Avez-vous déjà postulé aux différents concours du SANULF 2019?

Encore quelques heures pour vous inscrire aux différents concours organisé par le centre Ghiyada Africa dans le cadre du Salon Africain du Numérique et du Leaderahip Féminin.

« Femme/fille et intelligence artificielle pour le développement du Togo » est le thème sous lequel est placé la 3è édition du Salon Africain du Numérique et du Leadership Féminin qui aura lieu du 13 au 20 octobre 2019 à Kara et à Lomé.

Comme l’indiquent le nom et le thème, ce salon vise à inciter et encourager les jeunes filles togolaises à s’aventurer dans les carrières ayant trait aux technologies.
Au vu des objectifs de ce salon, les organisateurs ont voulu primer et encourager les quelques rares jeunes filles qui font déjà carrière dans la Tech.
A cet effet, 3 concours sont prévus. A travers le premier: Excellence scolaire féminin, les organisateurs veulent décerner des prix d’excellence aux jeunes filles élèves/étudiants première de leurs classes ou promotions dans 10 écoles/universités à Lomé et à Kara.
Le deuxième concours dénommé E-leadership féminin a pour finalité d’encourager et de soutenir les jeunes filles qui impactent positivement à travers le digital ( blog, site web, réseaux sociaux) notamment celles qui traitent des thématiques des ODD.
Entrepreunariat féminin culinaire qui est la troisième catégorie des concours consiste à soutenir et à encourager les jeunes filles qui sont dans le domaine de l’art culinaire et font leur visibilité à travers le numérique.
Alors si vous êtes blogueuse, vous avez un site web ou vous vous intéressez aux thématiques des Objectifs de Développement Durable à travers vos comptes ou pages sur les réseaux sociaux, vous pouvez postuler à ce concours en cliquant sur ce lien 
Les inscriptions se clôturent ce 23 Janvier 2019 à 00h00. Tic Tac, le compte à rebours a commencé, vaut mieux tard que jamais.
Lyda Gbadji
Soirée GirlBoss, l’une des soirée poids lourd du Bootwoecamp

La soirée GirlBoss est l’une des activités importantes qui ont meublé le BootwoeCamp 2018.Elle a été faite  d’échanges et de partages entre des femmes togolaises d’ici et de la diaspora.
Dans la première partie de la soirée, il y a eu des pitchs des femmes influentes de la Silicon Valley. C’était l’opportunité de découvrir ces femmes rares qui se sont lancées dans des domaines tels que la technologie, les sciences politiques, etc. et y ont fait leurs preuves.
Dans cette logique, le public eut à découvrir la biographie et l’histoire des GirlBoss tel que Sheryl Sandberk le Number two de Facebook, Meg Whitman femme politique et d’affaire et Marrissa Mayer autrefois CEO de Yahoo. L’histoire de ces femmes influentes furent respectivement présentées par Mlle Tchalla, étudiante en ingénieurie à l’ENSI, Mlle Emefa Akpalu, jeune femme leader 2018 et Mlle Mimi, GirlBoss.
Outre la séance de pitching, deux puissants panels ont également meublé la soirée GirlBoss. Le premier panel a tourné autour du thème « Femmes, technologies, Sciences: quels sont les préjugés qui l’accompagnent? » Les panélistes Mlle Lawani et Francine ont décortiqué ce thème ensemble avec le public qui n’a pas manqué de participer aux discussions.
Le second panel avait regroupé 5 dames de fer, togolaises ayant fait leurs études ou passé un temps à l’occident pour revenir mettre leurs connaissances au profit de leur pays. Il est vrai qu’elles se sont heurtées à beaucoup de défis mais elles ont persisté et continuent de persister pour l’atteinte de leurs objectifs. Pour éviter la confrontation  entre ceux qui viennent de la diaspora pour aider à développer le pays et ceux qui y sont permanemment, il faut de « l’humilité de ceux qui viennent et la compréhension de  la part de ceux qui sont là ».
Ces échanges riches en connaissances ont clôturé en toute beauté l’agréable soirée. Rendez-vous au BootwoeCamp 2019 pour une autre soirée GirlBoss plus merveilleuse.
Amoureux du bricolage, de la bidouille, le bootwoecamp 2018 est à vous

Ce Jeudi 27 décembre 2018 a eu lieu dans les locaux du Woelab  la conférence de presse marquant le début des activités du dernier événement de l’année. L’activité en cours rassemble des bricoleurs en provenance de plusieurs pays. Les passionnés de Tech et du bricolage sont tous attendus.

