In Ghana: AirtelTigo, Vodafone, MTN set to hike their tariffs from 1st November

Ghana Chamber of Telecommunications has announced this 17th october that its members: Vodafone, AirtelTigo and MTN will increase tariffs from  1st November 2018.

This hike is due to the implementation of the new tax laws: VAT (ACT 970), NHIL (ACT 971) and GETFL (ACT 972) amended by the  govenrment during the  2018 mid-year budget review.

In fact, the National Health Insurance Levy (NHIL) and the Ghana Education Trust Fund Levy (GETFL) will be dissociated from the  TVA.

The Ghana Chamber of Telecommunication stated that  MTN, Vodafone, AirtelTigo « who are responsible corporate entities, would comply fully with Ghana’s laws and ensure the distinction between VAT and the new levies emanating from their separate origins and basis in law ».

The two new levies are then the reason of the tariffs hike. As said in the statement: « … the incidence of the two new levies will, thus, be on consumers and will result in the increase of the cost of telecommunication services ».

« The objective was to “give effect to the conversion of NHIL and GETFL into levies that are not subject to the input-output mechanism, and delinking them from VAT by removing the option of input tax deductibility,” thereby giving both levies a unique and different legal identity and distinguished from VAT, » the statement signed by the CEO of the Ghana Chamber of Telecommunications, Kenneth Ashigbey said

Customers should be expecting the change from the 1st of october. However, they will be notified by their service providers will there be any other change.

« Our members, who are responsible corporate entities, would comply fully with Ghana’s laws and ensure the distinction between VAT and the new levies emanating from their separate origins and basis in law. (…) .Customers of telecommunication services will be notified by their service providers prior to any changes being made and the expected changes will take effect on 1st of November 2018 ».we learn from the press release.

 

 

Lyda Gbadji

 

 

Le Togo s’apprête pour  l’International Space Apps Challenge

Du 20 au 21 octobre prochain,  les bidouilleurs, ingénieurs, développeurs et designers se donnent rendez-vous au centre Woelab de Lomé. Ils y seront pour relever le défi du hackathon International Space Apps Challenge.

Tout comme au Togo, d’autres pays se donneront ce challenge de faire ressortir des solutions pouvant aider la planète. Cette exploration scientifique collaborative permet d’exploiter les données de la NASA à la résolution de problèmes dans le monde entier.

Le Space Apps Challenge est un défi d’innovations technologiques qui s’appuie sur les talents et l’initiative de développeurs, ingénieurs, technologues, les concepteurs et quiconque avec un esprit vif, une passion et le désir d’avoir un impact immédiat sur le monde. Cette grand-messe technologique de 48 heures met l’accent sur l’engagement et la collaboration à travers les frontières, les secteurs et les populations afin d’apporter grâce à l’innovation un changement de paradigme dans le monde entier.

Ce challenge démontre l’application inexploitée, inattendu, inconnu et l’expertise possible pour aider les entreprises, les particuliers, les communautés et les collectivités de par le monde à faire part de leurs problèmes cruciaux. Il est donc question de repenser et de remixer ce qui est connu, et de créer un pont pour mettre en œuvre des idées nouvelles ou recombinantes.

Space Apps propose des récompenses locales et mondiales. Des solutions novatrices avec une explication convaincante pourront être élues aux niveaux local et international. Les lauréats  auront la possibilité de  visiter le centre spatial Kennedy de la NASA avec l’équipe d’organisation du concours.

L’année dernière par exemple, l’équipe organisatrice a été surprise par la mobilisation que l’événement a connue. Il est considéré comme le plus  grand à ce jour « avec 187 événements et plus de 25 000 personnes sur six continents. Nous sommes ravis de poursuivre la tradition consistant à inviter des étudiants et des professionnels, débutants et vétérans du monde entier, à se joindre à nous », lit-on sur le blog de l’événement.

Cybersécurité : La bourse dite ‘Giveaway-BBC’, c’est du faux !

