Fibre optique à domicile : Gva Togo lance son offre Start

Gva Togo a lancé Start, son offre  Internet Très Haut Débit par fibre optique au prix de 15.000 FCFA le mois.  Avec son réseau en fibre optique jusqu’au domicile (FTTH – Fiber to the Home), Gva garantit à ses abonnés une connexion rapide. Elle est d’une  « qualité technologique inégalée » selon les mots de ses  promoteurs. La vitesse est de 10 Mbps.

L’offre permettra à plusieurs personnes de surfer sur internet ou les réseaux sociaux, regarder des vidéos en streaming, chatter ou faire des appels vidéo depuis la maison.

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«La création de l’offre Start permet, dès aujourd’hui, à un très grand nombre de Familles Togolaises de profiter du très haut débit par fibre optique, à un prix de seulement 15 000 FCFA/mois, encore jamais vu en Afrique » affirme Alexandre Cohen, Directeur général de GVA Togo.
Et d’ajouter :« Pour ceux qui veulent plus de puissance, notre offre PREMIUM, dont le débit a été augmenté à 50Mbps le mois dernier pour tous les abonnés togolais sans en changer le prix, est toujours la meilleure option sur le marché togolais ». 

Pour Marco de Assis, Président de GVA Togo et Directeur Général de Group Vivendi Africa, « notre réseau FTTH couvre déjà plusieurs dizaines de milliers de foyers et entreprises à Lomé. Nos équipes poursuivent le déploiement du réseau le plus innovant et performant d’Afrique ».

Group Vivendi Africa (GVA), filiale du groupe Vivendi, a lancé ses activités au Togo en mars 2018. Il participe à la création d’emplois locaux directs et indirects ainsi qu’à la professionnalisation des filières d’avenir pour les métiers de l’ingénierie, du numérique et de la distribution.

Sunu Assurances et Togo Cellulaire assurent via mobile money

L’opérateur historique, Togo Cellulaire s’allie à Sunu Assurances pour proposer de nouveaux produits d’assurance aux abonnés. Les offres sont réservées à toute la population togolaise et spécifiquement aux utilisateurs de Tmoney.

Prévoyance T’, l’un des nouveaux produits, est un contrat d’assurance de prévoyance par lequel l’assureur s’engage à verser une assistance financière aux bénéficiaires en cas de décès de celui-ci durant la période d’assurance. Ce contrat a une durée de vie d’une année renouvelable si le client le souhaite.

A cela s’ajoute  Epargne gagnant, un contrat d’assurance de capitalisation qui permet au client de Togo Cellulaire de se constituer une épargne à son rythme et de percevoir cette épargne soit au terme du contrat, soit par anticipation en cas de tirage au sort.

La souscription à ces deux produits se fait par USSD et par remplissage d’un BIA (Bulletin Individuel d’Adhésion). Pour souscrire, l’abonné doit posséder un compte TMoney de Togo Cellulaire.

Le paiement des primes d’assurance ainsi que le paiement des sinistres se feront via TMoney.

Le délai de paiement des prestations est fixé à dix jours ouvrés dès la réception de la dernière pièce requise pour la constitution du dossier.

Les coûts d’adhésion au produit Epargne gagnant sont de 500 FCFA et sont payables sur la première prime mensuelle.

Les coûts d’adhésion au produit Prévoyance T’ sont de 500 FCFA et payables sur la première prime annuelle. Peuvent souscrire au contrat « Prévoyance T’» tous les clients dont l’âge est compris en 18 ans et 64 ans. Le contrat est souscrit pour une durée de 15 ans.

Togo/ e-commerce :  La douane et la poste s’associent


Une rencontre se tient entre l’Union Postale Universelle (UPU) et l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) à Lomé depuis lundi. 


Elle vise à créer une coopération entre les douanes et les postes. L’idée est de développer de meilleures stratégies pour promouvoir le e-commerce en Afrique. Une soixantaine d’experts venus de 22 pays y participent.Cette rencontre est d’une importance capitale.  Ses acteurs la place sous le sceau de l’opérationnalisation du commerce électronique en Afrique. 

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Le coordonnateur régional Afrique de l’Ouest et du Centre de l’institution, Salam Sanfo évoque de son côté la nécessité d’une collaboration entre la Douane et les Postes. 


Selon les organisateurs, les travaux de Lomé permettront d’améliorer les procédures de dédouanement des envois postaux . Il est également question de renforcer les capacités mutuelles. La finalité est de faciliter les envois postaux en conformité des exigences réglementaires.

