Le programme de certification Google Africa , ouvert aux développeurs

Conçu par Google pour former 100 000 africains, le Programme de Certification Google Africa lance une formation dans le domaine de développement d’applications.

Ce programme est disponible uniquement en ligne. Par conséquent, le postulant peut suivre les cours partout où l’accès Internet est possible. Pour y participer, il faut être âgé d’au moins 18 ans et résider dans un pays africain.

30 000 opportunités de bourses supplémentaires et 1000 subventions pour les certifications Google Associate Developer, Spécialiste Web mobile et Associate Cloud Engineer. C’est ce qu’offre le programme cette année.

Ce projet de bourses et subventions sera à la charge des partenaires de Google : Pluralsight, qui est une société américaine d’enseignement en ligne pour développeurs de logiciels, et Andela, société de formation de développeurs africains basée au Nigeria.

Ceci à travers un programme d’apprentissage intensif conçu pour préparer les apprenants motivés à des rôles de débutants et intermédiaires en tant que développeurs de logiciels.

La Certification Google Africa va permettre aux apprenants de maitriser les compétences de développeur Google à la demande avec du contenu de Pluralsight rédigé par des experts.

Il est également possible grâce au programme d’avoir une subvention pour passer gratuitement l’examen de certification Google. Autre avantage, il est possible de rejoindre Andela en tant qu’ingénieur logiciel.

 

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Android : une  nouvelle version  du ‘’Google Play Store’’ est disponible

Google a consacré plusieurs mois à retravailler l’interface de son marché applicatif à destination d’Android. Google Play Store est désormais disponible en version 15.1 qui propose une refonte complète.

Google avait annoncé il y a quelques mois que le Play Store allait subir une refonte de son design avec notamment une nouvelle barre de navigation située au bas de l’écran. Cette nouvelle version du magasin d’applications est désormais disponible.

La mise à jour symbolise l’arrivée du Material Design dans l’application et, comme annoncé, le déplacement de la barre de navigation vers le bas de l’écran.

Cette nouvelle version du Play Store embarque une barre de navigation inférieure qui renforce la lisibilité de l’application. Elle comprend des raccourcis vers certaines sections comme les applications, les jeux, les films et les livres. La catégorie musique disparaît en revanche du Play Store.

À l’instar des autres applications de Google, cette mise à jour du magasin d’applications est principalement composée de blanc, éliminant ainsi les couleurs vert, rouge et bleu de la barre des tâches. Le bouton «  Autre » se voit également remplacé par une flèche dans les différents menus carrousels et les icônes revêtent des bords plus arrondis.

La nouvelle charte graphique de Google est actuellement en cours de déploiement chez tous les utilisateurs Android et il est donc possible que certains possesseurs de smartphone n’y aient pas encore accès.

Pour profiter dès maintenant de cette nouvelle version, vous pouvez télécharger et installer manuellement l’APK de l’application Android. Dans le même temps, Google suit de près les contenus haineux, obscènes , entre autres. Elle a revu les conditions d’utilisation du Play Store surtout pour les développeurs.

Google souhaite mieux encadrer  les « représentations d’actes sexuels ou de poses suggestives », ou  les « applications faisant la promotion de services d’hôtesses ou d’autres services susceptibles d’être interprétés comme une proposition de relations sexuelles en échange de rémunération ».

 

Une panne technique détectée chez le géant Google

Les services Google Assistant, Google Search, Gmail, Google Drive, Youtube et Google Analytics ont été indisponibles pour de nombreux utilisateurs à travers le monde. Une panne a été signalée en fin de week-end dernier.

Dimanche soir, DownDetector a identifié une gigantesque panne qui frappait les services Google. Tous les utilisateurs n’ont pas été concernés. Toutefois, une majorité d’utilisateurs en Europe et aux Etats-Unis ne pouvaient toujours pas accéder aux services Google dimanche dès 22h30.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir eu ce souci technique. Des pannes similaires ont été signalées en Europe.

« Nous connaissons de hauts niveaux de congestion du réseau à l’est des USA, ayant un impact sur plusieurs services dans Google Cloud, G Suite et YouTube. Les utilisateurs peuvent observer des performances ralenties ou des erreurs intermittentes », a communiqué Google sur sa page d’information dédiée aux performances Cloud Dashboard.

Il est toutefois fort probable que la panne soit liée à un problème technique dans un data center ou dans le cloud de Google.

