Togo : Edem Agbeko veut multiplier ses sacs solaires

Le jeune togolais, Edem Koffi Agbeko, après des études en graphisme et réalisation audiovisuelle, s’est lancé dans l’entreprenariat avec la création d’un “sac solaire’’. Son défi actuel est de trouver plus de moyens financiers pour passer du prototype à des sacs commercialisables.

Grâce aux recherches et l’envie d’aider les jeunes en milieu reculé, il invente sur fond propre un “Sac Solaire’’ monté à la main. Cette idée lui est venue après avoir observé les jeunes de son village parcourir de longue distance pour l’école. De retour, ils n’ont pas de l’électricité pour étudier.

Ce sac qui possède une plaque solaire, une batterie en lithium de 4,5 voltes et un indicateur de niveau de pile, peut faire fonctionner une lampe et qui peut éclairer une chambre dans un rayon de 2 à 3 mètres.

Avec ce “sac solaire’’ et d’autres innovations comme, briquet solaire, rideau téléguidé, WIFI routeur solaire, le jeune Agbeko compte conquérir toute l’Afrique ainsi que le monde entier.

prototype du sac

Pour Edem Koffi Agbeko, l’Afrique dispose des têtes bénies. «Les nouvelles technologies c’est pour l’Afrique » a-t-il affirmé.

Pour rappel Edem Koffi AGBEKO, a co-réalisé le film “Rêves d’Afrique’’ avec Remi Jennequin un réalisateur français. Et le montage du film “Mariage Impossible’’ du groupe Triomphale à Kara est à mettre à son actif.

Il a plusieurs cordes à son arc.

 

Prudence A.

 

 

Kenya: une application pour faciliter l’apprentissage de la conduite

Karim Kanji un étudiant de 21 ans de l’université de Maseno au Kenya a conçu une application mobile dénommée ‘’Drive in Theory’’ dans le but d’aider les étudiants à obtenir aisément leurs permis de conduire.

Comme beaucoup de pays dans le monde, au Kenya, personne n’est autorisée à rouler si elle ne possède pas un permis de conduire valide. Mais avant qu’un permis de conduire ne puisse être délivré, l’on doit passer un test.

Karim a eu l’idée de faire  son  application mobile quand il  s’est rendu compte que la plupart des élèves ou étudiants échouent lors de leur examen de permis de conduire. C’est sa manière de trouver une solution à cet obstacle.

Avec l’application ‘’Drive in Theory’’, l’étudiant qui prépare son examen, peut apprendre et comprendre le rôle des panneaux sur les routes avec des  annotations simplifiées.

«Les informations dans l’application mobile peuvent servir comme une référence pour ceux qui avaient passé déjà l’examen. Ils les aideraient à améliorer leur niveau de connaissances dans le domaine et aussi apprendre les mêmes choses qu’ils auraient pu manquer lors de leurs formations », explique Karim Kanji.

Karim a décidé de mettre en place une entreprise de développement informatique, des applications et des logiciels et où peut se former un individu lambda passionné des nouvelles technologies.

« J’ai décidé de créer une entreprise pour former les gens sur comment suggérer les solutions et développer les logiciels. Ainsi leur donner l’opportunité de mettre en pratique ce qu’ils ont eu comme formation dans le but de surmonter les problèmes que font face nos sociétés dans le domaine technologique », a-t-il déclaré.

 

 

 

Daniel A.

Un jeune sénégalais conçoit un drone ‘intelligent’

Mohamed Thiam, un jeune sénégalais a conçu un drone ‘intelligent’ à même de reconnaître les commandes vocales. Actuellement développeur web au Canada, le concepteur du drone ‘Zuri’ nourrit de grandes ambitions pour l’Afrique.

«C’est un drone capable de reconnaître des commandes vocales complexes, et de les traduire en une séquence d’actions simples afin de les effectuer de la meilleure des manières. En d’autres termes, l’utilisateur peut lui dire de faire quelque chose à travers le voix, puis le drone va interpréter ce qui a été dit et l’effectuer», a expliqué le concepteur.

Pour lui, cette fonctionnalité n’est qu’une partie tant d’autres à venir. «La partie de la commande vocale n’est qu’une fonctionnalité parmi tant d’autres. J’évaluerai le niveau d’avancement du projet aux environs de 10%. Mon souhait, c’est d’arriver à le mener à terme avec toutes les capacités possibles».

A 24 ans , ce concepteur de drone a du talent à revendre. Il travaille en freelance depuis le Canada et a déjà conçu un jeu vidéo pour un studio de par le passé. Il est aussi spécialiste de l’Internet des objets (Internet of things) ou IOT.

