Africa Cyber Security 2018: Les femmes à l’honneur

La 3ème édition du rendez-vous annuel de la Cyber Sécurité en Afrique, s’est tenue du 24 au 26 octobre dans la capitale économique ivoirienne. Le thème retenu était : «Cyber sécurité, moteur de la transformation digitale». Une thématique qui explique l’inquiétude des instructeurs de l’ACSC 2018, conscients du fait que toute mutation digitale ne peut être profitable que si elle intègre la sécurité , indispensable pour atteindre les buts économiques, sociaux et politiques de  l’Afrique.

Cette 3ème édition de l’ACSC se donne pour objectifs principaux d’identifier les enjeux majeurs et imminents de la cybersécurité et les moyens pour raffermir la cyber défense, de présenter un schéma directeur qui renferme la sécurité dans toutes les stratégies de transformation digitale, de favoriser des rencontres d’échanges et de perfectionnement à travers les retours d’expériences entre le privé, les experts techniques et les institutions gouvernementales et d’échanger sur les nouveaux procédés réglementaires mis en place par les autorités gouvernementales.

Une place de choix a été réservée aux dames. Et c’est la Ministre de la solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté, le Professeur  Mariatou Koné qui a présidé le 25 octobre dernier, le panel Africa Women 4 tech.

Durant deux heures, les participantes ont abordé plusieurs aspects  correspondants à la représentativité des femmes dans les secteurs des nouvelles technologies et de la transformation digitale. Les discussions ont également porté sur leurs expériences et les occasions qu’offrent ces secteurs. Très attendue à ce panel, la Ministre Mariatou Koné a reçu les félicitations des professionnels des TIC et des organisateurs  pour ses actions en faveur du numérique et de la transformation digitale.

«La transformation digitale constitue un potentiel énorme pour l’Afrique, il convient désormais de la concilier avec la cybersécurité. La sécurité est non seulement inventée pour gérer les incertitudes, mais aussi pour être au cœur de la stratégie de croissance par le digital», a déclaré Mack Coulibaly, Président du comité d’organisation de l’Africa CyberSecurity Conference.

 

Ahlin ACCROBESSI

Togo : AfriStack organise un bootcamp féminin et un hackathon

A vos agendas ! Deux événements à noter pour le mois de novembre : AfriStack Togo Women-Only Summer Startup Bootcamp et AfriStack Togo Summer Energy Efficiency Hack. La première est un camp de formation gratuite et certifiante destinée uniquement aux femmes pour les doter de compétences numériques et entrepreneuriales. Quant à la seconde, il s’agit d’un hackathon dont la finalité est de créer des solutions pouvant servir à une utilisation efficiente et intelligente des énergies au Togo.

 Bootcamp 100 % femmes

 

Les hommes n’ont pas intérêt à piquer une petite crise de jalousie ! L’organisation a ouvert son bootcamp aux jeunes femmes de 15 à 30 ans qui entreprennent déjà ou qui aspirent devenir entrepreneures.

Un bootcamp est fait généralement de challenges collectifs et individuels, des conférences et ateliers mis en place pour motiver les participants à se surpasser. Ils apprennent à  mettre au point des solutions issues d’un travail d’équipe et donc collectif.

Ce bootcamp aidera aux participantes à avoir des idées méthodiques et des compétences de démarrage de leur entreprise. Il permettra de doter les différentes participantes de compétences en technologies de l’information dont elles se serviront pour mettre sur pied des startups innovantes à même de contribuer de façon durable à la résolution de problèmes locaux.

Au-delà, elles auront les outils  pour passer à l’étape de commercialisation de leurs  innovations afin de cibler les clients. Les femmes qui seront sélectionnées apprendront aussi à communiquer efficacement avec différents publics.

L’événement débute le 14 novembre et prend fin le 16 Novembre 2018. La date des inscriptions est fixée au 30 Octobre 2018. Cliquez sur ce LIEN pour vous inscrire.

 

Solutions énergétiques

 

Cet hackathon (concours d’innovation en un temps record, ndlr) durera trois (3) jours d’intenses meublés de recherches, de tests durant lesquels plusieurs équipes en compétition devront mettre au point des solutions conduisant à l’utilisation efficiente et intelligente des énergies au Togo.