Il faut dire que la panne a affecté toutes les enceintes connectées fonctionnant avec le Google Assistant. Les propriétaires d’un Google Home étaient ainsi incapables de donner des commandes vocales à leurs accessoires dimanche soir.

Selon Google, des perturbations ont concerné la messagerie Gmail dès 21 h 20 dimanche, et une panne de service est confirmée depuis 21h 30.

« Nos équipes techniques ont réalisé la première phase de leurs travaux d’atténuation de la perturbation, et mettent en œuvre la seconde phase, après laquelle nous escomptons un retour à la normale », a affirmé Google tout en espérant régler la panne et ramener tout en ordre.

Les géants sont habitués aux pannes vue le nombre de données que les utilisateurs envoient par seconde. L’un des derniers exemples dont beaucoup se rappellent est la panne connue par Facebook , whatsApp et Instagram en mars dernier. Elle a duré près de 16 heures.

Daniel A.

Google +  sur le point de mourir

Bientôt la  fin de vie pour Google +, le réseau social de Google.  Google+  est sur point de mourir après plus de 7 années d’existence. Des failles de sécurité atteignant près de 500 000 comptes ont été détectées en mars dernier. L’entreprise a préféré se taire mais là le verdict  est tombé : adieu Google +.

La décision n’aura pas été facile mais les circonstances l’imposent. Avec la montée en puissance des réseaux sociaux tels que Facebook et surtout WhatsApp, la concurrence est devenue plus que rude. Si au départ Google + devrait détrôner Facebook, il n’en est de rien dans la vraie et triste réalité faite de vols de données des utilisateurs.

C’est dire qu’à part la concurrence, il y a aussi et surtout ces failles de sécurité qui exposent les données personnelles de millions d’abonnés à travers le monde. C’est cela même le jus des réseaux d’arnaqueurs, de hackers et associés.

Il faudra 10 bons mois pour que Google + mette véritablement la clé sous la porte. Cette faille de sécurité peut-être, une de trop donne lieu à des questions de diverses natures. Naturellement d’ailleurs, les utilisateurs craignent pour leurs données personnelles qui se retrouvent entre les mains de personnes dont les réelles intentions restent connues par elles-mêmes.

La brèche ouverte au sein de Google + aurait suffi pour des personnes externes à l’entreprise d’avoir accès à des données personnelles (âge, sexe, nom, prénom, etc.) de plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs. Mais la société affirme le contraire. Elle dit ne pas avoir de preuve de l’utilisation abusive de données de ses utilisateurs. « Nous n’avons trouvé aucune preuve indiquant qu’un développeur était au courant de ce bogue ou de l’utilisation abusive de l’API, ni aucune preuve de l’utilisation abusive des données de profil », écrivent les responsables sur leur blog.

 

La peur d’une sanction publique

 

La maison Google a eu peur d’une éventuelle sanction ou du moins une exposition aux projecteurs du monde. Elle a, à l’interne procédé à un audit à travers le « Project Strobe » qui a pour « objectif d’évaluer et mieux encadrer les accès aux données utilisateurs mises à disposition des développeurs d’applications Google et Android extérieurs » lit-on sur le blog de Google.  L’entreprise affirme avoir aussi réparé la faille au cours du même mois. Même si le silence de Google lui permet de ne pas subir la même chose que Facebook, ses responsables répondront devant le Congrès américain.

 

Le développeur togolais Wisdom D’Almeida débarque chez Google

Le développeur togolais Wisdom D’Almeida débarque chez Google. Depuis quelques temps, il fait partie des développeurs du géant de la Silicon Valley. Après avoir obtenu une licence professionnelle en génie logiciel au  Centre d’Informatique et de Calcul (CIC) de l’Université de Lomé, il s’est lancé  dans des études de Master en Inde. Wisdom évolue comme  chercheur en Intelligence Artificielle et spécialiste en Deep Learning. Dans une interview exclusive accordée à Tech en Afrique, il nous explique comment son ascension a été possible.

 

Comment te sens-tu à Google ?

 

Je suis fier d’être l’un des rares Africains ici et à chaque occasion devant une foule, à une conférence en interne ou à un événement public, la première des choses que je fais est de dire fièrement que je suis Togolais ayant étudié à l’Université de Lomé. La partie la plus drôle, c’est lorsqu’ils sortent tous leurs smartphones pour googliser « Togo » et « Université de Lomé ». Il ne me reste plus qu’à entonner notre hymne national les prochaines fois [rire].