Sur le continent, il n’est pas le premier concepteur de drone sauf que le sien a des particularités. William Elong du Cameroun excelle aussi dans le domaine.

 

Jean Claude Konou, développeur à 16 ans

16 ans ! Il y a de quoi y croire. Jean Claude Konou, féru des nouvelles technologies est un jeune lycéen résidant à Kpalimé, une ville du Togo. C’est depuis l’âge de 16 ans qu’il a véritablement commencé par coder. Aujourd’hui, il en a 17 et compte sur sa passion pour percer dans le domaine. Tech en Afrique a échangé avec ce jeune développeur. Dans une interview accordée à Tech en Afrique, il parle de ses premiers pas, ses difficultés, ses réalisations et son rêve pour l’Afrique.

 

Comment êtes-vous venu au développement d’application ?

 

Depuis tout petit je regardais des séries technologiques (piratage et autres) et cela me fascinait beaucoup. Je me disais « si seulement je pouvais être comme eux ». Apres mon CEPD je savais manipuler tout seul un ordi, je me rendais dans les cybers café pour voir des films. A cette époque je ne maitrisais rien.

Pendant les vacances j’ai demandé à ma mère de m’inscrire à une de ces initiatives « vacances utiles » où on donnait des cours d’informatique sur 1 mois. Elle m’y a inscrit et j’ai commencé. Apres deux semaines de cours je ne me sentais pas vraiment dans le bain car je m’attendais à des cours de cryptage, de piratage alors qu’on nous enseignait que les systèmes d’exploitation, le traitement de texte… Apres cette formation je me disais que ce n’était pas ce que je voulais vraiment.

 

Parlez-nous de vos difficultés

 

Durant mon parcours de l’apprentissage des langages de programmation à la création de Mila Buy, j’ai eu à rencontrer plusieurs difficultés  dont celles matérielles et financières.

Pour le premier cas, j’ai beaucoup souffert pour me procurer un ordinateur pas trop performant, or la programmation est exigeante. Et le développement android exige soit un téléphone virtuel ou un téléphone physique. Dans mon cas, je n’en ai eu aucun des deux. Le téléphone virtuel était fournit par le logiciel de programmation en question si l’ordinateur sur lequel il est installé est performant, du genre la mémoire ram, la carte graphique… Mon ordinateur n’avait pas ces exigences donc pas de téléphone virtuel.

Je codais mes applications sans les tester d’où le surnom « celui qui développe des apps android sans avoir de téléphone android ». Je ne me suis pas découragé, j’ai continué à coder et je profite des soirées à l’école pour emprunter le téléphone des camarades. Je pouvais ainsi voir les bugs de mon code et les corriger. Cela continuait sans que je ne me décourage.

Puisque je viens d’une famille modeste, je ne pouvais pas demander un téléphone android après de mes parents pour me trouver un ordinateur. Du côté financier, c’est un peu plus compliqué, il fallait faire des mises à jour, implémenter des API avec la connexion internet et je devrais me rendre au cyber. Je restais parfois sans rien manger pour aller au cyber avec l’argent du petit déjeuner.  J’étais obligé de réussir quel qu’en soit les cas. Je continuais ainsi jusqu’à la sortie de Mila Buy,  et jusqu’a présent ces difficultés sont toujours les mêmes, je développe des applis android sans avoir de téléphone android pour les tester.

Qu’en-est-il de vos collaborations ?

 

J’ai eu à faire beaucoup d’amis dans le domaine un peu partout. J’ai même apporté des solutions a certains pour régler des bugs de leur code. Je travaille le plus souvent avec un ami camerounais de 19 ans nommé LOIC qui a hébergé mon appli sur play store puisque je n’ai pas les moyens d’avoir un compte développeur sur play store. J’ai des amis développeurs au Congo, au Ghana, au USA,en Inde, en Egypte, un peu partout, et des frères ici au Togo comme Seti Afanou le CEO de DIGITAL INSPIRATION  qui me conseille souvent. Grâce au coding je me suis fait un tas d’amis de part le monde.

 

Quel est votre plus grand rêve? 

 

Mon rêve est de bâtir la plus grande entreprise informatique résolvant les problèmes  en Afrique grâce aux nouvelles technologies et de donner la chance à ceux qui ne peuvent pas passer par les diplômes pour réussir leur vie de mettre leur talents au service des Africains.