Chacun rêve d’une meilleure vie. Mais tous les moyens ne sont pas recommandés ni recommandables pour y parvenir. Encore mieux les bourses totalement gratuites sans effort de la part du potentiel receveur sont à prendre avec des pincettes. Avec Internet, cliquer sur tout lien débouchant sur des prétendues bourses, offres de cadeaux, crédits de communication et autres relèvent d’une affaire de  cybersécurité.

Depuis quelques semaines, des messages circulant sur WhatsApp indique qu’une prétendue bourse ‘Giveaway BBC’ est ouverte  à 100 000 diplômés.  Une possibilité serait offerte à ces personnes de poursuivre leurs études dans les meilleures universités du monde. Nous vous démontrons par A+B  avec captures d’écran à l’appui qu’il s’agit d’une technique de vols de vos données personnelles.

« Êtes-vous titulaire d’un diplôme d’une université reconnue  et recherchez une aide financière pour poursuivre vos études? Giveaway-BBC offre à 100 000 diplômés dans le besoin la possibilité de poursuivre leurs études dans leurs universités préférées dans le monde entier. La bourse d’études comprend des bourses complètes couvrant les frais de scolarité, d’hébergement, de restauration et de voyage de tous les candidats retenus. Inscrivez-vous maintenant… ».Ce message, vous l’avez peut-être lu une ou plusieurs fois.  Des proches à vous vous l’ont peut-être envoyé à plusieurs reprises. Bien mais il faut à chaque fois chercher à voir de plus près.

Faux et faux

 

D’abord, l’adresse du site  a été envoyée en lien raccourci pour tromper la vigilance de plus d’un. Beau jeu, belle astuce ! Lorsque vous cliquez dessus, vous débarquez sur un site où l’adresse n’a rien à avoir avec la BBC que tout le monde connait : http://good-prize.com/scholarships/. Il faut au moins reconnaitre que les couleurs se ressemblent le plus parfaitement possible. Comment la très respectée British Broadcasting Corporation du Royaume-Uni peut-elle acheter un nom de domaine pareil ? Good-Prize, ça ne ressemble à aucun service de cette société de médias. Toutes nos recherches sur Internet par rapport à cette prétendue bourse n’ont rien donné de consistant.

 

Capture Tech en Afrique

Il faut aussi se demander pourquoi l’adresse du site n’a rien à avoir les mots « bourses » ou du moins « BBC ». Un tour dans Google et on comprend mieux que cette annonce est tout sauf sérieuse. Sur les résultats de recherche, aucun autre site à part Good Prize en question ne mentionne cette bourse. Même pas le site d’informations de la BBC.

Les d’informations qui sont demandées
Capture Tech en Afrique

Très rapidement, le site change d’adresse une fois que vous évoluez et devient me-prize.com. Regardez de près ces captures d’écran effectuées par notre équipe.

 

Soyez prudents !

Le Kenya remporte l’organisation de la conférence sur les données ouvertes

Le Kenya a remporté l’organisation de la 6ème Conférence internationale sur les données ouvertes (IODC). Pour la première fois dans l’histoire,  la destination de cet événement prévue pour 2020 sera le Kenya.  L’annonce a été faite lors de la cérémonie de clôture du 5ème IODC 2018 tenue à Buenos Aires, en Argentine, sous le thème «L’avenir est ouvert».

Au cours d’une allocution prononcée à son bureau en début de semaine dernière, le vice-président William Ruto a laissé entendre qu’un  gouvernement ouvert et des données ouvertes sont vecteurs de développement. Pour le cas du Kenya, il estime que ces ouvertures ont contribué à son  progrès sur ces trois dernières années.

« Le président Uhuru Kenyatta et moi-même sommes engagés dans la création d’un écosystème de données inclusif associant le gouvernement, le secteur privé, les universités, la société civile, les communautés locales et les partenaires de développement, qui s’attaque aux aspects informationnels du processus décisionnel en matière de développement », a déclaré Ruto.

L’organisation de la conférence IODC20 au Kenya est perçue comme une formidable opportunité pour le continent africain de montrer son impact sur la manière dont il exploite le pouvoir des données, de la technologie et de l’innovation pour répondre aux défis séculaires de nos populations.