France/ Université  de la e-santé : La startup togolaise  Dashmake y est

La Startup togolaise, Dashmake est représentée en France. Elle participe à l’événement dénommé Université d’été de la e-santé. Kévin Edorh Auguste participe aux activités au nom de l’équipe de Dashmake.

Cette startup togolaise a été sélectionnée suite à un vote du public lancé quelques semaines plus tôt. Dashemake participe ainsi au second tour du concours. Elle aura à pitcher son projet ce jour pour tenter de retenir l’attention du jury.

« Nous profitons d’un programme fort instructif. Quelques thématiques abordées: ‘La validation clinique des logiciels de santé: un pré requis obligatoire pour accéder au marché?’’L’IA et le transhumanisme sont ils les nouveaux grands dangers de l’humanité?’ Cerise sur le gâteau nous faisons partie des six startups retenues pour le second tour du concours », a annoncé mardi la jeune pousse togolaise sur sa page Facebook.

Cette 13ème édition se déroule les 2, 3, 4 juillet 2019 à Castres en France. Il s’agit d’un rendez-vous incontournable pour les décideurs du secteur de la e-santé. C’est un événement qui regroupe les acteurs de la e-santé humaine comme animale  pendant un ensemble de conférence, d’atelier et de meeting.

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Pendant les deux premiers jours, il y aura une compétition qui se déroulera en 2 parties. Les séances de pitch vont permettre de retenir les candidats pour passer à une étape supérieure.

A l’issue de cette longue phase, il y aura un nombre de prix qui sera remis  dont le Grand Prix, le second, le 3e, coup de cœur du Jury, entre autres.   A cette liste s’ajoute le choix des internautes qui se fait par vote en ligne.

La startup Dashmake est connue pour sa solution SOS System qui se positionne comme un regroupement de plusieurs solutions informatiques révolutionnant le secteur de la santé. La solution la plus populaire reste Sos Mobile qui permet d’appeler les secours et se faire localiser grâce au système de géolocalisation de votre smartphone lors d’un cas de sinistre (accident de circulation, incendie, etc.).

 

Gozem Togo franchit le palier des 100000 courses effectuées

Lancée à Lomé en novembre 2018, Gozem, l’application de transport de réservations de courses avec les taxi-motos (Zemidjans) et taxis (voitures) a franchi le palier des 100’000 courses effectuées à Lomé. L’information est donnée par le biais d’un communiqué de presse de l’entreprise basée à Lomé. Gozem Togo se félicite fortement de ce chiffre important atteint très vite après le lancement de l’application à Lomé . L’offre de transport à moindre coût a conquis plusieurs milliers d’habitants de la capitale togolaise qui l’adoptent en masse pour se déplacer.

Depuis le lancement de l’application, la communauté d’utilisateurs et de chauffeurs Gozem a grandi très rapidement. Cette communauté a permis à la première plateforme de réservation de courses avec chauffeurs au Togo de franchir ce cap des 100’000 courses pas chères et sûres effectuées.

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Un chiffre dont Gozem Togo se réjouit tout en gardant à l’esprit sa mission, assurer à la population loméenne des déplacements fiables, sûrs et à moindre coût. La principale motivation de l’utilisation de l’application Gozem est qu’elle permet la simplicité de l’expérience de déplacement toute en sécurité à un prix abordable. Pour les taxis-moto Gozem, le premier kilomètre n’est que de 100 F et puis 50 F pour chaque kilomètre après. De même, le prix des taxis privés (non partagés) Gozem n’est pas cher.

Forte de cette dynamique, Gozem a pour objectif de répondre aux attentes de ses milliers de clients à travers la ville de Lomé en offrant des options de transport pour toutes les occasions à des prix accessibles. Après son succès à Lomé au Togo, la prochaine étape logique pour Gozem est son expansion en Afrique francophone. L’application transport d’Afrique prévoit son lancement à Cotonou au Bénin en Juillet.

“Nous avons construit ces six derniers mois une offre de transport sûre, fiable et pas chère que les loméens aiment utiliser. Nous sommes fiers de ce chiffre atteint et nous nous tournons vers les 100’000 courses à venir, avec pour objectif d’améliorer le service et le rendre encore plus accessible à tous.” affirme Jean-Martial Moulaud,Country Manager de Gozem Togo.

