Tunisie : Près de 80 mille cyber attaques en 3 mois

Les cyber attaques continuent par gagner du terrain dans bon nombre de pays africains. En Tunisie par exemple, elles ont atteint un pic de 80 mille tentatives d’intrusion au cours des trois derniers mois.

Près de 80 mille tentatives d’intrusion en trois mois. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et les spécialistes s’en inquiètent.  C’est l’information donnée lors de la 8e  édition des journées Cyber sécurité par le directeur général de l’Agence Nationale de la Sécurité Informatique (ANSI), Mohamed Naoufel Frikha. Cette 8e édition s’est déroulée les 25 et 26 octobre derniers.

Il faut dire que les attaques proviennent en l’occurrence des webcams ou le codage des données. Pour les autorités, l’heure n’est pas au repos mais plutôt à des actions concertées et communes. De son côté, l’ANSI c’est-à-dire l’Agence nationale de la sécurité informatique a mis en place des centres sectoriels spécialisés dans la sécurité informatique. Certains de ces centres concernent le secteur bancaire et d’autres le  ministère des Affaires sociales, pour ne citer que ceux-là.

D’après le classement de l’Union internationale des télécommunications (UIT), la Tunisie est à la 40e place mondiale et le 4e rang arabe en termes de sécurité cybernétique. Le ministère des Technologies de la communication et de l’économie numérique travaille sur la mise en place d’une plateforme de détection des attaques de déni de service, avant la fin de cette année. Une attaque de déni de service vise à rendre indisponible ce dernier (service concerné) en empêchant les utilisateurs d’en avoir accès. Selon les informations, un nouveau code numérique  est en cours d’élaboration pour prendre la place de l’actuel code des communications.

Au plan mondial, des  centaines de Computer emergency response team (CERT) ou Computer security incident response team (CSIRT) sont actives.  Ce sont des structures à même de prévenir les attaques et dans le pire des cas de prendre des mesures idoines en préservant les informations des entreprises privées ou publiques.

Tunisie: Un pas vers l’accessibilité du  Wifi public

Les villes tunisiennes peuvent déjà offrir l’Internet sans fil à leurs populations. Le cadre réglementaire annoncé par Anouar Maârouf, le ministre des TIC et de l’Economie numérique est  en cours d’élaboration. Une  entrevue de travail dans le gouvernorat de Monastir, a été diffusé dans le journal officiel.

Le ministère des Télécoms précise que les opérateurs avec lesquels les communes auront signé un accord pour le Wifi public devront étendre les réseaux dans une bande de fréquence entre 5 470 et 5 600 MHz ; utiliser les instruments DFS pour le choix dynamique des fréquences et l’outil de vérification de la faculté de transmission dans les réseaux; exploiter les réseaux selon les diversités techniques. Le ministre des TIC a aussi expliqué que le décret confirmant l’usage du wi-fi dans les espaces publics, demandée par plusieurs municipalités,  sera annoncée incessamment.

Concernant les clauses sécuritaires, les opérateurs devront entre autres, déterminer l’identité des clients d’une façon limpide en exigeant un accès au réseau moyennant un chiffre secret envoyé par SMS pour l’obtention d’un nom d’utilisateur et un mot de passe à chaque essai d’accès ; défendre les données personnelles des utilisateurs, protéger les utilisateurs des Wifi Outdoor contre les tentatives d’intrusion ou de détournement d’informations et de données privées. Ils devront aussi respecter les mécaniques de la sécurité publique et de la défense nationale et répondre aux demandes des établissements judiciaires.

Selon Anouar Maarouf, les municipalités devront cependant prendre les mesures nécessaires auprès des opérateurs des télécommunications pour la mise en œuvre du wi-fi public. Il a souligné que les sociétés de télécoms sont déjà sensibilisées sur l’importance de cet investissement dans ce domaine. Offrir aux citoyens la potentialité d’accéder à l’internet gratuitement dans leur ville de résidence, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique y voit un procédé d’améliorer manifestement les conditions de vie des populations.

 

Ahlin A.

Tunisie :  afric’Up, Startup Africa Summit , c’est pour octobre prochain

Du 02 et 03 octobre 2018, Tunisie Place de Marché SA (TPM) et ses partenaires  organisent la 1ère édition d’afric’Up, The Startup Africa Summit au centre de congrès du Laico Hôtel à Tunis. Cette première édition est ouverte aux startups africaines et soutenue par le ministère des Technologies de la communication et de l’économie numérique.

afric’Up se veut un cadre de rencontre de  la nouvelle génération d’entrepreneurs, Startups, CEO, décideurs publics et investisseurs du continent africain. Les organisateurs souhaitent connecter plus  de 300 participants pour  échanger, partager leurs visions et expériences et nouer des partenariats.  Un événement pour offrir des possibilités de se projeter à l’international et explorer les opportunités d’affaires sur les marchés africains et internationaux.

