Google AI Impact Challenge, Africa Check parmi les lauréats

Parmi les 2 600 autres organisations à but non lucratif, entreprises sociales et institutions de recherche à travers le monde, Africa Check et trois autres partenaires, ont été choisis comme lauréat du Google AI Impact Challenge.

Le projet piloté par les collègues de Full Fact, basés en Grande Bretagne, est un ambitieux programme visant à utiliser l’intelligence artificielle pour transformer la lutte internationale contre la désinformation. Le projet a été exécuté en collaboration avec Africa Check, Chequeado, la première organisation de fact-checking d’Amérique Latine et l’Open Data Institute, co-fondé par l’inventeur du Web Sir Tim Berners-Lee et l’expert en intelligence artificielle Sir Nigel Shadbolt.

Full Fact, pionnier dans ce domaine, travaille sur le fact-checking automatisé depuis 2013. Depuis, avec Chequeado et Africa Check, il a mis en place des technologies utilisées à travers les trois continents (Europe, Amérique, Afrique) et œuvrent à les élargir à 50 organisations à travers le monde.

Aujourd’hui, le projet a été désigné comme l’un des 20 projets recevant un financement innovant de la part de Google.org et une assistance de la part d’experts en intelligence artificielle de Google.

« Au cours des cinq prochaines années, nous utiliserons ensemble l’apprentissage automatique afin d’améliorer considérablement le fact-checking à travers le monde, en collaborant avec des experts internationaux. Les finalités seront entre autres de définir comment l’intelligence artificielle pourrait transformer ce travail, de développer de nouveaux outils ainsi que de les déployer et de les utiliser », déclare Full Fact.

« Au bout de cinq ans, nous espérons que notre projet donnera aux citoyens et internautes la possibilité de placer leur confiance avec assurance, d’aider les compagnies digitales à prendre des décisions justes et bien informées, et de mieux faire comprendre aux décideurs politiques comment ils peuvent agir contre la désinformation tout en protégeant farouchement la liberté d’opinion », poursuit-il.

Le Google AI Impact Challenge donne à Google.org la capacité de financer les organisations qui utilisent l’intelligence artificielle pour faire face aux défis sociaux et environnementaux.

Full Fact, Chequeado, Africa Check et l’ODI vont se partager une allocation de 2 millions de dollars américains sur une période de trois ans.

Ils bénéficieront également du coaching de la part des experts en intelligence artificielle de Google ainsi que des crédits et de la consultance offerts par Google Cloud.

Tanzanie : L’intelligence artificielle à la rescousse des éléphants

Un parc de Tanzanie s’est doté de mini-caméra intégrant l’intelligence artificielle pour protéger les éléphants des braconniers. La solution est proposée par l’organisation Resolve puis conçue par Intel.

Les éléphants du parc national du Serengeti en Tanzanie peuvent circuler en paix. Ils peuvent aussi dormir sans crainte. Des caméras ‘intelligentes’ proposées par Resolve, une organisation à but non lucratif qui œuvre pour la conservation des animaux dans le monde, sont posées au sein du parc.

L’intelligence artificielle en question a été développée par Intel. Elle est alimentée par une batterie d’une autonomie de plus d’un an et permet de mettre la différence entre des êtres humains, des animaux et des véhicules. Sa  grosseur équivaut à la taille d’un pouce humain.

Pour Eric Dinerstein, directeur de la biodiversité et de la faune pour Resolve, l’IA est un peu comme «sentinelle intelligente». Il a laissé entendre par le biais d’un communiqué que  «les caméras intelligentes vont aider les rangers du parc à repérer les braconniers et à les arrêter avant qu’ils tuent».

Resolve tire la sonnette d’alarme quant à la disparition préoccupante des éléphants. En moyenne, un éléphant d’Afrique est abattu toutes les quinze minutes.  Cette situation est essentiellement due aux actions des braconniers qui persistent dans le commerce juteux d’ivoire, pourtant répréhensible selon les pays.

L’organisation espère déployer le dispositif dans une centaine de réserves et de parcs en Afrique, en commençant par celui du Serengeti et de la Garamba.

Selon les experts, si le rythme de disparition des éléphants ne change pas positivement, il est sûr que dans les prochaines décennies, l’on en entende plus parler. L’organisation compte vulgariser l’utilisation du dispositif dans une centaine de réserves et de parcs en Afrique, en commençant par celui du Serengeti et de la Garamba.  En un mot, les quelque 100 000 éléphants qui existent actuellement sont menacés d’extinction d’où l’action de la technologie.