Comme il a toujours été de leur coutume depuis 2012, chaque fin d’année Woelab organise une grande célébration pour sa communauté. Ses moments de célébration sont également les moments de faire le bilan de l’année écoulée et définir de nouvelles perspectives pour l’année à venir.

Le voile vient donc d’être levé sur la septième édition du Bootwoècamp qui se veut une célébration du bricolage, une opportunité de réseautage et surtout panafricain.

Le Bénin, le Mali, le Ghana et la côte d’Ivoire sont représentés par leurs Makerspace qui auront à animer des ateliers au cours de ces 3 jours.

Le moment fort de la première journée qui marque le lancement était la présentation de « Timid Wilderness », l’oeuvre de l’artiste sud-africaine Miranda Moss. Il s’agit d’une forêt émotive assez sensible dans laquelle les fleurs se ferment pour se cacher lorsqu’il y a du bruit et s’ouvrent à nouveau lorsqu’il y a du calme.

Le Bootwoècamp 2018, c’est un programme bien garni d’activités comme des ateliers de fabrication de Jerry, des conférences, des tables rondes et plein d’autres choses.

Les activités se poursuivent les 28 et 29 décembre toujours dans les locaux du Woelbab 0  à Gbonssimé. Alors chers férus des nouvelles technologies, du bricolage et de la bidouille, prenez le train en marche.

 

Veuillez découvrir le programme entier —> ICI

 

 

Togo/ Innov 4Health: Quelles équipes remporteront l’édition 1 ?

« Solutions innovantes pour le suivi des femmes enceintes et des personnes vivant avec le VIH », tel est le thème sous lequel est placé le Hackathon initié par le PNUD en partenariat avec le woelab.  En phase finale mardi 18 décembre à Lomé, les 5 équipes ont eu à rivaliser de talent.

Ce mardi dans les locaux du Woelab, les finalistes étaient au rendez-vous pour convaincre le jury de la pertinence de leurs solutions. E-centre convivial , Hygie+, Mom Togo, MumCare et Solid’Ere sont les équipes  finalistes. Elles proposent des solutions avec  sites web, des applications mobile pour certains, de l’intelligence artificielle intégrée permettant des Robot Call pour d’autres, pour faciliter le suivi des femmes enceintes et éviter les discriminations envers les Personnes vivants avec le VIH Sida.

Selon Jean du Christ Ali, le coordonateur de l’événement, l’objectif de ce hackathon est de « développer des solutions pour ramener les femmes enceintes vers les centres de santé, puisque parmi les 40% de femmes enceintes qui ne se font pas consulter durant la grossesse, beaucoup viennent une fois et ne reviennent plus. L’idée est donc de les ramener et d’amener l’information vers eux pour faciliter leurs suivi post et pré-natal. Pour les personnes vivant avec le VIH il s’agit d’offrir une meilleure inclusion pour éviter les stigmatisations et les discriminations ».

Un jury de 5 personnes dont 2 représentants du PNUD, un représentant d’ONUSIDA, un représentant du PNLS et un représentant du CNLS ont eu à suivre les présentations des cinq différents groupes, en plus d’une petite démonstration pour ceux dont les applications sont déjà opérationnelles.

Les résultats ne seront connus que la semaine prochaine lors de la cérémonie de remise de prix. Nous rappelons que le premier prix est constitué d’une enveloppe de 1 000 000 FCFA, le second prix de 500 000 FCFA et le troisième prix de 250 000 FCFA.

