Afrique : Une semaine de l’entrepreneuriat étudiant s’annonce

Stars from All Nations (SFAN) a annoncé le lancement de la Semaine de l’entrepreneuriat étudiant, destinée aux jeunes entrepreneurs en Afrique.  L’initiative vise à réduire le taux de chômage sur le continent, où près de 50% des diplômés n’ont pas accès à un emploi durable.

Cette semaine panafricaine de l’entrepreneuriat étudiant entend mettre à la disposition des étudiants les connaissances et outils nécessaires à la création d’entreprises durables. Elle permettra de découvrir les talents, de créer un réseau en vue de bénéficier des fonds de démarrage. De même, des entreprises à fort potentiel dirigées par des étudiants auront à se partager jusqu’à 10 000 dollars sous forme d’investissement.

L’événement aura lieu du 22 au 24 juillet prochain au British Council d’Accra. Près de 400 participants et des conférenciers de renom de la Silicon Valley, du Royaume-Uni, du Nigéria et du Ghana sont attendus.

Le thème choisi est : « Libérer le potentiel entrepreneurial des jeunes africains pour la création d’emplois ».  Tom-Chris Emewulu, fondateur et président de SFAN, a déclaré: «Nous sommes ravis de créer un événement d’apprentissage par l’expérience qui aidera les créateurs et les innovateurs à potentiel élevé du continent à créer leurs entreprises. Nous sommes également ravis de lancer le prix étudiant entrepreneur de l’année, qui récompensera le travail de jeunes innovateurs sélectionnés sur le continent ».

Le programme fournit les meilleurs mentors, investisseurs, professionnels de l’entreprise, leaders communautaires et entrepreneurs en démarrage qui aideront les étudiants à construire leur modèle d’entreprise.

A noter que  l’entrepreneuriat des jeunes est selon plusieurs experts, l’un des moyens de sortir de la crise économique sur le continent.

Le dépôt des candidatures a commencé et sera clôturé le 30 juin 2019. Rendez-vous sur  studententrepreneurshipweek.com pour vous inscrire au programme.

 

 

Au Ghana, les drones livrent des médicaments

Au Ghana, voir des drones livrant des médicaments ne pourra plus étonner. Les autorités du pays en ont décidé ainsi en officialisant la livraison de produits pharmaceutiques via des drones. II est question d’épargner les citoyens de certaines situations difficiles où acheminer des médicaments peut prendre du temps trainé pour une raison ou une autre.

Les zones rurales sont les plus visées du moment où le manque d’infrastructures routières empêchent les populations d’avoir convenablement accès aux services médicaux.

Le Ghana est entrain de construire « le plus grand service de livraison par drones au monde », assure le président ghanéen, Akufo Addo.  « Personne au Ghana ne devrait mourir parce qu’il n’a pas eu accès à un médicament dont il a un besoin urgent », poursuit-il.

Un centre pour drone est déjà opérationnel à Omenako à 70 km de la capitale Accra. Trois autres seront ouverts dans les prochains mois. Ils auront chacun 30 drones et de 150 produits (médicaments, vaccins, anti-venins, matériel chirurgical…) qui seront distribués dans 500 cliniques rurales.

Le projet est piloté par l’entreprise américaine Zipline. L’Etat ghanéen devra lui verser 12 millions de dollars. Une somme jugée ‘énorme’ par les opposants au pouvoir actuel. Ils estiment que cet argent pourrait plutôt servir à équiper les centres de santé en matériels notamment ambulances et autres.

L’idée est de servir environ 2 000 établissements de santé desservant 12 millions de personnes dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ghana E-justice : Une nouvelle étape vers une administration « sans papier »

En lançant le 20 mars dernier le projet « e-justice », le président ghanéen Nana Akufo-Addo, parlait d’une plateforme électronique qui permettra de recenser les affaires judiciaires et de payer les amendes en ligne. Tout en favorisant l’accès aux services juridiques, la plateforme attribuera immédiatement des affaires à des tribunaux et à des juges. Une rapidité qui aidera à réduire les risques de corruption de la justice et de conflits d’intérêts.