 

Crédit photo :Paris Match

Santé : Aymard Djadchin veut simplifier la gestion des hôpitaux avec Hospisoft

Pourtant inconnu du public camerounais, Aymard Djadchin vient de rejoindre le cercle étroit des pièces maitresses de l’entrepreneuriat comme Olivier Madiba, Rebecca Enonchong, Arthur Zang ou encore Arielle Kitio. Cet ingénieur en conception informatique est, en effet, le vainqueur du « We data Challenge », un concours organisé par LumenAi à l’Université de Pau en France. Cette compétition récompense les meilleurs projets portant sur l’intelligence artificielle.

Sa plateforme Hospisoft ambitionne d’automatiser l’administration d’un hôpital. Outre ce paramètre, l’application est dotée d’une intelligence artificielle qui participe à l’élaboration d’un diagnostic médical crédible. De manière concrète, la plateforme permet de guider efficacement les patients dans les hôpitaux, de leur entrée à leur sortie, en leur concevant automatiquement un dossier médical digital où seront inscrits leurs principes cliniques et autres informations administratives correspondantes à leur passage dans ce centre de santé.

L’intelligence artificielle dans le fonctionnement de cette application permet aux médecins de dresser des constats médicaux fiables et dépouillés de toute erreur. Grâce à cette création, l’entrepreneur camerounais veut bouleverser la gérance des hôpitaux au Cameroun, en Afrique et dans le monde. Une ambition noble pour ce pur produit du système éducatif camerounais.

Aujourd’hui, l’application Hospisoft est disponible dans certaines formations sanitaires des villes de Douala et Yaoundé. Rassuré, Aymard Djadchin ne compte pas dormir sur ses lauriers. « Nous envisageons couvrir toute l’Afrique centrale avec notre logiciel de gestion puis couvrir tout le monde entier avec l’aide au diagnostic » clame t-il.

Avec Universal Software, « nous devons devenir le modèle en matière de software en Afrique pour produire les meilleurs logiciels performants, souples et à la pointe de la technologie » ajoute l’ingénieur.

Le passionné adepte du travail et de l’esprit d’équipe recommande aux jeunes entrepreneurs de prendre conseil chez ceux qui ont déjà fait leurs preuves. Il les invite aussi à tirer toujours des leçons de leurs insuccès, de les changer en victoires et de ne jamais régresser face aux obstacles.

Crédit photo : Universal software

AHLIN ACCROBESSI

 

Maroc : L’Intelligence artificielle intéresse les acteurs de la santé

Des acteurs de la santé s’intéressent à l’intelligence artificielle et ses apports dans leur domaine. Ils ont axé la huitième édition de la  « Journée Santé au travail » de ce 20 décembre sur le thème : « Intelligence Artificielle, une révolution pour la santé au travail ? ».

La Caisse Mutualiste Interprofessionnelle Marocaine(CMIM) qui initie cet événement depuis huit ans compte apporter des informations utiles aux acteurs de la santé. A travers les objets connectés ou tout autre gadget, l’intelligence artificielle joue sur le terrain de l’homme. Mais au-delà, elle facilite la compréhension des maux dont souffrent les patients et participent à la prévention de certaines maladies. C’est surtout sa capacité à collecter et traiter en un temps record des données qui dépassent  le traitement du cerveau humain qui intrigue plus d’un.

Hormis tous les avantages possibles qu’elle peut offrir, les acteurs de la santé y vont avec prudence parce que la machine a ses limites. Ils craignent notamment la disparition de certaines tâches exécutées auparavant par des hommes au profit de la machine. Véritable couteau à double tranchant.

« L’apport de l’IA pour l’entreprise est considérable. Cette technologie va permettre par exemple à l’entreprise de détecter rapidement les causes des accidents de travail, de tout ce qui peut être source de maladies professionnelles permettant ainsi au management des entreprises de les prévenir. L’IA est un sujet passionnant, mais qui effraye aussi parce que nombre de personnes aujourd’hui, à cause de la digitalisation, ont peur de perdre leur emploi. Notre but est de faire comprendre que si l’Intelligence Artificielle est utilisée à bon escient, elle peut être bénéfique », estime Abdelaziz Alaoui, président du Conseil d’administration de la CMIM et également Vice-président Afrique et Moyen-Orient de l’Association internationale de la mutualité  (AIM).