La conférence de 2020 devrait rassembler plus de 3000 participants provenant de 100 pays à Nairobi. En outre, plus de 50 entreprises internationales spécialisées dans la  technologie devraient être de la partie.

Une donnée ouverte (en anglais open data) est une information destinée à être utilisée et être consultée librement par le public dans son ensemble. Les spécialistes de la question s’en servent pour faire des graphiques sur tel ou tel domaine donnée afin d’amener les institutions et les gouvernements notamment à prendre de bonnes décisions. Elle doit être disponible  pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle.

Les données publiques sont considérées comme ouvertes si elles répondent à ces 8 principes (2007, Open Government Data, USA). Elles doivent être complètes, primaires, opportunes, accessibles, exploitables, non discriminatoires, non propriétaires et libres de droit.

Le développeur togolais Wisdom D’Almeida débarque chez Google

Le développeur togolais Wisdom D’Almeida débarque chez Google. Depuis quelques temps, il fait partie des développeurs du géant de la Silicon Valley. Après avoir obtenu une licence professionnelle en génie logiciel au  Centre d’Informatique et de Calcul (CIC) de l’Université de Lomé, il s’est lancé  dans des études de Master en Inde. Wisdom évolue comme  chercheur en Intelligence Artificielle et spécialiste en Deep Learning. Dans une interview exclusive accordée à Tech en Afrique, il nous explique comment son ascension a été possible.

 

Comment te sens-tu à Google ?

 

Je suis fier d’être l’un des rares Africains ici et à chaque occasion devant une foule, à une conférence en interne ou à un événement public, la première des choses que je fais est de dire fièrement que je suis Togolais ayant étudié à l’Université de Lomé. La partie la plus drôle, c’est lorsqu’ils sortent tous leurs smartphones pour googliser « Togo » et « Université de Lomé ». Il ne me reste plus qu’à entonner notre hymne national les prochaines fois [rire].

 

 Du CIC à Google : comment cela est-il possible ?

 

C’est vrai que dit comme cela, ça fait un peu flipper. Mais en réalité, ça n’a pas été si direct. Notre formation au CIC, bien que nous rendant compétitifs dans la sous-région, en Afrique et en dehors de l’Afrique, ne nous permet pas encore de nous mesurer à des étudiants de Stanford, du MIT, de l’UC Berkeley ou d’Harvard, la cible préférée des grandes compagnies telles que Google. Il faut donc trouver une autre manière de se faire remarquer et de prouver que, dans les mêmes conditions, on est capable de faire aussi bien, voire mieux qu’eux.

C’est donc tout naturellement que j’ai poursuivi des études supérieures en Inde pour approfondir mes connaissances en Informatique et, surtout, pour découvrir de nouvelles spécialités. J’ai également eu la chance de remporter certains concours nationaux (en Inde) et internationaux auxquels j’ai participé par simple curiosité et pour le désir d’apprendre. C’est comme cela que j’ai découvert l’Intelligence Artificielle et que j’ai commencé à l’appliquer à des domaines non-traditionnels comme la santé, le crime et le comportement humain, pour le bien de ma communauté. Mes publications scientifiques ont attiré l’attention de grands chercheurs partout dans le monde et des compagnies comme IBM ou Google.

C’est donc le concours de plusieurs circonstances qui m’a permis d’être ici aujourd’hui et, en résumé, j’ai juste eu à construire sur la fondation assez solide que le CIC m’a donnée, surtout les bases en mathématiques avancées et en programmation.

 

Qu’avez-vous dans l’ambiance de travail à Silicon Valley qui manque en Afrique par exemple ?