Il est ouvert à tous les développeurs d’applications, ingénieurs, techniciens, passionnés de TIC, étudiants, professionnels du secteur des énergies, qui aimeraient mettre à profit leur expérience pour co-créer des solutions innovantes pour améliorer le système des  énergies au Togo.

Pour y participer, les candidats doivent impérativement se constituer en équipe de 3 personnes au minimum et 5 au maximum. Les équipes doivent être polyvalentes avec des membres de profils différents et complémentaires de préférence.

Chaque membre de l’équipe doit remplir le formulaire d’inscription sur ce LIEN

 

Le Hackathon débute le 21 novembre et prend fin le 23 Novembre 2018. La date limite des  inscriptions est le 9 Novembre 2018.

AfriStack est une organisation à but non lucratif qui, depuis 2015 se donne pour mission de donner des formations pratiques de STEM (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) et Entrepreneuriat dans les communautés défavorisées plus particulièrement  en Afrique.

Côte d’Ivoire : Plus de 700 millions F CFA pour 45 femmes entrepreneures

En Côte d’Ivoire, un financement de plus de 700 millions F CFA est accordé à 45 femmes entrepreneures. Cet investissement constitue un coup de pouce à l’entrepreneuriat féminin.

45 femmes chefs d’entreprises repartent les mains pleines pour booster leurs activités. Cette action se situe dans le cadre de la troisième vague du Fonds pour la promotion des PME et de l’entrepreneuriat féminin. C’est un total de 703 106 644 francs CFA qui vient d’être mis à la leurs dispositions. Au cours d’une cérémonie en date de fin juillet, elles sont rentrées en possession de leurs dus.

Pour le gouvernement, c’est une manière de venir en aide aux femmes entrepreneures qui d’une manière ou d’une autre sont le poumon de l’économie de la Côte d’Ivoire. La tendance est la même dans tous les pays africains en général. « Le Gouvernement œuvre à l’autonomisation des femmes, gage d’un développement durable », a souligné Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME.

Cette initiative vient en appui ou du moins concrétise la vision des autorités ivoiriennes. Elle balise peu ou prou la voie à l’émergence de la Côte d’ivoire. « Nous ferons tout pour mettre en œuvre la réalisation de la vision du premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, en faveur des PME pour la réalisation de la vision du président de la République, son excellence Alassane Ouattara, de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 avec un secteur privé composé certes de grandes entreprises, mais surtout de PME dynamiques et créatrices d’emplois décents , a-t-il ajouté.

Le  fonds national « Femmes et Développement » se veut une réponse appropriée au développement des activités économiques portées par des femmes et en même temps contribuer à l’éradication progressive de la précarité. Depuis 2017, ce fonds de 5 milliards F CFA facilite l’accès au crédit bancaire aux femmes chefs d’entreprise. D’autres remises ont été effectués plus tôt dans l’année.

 

Togo : Jeunes entrepreneures, Innov’up vous attend !

L’incubateur féminin Innov’up vient de lancer un nouvel appel à candidatures pour sa prochaine cohorte de startup. Réservé exclusivement aux femmes , cet appel met l’accent sur les projets de création d’entreprise agroalimentaire.

Le centre Innov’up poursuit ses efforts en matière d’accompagnement des jeunes femmes entrepreneuses du Togo. Pour le recrutement de la nouvelle cohorte, un accent particulier est mis sur les projets agroalimentaires et agrobusiness sur le territoire togolais. Innov’up veut répondre aux besoins de ces personnes en quête d’une structure pour les accompagner dans la bonne marche de leurs projets.

Les potentielles candidates doivent nécessairement être âgées de 18 à 40 ans, évoluées dans le secteur agroalimentaire / agrobusiness, apporter une réponse nouvelle à des besoins économiques, sociaux et/ou environnementaux et avoir un fort impact économique, social et environnemental sur le territoire.  Pour couronner le tout, il faut que ces personnes soient en activité et le projet implanté  sur le territoire togolais.