 

 Du CIC à Google : comment cela est-il possible ?

 

C’est vrai que dit comme cela, ça fait un peu flipper. Mais en réalité, ça n’a pas été si direct. Notre formation au CIC, bien que nous rendant compétitifs dans la sous-région, en Afrique et en dehors de l’Afrique, ne nous permet pas encore de nous mesurer à des étudiants de Stanford, du MIT, de l’UC Berkeley ou d’Harvard, la cible préférée des grandes compagnies telles que Google. Il faut donc trouver une autre manière de se faire remarquer et de prouver que, dans les mêmes conditions, on est capable de faire aussi bien, voire mieux qu’eux.

C’est donc tout naturellement que j’ai poursuivi des études supérieures en Inde pour approfondir mes connaissances en Informatique et, surtout, pour découvrir de nouvelles spécialités. J’ai également eu la chance de remporter certains concours nationaux (en Inde) et internationaux auxquels j’ai participé par simple curiosité et pour le désir d’apprendre. C’est comme cela que j’ai découvert l’Intelligence Artificielle et que j’ai commencé à l’appliquer à des domaines non-traditionnels comme la santé, le crime et le comportement humain, pour le bien de ma communauté. Mes publications scientifiques ont attiré l’attention de grands chercheurs partout dans le monde et des compagnies comme IBM ou Google.

C’est donc le concours de plusieurs circonstances qui m’a permis d’être ici aujourd’hui et, en résumé, j’ai juste eu à construire sur la fondation assez solide que le CIC m’a donnée, surtout les bases en mathématiques avancées et en programmation.

 

Qu’avez-vous dans l’ambiance de travail à Silicon Valley qui manque en Afrique par exemple ?

 

Je n’ai jamais été un grand fan de l’assiduité au travail (venir à 8h et rentrer à 16h chaque jour par exemple) parce que ce n’est pas dans de telles conditions que je suis au top de ma productivité. A Silicon Valley, ce genre de formalités n’existe pas, pour le bien de tous. Je sais qu’il y a beaucoup d’entreprises chez nous qui enregistrent les heures d’arrivée et de départ des employés chaque jour, comme mesure de productivité. La réalité, c’est qu’un employé fatigué et somnolent produit en 8 heures ce qu’il produirait en 4 heures s’il était en forme et je trouve qu’il y a bien d’autres manières de rendre nos employés plus efficaces que de les conditionner à des horaires précises de travail. A Google par exemple, je viens au boulot quand je veux et si je le veux, à condition que je soumette à temps le travail qui m’est assigné. Y a-t-il une autre définition de productivité que travail bien fait et livré dans les délais ? Bien que nos cultures soient bien différentes, je pense que notre workforce en Afrique bénéficierait d’un tel changement !

Je pense aussi que comme à Silicon Valley, nous devons éradiquer toute forme de discrimination dans le cadre du travail, dont la plus commune selon mon expérience, la discrimination d’âge ! Je me souviens avoir été privé d’opportunités dans mon pays car jugé trop jeune. Ici, l’âge, le teint, la religion, la nationalité, etc. ne comptent pas dans le monde du travail ; et en tant qu’employé, je peux poursuivre en justice quiconque demande mon âge dans un cadre professionnel lorsque je juge le contexte inapproprié. Nous devons donner à nos jeunes l’opportunité de faire leurs preuves lorsqu’ils le méritent, un point c’est tout.

 

Est-ce à dire que vous êtes numériquement saint ?

 

Même pas ! Vous serez surpris d’entendre que j’ai des collègues à Google qui étaient fleuristes, certains, médecins. Au-delà des compétences techniques, Google s’intéresse aux gens curieux et socialement épanouis, qui ont une passion propre et une voix pour la faire résonner ; des individus de background non traditionnel et, plus que tout, qui ne pensent pas qu’à eux-mêmes.

 

Conseils à nos frères et sœurs quant à la gestion de leurs images sur Internet

 

D’une manière générale, je dirais à mes frères et sœurs Africains : reste toi-même et ne pense pas à trop soigner ton image, sans toutefois déconner (tenir des propos racistes ou insulter les personnalités politiques constituent un red flag). Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter sont ton unique canal pour faire découvrir à tes futurs recruteurs ta personnalité telle qu’elle est, et sans artifice. Veille à la garder originale mais propre, et sache que c’est tout à fait ok de ne pas être actif sur les réseaux sociaux.