Des conférences sur l’entrepreneuriat et les nouvelles tendances technologiques seront animées par des leaders, experts, CEO, décideurs publics, investisseurs et startupers africains et internationaux. afric’Up débale des opportunités multiples aux acteurs de l’écosystème entrepreneurial et des Startups africaines, pour élargir les réseaux professionnels, identifier de nouveaux partenaires et engager de nouvelles relations d’affaires.

Les thématiques prévues pour être abordées sont :  Transformation digitale, Fintech, Blockchain, Insurtech, Edtech, Agri-tech & Foodtech, Govtech et Civic Tech, Industrie, Smart City & Bâtiment, IoT et Big Data, AI, E-Health, Mobilité et transport, Voyage et tourisme, Infrastructure et énergie renouvelable…

Les deux jours que durera cette rencontre seront  riches en programme d’ateliers restreints, d’informations et de formations, proposé par des experts, des responsables publics, des incubateurs, investisseurs ou des startups. Cela inclut des rencontres B2B sont pré-organisées via une plateforme de Matchmaking en ligne.

Dans le même temps, des startups africaines pourront aussi pitcher devant des dizaines d’investisseurs internationaux, de médias influents, de grands patrons de l’Afrique. 3 gagnants seront sélectionnés et distingués au cours de la Connexion party de la soirée du 3 octobre. A noter qu’un espace d’exposition sera aussi disponible histoire de  vanter les mérites des produits et services des jeunes pousses africaines.

25 millions d’euros pour 1000 startups tunisiennes

En visite en Tunisie, le Commissaire européen à la Politique de Voisinage et aux Négociations d’Elargissement, Johannes Hahn a annoncé un nouveau programme européen d’appui aux startups et aux entreprises innovantes.  L’Union Européenne alloue 25 millions d’euros pour financer le développement de  1000 startups tunisiennes.

Prévu pour 2019, ce programme fera l’objet d’un financement  de 25 millions d’euros pour 1000 start-ups tunisiennes. Ceci, pour donner l’opportunité à la jeunesse tunisienne de valoriser ses idées de projet et de pouvoir les  concrétiser afin de créer de l’emploi.

C’est aussi une occasion pour les jeunes tunisiens d’attirer des investisseurs privés, de soutenir les espaces de travail commun et les laboratoires des entreprises.  L’accord servira à élargir le soutien des entreprises prometteuses pour créer des partenariats avec des pépinières d’entreprises européennes et développer de nouveaux projets sur tout le territoire tunisien.

« L’objectif de cette nouvelle enveloppe est d’aider les jeunes à monter leurs startups, pour in fine, créer de l’emploi, réduire le chômage et participer à la création de richesses.  Tout compte fait, nous voulons apporter de l’espoir aux jeunes », a résumé l’émissaire de l’UE.

L’Union européenne (UE) est un partenaire stratégique de la Tunisie qui ne  cesse de soutenir le développement économique du pays surtout le développement des Très petites entreprises (TPE) et Petites et moyennes entreprises (PME) tunisiennes à travers des accords de prêts et de dons signés entre les deux parties.

Il faut le rappeler, depuis 2012, près de 60 000 jeunes ont reçu des microcrédits de l’Union européenne, visant la création et le développement de leurs TPE ou PME. Ainsi, une centaine de TPE et PME ont bénéficié d’assistance dans le domaine de marketing et  de stratégies d’affaires.

 

Aimé Amson

La Tunisie reconnaît le statut d’étudiant- entrepreneur

La Tunisie reconnaît le statut d’étudiant- entrepreneur. Slim Khalbous, le ministre de l’enseignement supérieur, lors de son intervention au salon de l’entrepreneuriat Riyeda a annoncé que  dès l’année prochaine , le statut d’étudiant entrepreneur sera classé à part avec tous les avantages y afférant.

La Tunisie fait désormais de ces quelques rares pays du monde qui reconnaisse ce statut.  Les étudiants pourront tirer profit d’un cycle de formation complète et être suivis de près dans leurs études. Grâce à ce statut, à la fin de leurs formations et l’obtention  de leurs diplômes,  les apprenants pourront être capables de créer leurs propres entreprises. Une nouvelle dynamique qui démontre à suffisance l’engagement des gouvernants tunisiens à ne laisser personne sur le carreau. Quoi qu’on dise, il n’y  a pas que des personnes détenant déjà des diplômes qui contribuent à la création de richesse. Il y a aussi et surtout ceux-là même qui sont soit au début de leurs parcours universitaires ou à deux pas de le clore.