 

Paiement numérisé : Jumia Travel s’associe à Edenred pour optimiser les transactions de son réseau hôtelier

Rendre plus facile et sécuriser le paiement de ses hôteliers partenaires : deux objectifs qui ont poussé le portail de réservation d’hôtels en ligne « Jumia Travel » à nouer un partenariat avec « Edenred ». Le groupe a expliqué par voie de presse que cette collaboration avec le leader des solutions transactionnelles participe à la numérisation du secteur hôtelier africain.

Désormais, pour chaque réservation effectuée, Jumia Travel réglera l’hôtelier correspondant via un numéro de carte bancaire à usage unique. Du côté de l’hôtelier, la confirmation et la transaction s’effectueront aussitôt. 25.000 clients et partenaires seront concernés par cette nouvelle mesure porteuse de plusieurs avantages pour les deux sociétés.

Pour Jumial Travel, il s’agira d’améliorer un marché en pleine croissance sur le continent. « Les alternatives proposées précédemment comme le virement bancaire ne permettaient pas une gestion optimale des règlements. Par ailleurs, tous les règlements par carte virtuelle sont systématiquement identifiés, suivis et totalement sécurisés »explique un communiqué du portail de réservation d’hôtels en ligne.

Chez Edenred, on se réjouit d’une coopération qui répond à la logique de l’entreprise. Précisons que ce partenariat entre les deux sociétés s’inscrit dans le cadre du plan stratégique « Fast Forward ». Un programme dont l’un des volets repose sur le développement des services de paiement aux entreprises innovantes. Ceci en complément des avantages aux salariés ainsi que des solutions de mobilité́ professionnelle, de motivation et récompenses.

Cette collaboration témoigne donc pour Edenred d’un succès dans le secteur du voyage après celui du transport aérien. Par Jumia Travel, la société entend ainsi renforcer son positionnement en Afrique. Pour certains analystes, avec l’essor considérable que connait le secteur du voyage sur le continent africain, le chiffre d’affaires dans les principaux marchés de l’hôtellerie devrait croître annuellement de plus de 7% d’ici à 2022.

Pour rappel, Jumia Travel a été créé en 2013 par la plateforme d’E-commerce Africa Internet Group et compte parmi ses actionnaires les sociétés MTN, Rocket Internet, Millicom, Orange, Axa ainsi que différents partenaires financiers.

Ahlin ACCROBESSI(avec Afrique La Tribune)

Réseaux sociaux: nouveaux piliers de l’inclusion financière en Afrique

A priori, ils servaient à renforcer le pouvoir de communication, à accéder à l’information ou encore à mobiliser Les réseaux sociaux participent lentement mais sûrement  à l’inclusion financière sur le continent. Ceci, en raison de l’intérêt des jeunes pour ces plateformes sociales. Les institutions bancaires comptent aussi en profiter pour se rattraper vis-vis des opérateurs télécoms et leur Mobile Money. Analyse.

Lors du MEST Africa Summit, organisé en juin dernier en Afrique du Sud, le directeur de la plateforme des partenariats de Facebook pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) Julien Decot, annonçait l’expérimentation par WhatsApp d’un service de paiement. C’est en février 2018 que la phase de test a débuté en Inde, où la messagerie instantanée revendique près de 200 millions d’utilisateurs. Pour Julien Decot, l’Afrique est aussi dans le collimateur. « Avec WhatsApp, plus d’un milliard de personnes pourraient déplacer énormément d’argent dans le monde entier et ce mode de transaction financière pourrait facilement devenir dominant en Afrique subsaharienne où WhatsApp est encore largement le réseau social par défaut ».

En effet, la banque par WhatsApp est à ses débuts en Afrique. Pourtant, elle affiche un intéressant potentiel de croissance. Illustration au Nigeria où le groupe Clickatell a permis à la FirstBank de démarrer le Chat Banking sur WhatsApp en novembre dernier. L’innovation a séduit des millions de nouveaux clients de la banque qui n’ont pas hésité à expérimenter cette application pour accéder de manière sécurisée aux services bancaires quotidiens. Avec cette fonctionnalité, les clients peuvent ajouter le numéro de téléphone WhatsApp publié de la banque ou un lien direct pour accéder au profil  »Vérifié » afin de commencer une session sécurisée de Chat Banking.

Les abonnés peuvent y vérifier leur solde, effectuer des virements et des paiements ainsi que bénéficier de divers autres produits et services digitaux instantanément. Avant FirstBank, c’est Union Bank of Africa (UBA) qui s’était offert les services de Clickatell Transact pour offrir la banque par WhatsApp. Ce mois de mars a vu l’innovation se transporter au Zimbabwe où Steward Bank l’a adopté avec le soutien technique de Facebook, maison-mère de WhatsApp.

