Entretien avec Cedric Yamdjeu , Co-Fondateur de TelecomParis-Africa

Cédric Yamdjeu est  fervent promoteur de la tech et de l’émergence africaine, mentor de startups. Il a été désigné Leader par le  Crans Montana Forum de renommée mondiale est depuis 2016 Président fondateur du Club TelecomParisAfrica et du media think tank 50Afrique. Cedric s’est spécialisé en matière de questions économiques en vue de l’émergence à travers 50Afrique qui vise à conseiller les institutions internationales, publiques et privées.

C’est en sa qualité de passionné du numérique que lui et son équipe Club Telecom Paris Africa a accepté notre interview.

Tech en Afrique : Présentez-vous  à nos lecteurs?

Cédric Yamdjeu : Je m’appelle Cédric Yamdjeu , un jeune africain porteur de différentes initiatives pour aider la jeunesse africaine :un media think do tank 50Afrique autour de l’émergence mais en ce qui ne concerne aujourd’hui j’ai créé un club Telecom Paris Africa autour du digital Africain.

 

Tech en Afrique : Quel est ce club ?

Cédric Yamdjeu : C’est le club digital sur le numérique africain de TelecomParis. Remarquant une révolution digitale en Afrique , l’idée de rassembler toutes ces synergies et de développer l’écosystème numérique a été matérialisée par le club TelecomParistechAfrica après avoir convaincu le conseil d’administration de cette école.

Cette année, nous avons un projet phare un forum digital qui nous espérons concrétiser.

 

Tech en Afrique : Parlez-nous de votre prochain évènement.

Cédric Yamdjeu : Nous organisons un afterwork digital le 4 juillet avec les lauréats du dernier Startup Week end Africa. Le Startup Weekend est un événement entrepreneurial mondial  dont le but est de rassembler différents acteurs (développeurs, chefs d’entreprise, graphistes, etc.) pour suggérer des idées de nouvelles entreprises, former des équipes autour de ces idées, et de développer un prototype de démonstration de celles-ci (ou une présentation), à la fin des 54 heures

Nous y attendons donc investisseurs, entrepreneurs, membres actifs …

Lire aussi : Sam Kodo : « Sans aucune action, votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Tech en Afrique : Quels constats en avez-vous tirés sur la compréhension du numérique en Afrique ?

Cédric Yamdjeu : Nous constatons que les pays les plus propices à l’émergence des startups sont Le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Sans aucun doute, deux secteurs se démarquent: ceux des services financiers et des services aux entreprises, B2B et B2C. Selon PartechAfrica, les start-up africaines ont réalisé des levées de fonds d’un montant global de 1,16 milliard de dollars en 2018, un montant en hausse de 108% par rapport à 2017.

Enfin, selon la banque mondiale, la transformation numérique peut apporter à l’Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an.

 

 

Sam Kodo :  « Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion »

Sam Kodo est un geek, un féru des nouvelles technologies en général et de la robotique en particulier. C’est à l’âge de 8 ans qu’il a commencé à bricoler ses premières machines. Du robot enseignant virtuel à l’ordinateur et tablette solaire, il a à son actif un certain nombre d’innovations qui lui ont valu des prix dans plusieurs pays.

Quelques semaines après avoir entamé son projet de drone agricole, la Rédaction de Tech en Afrique a voulu savoir plus sur les moyens d’actions de ce jeune. Il dévoile dans un entretien, ses difficultés, comment il les surmonte, sa vision et éventuellement comment il compte contribuer à un continent bouillonnant en matière de robotique. Interview.

 

Bonjour Sam, Parlez-nous brièvement de vous ?

 

Bonjour Tech en Afrique,

Je suis Sam Kodo, inventeur et entrepreneur togolais. J’ai crée en 2013 une entreprise spécialisée dans la conception des Tablettes et ordinateurs alimentés en énergie solaire pour améliorer l’éducation dans ma communauté. Cette innovation m’a permis  de remporter plusieurs prix nationaux et internationaux.