 

Je n’ai jamais été un grand fan de l’assiduité au travail (venir à 8h et rentrer à 16h chaque jour par exemple) parce que ce n’est pas dans de telles conditions que je suis au top de ma productivité. A Silicon Valley, ce genre de formalités n’existe pas, pour le bien de tous. Je sais qu’il y a beaucoup d’entreprises chez nous qui enregistrent les heures d’arrivée et de départ des employés chaque jour, comme mesure de productivité. La réalité, c’est qu’un employé fatigué et somnolent produit en 8 heures ce qu’il produirait en 4 heures s’il était en forme et je trouve qu’il y a bien d’autres manières de rendre nos employés plus efficaces que de les conditionner à des horaires précises de travail. A Google par exemple, je viens au boulot quand je veux et si je le veux, à condition que je soumette à temps le travail qui m’est assigné. Y a-t-il une autre définition de productivité que travail bien fait et livré dans les délais ? Bien que nos cultures soient bien différentes, je pense que notre workforce en Afrique bénéficierait d’un tel changement !

Je pense aussi que comme à Silicon Valley, nous devons éradiquer toute forme de discrimination dans le cadre du travail, dont la plus commune selon mon expérience, la discrimination d’âge ! Je me souviens avoir été privé d’opportunités dans mon pays car jugé trop jeune. Ici, l’âge, le teint, la religion, la nationalité, etc. ne comptent pas dans le monde du travail ; et en tant qu’employé, je peux poursuivre en justice quiconque demande mon âge dans un cadre professionnel lorsque je juge le contexte inapproprié. Nous devons donner à nos jeunes l’opportunité de faire leurs preuves lorsqu’ils le méritent, un point c’est tout.

 

Est-ce à dire que vous êtes numériquement saint ?

 

Même pas ! Vous serez surpris d’entendre que j’ai des collègues à Google qui étaient fleuristes, certains, médecins. Au-delà des compétences techniques, Google s’intéresse aux gens curieux et socialement épanouis, qui ont une passion propre et une voix pour la faire résonner ; des individus de background non traditionnel et, plus que tout, qui ne pensent pas qu’à eux-mêmes.

 

Conseils à nos frères et sœurs quant à la gestion de leurs images sur Internet

 

D’une manière générale, je dirais à mes frères et sœurs Africains : reste toi-même et ne pense pas à trop soigner ton image, sans toutefois déconner (tenir des propos racistes ou insulter les personnalités politiques constituent un red flag). Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter sont ton unique canal pour faire découvrir à tes futurs recruteurs ta personnalité telle qu’elle est, et sans artifice. Veille à la garder originale mais propre, et sache que c’est tout à fait ok de ne pas être actif sur les réseaux sociaux.

Si tu es un développeur, tu dois avoir un compte GitHub. La plupart des compagnies en technologie, bien avant même de penser à t’offrir des interviews, voudront avoir une idée de ce que tu écris comme code. En rendant open source tes projets sur GitHub, non seulement tu permets à tout le monde de découvrir tes compétences algorithmiques, mais en bonus, tu démontres de l’empathie – puisqu’en rendant ton code public tu permets à d’autres d’utiliser gratuitement le fruit de ton dur labeur.

A part cela, je pense qu’il est important de développer de bonnes connexions via LinkedIn – c’est fou comment les Américains accordent de l’importance à qui tu connais et qui peut te recommander.

 

Quelque chose à ajouter ?

 

C’est bien de travailler pour une grande compagnie, mais on n’a pas forcément besoin de cela pour avoir de l’impact. C’est encore mieux quand le fruit de son travail bénéficie à la communauté dans laquelle l’on vit. Dans mon cas, l’Intelligence Artificielle m’a permis de combattre les maladies graves en les détectant très tôt grâce au Deep Learning ; de combattre le crime en Inde en prédisant les assauts criminels avant même qu’ils ne se produisent ; et de tacler des problèmes scientifiques réputés difficiles, comme le Human Activity Recognition. Confronter les problèmes complexes de notre société à travers la technologie est une vocation bien plus honorable, selon moi, que travailler dans une compagnie qui ne recrute qu’1% de ses postulants. Moi, je suis un chercheur en Deep Learning, à Google ou pas.

TogoPAY, un véritable couteau à double tranchant ?