Le projet « e-justice » est aussi une nouvelle étape dans la marche vers un système judiciaire sans papier. Pour Nana Akufo-Addo, les ingérences diminueront considérablement puisqu’il ne sera plus possible de modifier des dossiers, de laisser des affaires en souffrance ou encore de violer des droits.

« Le projet tente de faire en sorte que la loi évolue au même rythme que la technologie, mettant ainsi fin au phénomène séculaire des dossiers manquants et aux litiges sans fin qui nuisent à l’efficacité de la justice dans le pays depuis plusieurs années », a souligné le chef de l’Etat.
« E-justice » sera appuyé par un autre programme : « e-case register ». Il s’agit d’un registre numérique des affaires judiciaires lancé en mai dernier par le vice-président Mahamudu Bawumia. Le catalogue digital contient des données telles que les types d’infractions, le sexe des accusés ou encore les avocats directement impliqués dans une affaire.

Avec ces différentes solutions électroniques, Nana Akufo-Addo estime que le nouveau système contribuera à l’effectivité d’une justice transparente, efficace et éthique. Il a ainsi convié tous les acteurs judiciaires à viser l’excellence et à faire preuve d’intégrité dans l’utilisation de la plate-forme. « Je reste convaincu que le système de justice en ligne serait l’un des moyens les plus sûrs d’exécuter votre tâche avec diligence afin de faire de notre système de justice un système dont nous puissions toujours être fiers » a-t-il ajouté.

Ahlin ACCROBESSI

Ghana: La technologie au service de la prévention des épidémies

L’accord conclu par KT Corporation sur le contrôle des maladies a attiré l’attention de la communauté internationale, notamment en raison de la situation géographique du Ghana en Afrique de l’Ouest. Entre 2014 et 2016, la région a connu l’épidémie de virus Ebola la plus répandue de tous les temps, alors qu’il n’y a à ce jour aucun cas confirmé de maladie à virus Ebola au Ghana, selon l’OMS.

Le système de prévention des maladies de KT examine les informations de localisation, y compris les données d’itinérance, les utilise pour éclairer ses clients dans la prévention des épidémies et met en place un système de vigilance qui assiste les autorités sanitaires à évaluer le risque d’infection au stade originel d’une épidémie.

« Nous assisterons le Ghana à prendre la résolution en matière de soins de santé en Afrique de l’Ouest », a déclaré Yoon de KT. « Nous irons au-delà de l’Afrique et plaiderons pour la prévention des maladies dans d’autres parties du monde où l’infrastructure de soins de santé et d’éducation se développe encore ».

KT a commencé à travailler sur le système en 2016 avec le ministère de la Science et des TIC et l’Agence nationale de la société de l’information afin d’illustrer comment le Big Data peut être utilisé pour combattre la maladie. Le projet est intervenu un an après que le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ait frappé la Corée. Fort de son succès, la corporation recherche une coopération avec des gouvernements étrangers sur l’utilisation des technologies de l’information pour prévenir la prolifération des maladies infectieuses.

En tant que leader mondial des TIC, KT appelle également les pays asiatiques à collaborer à son projet. Du 11 au 17 novembre dernier, des travailleurs informatiques volontaires ont été envoyés au Laos avec la Hope Sharing Foundation, l’organisation de participation sociale de la société. Le groupe de bénévoles a fourni du matériel informatique pour les stations de quarantaine de l’aéroport international de Wattay et du pont d’amitié lao-thaïlandais.

Les volontaires de l’informatique ont aussi formé des responsables du Département de la lutte contre les maladies transmissibles à l’utilisation d’ordinateurs, de smartphones et de logiciels pour prévenir la diffusion des maladies infectieuses.

Ahlin ACCROBESSI

 

Ghana : Des awards pour le e-commerce

Le Ghana organise pour la première fois, des awards pour le «e-commerce ». Ces compétitions permettront de distinguer en fin novembre les meilleurs acteurs évoluant dans le commerce électronique et qui arrivent à faciliter la vie des consommateurs.

Le Ghana est entrain de mettre de l’ordre dans le secteur du commerce en ligne. Ce qui n’est pas forcément le cas pour d’autres pays. Cette saison, les meilleurs sites de commerce en ligne seront distingués.