 

Depuis  quelques années, on vous a vu sur de différents projets. Pouvez-vous nous en parler ?

En Afrique il existe de nombreux défis et  challenges qui selon moi ne peuvent être relevés que par les innovations et la technologie. En tant qu’Africain, il est de mon devoir de les résoudre ou du moins inspirer d’autres innovateurs africains à les résoudre.

Tout a commencé à 8 ans par les robots que j’ai fabriqués avec les déchets électroniques et après ce fut le tour des ordinateurs alimentés en énergie solaire. Par après, ce fut des machines pour filtrer l’eau puis les robots éducatifs. Aujourd’hui ce sont les drones agricoles et je réserve encore pleins de nombreuses surprises.

Le but est de bâtir une sorte d’Empire de technologie en Afrique pour faire de l’Afrique le leader mondial dans ces domaines comme le Japon ou l’Amérique.

 

 Comment est-ce que vous vous organisez pour réaliser ces projets ?

Tout naît d’abord du constat d’un problème ou d’une situation, ensuite la créativité se met automatiquement en action. J’adore acquérir de nouvelles connaissances et faire des recherches sur internet. Je crois que ce sont ces valeurs qui me permettent d’arriver à avoir de nouvelles idées.

Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT
Sam Kodo au Maroc avec son robot VT-BOT

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

La plus grande des difficultés que j’ai rencontrée en tant qu’innovateur est d’abord  d’ordre moral. Il arrive parfois de rencontrer certaines personnes qui ne partagent pas forcément votre vision et  qui peuvent vous démoraliser avec certains propos négatifs ou dévalorisants, ce qui pourrait avoir pour conséquence de vous dévier de vos rêves. En évoluant, j’ai appris à éviter au maximum cette catégorie de personnes.

Enfin, une autre  difficulté peut être d’ordre matériel ou financier. Je me rappelle comment à mes débuts,  je cotisais mon argent de petit déjeuner pour acheter les jouets lors des foires dans le seul but de récupérer les moteurs électriques et pour payer des composants électriques.  C’était tout ce qu’il me fallait pour fabriquer mes robots.

 

Pour financer les projets, le manque de moyens financiers est souvent relevé par les acteurs. Qu’en est-il à votre niveau?

Pour réaliser un projet, il faut tout d’abord  croire en son projet et être flexible aux suggestions et inflexible aux critiques ‘négatives’. Ensuite, il faut prendre le temps de bien étudier son marché avant de passer à l’action. Sans aucune action votre projet n’est qu’un rêve, une illusion. Seule l’action permettra à votre projet de voir le jour. Aujourd’hui grâce aux nombreux prix et compétitions remportés dans divers pays, j’arrive à financer mes propres projets.

 

Un commentaire sur l’écosystème tech du Togo/ de l’Afrique ?

Aujourd’hui nous sommes en train de connaître ce que j’appellerai « le siècle des lumières en Afrique » ou de grandes idées et innovations naissent et transforment le continent.

Il faut aussi savoir que chaque ère a une période limitée dans le temps. Si nos gouvernements ne profitent pas de cet instant pour soutenir les porteurs de projets africains, dans le futur ce sera trop tard pour notre génération et un jour on se reprochera cette grande erreur et comme conséquence on continuera par dépendre des aides extérieures.

 

Mots de fin ?

Cela fait déjà plusieurs mois que je vis aux Etats-Unis afin de m’inspirer de leurs technologies et leurs savoirs pour à mon tour, apporter ma contribution au développement du Togo.

Je partage avec vous cette citation de Nelson Mandela (Paix à son âme) qui disait : « Cela parait toujours impossible, jusqu’à ce que ce soit fait. ». En tant que jeunes africains, nous avons pour obligation de développer notre continent. A vrai dire, les choses semblent impossibles à réaliser parce que c’est ce que nous croyons, or la vérité est que tout est possible. Si les autres ont réussi à développer leurs nations pourquoi pas nous ?