Togo : Avec Jobees, trouvez de la ressource humaine pour votre projet

Ethiel Adiassa est un jeune entrepreneur, développeur freelance web et mobile. Il est  le fondateur et promoteur  de Jobees, une plateforme  visant à résoudre le chômage de la population en général et des jeunes en particulier.

Jobees permet aux jeunes talentueux, compétents, à toute personne dotée d’une expertise particulière d’offrir leurs services à des clients, et à des entreprises qui ont des besoins spécifiques. Il permet aux talents d’exprimer et de révéler leurs savoir-faire. Grâce à ceci, ils se font de l’argent en capitalisant leurs compétences.

« Le chômage étant un problème très coriace minant nos sociétés de nos jours, cette solution permettra à tous ses adhérents de devenir financièrement indépendants parce qu’ils gagent de l’argent. Toute personne ayant une situation économique précaire pourrait facilement tirer son épingle du jeu en vendant simplement ses compétences sur Jobees. On verrait ainsi le taux de chômage diminuer drastiquement parce que tout le monde travaille à son propre compte », a-t-il affirmé.

Pour Ethiel Adiassa, le constat est que les jeunes attendent le gouvernement pour  qu’il leur trouve de l’emploi, mais cette approche s’avère ne pas être la meilleure. Tous ces jeunes pétris de talents, ont forcément une expertise dans un ou plusieurs domaines donnés, expertises qu’ils pourraient vendre pour gagner de l’argent, sans pour autant dépendre du gouvernement. C’est là que Jobees entre en jeu.

Selon lui, les nouvelles technologies en Afrique ouvrent un nouveau sentier pour l’innovation, le développement et la croissance de l’économie. L’application des nouvelles technologies à la vie quotidienne facilite beaucoup de choses et permet de résoudre des problèmes.

D’ici 2021, Jobees se veut la plateforme par excellence de services Freelance en Afrique.  Ethiel Adiassa encourage les jeunes à mettre de l’enthousiasme dans tout ce qu’ils  font parce que rien de grand ne se fait sans enthousiasme.

Pour information, l’application Jobees sera bientôt disponible sur le PlayStore. En attendant, la préinscription est faite ICI

 

Daniel A. 

 

FENES/ entrepreneuriat estudiantin : Découvrez les trois projets primés

La 1ère édition du Forum sur l’entrepreneuriat numérique et estudiantin  restera dans les annales. En dehors des panels et expositions, un concours de pitch de projets innovants a été organisé. Pitch Your Startup Idea a permis de récompenser 3 équipes. Retour sur le FENES et la découverte de ses lauréats.

La finale du concours a eu lieu le 31 mai dernier. Des innovations technologiques et entrepreneuriales ont été présentées devant les 2000 participants au forum.

A l’issue des séances de pitch suivies des questions-réponses aux porteurs de projets, trois (3) initiatives ont retenu l’attention du jury.

Le premier Prix « Entrepreneuriat numérique » est doté d’une enveloppe de 5 00 000 F CFA. Il a été reçu par l’équipe de KondjigbalẽCe dispositif se présente comme un carnet de santé numérique contenant l’historique des antécédents médicaux des patients.

Le deuxième Prix du meilleur projet d’entrepreneuriat social d’une valeur de 300 000 FCFA a été  remporté par une équipe porteuse d’un projet de mini-générateur à même de produire de l’électricité sur une longue durée.

Le tout dernier projet fait le pont entre la médecine traditionnelle et celle moderne. Il est dénommé « tous pour la santé ». Une enveloppe de 200 000 F  a été mise à la disposition des porteurs de ce projet. Il s’agit du Prix spécial de l’entrepreneuriat féminin estudiantin.

Pour les organisateurs de ce concours, l’objectif est de développer la fibre entrepreneuriale chez les étudiants des universités et grandes écoles supérieures publiques et privées du Togo.

« Les critères d’évaluation étaient conformes à Elevator Pitch . On se dit que c’est la manière de vendre le projet qui intéresse les investisseurs. Les projets, dans leur grande majorité étaient pertinentes », se réjouit Joël Agboglo, CEO d’Enginnova et président du comité d’organisation.

Notons que cet événement a été possible grâce au soutien de la GIZ   (coopération allemande), l’ambassade de France et d’autres partenaires.

Sommet mondial de l’entrepreneuriat : Jean du christ Ali  représente le Togo

L’entrepreneur togolais Jean du christ Ali représente le Togo au Sommet mondial de l’entrepreneuriat de 2019 (GES 2019) à La Haye, au Pays-Bas. Le sommet a commencé le 03 juin et prend fin le 5.