 

Lyda Gbadji

Tech/ Carrier Hotel : Ce que cela pourrait apporter aux Togolais

Dans 15 mois, le Togo aura son carrier Hotel, un type de centre de données destinées aux entreprises. Une cérémonie de pose de première pierre a eu lieu lundi à Lomé. Voici ce que le Carrier Hotel peut changer dans la vie des Togolais en termes de connectivité internet.

15 mois, le délai est bien précis. Et après cette période, l’espoir est permis. Les Togolais peuvent s’attendre à avoir une connexion internet de meilleure qualité, mieux qu’aujourd’hui. Ce projet de Carrier Hotel a été financé par la  Banque mondiale à hauteur de 30 millions de dollars l’équivalent de 12 milliards de F CFA.

L’infrastructure sera réalisée par CFAO Technologies et Centro. En clair, elle permettra aux Togolais d’avoir une connexion plus fluide grâce au point d’échange internet (IXP). Ce dernier fait passer les requêtes des internautes au niveau local (au lieu de l’international). Une baisse des coûts est possible à terme.

Les entreprises locales ayant aussi des données à héberger auront aussi leurs parts. Elles pourront à bas prix disposer leurs données afin de prévenir en interne la perte d’informations importantes et le risque d’exposition aux cybers attaques. Les entreprises ont la possibilité d’y entreposer leurs serveurs  en disposant d’espace, équipements de réseau et de stockage.

« Il (le Carrier Hotel) permettra d’améliorer considérablement le quotidien des Togolais grâce à l’hébergement de contenus locaux qui seront accessibles de manière quasi instantanée au moyen de l’infrastructure du point d’échange internet qui est déjà̀ opérationnel. Il permettra également de démocratiser l’accès aux services technologiques aux PME et PMI nationales qui n’ont pas assez de moyens pour investir dans l’acquisition et la maintenance de data centers performants qui coûtent chers », lit-on dans un communiqué de presse du ministère des postes et de l’économie numérique.

Aussi, servira-t-il à héberger la plateforme destinée à améliorer les services de l’administration publique togolaise. Sa gestion sera confiée à une structure dans le cadre d’un appel à candidature.  L’appel qui est en cours vise une gestion axée sur le partenariat public-privé.

 

 

 

Le vœu de bibliothèque numérique se réalise à l’université de Lomé

C’est l’histoire d’un vieux rêve devenu réalité. Le temple du savoir de la capitale togolaise a été convié à transmettre ses différentes adresses IP à Cairn.info suite à l’offre faite par cette plate-forme de mettre en place une bibliothèque numérique pour l’ensemble des composantes de son public. Le campus universitaire vient de faire ainsi une grande avancée vers un éventuel déploiement de la bibliothèque digitale. Tout commencera par une période test au cours de laquelle les accès à l’ensemble des ouvrages rassemblés sur www.cairn.info seront activés gratuitement durant un mois au profit de toute la communauté universitaire de Lomé.

Jusqu’à la fin de ce mois de décembre 2018, étudiants, enseignants-chercheurs et professionnels doivent s’approprier ce nouvel instrument numérique de documentation et surtout apprécier ses fonctionnalités à travers leurs différents avis. Pour rappel, la plateforme « Cairn.info » accessible via le site « www.cairn.info » est un portail internet lancé en 2005 à l’initiative de quatre maisons d’édition à savoir Belin, De Boeck, La Découverte et Erès. La Bibliothèque nationale de France de même que les Presses Universitaires de France (PUF) sont aujourd’hui des collaboratrices de Cairn.info.

Plusieurs magazines issus du répertoire d’éditeurs de renom tels que Gallimard, Armand Colin, Le Seuil, Minuit, Presses de Sciences Po et Dalloz sont propagées sur Cairn.info où tout utilisateur de l’interface peut consulter le contenu digital qui y est disponible.