David Gruson,  expert sur les questions de santé, de l’intelligence artificielle et des questions d’éthique, souligne cette rapidité de traitement de données qui représente un atout en termes de productivité.  « L’Intelligence Artificielle est une avancée majeure pour le secteur de la santé. Elle permet de diagnostiquer plus rapidement, et accéder plus rapidement aussi à une réponse médicale. Et si on s’y prend tôt, on aura de bonnes chances de réguler positivement le déploiement de l’IA et son impact dans les métiers de la santé », a-t-il insisté.

 

Crédit photo : Challenge.ma

International Robotic Challenge : Airtel Madagascar soutient l’intelligence artificielle

Du 14 au 16 décembre prochain, se tiendra en Inde l’International Robotic Challenge. Une compétition à laquelle participe Madagascar. Le pays est représenté par une équipe de 5 jeunes étudiants soutenus par l’opérateur de téléphonie mobile Airtel.  Organisé par l’Indian Institute of Technology de Mumbai, ce concours planétaire de robotique s’inscrit dans le cadre de l’évènement Techfest, le plus grand festival des sciences et des nouvelles technologies d’Asie.

C’est la troisième fois qu’Airtel Madagascar soutient l’équipe nationale après l’App challenge de Singapore et les First Global Challenge de Washington et Mexico. «Si l’intelligence artificielle est une fenêtre vers de grandes opportunités en général, elle l’est encore plus pour les pays en voie de développement où elle aidera à résoudre de grandes difficultés en matière d’éducation, de santé, d’environnement et de bien être en général d’où notre appui une fois de plus au Team Madagascar…» a déclaré Maixent Bekangba, Directeur Général d’Airtel Madagascar.

La sélection nationale est constituée essentiellement des jeunes provenant de la communauté STEM4GOOD.  Irina Razafiarison et Diamondra Rasaomanana , âgés respectivement de 20 ans et 19 ans ont déjà reçu la médaille de bronze lors du First Global Challenge (FGC) 2017.  Tsiresy Milà Randriarimanana, déjà distingué au récent FGC à Mexico et Miantra Rakotoarimanana, tous âgés de 19 ans et sortis de l’institut ESPA Vontovorona s’associeront également à l’aventure. La seule candidate de l’équipe, Christelle Ramanantsoa, portera haut les couleurs de la gente féminine pendant cette compétition.

« La robotique n’est pas l’apanage des hommes et par notre participation, nous tenons à montrer que la science peut nous ouvrir les portes de multiples occasions » a-t-elle indiqué. En plus de l’International Robotic Challenge, Techfest sera aussi une occasion pour ces jeunes de prendre part à d’autres activités à l’instar de l’ « International Coding Challenge », les divers ateliers, conférences et Workshops pour raffermir leurs connaissances, agrandir leurs réseaux et trouver des opportunités de profession.

 

AHLIN ACCROBESSI

 

 

Madagascar: De l’intelligence artificielle au Global Startup Week-end

La toute première édition du Global Startup Week-end aura lieu à Antananarivo (Madagascar) du 30 novembre au 02 décembre prochain. Au-delà de toutes les thématiques qui y seront évoquées en matière de technologie ou d’entrepreneuriat, l’intelligence artificielle sera en première position.

De l’intelligence artificielle au Global Startup Week-end. A Madagascar, les participants à cet événement de renommée internationale auront fort à faire. Enfin, c’est selon. Il ne leur faudra que 54 heures pour sortir des solutions innovantes et pertinentes basées sur l’intelligence artificielle.

L’événement permettra aux participants de découvrir  les secteurs des traitements de données, de la robotique, de l’informatique, du marketing et de l’entreprenariat en général. « Que vous ayez des idées de projets ou non, vous êtes les bienvenus si vous êtes motivés. Que vous soyez à la recherche d’une rétroaction sur une idée, d’un cofondateur, d’une équipe ou simplement pour vivre l’aventure entrepreneuriale excitante d’un weekend dédié au développement de l’Intelligence Artificielle à Madagascar, Startup Weekends AI est l’environnement parfait », ont expliqué les organisateurs.