 

 

 

Burkina Faso : Brice Kaboré, un des lauréats de la Nuit de la qualité et de l’innovation

La deuxième édition de la nuit de la qualité et de l’innovation au Burkina Faso a eu lieu vendredi dernier. Au total, 4 entrepreneurs ont été récompensés. La NQI a permis de distinguer Tropical Food and Beverage Compagny (agro-industrie), la barrique d’eau Sanya (hygiène sanitaire), Bafa Tech ( technologie) et enfin Aliothsystème (énergie).

Tech en Afrique a pu rencontrer Brice Kaboré, le directeur de Tropical Food and beverage. Interview.

 

Tech en Afrique : Quelles sont vos impressions après avoir reçu ce prix?

Brice Kaboré : Merci pour l’intérêt que vous nous accordez. C’est avec joie que nous avons accueilli ce prix. C’est toujours un honneur d’être distingué, ce qui signifie que ce qu’on fait a été jugé digne de distinction, plus encore lors d’une aussi prestigieuse activité qu’est la nuit de la qualité et de l’innovation.

Cette distinction, est une reconnaissance, une invite à continuer dans cette voie, et c’est là que ça met du baume au cœur de savoir que quelque part des gens de renom observent ta démarche et l’apprécient. Notons que ce prix vient après le Prix Pierre Castel où nous avons eu également la première place au Burkina Faso, et la sélection à la toute première édition de Burkina Startups en 2017.

Tech en Afrique : Parlez-nous de votre structure et ses activités

B. K :T FB Company SAS qui signifie Tropical Food and Beverage Company Société par actions simplifiée, est d’abord une initiative porté par des jeunes, une entreprise agroalimentaire qui intervient dans la valorisation des produits locaux. A partir des matières premières locales et avec un processus qui garantit la qualité pour le consommateur en préservant le mieux possible les éléments nutritifs des aliments nous arrivons à fabriquer :

Des Chips avec la pomme de terre locale, des amandes grillées de noix de cajou, des biscuits à partir du souchet, des caramels et des croustilles de sésame et des infusions de plantes locales avec la technologie du sachet pyramide, des huiles à base du sésame.

Nous sommes la première unité industrielle de transformation des produits locaux dans la région du Sud-Ouest du Burkina Faso et nous distribuons nos produits dans 14 villes du pays et à l’exportation.

Notre approche est d’identifier des plantes locales qui ont un potentiel nutritif évident et nous nous attelons par la recherche et l’innovation à mettre au point des produits finis nutritifs et avantageux pour le consommateur qui en même temps répondent aux standards internationaux.

 

Tech en Afrique : Peut-on dire que vous vous y attendiez à cette récompense ?

 

B.K : Le fait de soumettre la candidature de son entreprise à une aussi prestigieuse distinction, est d’abord motivé par le désir de la remporter. Donc nous l’espérions. Nous ne pouvons pas dire que nous nous y attendions parce que il y’a eu compétition face à des initiatives de taille également.

 

Tech en Afrique : Une idée des critères qui vous ont favorisé ?

B. K :deux critères à savoir la qualité et l’innovation, sont des exigences chez nous, parce que nous nous sommes engagés dans une démarche qualité afin de nous conformer aux normes internationales, et assurer à nos consommateurs des expériences de consommation de produits locaux sans risque.

L’innovation est notre moteur, ce qui nous fait exister, notre offre quand bien même avec une aussi large gamme de produits n’est constituée que d’innovations. Nous avons plusieurs niveaux d’innovations selon chaque produit et aussi en matière d’organisation.

 

Des personnes à qui dédier ce prix ?

 

B.K : Ce prix récompense non seulement le travail de chacun de mes collaborateurs, la confiance de chacun de nos partenaires mais aussi la confiance de nos consommateurs. Tout ce que nous faisons aujourd’hui est dans le but de satisfaire les besoins de nos consommateurs, alors nous leur dédions ce prix.

 

Mots de fin

 

B.K :je tiens à remercier le groupe Improve pour la distinction et  Tech en Afrique pour l’intérêt porté sur notre entreprise et je nous souhaite à tous bon vent !