Tous les articles disponibles sur la plate-forme peuvent être consultés, au choix de l’utilisateur, en version HTML ou dans un format « en page », en PDF ou via une feuilleteuse en ligne.

En transmettant ses adresses IP, l’Université de Lomé communique ainsi des protocoles informatiques de liaison qui permettront de diriger la diffusion des données par internet. Base de tout système d’acheminement ou routage des données sur internet, l’adresse IP est donc un numéro d’identification de chaque périphérique branché à un réseau qui utilise le protocole internet.

 

AHLIN ACCROBESSI

 

 

 

Togo : GoZem prend place

L’application de réservation de Moto-Taxi (Zemidjan) dans la ville de Lomé est enfin opérationnelle. Comme annoncé quelques mois plus tôt, les premiers utilisateurs ont pu tester ce nouveau service qui entend faciliter la manière même de se déplacer pour vaquer à ses occupations.

Dans un premier, tous les habitants de la capitale Lomé  peuvent télécharger gratuitement l’application GoZem pour smartphone disponible sur Android. Il ne restera plus qu’à entrer un emplacement de départ (selon le besoin du client) et sa destination puis  solliciter un moto-taxi depuis son smartphone.

« Nous sommes fiers de démarrer nos opérations au Togo et d’offrir un service aux utilisateurs qui renforcera la sécurité, la qualité et fixera un prix au kilomètre de la course pour l’utilisateur et le chauffeur », déclare Emeka Ajene,  le Directeur Général de GoZem.

GoZem est pensée pour faciliter les déplacements aussi bien pour les utilisateurs que les conducteurs. Le prix estimatif de la course est annoncé à l’avance et le paiement pourra être effectué en espèces, via Flooz, T-Money ou carte de crédit.

Pour Farouk Tchabana, le responsable des opérations,  des précautions ont été prises pour garantir la sécurité des passagers. Dans ce sens, une formation  personnalisée a été faite plus tôt à tous les conducteurs. « Nous mettons un accent important sur la sécurité des passagers et des chauffeurs grâce à des casques certifiés DOT et une formation détaillée sur les règles de conduite », a-t-il affirmé.

Il faut noter que GoZem a mis en place un système de parrainage permettant de  gagner 500 FCFA à chaque inscription de nouvel utilisateur. L’utilisateur existant ainsi que le nouvel utilisateur gagneront chacun 500 FCFA à utiliser pour commander des Zemidjans.

Après le Togo, l’entreprise compte ratisser large en mettant le cap sur d’autres pays du continent africain cette fois sur différents types de véhicules. La société ouvrira en 2019 au Bénin, au Cameroun ainsi qu’au Burkina Faso et au Mali.

 

 

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Togo : Lancement officiel du paiement de factures CEET via Mobile App

La simplification des opérations bancaires en générales, et des transactions financières en particulier : tel est le pari d’ECOBANK, qui, depuis quelques années, allie technologie et banque. On se souvient encore du lancement de l’application ECOBANK MOBILE, grâce à laquelle on pouvait effectuer des opérations d’achat, de transfert d’argent…depuis son téléphone. Cette application vient de franchir un cap majeur, en permettant à ses utilisateurs de payer leurs factures d’électricité depuis leur compte bancaire, via l’application.

Le nouveau service a été dévoilé au public au cours d’une cérémonie qui s’est tenue au siège du Groupe ECOBANK, ce mardi 16 octobre 2018, en présence du Directeur Général d’ECOBANK TOGO, et du Directeur Général de la CEET, accompagnés de leurs collaborateurs.

La Compagnie d’électricité (CEET)  permettait à ses clients de payer leurs factures aux guichets des banques, et récemment, par leur compte « Mobile Money », grâce aux opérateurs de téléphonie mobile. Mais en ce qui concerne ce nouveau service, le Directeur Commercial de la CEET, M. Bougonou Youssouf, s’est particulièrement réjoui à cause de la sécurisation des revenus de son institution, et de la dématérialisation du paiement de factures, qui facilite ainsi la vie à ses clients.