Si tu es un développeur, tu dois avoir un compte GitHub. La plupart des compagnies en technologie, bien avant même de penser à t’offrir des interviews, voudront avoir une idée de ce que tu écris comme code. En rendant open source tes projets sur GitHub, non seulement tu permets à tout le monde de découvrir tes compétences algorithmiques, mais en bonus, tu démontres de l’empathie – puisqu’en rendant ton code public tu permets à d’autres d’utiliser gratuitement le fruit de ton dur labeur.

A part cela, je pense qu’il est important de développer de bonnes connexions via LinkedIn – c’est fou comment les Américains accordent de l’importance à qui tu connais et qui peut te recommander.

 

Quelque chose à ajouter ?

 

C’est bien de travailler pour une grande compagnie, mais on n’a pas forcément besoin de cela pour avoir de l’impact. C’est encore mieux quand le fruit de son travail bénéficie à la communauté dans laquelle l’on vit. Dans mon cas, l’Intelligence Artificielle m’a permis de combattre les maladies graves en les détectant très tôt grâce au Deep Learning ; de combattre le crime en Inde en prédisant les assauts criminels avant même qu’ils ne se produisent ; et de tacler des problèmes scientifiques réputés difficiles, comme le Human Activity Recognition. Confronter les problèmes complexes de notre société à travers la technologie est une vocation bien plus honorable, selon moi, que travailler dans une compagnie qui ne recrute qu’1% de ses postulants. Moi, je suis un chercheur en Deep Learning, à Google ou pas.

Google se focalise désormais sur les données publiques

Le colosse de la recherche en ligne continue d’innover et de séduire ses utilisateurs à travers le monde. En témoigne la mise en activité de son dernier service, Google data search. Ils sont des millions de personnes qui de par le monde utilisent Google news, Google image, Google scholar et Google books. Mais depuis quelques jours, le registre s’enrichit avec un nouvel instrument consacré aux données publiques. Il s’agit de Google data search, qui a rejoint le groupe des moteurs de recherche spécialisés du géant californien. L’outil permet d’accéder facilement à des données qui étaient autrefois dispersées sur les différentes plates-formes.

L’annonce a été faite dans un billet de blog publiée par la chercheuse en intelligence artificielle de Google Natasha Noy qui a évoqué un moteur de recherche qui concentre des millions de bases de données scientifiques pour permettre à toute personne voulant se les procurer de le faire sans trop de difficultés. « Pour créer Dataset Search, Google avait recherché des instructions visant à accompagner les fournisseurs de données à mieux exposer ce qu’ils fournissent, de manière à ce que les moteurs de recherche en aient une meilleure conception. » a-t-elle précisé.

Google data search propose des recommandations au fur et à mesure de la saisie de la demande. Une autocomplétion importante grâce à laquelle il est possible de resserrer la recherche à un secteur spécifique. Le nouveau moteur est destiné aux chercheurs, aux scientifiques, aux journalistes, ou à toute autre personne nécessitant un accès aux Open Data sur un thème particulier.

Jusqu’à son lancement, il était difficile de savoir quels caractères de données sont disponibles. Même en sachant qu’une unité de données ouvertes existe, il était difficile de le circonscrire.

Google Dataset Search est disponible depuis le 5 septembre 2018 et rejoint donc la grande famille des différents moteurs de recherche spécialisés de Google, tels que les actualités, les images, ou encore les vidéos en ligne.

 

Google améliore les recherches en swahili

Le moteur de recherche Google améliore les recherches en swahili. Grâce à l’outil Google search, les plus de 100 millions d’internautes utilisant cette langue auront des  résultats de recherche plus précis et détaillés.

Le swahilireprésente une des langues les plus parlées sur le continent africain. Google a toujours vu les choses en grand. Aucun de ses investissements devra-t-on dire n’est hasardeux. L’outil Google Search permet aux utilisateurs swahilis d’obtenir des résultats plus intelligents et contextualisés sur les personnes, les objets et les entités que Google maîtrise bien. L’entreprise affirme vouloir faciliter la tâche des plus de 100 millions de locuteurs du swahili.

«Lorsque quelqu’un effectue une recherche, il souhaite des réponses aussi rapidement que possible. Pour aider les locuteurs du swahili à découvrir plus facilement les nouvelles informations, nous rendons maintenant le graphique de connaissances Google disponible en swahili », a déclaré Christina Lin, responsable du marketing de la recherche de produits.