Vous pouvez visiter notre site web ICI

 

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Pour le paiement via Whatsapp, Facebook choisit Londres

Facebook a choisi Londres comme centre de paiement pour son service de messagerie WhatsApp. Elle renforce les espoirs de la ville de devenir une plaque tournante mondiale de la fintech et partant l’engagement de l’entreprise à monétiser cette plate-forme en pleine expansion.

Facebook a déclaré avoir choisi le Royaume-Uni, où WhatsApp est beaucoup plus populaire qu’aux États-Unis, parce qu’il attire une main-d’œuvre multiculturelle de nombreux pays où l’application est largement utilisée, comme l’Inde. Le nouveau personnel mettra en place une fonction de paiement ainsi que des produits axés sur la sécurité et le spam sur l’application.

L’application, qui compte 1,5 milliard d’utilisateurs dans le monde, augmentera ses effectifs d’un quart avec l’embauche d’environ 100 personnes. La plupart des ingénieurs logiciels seront embauchés à Londres et le personnel d’exploitation supplémentaire sera embauché à Dublin.

Mark Zuckerberg, directeur général de Facebook, a annoncé la semaine dernière que les paiements mobiles de WhatsApp seraient lancés dans plusieurs pays cette année, déclarant qu’il était particulièrement enthousiaste à propos de l’expansion après un premier test en Inde.

« Les paiements sont l’un des domaines où nous avons l’occasion de rendre les choses beaucoup plus faciles. Je crois qu’il devrait être aussi facile d’envoyer de l’argent à quelqu’un que d’envoyer une photo », a-t-il déclaré lors de la conférence des développeurs F8.

En fin d’année 2018, des ingénieurs de l’équipe fondatrice de WhatsApp ont été envoyés à Londres pour recruter du personnel, a déclaré WhatsApp.

« Nous sommes impatients de travailler avec certains des meilleurs experts techniques et opérationnels de Londres et de Dublin pour faire entrer WhatsApp dans sa deuxième décennie. WhatsApp est un service véritablement mondial et ces équipes nous aideront à fournir des paiements et d’autres fonctionnalités formidables à nos utilisateurs du monde entier », a déclaré Matthew Idema, directeur général de WhatsApp.

Togo : Un forum sur l’entrepreneuriat numérique et estudiantin s’annonce

Le forum sur l’Entrepreneuriat Numérique et Estudiantin (FENES) aura lieu pour la première fois le 31 mai prochain. Cet événement qui se positionne comme le rendez-vous numéro 1 des start-up et jeunes leaders du Togo rassemblera plus de 2000 participants. Il aura lieu au Palais des congrès de Lomé.

L’objectif du forum est de permettre aux participants de mieux cerner l’entrepreneuriat numérique et l’entrepreneuriat estudiantin, ainsi que son impact sur le développement économique et social.

Ce forum, de par son envergure va fédérer les énergies du secteur de la technologie du pays. De même, un concours est organisé en prélude de l’événement pour détecter les jeunes pousses innovantes. Trois projets seront distingués. Ils auront les « prix de la créativité et de l’innovation entrepreneuriat numérique », « prix du meilleur projet d’entrepreneuriat social », et « prix spécial de l’entrepreneuriat féminin »

Cette activité permettra de montrer à quel point  l’entrepreneuriat étudiant constitue un moyen par excellence d’approfondir et booster les ambitions professionnelles des apprenants.

Pour les organisateurs, il est plus que jamais important de regarder de près la réalité de l’entrepreneuriat étudiant. Même si la notion n’est pas très connue, « plus de 50 étudiants poursuivent leurs études tout en développant leur projet de création d’entreprise dans le secteur du numérique ».

« Il est donc important de se familiariser très tôt avec l’idée que gérer sa propre entreprise est une option de carrière et que l’éducation, la formation et l’accès à l’information jouent un rôle central dans la réussite de l’entreprise »,Poursuivent les organisateurs.