En équipe ou pas, il revient aux personnes intéressées de s’organiser pour répondre aux attentes des promoteurs de l’événement. Mis à part cela, la rencontre constitue en elle-même un moyen d’enrichir les carnets d’adresse en ayant cette possibilité d’interagir avec des personnes de divers domaines y compris des mentors, investisseurs, entre autres.

« Venez tester vos idées ou rejoindre une équipe et participer à la création de l’avenir de l’Intelligence Artificielle Malagasy. Les événements Startup Weekend sont des événements de 54 heures, conçus pour offrir une formation expérientielle supérieure aux entrepreneurs techniques et non techniques. Les participants créent des entreprises en démarrage pendant l’événement et sont en mesure de collaborer avec des personnes aux vues similaires en dehors de leurs réseaux quotidiens. Toutes les équipes ont la chance d’être encadrées par des entrepreneurs et des experts de l’industrie. La fin de semaine est axée sur l’action, l’innovation et l’éducation », ont expliqué les promoteurs du projet.

Dans le monde, plus de  4 000 événements  sont organisés chaque année dans 150 pays depuis 2009 par  Startup Weekend aujourd’hui considéré comme le plus grand incubateur au monde.

 

Congo-Brazzaville : Les nouvelles technologies au cœur du Jcertif

La rencontre annuelle Jcertif dédiée aux échanges autour des nouvelles  technologies se déroule du 27 au 29 septembre à Brazzaville au Congo. Pour la huitième fois dans l’histoire, elle rassemble un public de passionnés ou non des Technologies de l’information et de la communication (TIC) autour du thème : «vers les nouvelles possibilités du numérique ».

Après la ville de  Pointe-Noire, le cap est mis sur Brazzaville par la communauté Jcertif internationale. Elle a organisé cette édition grâce à une collaboration avec Oracle Corporation et Google, l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (Arpce) de même qu’Airtel Congo.

Cette rencontre permet aux différents participants de mieux comprendre l’intelligence artificielle et la réalité augmentée. Des notions qui sont apparues il y a quelques années mais qui changent profondément la façon de travailler des uns et des autres.  Les trois jours que durent cette conférence permettront de passer au peigne fin ces technologies et de procéder à des démonstrations au fur et à mesure.

« Nous sommes passés des applications dans le téléphone, à celles dans les nuages (cloud, ndlr). En huit ans, nous avons accompagné des milliers de développeurs et inspiré toute une génération », a affirmé  Bombhel, président de Jcertif internationale.

Pour le ministre en charge de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, cette conférence constitue un espace de promotion des entreprises locales. Elle devrait permettre à divers acteurs d’échanger et de partager des informations entre elles. Le ministre reste cependant convaincu que le progrès des nouvelles technologies ne saurait reposer dans les mains du gouvernement ou de quelque acteur que ce soit.  C’est plutôt un travail collectif.

« La promotion et la vulgarisation du numérique ne peuvent en aucun cas être l’apanage du gouvernement. Elles impliquent la participation de tous les acteurs pour accompagner le développement tant souhaité. Cette 8e édition de JCertif vient donc à point nommé », a-t-il poursuivi.

 

Afrique du sud : I- Innovate introduit l’intelligence artificielle à l’école

Les cours d’intelligence artificielle peuvent être donnés dans certaines écoles sud-africaines. C’est l’innovation apportée par la startup I-Innovate, une entreprise dans l’intégration des nouvelles technologies au secteur éducatif.

Ce nouveau programme d’apprentissage du 21 e siècle en Afrique du Sud a été lancé dans l’optique de  permettre aux apprenants de développer les talents et les compétences nécessaires à l’ère numérique.  Ces élèves sont de la 3 e à la 7 e année de la RA Padayachee Primary. Au même moment, leurs enseignants sont les premiers à s’imprégner du monde de l’intelligence artificielle (IA).

I-Innovate avec ses partenaires cible les couches les plus défavorisées de la population. Plus de 2000 personnes sont concernées. De même, membres de famille et parents en général découvrent les diverses facettes de l’intelligence artificielle par le biais de ce programme dénommé « AI Family Challenge ». L’apprentissage automatique, la reconnaissance vocale, les modèles de prédiction, les véhicules autonomes et les réseaux neuronaux sont quelques thématiques au menu de cette formation.