Le conseil des ministres de ce jeudi 20 septembre a annoncé la création prochaine de TogoPAY.  Cette solution que souhaite proposer l’Etat togolais devra faire de  l’interopérabilité des services financiers électroniques, une réalité. Mais une fois encore,  les avis restent partagés sur le sujet. Il y en a qui estiment que l’initiative est à saluer sur toute la ligne. D’autres, par contre pensent que c’est un moyen pour l’Etat de faire concurrence à ses propres startups fintech qui proposent des solutions similaires. Est-ce une histoire de gros poissons qui mangent les petits ?

C’est un conseil des ministres qui touche un problème réel : faire des transactions via mobile entre opérateurs de téléphonie. Il annonce une solution qui fait la fierté de plus d’un déjà à la lecture de certains commentaires sur les réseaux sociaux.  Le fameux TogoPay est censé interconnecter les clients des services de transferts d’argent via mobile que sont Flooz et Tmoney.  Cela suppose qu’un  client TMoney de Togo Cellulaire pourra transférer de l’argent sur le compte d’un client Flooz de Moov et vice-versa. Plus loin, il est aussi possible de faire des transactions vers des banques ou autres institutions de microfinance. En termes simples, les dépôts sur un compte bancaire peuvent être faits depuis un compte mobile money.

« Au regard des avantages qu’un tel système peut apporter à notre pays, le conseil des ministres a autorisé la Ministre chargée de l’économie numérique ( Cina Lawson, ndlr) de conduire toutes les diligences nécessaires à la création de TogoPAY, une plateforme interopérable de paiement électronique qui sera réalisée dans le cadre d’un partenariat public/privé afin d’en assurer l’efficacité et l’efficience », lit-on dans le communiqué sanctionnant le conseil des ministres.

Le Togo compte avec TogoPAY devenir le premier pays de l’UEMOA à mettre en œuvre une telle initiative.

 

Une concurrence aux startups locales ?

 

Nul ne connaît les réelles raisons ayant poussé les autorités togolaises sur cette voie. Pour certains, cette initiative  n’est pas à louer de quelque manière que ce soit. Elle vient plutôt réduire à zéro les efforts de certaines startups fintech  dont l’ambition principale est de faciliter les transactions entre utilisateurs et ceci peu importe l’opérateur et le pays. Cela va sans dire qu’il n’y a pas véritablement de distinctions de réseau. Un client d’un opérateur au Togo peut envoyer de l’argent à un autre de la  Côte d’Ivoire. C’est un peu le cas de la solution locale Mojipay.

Il s’agit d’une « solution de transfert d’argent en ligne, accessible depuis un smartphone, PC ou tablette. Elle permet d’envoyer de l’argent directement sur un compte mobile money. La diaspora africaine est la principale cible de Mojipay puisqu’elle envoie régulièrement de l’argent vers le continent.  La solution propose aussi le transfert d’argent en Afrique, de Mobile Money à Mobile Money quelque soit l’opérateur et quelque soit le pays. La startup se donne pour mission d’accélérer l’inclusion financière en Afrique », expliquions-nous dans un de nos articles.

 

TogoPay serait-il un couteau à double tranchant ?

 

Assou Afanglo ( afangloassou@gmail.com)

 

Christian Amouo et Mougano Investment donnent un nouveau souffle à l’investissement en Afrique

Il ambitionne de s’imposer dans le secteur de la finance en Afrique. En dépit d’une atmosphère hostile à l’entrepreneuriat, Christian Amouo, associé-gérant de Mougano Investment, la startup qu’il a cofondée avec son ami Jules Nnanga, veut se faire une place dans la société camerounaise. Tous les signaux semblent destinés à ce diplômé de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun et ses assistants à un avenir prometteur.

Titulaire d’une Maîtrise en économétrie et économie mathématique, Christian Amouo a débuté sa carrière au sein du Cabinet ACA EXPERTISE comme gestionnaire de projet junior avant d’être sélectionné pour le Graduate Program de UCB. Le camerounais sera ensuite embauché par le cabinet financier Merces Invest où il travaillera comme Chargé d’Affaires.