30 Personnalités, 10 Experts et Intervenants nationaux et internationaux, 15 Top-managers d’institutions de formation à l’entreprenariat, publiques et privées, 250 étudiants des universités et grandes écoles du Togo pour les cérémonies d’ouverture et de clôture sont attendus. De même, 1500 visiteurs (enseignants, étudiants, diplômés, professionnels) feront le déplacement pour visiter 20 stands d’exposition, participé à 3 panels, écouté 5 étudiants entrepreneurs-modèles partageant leur expérience. A noter que 3 nouveaux programmes innovants à fort impacts seront également lancés à cet effet.

Le Kenya ouvre le ‘’Centre d’incubation Cisco EDGE’’

Cisco, une entreprise informatique américaine spécialisée dans le cyber sécurité a annoncé le lancement d’un centre d’incubation KES de 69 millions d’euros au Kenya. Le centre a pour mission de transmettre des connaissances commerciales et accélérer l’accès au marché pour les petites, moyennes et micro entreprises (PME) dans l’espace des TIC.

Ce centre, appelé «Centre d’incubation Cisco EDGE», vise à fournir une plate-forme permettant aux PME-PMI de collaborer avec les experts de Cisco du monde entier afin de permettre aux petites entreprises d’inviter leurs clients à expérimenter les solutions Cisco.

Le centre offrira aux PME et PMI la possibilité d’employer des diplômés du programme NetAcad et leur donnera une expérience en milieu de travail. À leur tour, les entreprises PME, PMI mettront à profit les compétences des diplômés de l’Université de Nairobi.

Le ‘’Centre d’incubation Cisco EDGE’’ sera hébergé à l’Université de Nairobi. Il s’agit d’une première pour Cisco en Afrique de l’Est.

Lors du lancement, le vice-chancelier de l’Université de Nairobi a laissé entendre que l’Université de Nairobi soutient l’innovation et la créativité parmi les jeunes en leur fournissant diverses plates-formes, telles que notre laboratoire C4D.

« Nous sommes heureux d’étendre notre assistance en hébergeant le centre d’incubation Cisco EDGE. Nous félicitons Cisco pour l’ouverture de ce centre qui profitera à de nombreux jeunes et entrepreneurs », a-t-il ajouté.

« C4DLab est à l’avant-garde de la promotion de l’innovation au sein de l’Université de Nairobi et au-delà. Conscient du fait que la promotion de l’innovation est un effort de collaboration, le pôle d’innovation recherche activement des partenariats avec des parties prenantes ayant des intérêts communs.

Cisco est l’un de ces partenaires et nous attendons avec impatience pour promouvoir l’innovation par le biais de CISCO-EDGE « , a déclaré Tonny Omwansa, directeur du C4D Innovation Lab.

Cisco continue de travailler en étroite collaboration avec les universités et les étudiants et diplômés en formation supérieure des collèges techniques, parmi lesquels des jeunes sans emploi par le biais de la Cisco Networking Academy.

 

In Ghana: AirtelTigo, Vodafone, MTN set to hike their tariffs from 1st November

Ghana Chamber of Telecommunications has announced this 17th october that its members: Vodafone, AirtelTigo and MTN will increase tariffs from  1st November 2018.

This hike is due to the implementation of the new tax laws: VAT (ACT 970), NHIL (ACT 971) and GETFL (ACT 972) amended by the  govenrment during the  2018 mid-year budget review.

In fact, the National Health Insurance Levy (NHIL) and the Ghana Education Trust Fund Levy (GETFL) will be dissociated from the  TVA.

The Ghana Chamber of Telecommunication stated that  MTN, Vodafone, AirtelTigo « who are responsible corporate entities, would comply fully with Ghana’s laws and ensure the distinction between VAT and the new levies emanating from their separate origins and basis in law ».

The two new levies are then the reason of the tariffs hike. As said in the statement: « … the incidence of the two new levies will, thus, be on consumers and will result in the increase of the cost of telecommunication services ».

