebook: Esther FOTSE

Coach  en entrepreneuriat