Au World Forum Convention Center, de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial du monde se retrouvent. La rencontre a été ouverte lundi par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Un Togolais, Jean du Christ Ali, entrepreneur, fondateur de Maji Technologies représente le Togo depuis le premier jour. Il assiste aux différents travaux. « Ce sommet est une véritable opportunité pour un jeune entrepreneur comme moi en ce sens que cela me permet de rencontrer des investisseurs, des entrepreneurs aux visions communes, de collaborer avec des institutions internationales », a-t-il confié à la Rédaction de Tech en Afrique.

GES 2019 accueille 2 000 délégués, dont la plupart sont des entrepreneurs sélectionnés pour leur apport en matière de création d’entreprise. Des dirigeants de sociétés et d’autres entreprises, investisseurs, universitaires et dirigeants politiques participent également à ce sommet international.

Le Sommet mondial de l’entrepreneuriat, en bref le GES, était une initiative de l’ancien président Barack Obama qui s’est poursuivie sous le gouvernement actuel. Cette année, il se tient pour la première fois en Europe.

Les gouvernements des Pays-Bas et des États-Unis co-organisent ce neuvième Sommet mondial de l’entrepreneuriat à La Haye, afin de stimuler l’innovation mondiale et de célébrer l’économie de marché qui favorise l’emploi, la croissance et des solutions transformatrices aux défis mondiaux.

Depuis 2010, on estime que 20 000 dirigeants de pays émergents ont participé au GES, les gouvernements et le secteur privé se sont engagés à fournir plus de 1 milliard de dollars de nouveaux capitaux aux entrepreneurs du monde entier. C’est sans doute une opportunité de réseautage inédite pour les entrepreneurs du monde entier.

 

 

FENES : Comment concilier étude, entrepreneuriat et innovation ?

« Comment concilier étude, entrepreneuriat et innovation ? ». Ce thème a fait l’objet d’échange lors de la première édition du Forum sur l’Entrepreneuriat Numérique et Estudiantin (FENES). Il a permis de passer en revue les avantages et les éventuelles difficultés que comporte l’entrepreneuriat estudiantin.

La toute première édition du FENES s’est tenue ce 31 mai au Palais des congrès de Lomé. Cette initiative de la startup Enginnova et ses partenaires a rassemblée  à un certain nombre d’acteurs de l’écosystème entrepreneurial et digital de se prononcer sur des thèmes d’actualités.

Un panel a réuni quelques acteurs autour « Comment concilier étude, entrepreneuriat et innovation ? ». A cette question, les panélistes venant des structures comme Made In Togo, Africa Cowokers, Dashmake, Innov’Up, Edinov et Ghiyada Africa ont tour à tour donné leurs points de vue sur le thème.

D’entrée de jeu, tous les panélistes ont reconnu qu’il est possible de concilier l’entrepreneuriat, les études et l’innovation. Le reste se résume à la passion, la discipline, la planification et la volonté d’avancer qui anime le porteur de projet

Entreprendre sur les bancs de l’école est une question d’organisation. Selon les explications, une journée comporte 24 heures. Ce qui revient à dire qu’un étudiant qui a une idée de projet peut se faire accompagner par les incubateurs de la place en optimisant le reste de son temps.

De plus, il a été recommandé aux étudiants de chercher des solutions concrètes aux problèmes de la société. Sans problème, il n’y a pas d’innovation ni d’entrepreneuriat.

L’aspect adéquation entre le projet et le profil du porteur a aussi été évoqué.  Les panélistes ont reconnu que cette réalité n’est pas un souci si le porteur de projet a de la  passion pour ce qu’il veut entreprendre. Etre formé dans un domaine et entreprendre dans un autre n’est qu’un moyen d’apprendre de nouvelles choses, de renforcer ses compétences.

Il a été suggéré aux 2000 participants à ce forum de ne pas négliger les études, de réviser comme il se doit. L’école doit être selon les apports des uns et des autres, ce qui vient renforcer les capacités de l’entrepreneur.

 

Sam Kodo :  « Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Sam Kodo est un geek, un féru des nouvelles technologies en général et de la robotique en particulier. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a commencé à bricoler ses premières machines. Du robot enseignant virtuel à l’ordinateur et tablette solaire, il a à son actif un certain nombre d’innovations qui lui ont valu des prix dans plusieurs pays.