 

Ce que propose le centre

Les responsables du centre d’incubation prévoient un certain nombre de mesures d’accompagnement pour les projets qui seront sélectionnés. Dans la sacoche à opportunités du centre se trouvent 4 journées de formations, 3 rendez-vous individuels d’accompagnement tous les mois, un rendez-vous mensuel avec un mentor, chef d’entreprise expérimenté, 4 heures d’expertise ciblée (comptabilité, droit des affaires, digitalisation marketing, RH) et l’hébergement mensuel en espaces de coworking. Durant une période d’un an, les projets incubés auront une visibilité grâce aux multiples événements du centre. Une levée de fonds annuelle est aussi prévue pour accélérer le développement de l’entreprise.

 

Innov’up en un mot

Le centre Innov’up a ouvert ses portes au Togo en avril 2016. Il s’agit d’une initiative de la Fédération des Femmes Entrepreneurs  et Femmes d’Affaires du Togo (FEFA). Innov’up a pour mission de promouvoir et de développer l’entrepreneuriat des femmes. Cette ambition passe par le soutien aux initiatives économiques à fort potentiel de création de richesse et de génération d’emplois durables.

 

 

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Sandrine Naguertiga : « Quoi qu’il arrive, on doit croire en ses rêves, mais aussi travailler dur pour y arriver »

Allure de battante, sourire épatant, regard perçant, Sandrine Naguertiga fait partie de ces femmes qui se battent pour la jeunesse en Afrique. Jour et nuit, elle impacte la vie des millions de gens à travers le monde grâce notamment à son blog qui fait la lumière sur ceux qui font bouger le continent africain et même le monde à travers leurs initiatives . C’est dire qu’elle est entrepreneure et blogueuse Franco-Tchadienne passionnée des TICs et afroptimiste dans l’âme. Dans cette interview , elle nous parle de sa récente invitation aux côtés de femmes influentes dans le cadre de l’événement Super Woman en Côte d’ivoire en laissant quelques mots d’encouragement à tous les Africains et en particulier les femmes. Lecture !

 


Le 8 mars  dernier vous étiez à Abidjan pour prendre part à la soirée  Super Woman organisée par Ayana webzine. Dites-nous aujourd’hui ce que cet événement apporte ou à apporter à votre pays (Tchad) et à toute l’Afrique ?

 

Cet événement m’aura personnellement montré qu’il ne faut jamais se sous-estimer ou encore douter de ses capacités, qu’importe son âge ou son origine sociale, professionnelle, personnelle…

Aujourd’hui j’ai encore plus gagné en confiance et estime de moi, en détermination et en volonté à aller encore plus loin, sans compter les nombreuses relations que je me suis faite : j’ai gagné une nouvelle famille de Femmes inspirantes et incroyable.

En ce qui concerne l’Afrique (et aussi mon pays d’origine), je me suis rendue compte que c’était le moment de vivre mon « rêve africain » et d’aller œuvrer localement.

Je ne cesse de dire que l’Afrique est un terrain riche d’opportunités et comme on le dit sans cesse : c’est le continent de demain. Mais il est en temps pour moi que je participe activement à ce que ce continent de demain, commence maintenant.

En tant que fille d’Afrique, je me dois plus que jamais d’apporter ma pierre à l’édifice, et cet événement « SuperWoman » aura su confirmer ce projet qui trottait depuis déjà un bon moment dans mon esprit. Aller à Abidjan, plus de 10 ans après m’a réellement ouvert les yeux et motivé davantage.

 

Quelles impressions avez-vous eu lorsqu’on vous a appelé aux côtés de 3 autres grandes femmes du continent ?

C’était en effet la première fois pour moi de participer à ce type d’événement si important et enrichissant. Quand on m’avait annoncé que j’étais une des lauréates, je ne voulais pas trop y croire au départ surtout lorsque je voyais les femmes incroyables qui étaient mises en avant lors des éditions précédentes.

Contrairement aux 3 autres superwomen avec qui j’avais eu la chance de partager l’affiche et le podium, j’étais celle qui avait le moins d’expériences dans la durée mais pourtant j’avais été fière de voir que je pouvais aussi inspiré à travers mes différentes actions et ma personnalité.

Mais en même temps j’étais tellement contente d’apprendre que j’allais avoir ma place  auprès de femmes telles que Moaye, Michelle ou Haby : qui sont des exemples même de Femmes déterminées et très suivies.

 

Pourrions-nous dire que c’est votre site Entreprendrel’Afrique qui vous a conduit en Côte d’ivoire ?

Pas uniquement.