Le ministre à également fait savoir que la barre à été placée très haute puisque les textes ont été finalisés et le processus de formation des équipes chargées de ce projet est aussi avancé. Il a également indiqué que les mesures d’encadrement post création de ces projets sont encore en phase d’étude.

Cette mesure sera effective dès la rentrée prochaine.

 

Epiphanie Aziagblé

 

 

 

Cap sur les zones blanches

En Tunisie ou partout ailleurs, les opérateurs de téléphonie mobile sont moins intéressés par les zones blanches. Ces dernières regroupent l’ensemble des localités à très faible densité humaine où les investissements télécoms peinent à porter leurs fruits.

Grâce à un accord entre le ministère des Technologies de l’information et de l’Économie numérique et Tunisie Telecom, il est prévu une couverture réseau haut débit des zones blanches.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le projet touche directement 180 mille habitants, 164 écoles et 59 centres de santé de base dans 112 délégations réparties sur 15 gouvernorats.

Dans un premier temps, le débit sera de 4 Mb/s pour les usagers et de 6,5 Mb/s pour les établissements éducatifs et de Santé avant d’être augmenté à 8 Mb/s.

« Les zones blanches sont les zones où on enregistre une faible densité démographique qui ne permet pas aux opérateurs téléphoniques d’y investir. Cela n’est pas rentable pour eux ni à court, ni à moyen terme », a indiqué le ministre des Technologies de l’information et de l’Économie numérique, Anouar Maârouf.

Et de poursuivre : « L’un des principaux objectifs de Tunisie Numérique 2020 est d’assurer la couverture réseau sur tout le territoire tunisien. Ce projet offrira beaucoup d’opportunités aux habitants de ces régions, notamment, sur le plan économique. En tout cas, nous avons une grande confiance en Tunisie Telecom pour la qualité de ses services, ainsi que pour son respect des délais de réalisation. Avec ce projet, Tunisie Telecom reste fidèle à sa réputation d’opérateur historique ».

A terme, toutes les zones blanches devront être touchées. Néanmoins, cette problématique devrait faire objet d’étude par d’autres pays africains pour vulgariser et l’Internet et la télécommunication.

 

Tunisie : GoMyCode, l’école où le code s’apprend dès 8 ans

GoMyCode est une école qui se positionne dans le secteur de l’économie numérique tunisienne. Fondée en août 2016 par Yahya Bouhlel, un jeune homme de 20 ans , GoMyCode connaît déjà un succès plus que fulgurant. Elle forme en programmation informatique et en technique de montage de start-up.

Neuf mois (9) mois après son lancement, les premiers étudiants mettent en ligne des applications mobiles, des jeux vidéos et méme des sites web. Au même moment, d’autres y profitent pour se lancer dans le commerce des jeux et applications.

« J’ai commencé à coder à l’âge de 14 ans, et à l’âge de 16 ans j’ai fait un stage à la Silicon Valley, et j’ai vu qu’il y a des jeunes qui à l’âge de 14 ans développent des jeux vidéo, à l’âge de 19 ans font une levée de fonds de deux millions de dollars… Et cet écosystème n’existe pas en Tunisie. » raconte Yahya Bouhlel.

GoMyCode symbolise une rupture avec l’éducation traditionnelle. Il n’y a pas d’enseignant au sens propre du terme mais des guides qui apprennent aux élèves à être autonome et à exercer leur esprit logique.

Épiphanie Aziagblé

Du 31 mai au 2 juin se tiendra à Tunis capitale de la Tunisie, le Salon international des technologies de l’information et de la communication dédié à l’Afrique (SITIC Africa 2016).  Cette plateforme à en croire les organisateurs accueillera plus de 3000 décideurs africains et internationaux tout comme 300 exposants, 1000 visiteurs.

Ce salon se déroulera en 3 volets. Il y aura de prime abord l’exposition des dernières nouveautés en matière de TIC sur le continent africain, des rencontres B2B sur 3 jours  et pour finir des workshops (atelier de discussion entre professionnels) permettant à des speakers de hauts niveaux d’échanger sur les points clés du secteur des TIC en Afrique.

Pour le Directeur de Tunisie Afrique Export, Férid Tounsi l’ambition du SITIC est de faire de la Tunisie un hub en matière de TIC.

Cet évènement devra-t-on le rappeler est organisé sous l’égide du Ministère tunisien des technologies en collaboration avec plusieurs sociétés tunisiennes.

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