La présentation des résultats peut bien aller au-delà du classique avec des détails « utiles » pouvant surprendre plus d’un. Tout est question de pertinence de l’information fournie et de ce qui est disponible dans les bases de données du géant du web. Sur une personnalité par exemple, les résultats peuvent montrer non seulement des photos  mais aussi elles sa date de naissance, les récompenses qu’elle a reçues ou des livres sur elle.

« Cela signifie que la prochaine fois que vous chercherez le président Uhuru Kenyatta dans le cadre de la langue kiswahili, vous obtiendrez instantanément des informations pertinentes sur votre requête, comme la date de naissance, les frères et sœurs et les enfants du président Kenyatta », poursuit Christian.

Google search intègre ce que l’entreprise désigne par « graphe de connaissances » qui permet de rechercher beaucoup d’informations dont les résultats sont élargis à une plus grande échelle. Cette solution est disponible en 59 langues et fait le pont la surabondance des informations publiées par les internautes au quotidien et les encyclopédies en ligne.

Projet Aquila : Pourquoi Facebook a-t-elle jeté l’éponge ?

Facebook a initié le projet Aquila en 2014 pour permettre à environ 4 milliards de personnes d’être connectées à travers le monde. L’ambition de l’entreprise était de faire survoler des drones solaires dans les pays à faible connectivité. Quatre années après, Facebook s’est rendue compte que le projet n’en vaut plus la peine. En juin dernier, elle jette l’éponge au moment où le projet Loon de Google fait son chemin. Comment comprendre cet abandon de Facebook ?

Arriver à connecter le monde entier grâce à ses drones-avions comparables à des ailes et pesant 400 kilos. L’idée du réseau social au « blanc F » a de quoi mériter un prix. Enfin, plus maintenant puisqu’Aquila est rentré pour de bon dans les tiroirs.

 

Tout allait bien… et pourtant !

 

Selon les premiers tests effectués par l’entreprise, tout allait pour le mieux. Hormis quelques manquements, c’était prometteur comme projet. Il ne restait plus qu’à imaginer que dans les prochaines années, des populations d’Afrique voire du monde entier profitent gratuitement de la connexion internet haut débit. Un premier essai a été effectué en juin 2016. 22 mai 2017, Arizona, États-Unis, le vol expérimental du drone-avion de Facebook  a été un franc succès.

« Le décollage s’est déroulé comme prévu, tous les systèmes ont fonctionné de manière nominale… la seule surprise que nous ayons rencontré a été une bonne surprise : la vitesse ascensionnelle a été deux fois plus importante que lors de notre premier vol d’essai », s’est réjoui Martin Luis Gomez en charge du projet Aquila chez Facebook.

En juin 2018, Facebook a mis fin à son projet. Elle a « décidé de ne plus concevoir ou construire [ses] propres avions et de fermer [ses] installations à Bridgwater » en Angleterre. Après les derniers tests pas vraiment concluants comme souhaités par Facebook, les fonds qui sont destinés à Aquila devront être investis dans des projets similaires c’est-à-dire allant dans le sens de la démocratisation d’internet et sa vulgarisation au reste du monde.  Pour cela, le géant des réseaux sociaux souhaite plutôt «travailler avec des partenaires comme Airbus sur la connectivité plateformes de haute altitude (HAPS) en général, et sur les autres technologies nécessaires pour faire fonctionner ce système, comme les ordinateurs de contrôle de vol et les batteries haute densité ».

De même, d’autres entreprises spécialisées dans l’aérospatial ont commencé la conception d’appareils  à haute altitude pour des fins similaires. L’entreprise américaine SpaceX, Patricia Cooper veut aussi faire profiter de l’Internet à tous en mobilisant 4 425 satellites à envoyer dans l’espace entre 2019 et 2024. Des observateurs crient à l’encombrement de l’espace.

 

Le malheur des uns facilite la tâche aux autres

 

Pendant ce temps, le géant Google a mis le cap sur le continent africain avec son fameux Loon. Il est en pleine négociation avec des opérateurs de téléphonie mobile du Kenya pour faire profiter de sa solution internet haut débit aux populations. Jusque-là et malgré quelques mésaventures, le projet Loon semble être sur le bon chemin. La maison Google fait son chemin et d’ici l’année prochaine l’opérateur Telkom pourra s’appuyer sur le réseau de ballons gonflés à l’hélium et projeté à une centaine de kilomètres-au dessus des têtes-dans la stratosphère.