« The objective was to “give effect to the conversion of NHIL and GETFL into levies that are not subject to the input-output mechanism, and delinking them from VAT by removing the option of input tax deductibility,” thereby giving both levies a unique and different legal identity and distinguished from VAT, » the statement signed by the CEO of the Ghana Chamber of Telecommunications, Kenneth Ashigbey said

Customers should be expecting the change from the 1st of october. However, they will be notified by their service providers will there be any other change.

« Our members, who are responsible corporate entities, would comply fully with Ghana’s laws and ensure the distinction between VAT and the new levies emanating from their separate origins and basis in law. (…) .Customers of telecommunication services will be notified by their service providers prior to any changes being made and the expected changes will take effect on 1st of November 2018 ».we learn from the press release.

 

 

Lyda Gbadji

 

 

Le Togo s’apprête pour  l’International Space Apps Challenge

Du 20 au 21 octobre prochain,  les bidouilleurs, ingénieurs, développeurs et designers se donnent rendez-vous au centre Woelab de Lomé. Ils y seront pour relever le défi du hackathon International Space Apps Challenge.

Tout comme au Togo, d’autres pays se donneront ce challenge de faire ressortir des solutions pouvant aider la planète. Cette exploration scientifique collaborative permet d’exploiter les données de la NASA à la résolution de problèmes dans le monde entier.

Le Space Apps Challenge est un défi d’innovations technologiques qui s’appuie sur les talents et l’initiative de développeurs, ingénieurs, technologues, les concepteurs et quiconque avec un esprit vif, une passion et le désir d’avoir un impact immédiat sur le monde. Cette grand-messe technologique de 48 heures met l’accent sur l’engagement et la collaboration à travers les frontières, les secteurs et les populations afin d’apporter grâce à l’innovation un changement de paradigme dans le monde entier.

Ce challenge démontre l’application inexploitée, inattendu, inconnu et l’expertise possible pour aider les entreprises, les particuliers, les communautés et les collectivités de par le monde à faire part de leurs problèmes cruciaux. Il est donc question de repenser et de remixer ce qui est connu, et de créer un pont pour mettre en œuvre des idées nouvelles ou recombinantes.

Space Apps propose des récompenses locales et mondiales. Des solutions novatrices avec une explication convaincante pourront être élues aux niveaux local et international. Les lauréats  auront la possibilité de  visiter le centre spatial Kennedy de la NASA avec l’équipe d’organisation du concours.

L’année dernière par exemple, l’équipe organisatrice a été surprise par la mobilisation que l’événement a connue. Il est considéré comme le plus  grand à ce jour « avec 187 événements et plus de 25 000 personnes sur six continents. Nous sommes ravis de poursuivre la tradition consistant à inviter des étudiants et des professionnels, débutants et vétérans du monde entier, à se joindre à nous », lit-on sur le blog de l’événement.

Cybersécurité : La bourse dite ‘Giveaway-BBC’, c’est du faux !

Chacun rêve d’une meilleure vie. Mais tous les moyens ne sont pas recommandés ni recommandables pour y parvenir. Encore mieux les bourses totalement gratuites sans effort de la part du potentiel receveur sont à prendre avec des pincettes. Avec Internet, cliquer sur tout lien débouchant sur des prétendues bourses, offres de cadeaux, crédits de communication et autres relèvent d’une affaire de  cybersécurité.

Depuis quelques semaines, des messages circulant sur WhatsApp indique qu’une prétendue bourse ‘Giveaway BBC’ est ouverte  à 100 000 diplômés.  Une possibilité serait offerte à ces personnes de poursuivre leurs études dans les meilleures universités du monde. Nous vous démontrons par A+B  avec captures d’écran à l’appui qu’il s’agit d’une technique de vols de vos données personnelles.