L’apprentissage par la pratique fait partie des concepts les plus en vogue dans la mise en œuvre de ce programme. Il a été conçu de manière ludique afin que les apprenants puissent vite assimiler les connaissances transmises.

«Avec ces défis de conception pratiques, nous rendons accessibles des concepts d’IA complexes. Par exemple, les participants comprennent comment les véhicules autonomes traitent différents signaux en construisant un système de circuits pour simuler des capteurs et une prise de décision rapide. Plus important encore, au cours du défi, les participants développent une mentalité d’apprenant qui leur donne une capacité permanente d’innover et de résoudre des problèmes », a déclaré Trisha Crookes, PDG d’I-Innovate.

La finalité est d’amener les enfants à créer un impact considérable afin de pouvoir faire face aux défis futurs du continent. I-Innovate se donne pour mission de nourrir la curiosité innée des enfants et leur désir d’innover et de les préparer à être des pionniers de l’IA en Afrique.

 

Crédit photo : DR

Agriculture et Big Data et Intelligence Artificielle, le pari de la société africaine RINTIO !

 

La structure RINTIO mise sur une agriculture moderne et connectée au Big Data et à l’Intelligence Artificielle. Elle a réuni le samedi 30 Juin 2018, à Azalaï Hotel La Plage de Cotonou, à l’occasion de la première édition de la conférence AgriDataDay, des acteurs du secteur agricole autour des enjeux des technologies de la donnée pour une productivité agricole accrue. Le thème de cette édition 2018 de l’AgriDataDay était : « Révolutionnons l’agriculture avec le Big Data et l’Intelligence Artificielle ».

L’Afrique a une population essentiellement agricole. RINTIO en a bien pris conscience et se propose de révolutionner l’agriculture africaine par l’usage des technologies en vogue au XXI ème et dont l’efficacité n’est plus un sujet à débat.

La conférence AgriData Day a été animée par un panel composé d’experts du Big Data, de l’Intelligence Artificielle et de l’Agronomie.Divers enjeux de l’impact des sciences de la donnée dans l’agriculture ont été évoqués, comme l’amélioration des rendements agricoles,la préservation de l’environnement et des ressources naturelles, le financement des paysans par les banques et structures de microfinance ou encore l’investissement privé dans la chaine agricole.

Les technologies permettant l’exploitation de la puissance des données favoriseront le développement des Fin Tech et Startup de l’agrobusiness, ainsi que la création de nouveaux emplois plus « sexy » pour la jeunesse africaine florissante, talentueuse et créative.

Michel Idjinou, le directeur de RINTIO lors de la conférence

Apports de l’IA et du Big Data à l’agriculture

Le Big Data peut collecter, traiter et stocker d’énormes quantités de données agricoles en temps (presque) réel. L’Intelligence Artificielle pour faire des simulations et prédictions en s’appuyant sur des modèles mathématiques adaptés au contexte Africain.

Grâce aux sciences de la donnée, les rendements agricoles pourront augmenter considérablement par : l’anticipation de la météo et des aléas climatiques, l’épandage et les engrais au bon moment et avec le bon dosage, le contrôle de l’arrosage avec précision, la récolte au bon moment ou encore la détection des maladies et prédiction de leur propagation. A noter que le contrôle de l’arrosage permet d’économiser de l’eau. Le bon usage des bons intrants chimiques avec le bon dosage favorise la préservation des ressources et de l’environnement ainsi que la santé des exploitants.

Le numérique pour booster l’agriculture, mais pas que

Bien entendu, les sciences de la donnée ne sont qu’un des nombreux leviers à actionner pour arriver à l’amélioration des conditions de vie des exploitants, à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire sur le continent et enfin à l’exploitation efficiente des cultures de rentes.

De nouvelles compétences à former

L’Afrique devra par ailleurs former de nouvelles compétences « Data Scientist » capables de valoriser les données agricoles. Ces experts modernes des sciences de la donnée travailleront en étroite collaboration avec les experts agronomes, pour apporter de la valeur ajoutée aux acteurs de la chaine agricole, de la production à la distribution en passant par la transformation.

Séance de question-réponses

Duniya Data, un socle de données agricoles s’appuyant sur le Big Data et l’IA

Il faut noter que cette conférence a été l’occasion pour RINTIO de faire d’autres annonces et pas des moindres. D’abord, les 10 talentueux codeurs et mathématiciens africains (2 Maliens, 2 Ivoiriens, 1 Camerounais et 5 Béninois) ont reçu leurs attestations de participation au camp technologique Rintio Big Data Bootcamp. Ce camp intensif de formation en codage s’est déroulé du 02 au 30 Juin à Ouidah. Les 10 participants sont la première génération de « Data Scientist » formés en Afrique par RINTIO.