A ECOBANK, l’ambition demeure inchangée : « contribuer à faciliter le quotidien de tous les Togolais sans exceptions. (…) Cette application est destinée à notre clientèle et même à nos prospects. Elle est destinée à tous. » martèle son Directeur Général, M. Mamady Diakité.

Grâce à ces innovations, ECOBANK Togo devra accroître le nombre d’utilisateurs d’ECOBANK MOBILE, qui est de près de 500.000, sur les 7.000.000 d’utilisateurs actifs à l’échelle du Groupe ECOBANK.

Comment ça fonctionne ?

 

Il faut avoir un Smartphone connecté à Internet ; il faut avoir téléchargé l’application ECOBANK MOBILE et être détenteur d’un compte ECOBANK ou non.

  • Télécharger l’application ECOBANK MOBILE pour ceux qui ne l’ont pas encore/ Ouvrir ECOBANK MOBILE et choisir « Payer une facture ».
  • Choisir « Services publics ».
  • Choisir « Electricité », un écran apparaitra.
  • Sélectionner le compte à débiter et le produit CEET dans la liste. Mettre le numéro de facture et valider avec la touche « suivant »
  • Saisir le numéro de compte à débiter
  • Choisir CEET
  • Indiquer le numéro de facture sur le document, soit les 12 chiffres après la mention FE
  • Enfin, cliquer sur payer et confirmer son code PIN.

La prochaine mise à jour du service permettra aux détenteurs de compteurs prépayés (Communément appelés CashPower) de payer également leur dus.

Au Togo, ECOBANK est la première banque à offrir ses services depuis une application mobile, et à dématérialiser les process de payement (EcobankPay…). Avec ce nouveau cap, elle est définitivement positionnée comme La banque digitale par excellence, surtout avec les nouvelles applications qui seront lancées bientôt.

Suivez toute l’actualité d’ECOBANK via sa page Facebook et son compte Twitter

Togo : L’arrivée d’Internet expliquée par un de ses pionniers

Au Togo, on ne peut parler d’Internet sans évoquer par qui et comment il est arrivé au pays. L’un des premiers noms qui reviennent sur les lèvres et les esprits est Jean Marie Noagbodji, président-directeur général de Café Informatique. Au cours d’une rencontre sur l’entrepreneuriat tenue ce samedi 20 octobre à Lomé, il est revenu sur les circonstances dans lesquels Internet a été découvert par lui et des camarades aux Etats-Unis.

Le sujet se passe de tout commentaire. Jean Marie Noagbodji fait partie des pionniers d’Internet au Togo. D’autres iront loin en lui donnant simplement la paternité. Mais au pays, plus d’un méconnaisse l’histoire de la venue d’Internet.

Il y a encore quelques années, l’Internet n’était pas démocratisé. L’outil informatique encore moins. La plupart des Togolais prenaient des vols justes pour aller apprendre Lotus A-2-3 ce qui serait aujourd’hui l’équivalent de « Excel ».

Un peu dérangé par cette situation, Jean Marie met le cap sur les Etats-Unis pour trouver des formateurs à même d’outiller les Togolais sur place. « On s’est rendu compte que nos frères qui quittent Lomé vont se faire former à l’extérieur. On s’est dit qu’on va les aider à ne plus se sentir obligé de faire ces voyages vers la France », explique Jean Marie.

Une fois au pays de l’Oncle Sam, il a rencontré une dame qui était censée lui recommander une personne pouvant former. Il fut donc invité chez un ingénieur du nom de Wesley dans l’Etat d’Atlanta, qui ce jour-là était très occupé. Il bricolait sous une table et ne fut pas en mesure de recevoir le groupe. C’est ainsi qu’il leur dit : «  je suis désolé que vous soyez venu de si loin et que je ne sois pas en mesure de vous recevoir. Rentrez chez vous, nous allons échanger par Internet ». « C’est quoi Internet ? », lui demande M. Noagbodji.  « Allez faire Internet et quand vous serez riche, pensez à moi », lui lança Wesley.