Les récompenses seront aussi destinées aux personnes et entreprises qui excellent dans le domaine et qui, surtout, font preuve d’innovation dans la manière de faire du commerce électronique au Ghana.

Pour Paul Asinor, directeur de l’événement à OML Africa, ce concours permettra d’asseoir une saine concurrence dans le secteur et mettre en lumière les meilleurs acteurs. Ce qui revient à rechercher la satisfaction du client avant tout. «Nous voulons que les acheteurs en ligne ghanéens aient la qualité qu’ils recherchent. Les acheteurs en ligne devraient avoir les produits livrés rapidement. Les acheteurs en ligne ne devraient pas être victimes de cybercriminalité. Les acheteurs en ligne devraient pouvoir retourner les produits endommagés grâce à une ‘politique de retour’ fiable proposée par les détaillants en ligne », a-t-il déclaré.

200 nominations ont été reçues de plus de 100 personnes et organisations, la plateforme d’achat en ligne  mallghana.com  arrive en tête en termes de nombre de nominations pour les catégories de prix avec 11 nominations. Elle est suivie de la plateforme de commande en ligne,  pizarea.com  et  rosefabricsgh. .com , un magasin de tissus en ligne leader avec 8 nominations chacun.

Le groupe Jumia, Ahwenepa. com et le magasin de vente en ligne, Africakart. com ont tous 7 nominations chacun. Il y a d’autres nominés comme Zoobashop, Melcomonline, Aramex, DHL, Electromart, Mazzuma, AlexPay, Zeepay, Flutterwave, SynCommerce, MarketExpress, ZongoMart.

Sans être exhaustif, des prix comme «Meilleur détaillant en ligne de l’année», «Meilleurs entrepreneurs en commerce électronique masculins et féminins»; «Meilleure expérience de l’année en matière de gouvernement électronique»; «Meilleur détaillant multicanal de l’année»; «Meilleure innovation en matière de commerce électronique dans les paiements»; «Meilleure entreprise de livraison de commerce électronique de l’année» seront décernés.

Crédit photo : Mfidie

Ghana : Une plateforme pour suivre en temps réel le trafic voix et data international

Une plateforme de surveillance en temps réel du trafic voix et data vient d’être lancée au Ghana.  Construite par Kelni GVG, l’infrastructure permettra à l’Autorité des communications du Ghana (NCA) de suivre en temps réel le trafic télécoms international. L’instrument assurera ainsi au gouvernement un calcul authentique des taxes sur les appels internationaux.

Edmund Fianko, chef de projet à la NCA, a expliqué que la « plateforme commune est un système de contrôle, elle ne produit pas de rétributions directes. Nous pouvons à l’avenir inspecter les données issues des opérateurs de téléphonie de manière autonome ».

Répondant aux organisations de la société civile qui ont lancé des actions en justice contre la plateforme, la ministre des Communications, Ursula Owusu-Ekuful, a appuyé qu’il « n’a jamais été question d’empiéter sur la vie des citoyens. Notre seule finalité est de procurer un moyen d’examiner les dépêches issues des compagnies de téléphone à des fins fiscales, conformément à la loi ».

Au-delà d’un meilleur suivi du trafic télécoms pour une élévation des rentrées fiscales, la plateforme commune de supervision des télécommunications permettra aussi au gouvernement ghanéen de faire une économie de 1,1 million de dollars US par mois.

La plateforme commune de supervision des télécommunications répond donc à un triple objectif : permettre aux autorités ghanéennes de disposer d’un système unique de suivi en temps réel des données statistiques sur les communications internationales leur assurant la spéculation exacte des taxes télécoms dues, lutter contre les procédés de communication illicites de caractère Sim-Box, suivre les prestations de transfert d’argent mobile et participer à la lutte contre le blanchiment d’argent.

Unique sur le continent africain, cette plateforme apporte au Gouvernement du Ghana une vision autonome des relevés de télécommunications lui permettant de disposer d’un calcul authentique des charges réellement dues et d’en augmenter la collecte.  Kelni GVG recevra 1,5 million de dollars US par mois pour sa gestion. Après cinq ans, la plateforme construite et gérée dans le cadre d’un accord de construction appartiendra au Ghana.