Quelques semaines après avoir entamé son projet de drone agricole, la Rédaction de Tech en Afrique a voulu savoir plus sur les moyens d’actions de ce jeune. Il dévoile dans un entretien, ses difficultés, comment il les surmonte, sa vision et éventuellement comment il compte contribuer à un continent bouillonnant en matière de robotique. Interview.

 

Bonjour Sam, Parlez-nous brièvement de vous ?

 

Bonjour Tech en Afrique,

Je suis Sam Kodo, inventeur et entrepreneur togolais. J’ai crée en 2013 une entreprise spécialisée dans la conception des Tablettes et ordinateurs alimentés en énergie solaire pour améliorer l’éducation dans ma communauté. Cette innovation m’a permis  de remporter plusieurs prix nationaux et internationaux.

 

Depuis  quelques années, on vous a vu sur de différents projets. Pouvez-vous nous en parler ?

En Afrique il existe de nombreux défis et  challenges qui selon moi ne peuvent être relevés que par les innovations et la technologie. En tant qu’Africain, il est de mon devoir de les résoudre ou du moins inspirer d’autres innovateurs africains à les résoudre.

Tout a commencé à 8 ans par les robots que j’ai fabriqués avec les déchets électroniques et après ce fut le tour des ordinateurs alimentés en énergie solaire. Par après, ce fut des machines pour filtrer l’eau puis les robots éducatifs. Aujourd’hui ce sont les drones agricoles et je réserve encore pleins de nombreuses surprises.

Le but est de bâtir une sorte d’Empire de technologie en Afrique pour faire de l’Afrique le leader mondial dans ces domaines comme le Japon ou l’Amérique.

 

 Comment est-ce que vous vous organisez pour réaliser ces projets ?

Tout naît d’abord du constat d’un problème ou d’une situation, ensuite la créativité se met automatiquement en action. J’adore acquérir de nouvelles connaissances et faire des recherches sur internet. Je crois que ce sont ces valeurs qui me permettent d’arriver à avoir de nouvelles idées.

Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT
Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La plus grande des difficultés que j’ai rencontrée en tant qu’innovateur est d’abord  d’ordre moral. Il arrive parfois de rencontrer certaines personnes qui ne partagent pas forcément votre vision et  qui peuvent vous démoraliser avec certains propos négatifs ou dévalorisants, ce qui pourrait avoir pour conséquence de vous dévier de vos rêves. En évoluant, j’ai appris à éviter au maximum cette catégorie de personnes.

Enfin, une autre  difficulté peut être d’ordre matériel ou financier. Je me rappelle comment à mes débuts,  je cotisais mon argent de petit déjeuner pour acheter les jouets lors des foires dans le seul but de récupérer les moteurs électriques et pour payer des composants électriques.  C’était tout ce qu’il me fallait pour fabriquer mes robots.

 

Pour financer les projets, le manque de moyens financiers est souvent relevé par les acteurs. Qu’en est-il à votre niveau?

Pour réaliser un projet, il faut tout d’abord  croire en son projet et être flexible aux suggestions et inflexible aux critiques ‘négatives’. Ensuite, il faut prendre le temps de bien étudier son marché avant de passer à l’action. Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion. Seule l’action permettra à votre projet de voir le jour. Aujourd’hui grâce aux nombreux prix et compétitions remportés dans divers pays, j’arrive à financer mes propres projets.

 

Un commentaire sur l’écosystème tech du Togo/ de l’Afrique ?

Aujourd’hui nous sommes en train de connaître ce que j’appellerai « le siècle des lumières en Afrique » ou de grandes idées et innovations naissent et transforment le continent.

Il faut aussi savoir que chaque ère a une période limitée dans le temps. Si nos gouvernements ne profitent pas de cet instant pour soutenir les porteurs de projets africains, dans le futur ce sera trop tard pour notre génération et un jour on se reprochera cette grande erreur et comme conséquence on continuera par dépendre des aides extérieures.

 

Mots de fin ?

Cela fait déjà plusieurs mois que je vis aux Etats-Unis afin de m’inspirer de leurs technologies et leurs savoirs pour à mon tour, apporter ma contribution au développement du Togo.

Je partage avec vous cette citation de Nelson Mandela (Paix à son âme) qui disait : « Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. ». En tant que jeunes africains, nous avons pour obligation de développer notre continent. A vrai dire, les choses semblent impossibles à réaliser parce que c’est ce que nous croyons, or la vérité est que tout est possible. Si les autres ont réussi à développer leurs nations pourquoi pas nous ?