Fondé en 2016, Mougano Investment est d’abord parti de l’observation selon laquelle les jeunes entreprises camerounaises ne faisaient pas long feu en raison du manque de vision, de financement ou d’un mauvais management. La diaspora camerounaise éprouve également de nombreuses difficultés à investir au pays à cause d’une absence d’informations sur les secteurs porteurs, et du manque de structures privées capables de les accompagner.

Difficile aussi pour les détenteurs d’épargne au niveau local de la rentabiliser par manque d’opportunités. Et comme remède à ces maux, Mougano Investment propose une assistance à l’investissement de la diaspora au Cameroun et en Afrique ainsi qu’un soutien aux PME locales via des études de faisabilité de leurs projets ou des business plan. La start-up s’assure aussi du Conseil en gestion de patrimoine.

L’idée a germé dans un restaurant populaire de Yaoundé. Les deux jeunes ont proposé leurs services au responsable des lieux qui les a ignorés. Plus tard, ce dernier mettra les clés sous la porte et deviendra le premier client. L’entreprise jouit aujourd’hui d’une grande notoriété avec des représentants en Europe et en Amérique du Nord pour la gestion de la relation avec la diaspora de ces pays ainsi qu’une filiale au Tchad.

Mougano Investment est en phase de prospection pour la création d’une filiale au Congo avec pour ambition de devenir un acteur majeur de la Finance dans la sous-région.

Malgré les difficultés liées à la pression familiale, aux problèmes financiers des débuts ou encore à l’inadaptation de la législation du secteur, Christian Amouo n’a jamais songé à abandonner. Et il prévient aussi les jeunes entrepreneurs qui veulent lui emboîter le pas : « Il y a beaucoup d’obstacles et ça demande beaucoup plus de discipline et de rigueur par rapport à toute autre activité. Avec de la constance et la persévérance dans l’effort, de la flexibilité, les résultats positifs finissent toujours par arriver».

[Startup] Le CEO et ses 5 missions

Toute organisation a besoin d’un leader pour mener à bien sa vision. Dans le domaine de l’entrepreneuriat, un terme bien spécifique est attribué à une personne occupant la plus haute responsabilité de l’équipe : le CEO. Qu’est-ce qu’un CEO ? Quels sont ses missions principales ?

 

Le CEO : Chief Executive Officer

 

Par définition, le Chief Executive Officer est celui qui incarne la légitimité de la boîte. Ce terme en français désigne le directeur général autrement dit, le numéro 1. Il est l’âme de l’entreprise, l’esprit et le visionnaire. Le CEO est le capitaine qui est à la tête d’un navire à l’inconnu en quête d’un trésor. Il n’est pas forcement la personne qui a les meilleures compétences ni le plus intelligent dans une boîte, car ses missions sont regroupées en cinq points essentiels.

 AVOIR LA VISION

 

Comprendre ce qui est train de se passer dans le monde afin d’inscrire son projet dans cette tendance est l’un des challenges d’un CEO. Une vision doit être facilement décrite en moins de 10 mots. Il doit créer la vision de l’autre avenir qu’il souhaite pour ses clients. Les meilleurs leaders sont sans relâche à la poursuite de l’évolution de la valeur de l’entreprise aux yeux des clients. S’assurer que la vision est simple, puissante et unique. Prendre le temps de vraiment la préciser, parce qu’elle sera votre seul vrai guide à travers votre entreprise. La vision va évoluer grâce aux retours d’expériences et c’est le job du CEO de savoir quand garder le cap et quand la faire évoluer. Garder le cap contre les investisseurs, employés et utilisateurs parce que vous savez qu’il est le bon. Enfin, s’assurer que les employés aient la vision globale et unifiée de la culture de l’entreprise permet à chacun de ramer dans la même direction et se concentrer clairement sur l’objectif.