 

Ahlin ACCROBESSI

 

Ghana : Vers une hausse des  tarifs télécoms

Le Ghana tend vers une hausse des tarifs télécoms. Vodafone, AirtelTigo et MTN augmenteront leurs tarifs à partir du 1er novembre prochain. C’est une annonce faite par la Chambre des télécommunications du Ghana en fin de semaine dernière.

En fait, la taxe nationale sur l’assurance maladie (NHIL) et la taxe sur le fonds fiduciaire pour l’éducation du Ghana (GETFL) seront dissociées de TVA.

La chambre ghanéenne des télécommunications a déclaré que MTN, Vodafone et AirtelTigo « qui sont des personnes morales responsables respecteraient pleinement les lois ghanéennes et assureraient la distinction entre la TVA et les nouvelles taxes découlant de leurs origines et fondements juridiques distincts ».

Ces deux nouveaux prélèvements justifient peu ou prou la  hausse des tarifs en vue.  Les autorités ghanéennes estiment vouloir «  donner effet à la conversion de NHIL et de GETFL en redevances non soumises au mécanisme des entrées-sorties et de les dissocier de la TVA en supprimant l’option de déductibilité de la taxe en amont », précise Kenneth Ashigbey, PDG de la Chambre des télécommunications du Ghana qui a signé une déclaration d’identité distincte de la TVA et distincte de la TVA

Les clients devraient attendre le changement à partir du 1er novembre. Cependant, ils seront informés par leurs fournisseurs de services s’il y a d’autres changements. « Comme prévu, l’incidence des deux nouvelles taxes concernera donc les consommateurs et entrainera une augmentation du coût des services de télécommunication. Les clients des services de télécommunication seront avertis par leurs fournisseurs de services avant toute modification. Les modifications attendues entreront en vigueur le 1er novembre 2018 », apprend-on  d’un communiqué de presse.

Les internautes sont tout sauf contents. Certains que nous avons pu lire ont été très critiques à l’égard de cette annonce. Ils vont jusqu’à parler de décisions « stupides » venant d’un pouvoir qui fait le tour du monde pour emprunter et mendier.

 

Lyda Gbadji et Assou Afanglo

In Ghana: AirtelTigo, Vodafone, MTN set to hike their tariffs from 1st November

Ghana Chamber of Telecommunications has announced this 17th october that its members: Vodafone, AirtelTigo and MTN will increase tariffs from  1st November 2018.

This hike is due to the implementation of the new tax laws: VAT (ACT 970), NHIL (ACT 971) and GETFL (ACT 972) amended by the  govenrment during the  2018 mid-year budget review.

In fact, the National Health Insurance Levy (NHIL) and the Ghana Education Trust Fund Levy (GETFL) will be dissociated from the  TVA.

The Ghana Chamber of Telecommunication stated that  MTN, Vodafone, AirtelTigo « who are responsible corporate entities, would comply fully with Ghana’s laws and ensure the distinction between VAT and the new levies emanating from their separate origins and basis in law ».

The two new levies are then the reason of the tariffs hike. As said in the statement: « … the incidence of the two new levies will, thus, be on consumers and will result in the increase of the cost of telecommunication services ».

« The objective was to “give effect to the conversion of NHIL and GETFL into levies that are not subject to the input-output mechanism, and delinking them from VAT by removing the option of input tax deductibility,” thereby giving both levies a unique and different legal identity and distinguished from VAT, » the statement signed by the CEO of the Ghana Chamber of Telecommunications, Kenneth Ashigbey said

Customers should be expecting the change from the 1st of october. However, they will be notified by their service providers will there be any other change.

« Our members, who are responsible corporate entities, would comply fully with Ghana’s laws and ensure the distinction between VAT and the new levies emanating from their separate origins and basis in law. (…) .Customers of telecommunication services will be notified by their service providers prior to any changes being made and the expected changes will take effect on 1st of November 2018 ».we learn from the press release.

 

 

Lyda Gbadji

 

 

Ghana/Formations aux TIC : l’Inde offre 1 million usd

C’est un total d’un million de dollars que l’Inde remet au Ghana pour financer les formations aux métiers en lien avec les nouvelles technologies. Le financement est destiné au centre d’excellence TIC-Ghana-Inde Kofi Annan (AITI KACE)  basé au Ghana.