Depuis 2013, de nombreuses études menées au Kenya, ou encore en Tanzanie démontrent clairement que les réseaux sociaux joueront un rôle prépondérant dans l’accroissement des revenus du secteur bancaire.

Ahlin ACCROBESSI

Entrepreneuriat: le jeune Carmel Djissou promeut les mets béninois

C’est dans la commune de Sèmè Podji, plus précisément dans le village d’Agongo que l’entrepreneur béninois de 26 ans a choisi de lancer son restaurant « Consommons local et bio ». Depuis que cet ingénieur agronome de formation a compris que la promotion de l’entrepreneuriat était le seul moyen pour les Africains de contribuer au développement de leur continent, il a décidé de s’investir avec pour projet de faire la pisciculture autrement.

Cet espace de restauration qui fait la promotion du naturel est un volet du projet. Carmel Djissou veut aussi se lancer dans la production et la commercialisation des tilapias et clarias en cage flottante dans un lac artificiel. La conservation des poissons d’eau douce pour faciliter leur connaissance aux touristes fait également partie de ses ambitions. Le jeune entrepreneur veut créer un lieu de distraction qui associera aussi la transformation des poulets et des lapins.

Deux de ses projets sont déjà mis en œuvre et ont reçu un accueil favorable du public. Un engouement qui motive Carmel Djissou dans sa lutte pour la satisfaction des besoins alimentaires d’origine protéinique de la population béninoise. L’autre combat qu’il veut mener, c’est aussi de promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes déscolarisés et les femmes de la couche vulnérable de son pays et de l’Afrique ; ceci à travers les partages d’expériences et des formations relatives aux financements des projets innovants.

Ces ambitions lui ont permis d’être retenu en février pour le programme « Yali ». Il s’est donc envolé pour Dakar où il retrouve 105 autres jeunes leaders africains. Inscrit pour le volet « Business & Leadership », il acquiert pendant 3 semaines, les aptitudes de leader nécessaire en management, gestion de projets et en techniques de levée de fonds. De retour dans son pays natal, le jeune entrepreneur apprend qu’il est lauréat du fonds de la « MasterCard Foundation » sur l’entrepreneuriat social des projets innovants. Sept jeunes au total ont été récompensés après une dure compétition.

Ahlin ACCROBESSI

«L’Afrique Excelle»: Une vingtaine de startups africaines retenues par la Banque mondiale

On connait désormais les 20 startups technologiques retenues en Afrique francophone pour le programme « L’Afrique Excelle ». La liste des participants a été dévoilée mardi dernier par la Banque mondiale, organisatrice de la formation. Par ce projet, les bénéficiaires pourront se former auprès des experts du numérique et entrer en contact avec des investisseurs.

Parmi les startups choisies pour le programme qui se déroule du 24 au 30 mars prochain au Mali, on note la présence de « StarNews Mobile ». Spécialisée dans le domaine des médias, cette jeune pousse est disponible sur les marchés du Cameroun, du Congo et de la Côte d’Ivoire. Egalement, « Lifi Led »basé sur les technologies propres au Burkina Faso et à Madagascar ou encore « GiftedMom » qui œuvre dans le domaine de la santé.

Au cours de cette semaine, elles bénéficieront de formations et d’un mentorat intensifs. Elles seront également présentées à des investisseurs lors des conférences AfroBytes et VivaTech, qui auront lieu à Paris du 15 au 18 mai prochain. Avec des carnets d’adresses bien fournis, ces startups pourront ainsi lever des fonds compris entre 250.000 et 5 millions de dollars.

Selon l’institution de Bretton Woods, ces entreprises commercialisent déjà leurs produits ou services sur plusieurs marchés d’Afrique francophone, affichent un chiffre d’affaires solide et sont bien positionnées en matière de croissance et d’expansion transfrontalières.
Adaptation francophone du programme XL Africa, « L’Afrique Excelle » vise selon la Banque mondiale, à faciliter des liens plus resserrés entre entrepreneurs d’Afrique anglophone et francophone, tout en soutenant ceux vivant dans des écosystèmes numériques moins développés, précisément ceux de pays fragiles.

Pour rappel, cette crème de 20 startups n’est que la première étape. La résidence au Mali sera clôturée, par une séance de pitchs au cours du Sommet des investisseurs d’Afrique francophone (FAIS). Cette étape sera suivie d’une sélection de 10 d’entre les 20 startups pour participer à une seconde semaine de formation résidentielle en France en mai prochain.