« Êtes-vous titulaire d’un diplôme d’une université reconnue  et recherchez une aide financière pour poursuivre vos études? Giveaway-BBC offre à 100 000 diplômés dans le besoin la possibilité de poursuivre leurs études dans leurs universités préférées dans le monde entier. La bourse d’études comprend des bourses complètes couvrant les frais de scolarité, d’hébergement, de restauration et de voyage de tous les candidats retenus. Inscrivez-vous maintenant… ».Ce message, vous l’avez peut-être lu une ou plusieurs fois.  Des proches à vous vous l’ont peut-être envoyé à plusieurs reprises. Bien mais il faut à chaque fois chercher à voir de plus près.

Faux et faux

 

D’abord, l’adresse du site  a été envoyée en lien raccourci pour tromper la vigilance de plus d’un. Beau jeu, belle astuce ! Lorsque vous cliquez dessus, vous débarquez sur un site où l’adresse n’a rien à avoir avec la BBC que tout le monde connait : http://good-prize.com/scholarships/. Il faut au moins reconnaitre que les couleurs se ressemblent le plus parfaitement possible. Comment la très respectée British Broadcasting Corporation du Royaume-Uni peut-elle acheter un nom de domaine pareil ? Good-Prize, ça ne ressemble à aucun service de cette société de médias. Toutes nos recherches sur Internet par rapport à cette prétendue bourse n’ont rien donné de consistant.

 

Capture Tech en Afrique

Il faut aussi se demander pourquoi l’adresse du site n’a rien à avoir les mots « bourses » ou du moins « BBC ». Un tour dans Google et on comprend mieux que cette annonce est tout sauf sérieuse. Sur les résultats de recherche, aucun autre site à part Good Prize en question ne mentionne cette bourse. Même pas le site d’informations de la BBC.

Les d’informations qui sont demandées
Capture Tech en Afrique

Très rapidement, le site change d’adresse une fois que vous évoluez et devient me-prize.com. Regardez de près ces captures d’écran effectuées par notre équipe.

 

Soyez prudents !

Le Kenya remporte l’organisation de la conférence sur les données ouvertes

Le Kenya a remporté l’organisation de la 6ème Conférence internationale sur les données ouvertes (IODC). Pour la première fois dans l’histoire,  la destination de cet événement prévue pour 2020 sera le Kenya.  L’annonce a été faite lors de la cérémonie de clôture du 5ème IODC 2018 tenue à Buenos Aires, en Argentine, sous le thème «L’avenir est ouvert».

Au cours d’une allocution prononcée à son bureau en début de semaine dernière, le vice-président William Ruto a laissé entendre qu’un  gouvernement ouvert et des données ouvertes sont vecteurs de développement. Pour le cas du Kenya, il estime que ces ouvertures ont contribué à son  progrès sur ces trois dernières années.

« Le président Uhuru Kenyatta et moi-même sommes engagés dans la création d’un écosystème de données inclusif associant le gouvernement, le secteur privé, les universités, la société civile, les communautés locales et les partenaires de développement, qui s’attaque aux aspects informationnels du processus décisionnel en matière de développement », a déclaré Ruto.

L’organisation de la conférence IODC20 au Kenya est perçue comme une formidable opportunité pour le continent africain de montrer son impact sur la manière dont il exploite le pouvoir des données, de la technologie et de l’innovation pour répondre aux défis séculaires de nos populations.

La conférence de 2020 devrait rassembler plus de 3000 participants provenant de 100 pays à Nairobi. En outre, plus de 50 entreprises internationales spécialisées dans la  technologie devraient être de la partie.

Une donnée ouverte (en anglais open data) est une information destinée à être utilisée et être consultée librement par le public dans son ensemble. Les spécialistes de la question s’en servent pour faire des graphiques sur tel ou tel domaine donnée afin d’amener les institutions et les gouvernements notamment à prendre de bonnes décisions. Elle doit être disponible  pour tous et chacun, sans restriction de copyright, brevets ou d’autres mécanismes de contrôle.

Les données publiques sont considérées comme ouvertes si elles répondent à ces 8 principes (2007, Open Government Data, USA). Elles doivent être complètes, primaires, opportunes, accessibles, exploitables, non discriminatoires, non propriétaires et libres de droit.