A travers ce financement, le  gouvernement indien, par l’intermédiaire de son haut-commissaire au Ghana apporte son soutien à l’apprentissage des nouvelles technologies. La cérémonie de remise du financement s’est déroulée en début du mois d’octobre et coïncide  avec la célébration du 150 ème anniversaire de l’un des pères fondateurs de l’état de l’Inde, Mahatma Gandhi.

La subvention vise à donner un coup de pouce à  AITI-KACE dans le renforcement de ses capacités pour répondre aux besoins sans cesse croissants en matière de recherche informatique et électronique. Il y est inclut le développement de produits et de prestation de services afin de stimuler la croissance de l’économie ghanéenne en adoptant des stratégies modernes.

Le directeur général de l’AITI-KACE, Kwasi Adu-Gyan, a remercié le gouvernement indien pour cette subvention. Selon ses affirmations, elle vient à point nommé pour aider le centre dans l’exécution des projets tels que les installations de pointe dans les domaines du développement de logiciels, du contrôle de la qualité, entre autres. « Ce qui nous rend heureux, c’est l’utilisation de ce fonds dans une formation de qualité, le développement des ressources humaines en TIC et le soutien du gouvernement en matière de technologie électronique », a-t-il déclaré.

Quant au Haut Commissaire indien à Accra, Birender Singh Yadav, il a exhorté le ministère des Communications à accélérer l’adoption d’un mémorandum d’accord entre l’Inde et le Ghana en vue de faciliter la mise en place d’un programme médical panafricain d’apprentissage en ligne. Il est destiné  à transmettre l’expertise médicale de l’Inde aux médecins et aux étudiants en médecine du Ghana.

« L’AITI-KACE avait défini des plans avec le Centre pour le développement de l’informatique avancée en Inde (CDAC-Inde), visant à développer ces installations, ce qui permettrait de renforcer le mandat de l’AITI-KACE consistant à fournir des solutions technologiques et à encourager l’innovation au Ghana dans les projets de dématérialisation dans la sous-région », renseigne le blog du centre.

 

Crédit photo : AITI-KACE

Mobile Money: l’Ouganda, le Ghana et la Tanzanie, prochains relais de croissance

C’est le groupe bancaire Citi Group qui fait la révélation. Dans une note de recherche publiée sur l’évolution du mobile money dans le monde, le Ghana, la Tanzanie et l’Ouganda, sont présentés comme les prochains relais de forte croissance dans le secteur.

Avec le Kenya, ces pays apparaissent dans le top 10 mondial sur le taux de pénétration de ce système de paiement au sein de la population.
D’autres pays comme le Nigéria et l’Egypte pourraient aussi former un marché attirant pour des solutions de paiement via le mobile. Mais pour les analystes de Citi Group, ces deux économies sont des mystères pour les investisseurs du domaine.

Ce rapport vient confirmer les données de la Banque centrale du Ghana qui estime que les transactions financières du mobile money ont atteint 2,3 milliards de crédit ghanéen fin décembre 2017. Un exploit qui porte la signature des compagnies télécoms avec en pole position MTN qui totalise 90% des comptes d’argent mobile détenus dans les banques commerciales. Pour certains, le montant détenu par MTN plaide fortement en faveur de la compagnie dans sa quête d’établir une «banque numérique» sous réserve d’obtenir l’approbation réglementaire requise.

Le dernier rapport de la Banque centrale ougandaise indiquait également que le mobile money a le vent en poupe. En 2016, les transferts d’argent mobiles ont atteint les 43,43 milliards de shillings ougandais (environ 12,16 millions de dollars), contre 32,7 milliards (une hausse de 34% par rapport à l’année précédente). De manière générale, le marché du mobile money en Ouganda a connu une progression sans précédent ces six dernières années.

Cette analyse jette un regard nouveau sur un secteur, où le narratif d’une multitude d’opportunités semble souvent se séparer de la spécificité de certains marchés. Avec aujourd’hui 320 millions d’abonnés actifs au Mobile Money, l’Afrique devra encore attendre pour passer à l’autre étape de développement de ce service.

Ahlin ACCROBESSI