Ahlin ACCROBESSI

TechConNext 2019: le prix « innovateur de l’année» revient à Akon

L’artiste américain d’origine sénégalaise a reçu le Grand prix « innovateur de l’année ». Une distinction décernée par la société de multimédia Black entreprise lors de son événement TechConNext , qui récompense les meilleurs entrepreneurs noirs.

La star doit ce prix à son projet de crypto-monnaie dénommée « Akoin », lancé sur le continent. Dans le souci de contribuer au développement en Afrique, Akon veut créer cette monnaie virtuelle pour promouvoir l’accès aux systèmes financiers en commençant par son pays d’origine, le Sénégal. Aucune idée pour l’instant sur le modèle de pièce développé, ni sur l’architecture mise en place pour fonctionner, mais le but visé est de créer un véritable écosystème de paiement.

« La blockchain et les crypto monnaies peuvent être des sauveurs pour l’Afrique. Cela rend le système monétaire plus sécurisé, tout en permettant aux gens de l’utiliser pour avancer et non pour permettre à un gouvernement de développer une économie qui les laisse au bord du chemin » explique le chanteur qui estime que le chemin vers l’intégration bancaire demeure long avec des régions entières n’ayant pas accès à ces systèmes.

Au-delà des crypto devises, Akon souhaite aussi construire une ville futuriste au Sénégal afin de soutenir le développement de la blockchain. Le projet a reçu l’appui du gouvernement qui lui a cédé une zone de 800 hectares. Dans ce périmètre, l’Akoin sera la seule monnaie autorisée. L’objectif à long terme sera de mettre en place une ville intelligente qui rassemblera les dernières technologies de la blockchain en un seul lieu. Akon compte donc représenter un « vrai Wakanda », référence au pays fictif ultramoderne et prospère dans lequel vivent les héros du film « Black Panther ».

Précisons que cette attention pour le continent remonte en 2014 quand l’artiste lançait « Akon Lightning Africa », un ambitieux projet pour fournir l’électricité solaire aux zones les plus reculées.

Ahlin ACCROBESSI

Téléphonie mobile : l’Afrique dans le collimateur du géant Huawei

Fin février dernier, l’Afrique était à l’honneur à Barcelone. La ville espagnole accueillait le Mobile World Congress 2019, le rendez-vous mondial de la téléphonie mobile. Au cours de ce salon planétaire, le continent a été courtisé par les colosses du domaine dont le chinois Huawei, engagé dans une véritable conquête sur le continent.

Présente en Afrique depuis 1997, la marque compte plus de 5 000 employés et près de 2 400 partenaires. Ses recettes sont en nette progression passant de 5,4 milliards de dollars en 2016 à 5,8 milliards en 2018. La filiale « Afrique-Moyen-Orient » occupe actuellement le 2ème rang mondial, avec 21.5% des parts de marché. En 2017, le groupe annonçait une contribution de plus de 15% du continent africain à son chiffre d’affaires.

Des statistiques intéressantes qui incitent Huawei à s’accrocher davantage à l’Afrique. Le groupe mise aussi sur les ressources humaines. Déjà, 7 centres de formation ont été crées sur le continent et ont permis de qualifier 60 000 professionnels des TIC. La marque asiatique collabore également avec des dizaines d’universités pour la mise en place de l’Académie « Huawei ICT Network ».

Au salon mondial des télécommunications, un nouvel accord a été annoncé entre Huawei et Télécom Egypte pour la création de la toute première plateforme de « cloud » en Afrique. Une ambition de plus qui vient renforcer les positions du groupe sur le continent.

Pour le vice-président de Huawei Afrique du Nord Philippe Wang , l’Afrique est un continent stratégique grâce à son taux de croissance et à sa jeunesse. Huawei compte profiter d’un marché digital unique. Si l’Afrique attire le géant chinois, c’est aussi parce qu’elle joue la carte du « non-alignement»  entre Washington et Pékin. En effet, les Américains soupçonnent les équipements 5G de Huawei d’outils d’espionnage de la Chine. Des accusations sans fondement selon Guo Ping, l’un des présidents tournants du groupe. Pas de doute non plus sur le continent africain même après les révélations du journal « Le Monde » sur l’espionnage du siège de l’Union africaine entre 2012 et 2017.

Preuve d’une confiance sans bornes : les systèmes de vidéosurveillance Huawei « ville sûre » quadrillent déjà les villes d’Abidjan, de Nairobi, Bamako, Marrakech ou encore Yaoundé.

 

Ahlin A.