 RECRUTER DU PERSONNEL

 

Le CEO est le premier recruteur de la boîte, il doit recruter et retenir que les meilleurs avec les moyens en possession. En effet, le problème numéro 1 des entreprises, en particulier les entreprises en croissance est l’acquisition de talents, le combustible le plus important. Embaucher des gens qui sont motivés intrinsèquement par la mission de l’entreprise et axés sur la réalisation. Des personnes qui peuvent faire leur travail mieux que vous le pourriez, qui ont une attitude positive, qui ont une forte éthique du travail et qui peuvent communiquer efficacement. Les meilleurs candidats sont motivés par l’objet et les conséquences, non pas par l’argent. Enfin, le CEO doit savoir licencier lorsque cela est nécessaire.

 FAIRE DU PUSH MANAGEMENT

 

C’est expliquer à vos employés l’importance de ce qu’ils sont train de faire, les inciter et les amener à comprendre pourquoi ils doivent le faire. Votre rôle est de donner du feedback en permanence; c’est l’instrument d’éducation numéro 1 d’un CEO. Donner du feedback en permanence permet de faire des erreurs tout en apprenant. Il faut discuter sur les sujets les plus importants et pas plus. Une fois que la vision est définie et maintenue au fil du temps, vient l’exécution qui va consister à rassembler une approche holistique de l’équipe pour faire fonctionner l’entreprise et bien la mener. Enfin, vous réussirez plus si votre équipe se rend compte que ses bonnes idées pour l’amélioration de la vision sont prises en compte.

ÊTRE LA VOIX DE L’ENTREPRISE

 

La personnalité du CEO doit refléter la culture de l’entreprise. Il doit la renforcer quotidiennement. Évangéliser le marché, intervenir à des conférences, dans des interviews, parler avec la presse, communiquer avec les parties prenantes de son entreprise. Veillez à ce que la communication soit fluide entre l’équipe, sont en quelques sorte les tâches à faire en matière de communication.

TROUVER DE L’ARGENT

 

S’assurer que l’entreprise dispose d’un capital et soit sur la bonne assise financière est une mission permanente que doit avoir le CEO. Trouvez de l’argent que ce soit chez les clients ou chez les investisseurs. Si vous pouvez vous passer des investisseurs c’est encore mieux. La collecte de fonds prend du temps, mais elle prend moins de temps si vous faites vos devoirs afin de comprendre qui seraient les investisseurs pour votre entreprise. Il doit s’assurer que l’entreprise ait générée ou amassée suffisamment de capitaux pour permettre à son équipe de penser à long terme. Pour garder le contrôle de son entreprise, le CEO ne doit pas lever de fonds si cela n’est pas vraiment utile.

Vu l’étendue des missions assignées au CEO, il incombe que chaque membres de l’équipe fasse ses tâches avec rigueur et professionnalisme afin d’atteindre l’objectif visé. Être le CEO d’une startup, c’est un voyage extraordinaire où vous découvrez vos limites. Voulez-vous être le leader, si oui alors appliquez-vous à mettre en pratique ces cinq points.

 

Aubin Zoh

 

Stratégiste numérique et formateur

Afrique de l’ouest : Orange et MainOne veulent améliorer la connectivité

L’opérateur Orange renforce ses infrastructures pour améliorer la connectivité en Afrique de l’ouest.  Orange s’engage à investir dans le câble sous-marin de MainOne sur la côte de l’Afrique de l’Ouest. La société compte ainsi renforcer sa position au sein de l’écosystème de télécommunication africain.

Les deux entreprises se disent heureuses d’avoir pu trouver un point d’entente, la signature d’un contrat. Pour ces deux entreprises, il est aujourd’hui question de fournir une connexion internet de bonne qualité aux consommateurs. Ces dix dernières années, Orange poursuit une stratégie de positionnement en Afrique.

« L’ambition d’Orange sur les réseaux internationaux est à la fois de répondre aux besoins de nos filiales de disposer d’un accès fiable au réseau haut débit mondial et d’accroître notre leadership sur le marché international de la vente en gros de services de données. Ce partenariat avec MainOne nous permettra de renforcer notre présence, avec de nouveaux atouts importants en Afrique de l’Ouest, »  se réjouit Jérôme Barré, CEO Orange Wholesale & Réseaux Internationaux.