RINTIO a présenté pour la première fois sa plateforme Duniya Data, conçue avec les technologies Big Data et IA, et qui se veut être un incontournable hub de données agricoles en Afrique. Ce socle de données agricoles actualisé en temps (presque) réel sera enrichi au fur et à mesure par d’autres services pour apporter de la valeur ajoutée à tous les acteurs de la chaine agricole.

Dans les prochains mois, RINTIO ouvrira un Data Lab pour soutenir les travaux de développement de la plateforme Duniya Data. RINTIO ouvrira les services et données de Duniya Data au public (développeurs, Fin Tech, startup, agrobusiness, smart farming).

Avec une approche inclusive, différents acteurs de la chaine agricole contribueront à l’enrichissement de ce socle de données intégrées, premier du genre en Afrique pour accélérer le développement de l’agriculture.

Pour clôturer la conférence, Acumen Network, partenaire clé de RINTIO a présenté sa solution AgroSfer pour le suivi des processus métier agricoles. AgroSfer, conçue avec les technologies Big data et IA, est une solution qui vient en support à l’exploitation agricole et aide à la décision.

Les sciences des données continuent  leur bonhomme de chemin en Afrique.

 

Rintio & Acumen Network forment en Big Data et en Intelligence Artificielle

La structure Rintio et son partenaire Acumen Network font de la vulgarisation des notions de Big Data et de l’Intelligence Artificielle, un cheval de bataille. Ils lancent dans la continuité de leurs actions, un parcours complet de formation Big Data et IA.

Pour les Développeurs, administrateurs systèmes ou de données, mathématiciens, statisticiens, cette formation taillée sur mesure leur apporte la maîtrise des compétences et outils nécessaires pour se positionner en acteurs du Big Data et de l’Intelligence Artificielle et les préparant à des certifications de niveau international.

C’est aussi l’occasion pour les dirigeants, décideurs, responsables marketing et opérationnels de s’inscrire dans une dynamique d’adaptation progressive  à l’évolution vertigineuse de la technologie. Il s’agit donc de faire entrer les entreprises  ou organisations dans le grand enjeu de la révolution Big Data et IA.

 

Ci-dessous le programme de la formation

Visuel du programme complet des formations en BIG Data et Intelligence Artificielle

 Une Afrique au cœur de la technologie

« Nous croyons au talent de la jeunesse africaine et sommes convaincus que l’Afrique possède les atouts pour prendre part à la révolution numérique mondiale en cours autour de la donnée. Nous croyons aussi que la « data » est une source de création de richesse, accélérateur de croissance et de transformation digitale pour les acteurs économiques du continent. Pour toutes ces raisons nous avons mis en œuvre une série d’actions visant à activer et actionner le potentiel africain dans cette révolution en cours », expliquent les initiateurs.

Une action parmi tant d’autres

Ce n’est pas la première fois que la structure Rintio et ses partenaires organisent une formation de cet acabit. Quelques mois plus tôt, ils ont initié le RINTIO BIG DATA BOOTCAMP 2018, un camp technologique ayant permis de  former au total  10 talentueux candidats sélectionnés parmi 200 talents africains sur le  développement d’applications Big data et d’Intelligence Artificielle. Ils viennent des pays comme le  Mali, la Cote d’ivoire, le Cameroun et le Bénin.

Dans le même sillon, Rintio et Acumen Network ont organisés les conférences DATA TECHDAY 2018 qui ont eu lieu à Cotonou au Bénin  le 30 mai et à Lomé au Togo le 31 mai 2018.  La finalité étant de sensibiliser les acteurs économiques et institutionnels sur l’exploitation de la puissance des données pour accélérer la croissance d’une organisation.

Plus récent encore, le 30 juin 2018 s’est tenue la conférence AGRIDATA DAY 2018 à Cotonou qui a su tisser le lien entre  l’impact du Big Data et l’Intelligence Artificielle appliqués à l’agriculture en Afrique. Pour Rintio et ses partenaires, le moment de prendre le train en marche est enfin là.