A dieu Aquila !

 

Crédit photo : Geeknews

Que retenir du partenariat entre Google et le Nigeria ?

Google et le Nigeria veulent coopérer dans le secteur des Technologies de l’Information et de Communication (TIC). Cette volonté a été marquée la semaine dernière par des échanges entre le vice-président de la république fédérale du Nigeria, Yemi Osinbajo et Sundar Pichai le directeur général de Google, dans les locaux de l’entreprise en Californie.

Les deux hommes ont à priori mené des réflexions sur les partenariats entre le pays et la géante société de la technologie, Google. Le vice-président de la république fédérale du Nigeria, Yemi Osinbajo a au cours des discussions indiqué à son ami Sundar Pichai la ferme détermination du gouvernement nigérian de soutenir le programme « Next Billion Users » de Google.

Les deux hommes ont également évoqué la possibilité de créer des centres d’intelligence artificielle de Google dans des établissements tertiaires du pays. Ils ont affirmé leur volonté d’installer un espace YouTube Creator pour soutenir les producteurs nigérians de contenu numérique. Ceci afin de leur permettre de tirer parti du site d’hébergement vidéo (YouTube) et de Google Tools.

Une possible coopération est en gestation pour une transformation de l’environnement réglementaire nigérian, afin d’encourager l’investissement et le partenariat dans l’espace technologique local.

Pour une réussite du partenariat, Google a prévu d’offrir une formation aux Nigérians sur l’entrepreneuriat en ligne, Android et le développement web puis le marketing numérique.

Le programme « Next Billion Users » de Google a pour l’objectif la fabrication de produits spécifiques aux marchés émergents, afin de favoriser l’accès à l’Internet à un plus grand nombre de personnes.

Il faut rappeler que cette rencontre a eu lieu en marge d’un roadshow d’investissement organisé dans la Silicon Valley en Californie et à Hollywood à Los Angeles la semaine dernière. Une  délégation nigériane d’hommes d’affaires et de gouvernement avec à sa tête le vice-président du Nigéria a saisi l’occasion pour tenter de séduire les partenaires internationaux.

 

 

Aimé Amson

Kenya : Google veut fournir la connexion grâce à des  ballons flottants

 

La géante firme américaine, Google est en négociation avec des opérateurs de télécommunications kényans pour amener internet dans les milieux reculés grâce à ses ballons flottants.  Cette action se situe dans le cadre de son projet Loon dont la réussite dépend en grande partie des opérateurs des pays concernés.

A cet effet, Google a lancé une sensibilisation à l’échelle mondiale pour du moins agrandir la connectivité Internet via son projet Loon. Pour Sammy Itermere, secrétaire principale du ministère de l’Information, des Communications et de la Technologie (ICT) du Kenya, un réseau aérien va amoindrir les dépenses et donnera un nouvel élan à l’utilisation de l’Internet dans toutes les sections de la population.

« Ce sont des entreprises comme X [anciennement Google X] qui innovent et proposent des solutions qui profitent à notre ville. Nous nous félicitons de l’utilisation de ballons à haute altitude pour créer un réseau sans fil aérien qui offre de réels avantages aux consommateurs » s’est-elle félicitée. Elle a affirmé que le  réseau du ballon peut être comparable à la 4 G-LTE et donc peut accompagner le Kenya à accroitre l’impact des TIC sur l’économie kenyane.

Selon un rapport rendu public par Jumia et GSMA mobile en 2007, 67% des Kenyans peuvent avoir accès à l’Internet grâce aux appareils mobiles. Les ballons Loon sont efficaces dans la fourniture de connexion Internet et sont également moins cher à installer par rapport aux satellites de communication.

Ce qui signifie que les  potentiels du ballon permettent la réduction plus large du coût de la connexion Internet pour les opérateurs de téléphonie mobile. Les ballons admettent également l’accès aux signaux Internet à un partenaire de télécommunications le plus proche et qui sont ensuite transmis à travers le réseau du ballon.

Ils (ces ballons) sont alimentés aux énergies renouvelables avec une couverture de  5000 kilomètres carrés. Ces ballons Loon ne sont pas aussi parfaits qu’ils paraissent. Ils ont déjà été la cause de nombreux dégâts dans près de 10 pays dont le Panama et les Etats-Unis.

 

Crédit : DR

Aimé Amson