De façon concrète, cette vision amène Orange a confié ce chantier à sa filiale Orange Marine –qu’elle détient à 100 %- pour bien suivre le projet.  Il faut dire que MainOne possède déjà un câble sous-marin d’une longueur de 7000 km depuis l’année 2010 avec des stations d’atterrissement au Nigeria, au Ghana et au Portugal. Le prochain défi sera de faire installer de nouvelles branches et stations d’atterrissement. Ces derniers passeront de Dakar au Sénégal à Abidjan en terre ivoirienne. Le projet d’après le partenariat pourrait être effectif d’ici juin 2019.

« L’essor de nouveaux services numériques en Afrique a joué, ces dernières années, un rôle crucial dans le développement social et économique. Les réseaux de meilleure qualité et les équipements aux prix plus abordables permettent de faire tomber les barrières qui freinent l’accès à nos services. C’est dans ce contexte qu’Orange, dans le cadre de sa stratégie multi-services, cherche à se positionner en tant que partenaire clé de la transformation digitale du continent. Grâce à ce nouveau partenariat, Orange garantira et améliorera l’accès direct à des services haut débit dans deux de ses pays les plus importants, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, » explique Alioune Ndiaye, Président-Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient.

A ce jour, Orange se trouve dans 20 pays en Afrique et au Moyen-Orient. Au 30 juin 2018, sa base comptait  plus de 119 millions clients.

 

Crédit photo : USTS

Côte d’Ivoire : Orange veut rassembler les amoureux de l’e-sport

Au mois de novembre 2018, la Côte d’Ivoire recevra pour la deuxième fois consécutive, le Festival de l’Electronique et du Jeu Vidéo d’Abidjan (FEJA).  Organisée par Paradise Game en collaboration avec Orange Côte d’Ivoire, ce rendez-vous rassemble des acteurs de l’industrie du Jeu vidéo en Afrique de l’Ouest.

Du 23 au 25 novembre 2018, Abidjan sera la capitale africaine du jeu vidéo. Le FEJA Orange 2018 est « le plus grand événement eSport d’Afrique et conviera les meilleurs gamers, les amateurs, passionnés et professionnels de l’industrie du jeu vidéo de 10 pays d’Afrique », affirme le comité d’organisation.

Bien avant le début des hostilités en novembre prochain, des tournois qualificatifs du FEJA Orange 2018 auront lieu du  22 septembre au 22 novembre 2018 en Côte d’Ivoire de même que dans les pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Guinée Conakry, Mali, Nigéria, Sénégal, Togo. Les inscriptions ont commencé depuis ce 12 septembre 2018 sur ce site .

Au menu de ces trois jours de festival, les phases finales des tournois d’eSport (football, sport de combat, jeux mobiles), des conférences et workshops, des expositions, des animations et jeux, égayeront le public. Ces activités sont orientées  Gaming et l’innovation technologique. Le Palais de la Culture d’Abidjan va se muter en paradis du jeu vidéo.

Création d’emplois

Le FEJA Orange 2018 porte le sceau de la création d’emplois. Contrairement à ses débuts, l’industrie du jeu vidéo offre des opportunités et génère de la richesse à travers la naissance de métiers tels que Game designers, Programmeurs, Pro-gamer, entre autres. C’est dans cette lancée que l’édition de cette année sera centrée sur la création de jeu et surtout les moyens de monétisation existants.

 « Le jeu vidéo est la première industrie culturelle au monde et génère près de 100 Milliards de dollars. L’Afrique ne représente que 1% de ce secteur. Il est donc crucial de promouvoir les métiers du jeu vidéo auprès des femmes et des hommes, afin de créer de l’emploi et des opportunités pour la jeunesse Africaine », Sidick Bakayoko, Founder and CEO de Paradise Game.

Paradise Game est une entreprise basée en Côte d’ivoire et dont l’ambition est de créer la plus grosse communauté de gamers en Afrique et de lui offrir des événements inédits, des salles de jeux de dernière génération, et des contenus multimédia (divertissement, e-Learning, etc.). La promotion des créateurs de jeux « made-in-Africa » sur le marché local et sur la scène internationale fait partie de ses priorités.

 

 

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