J’ai été sélectionnée pour cet événement SuperWoman, tout d’abord  pour mon parcours, ma personnalité et mes différentes réalisations.

Je n’ai pas eu un chemin tout tracé et facile. Par exemple, j’avais dû travailler à côté de mes cours et pendant les vacances scolaires pour pouvoir payer mes études (job d’étés, job étudiants et cours en alternance) et subvenir à mes besoins pour libérer ma mère et lui permettre de s’occuper entièrement de mon frère et des charges qui incombaient à la maison.

Entreprendrelafrique, ce média social était avant tout un blog que j’avais lancé en Février 2016 : moment très difficile de ma vie personnelle où j’écrivais pour me libérer et (rêver). Et ce blog est devenu un média social lancé officiellement en Janvier 2017. Combiné à la société que j’avais lancée et à mes nombreuses activités annexes (de blogging et média social), je pense que c’est l’ensemble de ces choses qui m’auront aidé.

Je tiens à rappeler que l’événement SuperWoman qui avait eu lieu le 8 mars (date symbolique : journée qui commémore la lutte des Femmes pour leurs droits), est organisé pour mettre en avant des femmes qui échangent de façon amicale, conviviale avec le public (hommes et femmes) autour de leurs secrets de réussite.

Quelles sont les thématiques clés qui ont été abordées au cours de la Super Woman 2017 ?

Cet évènement a pour credo : « s’inspirer les unes des autres afin de se construire ».

Plusieurs thématiques étaient présentes mais tournaient essentiellement autour donc de la Femme, inspiration, motivation, la place des hommes aussi auprès des femmes battantes, la famille, les enfants….

Pour nos lecteurs qui n’étaient pas forcément présent, dites-leur brièvement ce qu’il faudrait retenir de cette soirée ?

Cet événement riche en émotions aura été un véritable succès tant en termes de partage, de richesse de parcours que d’apports personnels.

Un cocktail dinatoire était proposé aux invités, suivi d’un talk (échange) avec les « Superwoman » pour terminer avec la projection en avant première du film : « les figures de l’ombre ».

Ce film inspiré d’une histoire vraie, raconte le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

 

 

Vous faites incontestablement partie de ces femmes qui font parler d’elles sur tout le continent, les médias vous consacrent leurs Unes,  on retrouve vos affiches sur des panneaux géants  d’Abidjan ou ailleurs, quel  conseil pouvez-vous donner à nos  jeunes sœurs qui pensent qu’elles ne peuvent pas y arriver ?

C’est en effet un honneur, ça motive et encourage davantage mais ce n’est pas une raison pour se dire que : « ça y est, c’est bon…au contraire ».

Je trouve que déjà, il ne faut jamais partir défaitiste et se dire : « je ne vais jamais y arriver ». La vie nous réserve souvent des surprises de taille (bonnes ou mauvaises) mais elle mérite que l’on se batte pour obtenir ce que l’on désire tant.

Être une femme pour moi est une richesse, contrairement à ce que j’ai plusieurs fois entendus.

Vous savez : je suis Jeune, Femme et « Noire »….mais au lieu de le voir comme des « handicaps ou difficultés », j’évite de me mettre moi-même des barrières, et les transforme en positivité.

La femme, africaine en particulier est battante dans l’âme : c’est très rare de la voir baisser les bras. Par ailleurs j’ai des exemples de femmes battantes à mes côtés : ma mère qui est ma « SuperWoman » à moi, et ma marraine qui est une des femmes les plus déterminées que je connaisse : un véritable as de la communication et une journaliste hors norme.

Donc quoi qu’il arrive, on doit croire en ses rêves, mais aussi travailler dur pour y arriver.

Les jeunes filles qui s’adonnent de plus en plus à la facilité auront peut-être gain de cause, mais ce sera pour un temps relativement court et défini, et ne pourront absolument pas en jouir pleinement car cette récompense ne vient pas d’elles.

 

Et si on vous demandait de laisser une courte citation pour tous les Africains, vous nous direz quoi ?

Dans la continuité de ce que j’expliquais précédemment, je souhaite conclure avec cette superbe citation du jeune cinéaste et producteur Canadien Xavier DOLAN : J’aime beaucoup cette citation « Tout est possible à celui qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais ».

 

Grand merci et bonne chance pour la suite !

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