C’est un peu dans ces circonstances qu’Internet a été découvert par ceux qui l’ont amené au Togo.  En novembre 1997, Café Informatique, une entreprise privée, lance officiellement le Togo sur Internet.

 

 

Blockchain et  cryptomonnaies, tout savoir sur la rencontre de Tech en Afrique

Les technologies de la Blockchain et des cryptomonnaies ont été au menu de la rencontre initiée par Tech en Afrique et ses partenaires. Comme annoncée deux mois plus tôt, elle a eu lieu samedi 13 octobre à l’Institut Supérieur Global Success de Lomé.

Une idée, une équipe, une concrétisation. C’est fait devra-t-on dire avec fierté. L’une de ces rares rencontres tournant autour de la Blockchain et des cryptomonnaies est rentrée dans l’histoire de l’équipe et celle des partenaires.

Un public cosmopolite de journalistes, d’entrepreneurs, d’étudiants et de chefs d’entreprise ont passé près de deux heures de temps à remuer ces nouvelles  thématiques dans tous  les sens. Cette gymnastique intellectuelle, ce rendez-vous du donner et du recevoir a été possible grâce à la disponibilité des panélistes.

Des panélistes de renom

 

Des panélistes de renom se sont rendus disponibles pour parler tôt de ces technologies qui pourraient peu ou prou bouleverser notre manière de voir le monde. Afrikanus Kofi, journaliste à la base et spécialiste des cryptomonnaies et de la Blockchain s’est entretenu avec les participants en mettant l’accent sur comment les monnaies électroniques pouvaient faciliter les transactions. Selon ses explications, des commerçants peuvent par exemple faire des transactions à travers ses moyens et se faire livrer des marchandises en toute confiance.

De son côté, Crépin Sondou du Togo n’a pas manqué de mettre en exergue son parcours de vendeur de bitcoin et de trader. Il est allé dans un style on ne peut plus accrocheur dans les moindres détails concernant l’engouement qu’il y a autour des cryptomonnaies surtout dans le monde, dans la sous-région et au Togo.

Faut-il bannir les crypto ?

 

« Non, il faut les réguler », a répondu Afrikanus Kofi à un intervenant. Même si le Togo sinon la plupart des pays africains sont réticents, il faut comprendre que la régulation est l’une des meilleures solutions. Dans un pays comme le Togo où aucun cadre législatif n’est pour le moment à l’ordre du jour, il y a juste du chemin à faire contrairement à l’Afrique du sud où «  même des banques acceptent les cryptomonnaies » à s’en fier aux propos de Kofi.

 

Premier réseau Blockchain du Togo

 

Le premier réseau Blockchain du Togo a été lancé comme prévu Wesley Koudossou, celui-là même qui le pilote actuellement. Ce réseau se veut une force de proposition en matière de cryptomonnaies et d’implémentation de solution Blockchain au Togo. Cela revient à dire qu’en cas de création de cadre législatif (à l’avenir,ndlr) , il travaillera avec qui de droit pour augmenter la productivité des entreprises locales.

L’initiative de Tech en Afrique de constituer le premier réseau de Blockchain au Togo n’a rien de hasardeux. Dans un pays où le sujet ne fait pas encore débat, il est plus que jamais utile de prendre le risque de l’aborder. Le souhait est de ne pas faire du Togo, le dernier en matière d’appropriation de ces technologies sur le continent.

Le Togo Blockchain Network veut donc  travailler à la vulgarisation de la Blockchain et des cryptomonnaies en général au Togo, constituer un lieu de réflexion, de partage d’expérience et de fédération des énergies du domaine, se mettre en réseau avec d’autres startups et associations intervenant dans la Blockchain tant en Afrique que dans le monde, identifier et accompagner les potentielles entreprises, institutions, qui voudraient expérimenter ou en savoir plus sur ces technologies, et le reste.

La balle est en l’air. Quid aux Togolais de savoir quoi en faire.

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